Vendredi 24 octobre 2008 — Dernier ajout mercredi 14 septembre 2016

Après le vol, Ploubezre retrouve ses trésors

Le maire de la commune a récupéré 90% des objets volés dans la nuit du 28 au 29 septembre, dans l’église Saint-Pierre et la chapelle de Kerfons. Les cambrioleurs étaient passés par les vitraux… ils ont été interpellés à Nantes.

Près d’un mois après le vol et les profanations à Ploubezre qui avaient provoqué la désolation dans la paroisse de Lannion, l’église paroissiale et la chapelle de Kerfons ont recouvré une grande partie de leur patrimoine. « Dans la chapelle de Kerfons, tout un retable ancien, œuvre d’art patiemment construite, signe d’offrande spirituelle, avait été saccagé pour des raisons supposées bassement mercantiles. À l’église paroissiale, un ciboire contenant des hosties consacrées avait disparu, des calices, des patènes et une statuette en bois doré du XVIe siècle… », énumère Laurent Le Boulc’h, curé de Lannion, paroisse dont dépend Ploubezre. « Toute personne attachée au patrimoine était choquée par cet événement et plus encore le chrétien blessé par tant d’irrespect. » Le rétable de Kerfons Les cambrioleurs avaient alors dévalisé plusieurs sites religieux, mais aussi des châteaux et résidences privées en Bretagne. Ils ont été interpellés début octobre, par la police nantaise.

Et les trésors de l’art sacré du Trégor, ces objets qui servent à la prière d’aujourd’hui, ont pu être retrouvés. Le maire de Ploubezre, une commune de 3250 habitants, a donc fait le déplacement à Nantes, le 20 septembre, pour récupérer la Vierge à l’enfant, le calice et le ciboire de l’église paroissiale, ainsi que les colonnettes, les statuettes, les anges… du retable de la chapelle de Kerfons qui va subir une importante restauration.

Une chapelle classée

Avec son magnifique jubé gothique, la chapelle Notre-Dame de Kerfons est classée au titre des monuments historiques. Son retable du XVIIe doit être restauré dans les prochains mois. L’église paroissiale de Ploubezre n’est pas classée, mais la paroisse de Lannion en avait dressé l’inventaire. L’occasion de rappeler l’importance de lister de manière exhaustive, de photographier les biens des églises et des chapelles et d’en faire estimer la valeur par un cabinet d’experts ou un commissaire priseur.