Mercredi 26 mars 2014 — Dernier ajout vendredi 28 mars 2014

Fin de Vie, quelle société voulons-nous ?

Une conférence le 9 avril 2014 à Lamballe

Pourquoi parle-t-on tellement de fin de vie actuellement ?

Une population qui vieillit, des cas difficiles de « coma profond » prolongé, des dérives individuelles traduites devant les tribunaux, une extension exceptionnelle du « droit à l’euthanasie » aux mineurs, sans limite d’âge, chez nos voisins belges, des revendications fortement médiatisées du « droit à mourir dans la dignité », l’actualité, que nous le voulions ou non, nous amène à nous poser la question de la fin de vie, celle de nos proches, la nôtre un jour …
La loi Leonetti du 22 avril 2005 a très précisément légiféré sur ces thèmes, encouragé les soins palliatifs, l’accompagnement des mourants et de leur famille, mais ces soins sont très loin aujourd’hui, d’être accessibles à tous : les dispositions de cette loi sont mal connues et très peu appliquées.
Pourquoi ? Multiples sont les freins à l’accompagnement des malades et personnes âgées qui espèrent vivre dignement, dans l’amour et le respect, jusqu’à leur dernier souffle : Manque d’accompagnants formés spécifiquement, usure et désarroi des proches, crainte de la souffrance et de la déchéance …

Quelle est la position de l’Église sur ce sujet

« Tu ne tueras pas » est un interdit fondamental, un des fondements les plus intangibles de l’humanité. Il demeure « une exigence morale majeure de toute société, et, pour les croyants, un commandement de Dieu. C’est le fondement de toute vie sociale respectueuse d’autrui, spécialement des plus vulnérables …. Aider un malade à mettre lui-même fin à ses jours ou provoquer délibérément la mort d’un patient à sa demande, ce qui est proprement appelé euthanasie, est inacceptable » rappelle la Conférence des Évêques de France dans son communiqué du 18 janvier 2014.
Les évêques de poursuivre : « Les campagnes médiatiques de promotion d’une nouvelle loi contribuent malheureusement à détourner l’attention des indispensables réformes à entreprendre, parmi lesquelles l’accès à « des soins palliatifs et à un accompagnement » à « toute personne malade dont l’état le requiert » [Code de la santé publique, art. L1110-9].
La dignité de la personne ne dépend pas de son état physique, intellectuel ou moral : Elle est inhérente à sa qualité d’être humain.
Pie XII, en 1957, a alerté le monde sur l’abandon des mourants, mais également sur les risques d’un acharnement thérapeutique, qui, en voulant maintenir la vie à tout prix, ne respecte pas non plus la dignité des personnes.
« Le respect dû à toute personne en fin de vie passe par le refus de l’acharnement thérapeutique, le refus de l’acte de tuer, ainsi que par le développement des soins palliatifs et le renforcement des solidarités familiales et sociales »
Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France

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Une conférence le 9 avril 2014

A Lamballe, au cinéma Le Penthièvre, à 20h30.
- Pour comprendre les enjeux sociaux et moraux,
- Pour mieux distinguer l’acharnement thérapeutique de l’accompagnement ou des soins palliatifs,
- Pour apprendre à préparer ses propres « directives anticipées » et conseiller nos proches,
- Pour réfléchir sur ce que signifie vraiment « Mourir dans la dignité »,

Plusieurs intervenants éclaireront ces différents points, débattront et répondront à toutes vos questions :
- Le Professeur Jean-Charles Sacchi, Président de « l’Espace de réflexion éthique » de Saint-Brieuc, avec la participation de Stéphane Melot, cadre infirmier d’hôpital, Elisabeth Corre aumônier d’hôpital en unité de soins palliatifs et Pierre de Rosanbo, diacre permanent du diocèse.