Jeudi 20 novembre 2014

Avec lui, la liturgie était un chemin vers Dieu

Le Père Bernard Le Gal est décédé.

Le Père Bernard Le Gal est décédé mardi soir. Prêtre du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, il a œuvré pendant de très nombreuses années au service de la liturgie, de la musique et de l’art sacré.

P. Bernard Le Gal
P. Bernard Le Gal

D’une immense culture, passionné par la liturgie voulue par Vatican II, il a donné sa vie à former des prêtres et laïcs pour que les célébrations dans nos églises soient simples et belles. Il aimait la noble simplicité de la Liturgie ; ses nombreux talents nous en ont fait bénéficier.
Trop modeste, il n’aimait pas occuper les premières places, mais la richesse de sa pensée théologique et de ses connaissances liturgiques ont irrigué les équipes liturgiques, les équipes funérailles et toutes les célébrations diocésaines. La beauté de nos liturgies lui doit beaucoup.
Soucieux de formation, il a fait découvrir à tous ceux qui l’ont entendu ou lu, le sens profond des rites liturgiques et le chemin de spiritualité qu’ils ouvrent à chacun. Avec lui, la liturgie était un chemin vers Dieu.

Sachant s’entourer de collaborateurs de qualité, musiciens comme Léon Guillou, artistes, théologiens, architectes, il a veillé à préparer l’avenir, des services dont il était responsable. Ainsi il a créé avec Léon Guillou la chorale diocésaine et lancé les stages pour les jeunes musiciens. Aujourd’hui, note église diocésaine est riche de ces compétences qu’il a su appeler.

Enfin, il a pensé et mis en œuvre des outils pour accompagner prêtres et équipes liturgiques dans la préparation des célébrations. Les « Fiches Dominicales » dont il a assuré la rédaction pendant presque 30 ans ont permis à des centaines de communautés de travailler les textes de l’Écriture, de mettre en œuvre la liturgie de l’Église, d’en entrer dans l’intelligence.

C’est un prêtre à la foi profonde, à la sensibilité délicate, au sens désintéressé du service qui nous a quittés.

Une messe sera célébrée à sa mémoire, chapelle du Cèdre le vendredi 21 novembre 2014 à 10 heures.

Les obsèques auront lieu en l’église Saint-Michel de St-Brieuc le vendredi 21 novembre à 15 heures.

Vos témoignages

  • Pascale LEROY 20 novembre 2014 23:39

    J’apprends ce jour le décès du Père Bernard LE GAL, et voudrais témoigner ce qu’il m’a apporté. Avec une amie, nous avions participé à une session « fleurir en Liturgie » avec Geneviève Vacherot (initiatrice de ce service d’église), et étions revenues dans le diocèse, pleines d’enthousiasme. Nous étions allées frapper à sa porte pour lui partager nos découvertes. Sur ses encouragements nous avions organisé une première session de formation, il nous a fait l’amitié d’y intervenir et d’y participer. Toute sa personnalité se traduisait là, enseignant et pédagogue ; et plein d’humilité pour découvrir un nouveau domaine. Ce fut le début d’une grande amitié, d’un accompagnement dans l’initiation à la liturgie. Très vite, il m’avait demandé de faire des propositions de bouquets pour les intégrer dans les fiches dominicales. Je rends grâce d’avoir eu ce privilège de participer avec d’autres à la préparation des dossiers des deux grands temps liturgiques que sont l’Avent et Noël, et le carême et Pâques. Nous étions une dizaine, chacun avec une compétence différente, à nous retrouver tout une journée. Nous commencions toujours par partager ce que nous venions recevoir de la Parole, proposée pour l’année liturgique ; lui notait sur un grand tableau nos réflexions. Et chaque année, pour chaque temps liturgique nous refaisions la même expérience de l’actualité de cette Parole. Grâce à Bernard, j’ai découvert combien la fréquentation régulière de la Parole de Dieu, engendre la Vie dans ma vie, combien les sacrements un chemin vers le Tout Autre. Nous avons eu le privilège de préparer le baptême d’un de nos enfants avec lui, et de construire avec lui la célébration. Celle-ci avait touché les cœurs, des personnes de passage étaient entrées dans la célébration et nous avait témoigné leur joie d’avoir été « accueillies ». De ce temps partagé au service de la liturgie, je retiens l’importance de la sobriété voire du dépouillement pour laisser parler les gestes, les rites. Ce soir je pleure un guide, un maître ; mais je sais que chaque fois qu’il me sera permis de témoigner de ce que je vis en composant un bouquet pour aider à la prière d’une communauté, il sera là, souriant, bienveillant et rendra grâce avec nous.