Mercredi 22 juin 2016

Evénement. Colloque sur les peintures monumentales de Bretagne à Rennes et Pontivy

Les 6, 7 et 8 octobre prochains, un colloque intitulé « Peintures monumentales de Bretagne » se tiendra à Rennes et à Pontivy. Organisé par le Groupe de Recherches sur la Peinture Murale (GRPM) et avec le concours de la Conservation Régionale des Monuments Historiques (DRAC Bretagne), ce colloque sera l’occasion de changer notre regard à travers des exemples concrets de décors peints au sein d’églises de la région.

info document -  voir en grand cette image

Résumé

Ce colloque international a pour objectif l’étude de la peinture monumentale en Bretagne de la fin de l’antiquité jusqu’à nos jours. Il réunira des chercheurs débutants ou confirmés en histoire de l’art, histoire et archéologie, des architectes, des professionnels de la conservation, de la restauration et de la valorisation. Depuis bientôt un demi-siècle, les découvertes de peintures murales se multiplient en France, grâce à une meilleure attention portée à l’épiderme de l’architecture, les découvertes fortuites cédant le pas aux mises au jour « programmées » lors des travaux de restauration. Ce mouvement a provoqué un profond changement dans la connaissance de cet art monumental de la couleur. Si la présence de peintures murales, médiévales ou de l’époque moderne, à travers l’ensemble du territoire français est désormais acquise, leur émergence dans certaines régions doit être considérée comme un fait de première importance. Ainsi les nombreuses découvertes et restaurations effectuées depuis une décennie en Bretagne révèlent une peinture monumentale de qualité.

Le terme de peinture monumentale est préféré à celui de peinture murale, car il reflète mieux la diversité matérielle de cet art de la couleur. Il exprime non seulement la dimension architecturale de ce type de peinture, mais aussi la variété de ses supports. La pierre enduite ou badigeonnée de chaux constitue le cas le plus courant aux périodes médiévales et modernes, le plâtre et le ciment apparaissent pour leur part à la période contemporaine. Toutefois, d’autres matériaux supportant la couche picturale sont souvent négligés, comme la terre qui semble être couramment utilisée en Bretagne. Est-ce une particularité ou bien est-ce en cette région que le phénomène est mis en avant pour la première fois au sein de la communauté scientifique ? Il en va de même pour le bois. Les lambris peints sont d’une grande richesse formelle ou iconographique en Bretagne. Là-aussi, jusqu’où va la spécificité bretonne ? En revanche, le verre, depuis longtemps bien étudié, est laissé volontairement hors du colloque, ce qui n’empêche pas une approche des liens qui unissent vitrail (ou tout autre vecteur : statuaire, retable, …) et peinture murale, tant dans la production que dans l’intégration au décor polychromé de l’édifice. Les communications porteront sur les peintures monumentales en Bretagne ou présentant des liens possibles avec la Bretagne (thématique, mode de réalisation, commanditaire, histoire ayant un rapport avec des œuvres bretonnes). Elles s’articulent autour de trois thèmes qui s’interpénètrent en fonction d’une réalité qu’il est difficile de découper en entités indépendantes.

Voir en ligne : Besoin de plus de renseignements ?

Documents à télécharger