Publié le lundi 8 novembre 2010

La version 2010 de la TOB

La Traduction Œcuménique de la Bible date de 1972, date à laquelle les Éditions du Cerf et l’Alliance Biblique française firent paraître la traduction du Nouveau Testament, éclairé de notes communes. Dès 1975, c’est au tout du Premier Testament. Les orthodoxes ont aussi participé à la traduction, mais il avait alors un faible nombre d’exégètes de langue française parmi eux, et puis certains commentaires n’arrivaient pas à obtenir un consensus suffisant.

La TOB a été révisée en 1988, les traductions des textes se sont affinés et les notes de bas de pages prennent de plus en plus une importance essentielle pour la lecture. Elles permettent une meilleure compréhension du texte par des apports de contexte, de culture, de mise en parallèle, d’exégèse.

En 2010, des nouveautés importantes apparaissent avec la participation plus importante des orthodoxes et surtout la prise en compte du judaïsme comme peuple qui nous a fait découvrir Dieu :

  • L’expression « Seigneur Dieu tout puissant » (Adonaï Elohim Sabaoth), pouvant connoter la force et la punition a été changé en « Seigneur Dieu de l’univers ».
  • Le terme « Ioudaoï » qui était systématiquement traduit par « juifs » peut désigner soit les habitants de la Judée, soit les israélites d’alors, soit les prêtres du Temple, et donc la traduction tient compte du contexte.
  • De nouveaux livres, totalement inconnus alors des catholiques et des protestants mais reconnus par les orthodoxes apparaissent : les Troisième et Quatrième Livres des Maccabées, le Quatrième livre d’Esdras ou Apocalypse d’Esdras, appelé auss 4 Esdras [1].

[1Voir l’introduction aux Livres d4esdras et de Néhémie dans la TOB.