Jeudi 14 novembre 2013 — Dernier ajout vendredi 22 novembre 2013

3 questions à… Marie-Claire Le Goff, bénévole au Secours Catholique

Il existe aujourd’hui mille et une manières d’être bénévole dans une association. Pourquoi au Secours Catholique ?

Ce choix correspond à mes convictions religieuses qui trouvent par ce moyen une manière de les exprimer concrètement. Encore faut-il trouver une structure proche pour permettre de le faire. L’occasion de m’engager est venue sous la forme d’une sollicitation qui m’a été faite par une bénévole du Secours d’intégrer l’équipe de Plouha-Lanvollon. Elle savait que toute ma carrière professionnelle s’était déroulée au service des personnes en souffrance psychique. C’est ainsi que j’ai, il y a six ans, intégré l’équipe, d’abord à l’accueil, avant d’assurer, à la demande de la responsable, les permanences pour un accueil personnalisé, permettant non d’assister seulement la personne, mais de travailler avec elle, main dans la main, dans le respect de sa dignité, dans une relation fraternelle et solidaire.

Le Secours Catholique fonctionne grâce à 1.000 salariés et à 62.000 bénévoles… Dans cette “foule immense”, avez-vous conscience de l’importance de votre engagement ?

La valeur d’un engagement ne se mesure pas au nombre de ceux qui le font. L’important est ce que l’on fait «  ici et maintenant » pour une personne (le prochain), avec les moyens dont on dispose. C’est à la somme des personnes aidées ici et maintenant que je mesure la valeur de mon engagement personnel. Tant mieux si 60 000 bénévoles le pensent aussi et puissent-ils être plus nombreux encore.

Service d’Eglise, le Secours Catholique, est proche de tous ceux qui sont “ loin de tout”, chez nous et dans le monde entier que dites-vous à ceux qui se posent des questions avant de choisir leur engagement ?

Il se trouve que cet engagement au service des autres a ses racines dans le message évangélique. Dans la formule « Secours catholique », j’ai choisi les deux termes, parce que tous deux parlent à mes convictions humaines et religieuses. Certains ne retiennent peut-être que le premier et ne recherchent que l’engagement humanitaire, y compris dans notre groupe. Ils sont les bienvenus. Ils ont compris qu’il est parfois plus aisé d’assister en pensée et en parole (voire en argent) ceux qui souffrent au loin, que d’assister en action ceux qui souffrent de l’autre côté de la route. En lisant l’Evangile, ils auraient seulement gagné un peu de temps, voilà tout. Cela permet aussi d’utiliser des réseaux proches de nos convictions et de travailler par exemple, comme nous le faisons, avec les relais paroissiaux, d’engager des actions et des projets avec Caritas et la commune de Kaolak, au Sénégal. Une manière de ne pas oublier que notre prochain est parfois géographiquement loin de nous.