Vendredi 9 septembre 2016

Deuxième jour à Lourdes : Pèlerins valides et malades côte à côte

La matinée fut consacrée notamment à la relecture du chemin de croix par les pèlerins malades ou handicapés dans la « prairie », située à deux pas de la grotte. Une célébration eucharistique, suivie du sacrement de réconciliation étaient proposés à l’ensemble des pèlerins costamoricains. La journée s’est terminée par une procession mariale aux flambeaux.

Chemin de Croix

Station après station, les pèlerins malades ont pu remonter la vie du Christ, de son arrestation jusqu’à sa résurrection. Les œuvres exposées aux pèlerins sont le travail de la sculptrice Maria de Faykod. Ses représentations, toutes en marbre, est une prouesse artistique. Comme elle aime le rappeler dans sa biographie, « ses sculptures ne sont pas seulement l’expression d’un style personnel, nouveau, elles sont également le lieu même de la transcendance ». Ses œuvres, façonnées à partir de formes humaines, sont le fruit d’une profonde réflexion et le résultat d’une profonde recherche métaphysique.

Plus d’information sur les œuvres de Maria de Faykod à Lourdes : www.musee-de faykod.com/chemindecroix.html

Célébration eucharistique

« Hier, nous avons passé la Porte Sainte. Nous avons voulu nous ouvrir au mystère de la miséricorde », a rappelé l’abbé Loïc Le Quellec, curé de Saint-Brieuc dans son homélie. « Nous ne croyons pas seulement que Dieu est amour mais en Celui qui aime l’Homme jusqu’au bout. Nous voulons nous réjouir du mystère de la miséricorde, pas seulement le comprendre. » L’abbé Loïc Le Quellec a souligné que « la joie de Dieu remplit notre amour. Le bonheur, c’est laisser Dieu s’approcher de notre cœur  ». Ce dernier a fait notamment référence à la marche que Jésus propose à ses disciples. « La miséricorde est une marche de l’Homme vers Dieu mais aussi une marche de l’Homme vers l’Homme. Jésus nous propose de prendre de la hauteur et de contempler les mystères de la miséricorde. »

Le curé de Saint-Brieuc a souligné que Dieu nous a créés « beau, aimé, aimable et aimant, dans une logique de l’amour ». Mais qu’est-ce qu’un cœur pauvre ? A cela, il a répondu que c’était « un cœur sans prétention, simplement disponible, à l’image de la Vierge Marie ». L’abbé Loïc Le Quellec a appelé les pèlerins à vider leur cœur « trop plein de confort, de choses qui nous encombrent ». Le sacrement de réconciliation, qui était proposé à la suite de la célébration eucharistique, est un moyen de tendre vers un cœur pauvre. « Si tu as un peu peur du sacrement de réconciliation, si tu ne sais pas quoi dire au prêtre, viens avec une phrase de l’évangile qui t’a marqué et avec le désir d’alléger ton cœur », a-t-il conseillé en guise de conclusion.

Procession mariale

Les hospitaliers et les pèlerins de l’accueil Notre-Dame ont ouvert la procession mariale, suivis des pèlerins valides, répartis selon leur paroisse d’origine représentée par une bannière. Tous les pèlerins avaient, avec eux, une bougie allumée qui le restera jusqu’à la bénédiction de Mgr Denis Moutel, évêque du diocèse de Saint-Brieuc.

Pour Aurélie, jeune hospitalière de 19 ans et originaire de Loudéac, faire partie de l’hospitalité était de pouvoir « accompagner dans la communication les personnes atteintes par la maladie ou le handicap ». Après avoir visionné des films et photos autour de la mission d’hospitalière, qui ont fini par la convaincre, Aurélie s’est lancée pour la première fois en tant que telle cette année à Lourdes. « Je n’ai pas réfléchi, j’ai voulu m’engager dans cette aventure. C’est fantastique que de pouvoir échanger des émotions et des sensibilités avec ces personnes ».

Mélanie, quant à elle, a découvert l’hospitalité à l’école. « Ce qui m’a plu, c’est l’entraide qu’il y avait entre les hospitaliers. C’est une mission très intéressante ». Timide encore sur ce qu’elle peut ressentir auprès de pèlerins affaiblis, cette Loudéacienne de 17 ans assure ne pas « savoir encore comment décrire ses émotions ».