Vendredi 10 juillet 2015 — Dernier ajout mercredi 15 juillet 2015

Irlande : Sur les traces de Saint Patrick

Pèlerinage en Irlande du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier

1er jour : Dublin

Capitale de l’Irlande, est une ville magnifique aux ensembles architecturaux remarquables, de style géorgien. Après un tour panoramique de la ville, nous visitons le « Trinity College Library », un ensemble universitaire exceptionnel et une bibliothèque de 200.000 ouvrages. Le bâtiment principal protège « Le Livre de Kells » copie en latin du 8°siècle, magnifiquement illustrée, des quatre évangiles. Une émotion partagée par de nombreux visiteurs devant une telle œuvre d’art.

L’après-midi, nous avons visité la Cathédrale Saint-Patrick et the Christ Church Cathedral (Cathédrale des diocèses anglicans de Dublin et de Glendalough).

La journée se termine par la célébration de l’eucharistie. Les pèlerins ont pu se reposer après une journée bien remplie.
M.Le M

2e jour :

Dublin > Armagh > Belfast

 Nous quittons Dublin pour Belfast en traversant une campagne verdoyante et paisible. Nous avons été rejoints ce matin par notre évêque, Mgr Denis Moutel.

Arrêt à Armagh, capitale religieuse de toute l’Irlande où siègent les deux primats (anglican et catholique). Nous visitons les deux cathédrales dédiées à Saint Patrick, patron de l’Irlande et nous célébrons l’eucharistie.

Arrivée à Belfast où l’on découvre un pays marqué par les conflits (quartiers sinistrés et quartiers restaurés).
M B

3° jour
 
De Belfast à Derry en passant par la « Chaussée des Géants »
 

Ce site offre aux visiteurs un spectacle géologique extraordinaire. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. Nous prenons le temps de l’admirer.

Le temps du voyage est l’occasion pour Mgr Moutel de nous dire combien les migrations, depuis le 5°siècle et encore aujourd’hui autour de la Méditerranée, nous interpellent.

Nous visitons la ville de Derry en compagnie de l’évêque du lieu Mgr Donal. Celui-ci nous invite ensuite dans sa cathédrale Saint-Eugène pour célébrer ensemble l’eucharistie et faire mémoire de Saint-Benoît, patron de l’Europe.

Belle journée pour les pèlerins même si quelques gouttes de pluie se sont mises à tomber.
M le M

4° jour

D’Ardara > Castlebar

Départ sous un ciel prometteur de pluie mais qui peu à peu vire au bleu-gris. Nous nous arrêtons à Sligo pour visiter les ruines de l’abbaye dominicaine du XIII° siècle. Nous admirons le dernier exemple d’un autel irlandais du XV°siècle, il n’en reste qu’une partie, les candidats à l’émigration emportaient en souvenir des fragments de la pierre de l’abbaye. Un très beau cloître complète harmonieusement l’ensemble abbatial.

Nous remontons le temps et nous visitons le plus ancien site néolithique de Carrowmore. Le 31 octobre, le soleil levant entre sous la table du plus grand dolmen et donne l’impression qu’il y a du feu à l’intérieur.

Nous rejoignons les pèlerins du sanctuaire marial de Knock où la Vierge, saint Joseph et saint Jean l’Evangéliste sont apparus le 21 août 1879. Marie redonnait espoir au peuple irlandais dans l’épreuve.

Nous avons eu la surprise de participer en une seule célébration à l’onction des malades, à l’eucharistie, au chapelet, à la procession du Saint-Sacrement et tout cela en anglais !…

M M

5° jour
 
Castlebar > Galway en passant par la splendide et inoubliable région du Connemara

Une fréquentation un peu prolongée de l’Irlande nous fait comprendre combien les gens de ce pays ont souffert. Aujourd’hui, c’est le rappel de la « grande famine », entre 1845 et 1850, qui nous a beaucoup impressionnés : le destruction quasi-générale de la pomme de terre par un champignon, une sorte de « mildiou », a décimé la population. Beaucoup de ceux qui n’ont pas été victimes de la faim ou de la maladie ont cherché à émigrer. Beaucoup ne sont pas arrivés à destination tellement les conditions de vie et d’hygiène étaient déplorables à bord de ces bateaux, appelés parfois « bateaux-cercueil ». Le mémorial national de la grande famille le rappelle au pied de la montagne sacrée, le « Croargh » Saint Patrick. Cet épisode tragique marque encore la conscience du peuple d’Irlande. Peut-être ont-ils tiré de ce moment cette énergie farouche qui les a conduits à rebondir si souvent, y compris après la sévère crise économique qu’ils ont connue depuis 2008. Que pouvons-nous tirer de ces quelques jours pour notre foi de pèlerins ? Sans doute l’espérance qui porte ce peuple dans le désir d’avancer vers une vie meilleure, et aussi ce parti pris de bienveillance sur les gens, avec la volonté de se rencontrer joyeusement quoi qu’il en soit des difficultés. Même si la société irlandaise change beaucoup, avec une moindre pratique religieuse, nous pouvons retenir le témoignage de la fidélité. Les gens ici, ont le sentiment d’une dette vis à vis de tous ceux qui se sont battus pour la liberté et pour une vie meilleure. La foi chrétienne y est très présente. Aux premiers siècles de l’évangélisation ils ont inscrit la croix du Christ au centre d’un cercle (la croix celtique). Puisque nous venons de Bretagne, nous comprenons qu’avec Saint Colomban, Saint Brandan, et tant d’autres, ceux qui ont connu les grandes migrations antiques ont vécu l’Evangile du Christ dans leur voyage et l’ont annoncé sur les terres qu’ils ont abordées. Nous sommes héritiers de ces migrants. Cela nous appelle à un autre regard sur les drames et les grandes migrations du monde d’aujourd’hui.

+ Denis Moutel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

6° jour

Galway > Loughrea > Clonmacnoise > Dublin

Dernier jour du pèlerinage, traversée de la verte « Erin » d’Ouest en Est. Un tour de Galway, la gaëlique capitale économique et culturelle, nous amène jusqu’au port dans la lumière du matin.
Arrêt à Loughrea, un lieu important pour nous bretons, car c’est le pays d’origine de Brendan, le grand voyageur navigateur qui aborda nos côtes au VI°siècle ; il évangélisa la région de Quintin, notre Saint Brandan. Eucharistie dans la cathédrale st Brendan’s et visite de son trésor sous la conduite du vicaire général du diocèse.
Découverte du site splendide de l’Abbaye Clonmacnoise, fondée au bord de la rivière Shanonn par Saint Ciaràn au VI°siècle. Les ruines sont exceptionnelles et nous font remonter à l’âge d’or du monachisme irlandais. Plusieurs croix celtiques en sont un témoignage remarquable et poignant.
Enfin, retour à Dublin par l’autoroute centrale, une voie moins poétique mais essentielle pour boucler notre pérégrination sur les pas de saint Patrick.

On this jully 14th, last day of our pilgrimage, the visit of Clonmacnoise Abbey is like a firework for us. We found there original christian roots. The monks of the 16th century sailed to Britanny and now we are ready to fly back and go on evangelization.

Les Michel