Mercredi 20 juillet 2016 — Dernier ajout jeudi 21 juillet 2016

JMJ de Cracovie. Après trois jours de car, les Costamoricains sont arrivés en Pologne

Le Père Corentin, aumônier du car des majeurs costamoricains a pris la parole durant le voyage, sur la route de la Pologne. Celui-ci est revenu sur sa vision des JMJ et comment bien les appréhender.

« Je ne connais pas vos motivations, en tout cas n’hésitez pas à les coucher sur le papier. Quelles sont mes attentes ? Où en suis-je ? Nous entamons ensemble un pèlerinage. Je ne vois rien qui illustre mieux la vie chrétienne que le pèlerinage. Ca symbolise que les chrétiens se bougent. Dans l’évangile, Jésus est toujours en mouvement. Il dit sans cesse : »Viens, suis-moi« . Ayons le désir d’aller vers Lui et de Le suivre. En partant en pèlerinage, on quitte notre confort ; ce n’est pas de tout confort que de se lancer à la suite du Christ. Le Seigneur va au devant des pêcheurs et des malades. Il faut accepter cette part d’inconfort. Partir en groupe suppose de vivre en communauté. On se soutient mutuellement. Il ne suffit pas de partir aux JMJ pour vivre de belles JMJ. Il faut le vouloir et faire en sorte que ça marche. Si on part en pèlerinage, c’est qu’on pense ne pas être le même au départ et à l’arrivée. Ne doutez pas de la présence du Christ et de ce qu’Il a prévu pour vous. Ayez confiance dans votre foi et dans votre démarche ».

Soeur Faratiana -  voir en grand cette image
Soeur Faratiana

Soeur Faratiana, communauté religieuse des Soeurs du Bon Sauveur (zone pastorale de Guingamp) a tenu à être auprès des jeunes durant les JMJ de Pologne.

« Je n’ai pas encore vécu de JMJ mais j’ai trouvé que c’était important de se déplacer, d’être à la rencontre des autres. Se laisser toucher, rencontrer le Christ, c’est ça que j’ai envie de vivre avec les jeunes. Je les sens investis à vivre une spiritualité plus profonde. C’est la première fois que je vais rencontrer le Pape François. Il nous a invités à aller vers les périphéries, de laisser de côté nos faiblesses, de nous décentrer de nous-mêmes et de marcher vers la joie. Je suis la seule de ma congrégation à partir aux JMJ de Pologne. C’est une grâce que d’avoir des personnes qui vous demandent de porter leurs prières ».

Père Hervé le Vézouët (à droite) -  voir en grand cette image
Père Hervé le Vézouët (à droite)

Angélique, 27 ans, originaire de Châtelaudren, est venue aux JMJ pour faire une pause dans sa vie professionnelle trépidante.

« C’est important de pouvoir échanger et partager sa foi avec d’autres jeunes du monde entier. C’est une pause spirituelle qui permet de se rebooster avant de reprendre le travail. J’avais déjà eu la chance d’aller aux JMJ de Madrid. Ces moments forts nous permettent de nous ressourcer… même si ce n’est pas de tout repos ! C’est une bonne fatigue, c’est une façon de vivre sa foi de façon différente ».

Procession des jeunes costamoricains -  voir en grand cette image
Procession des jeunes costamoricains

Mardi soir, une messe a été donnée en plein air à Paderborn, en Allemagne, avant de reprendre la route en car jusqu’en Pologne. Le maire de la ville a pris la parole en début de cérémonie : « C’est un grand bonheur d’accueillir tant de jeunes ici ». Ce dernier a salué particulièrement le diocèse du Mans, laquelle ville est jumelée avec celle de Paderborn. « Nous espérons que vous avez apprécié l’hospitalité des allemands. Vous êtes un signe de paix pour le monde. Je vous souhaite de bons JMJ en Pologne ! ». L’évêque du diocèse de Paderborn, Mge Hans-Josef Becker, a présidé la cérémonie entouré des évêques bretons, dont Mgr Denis Moutel. « Nous tournons nos prières vers ceux qui souffrent. Que nos prières soient une lumière d’espérance. Nous sommes aux côtés des Français atteints dans leur cœur suite aux attentats de Nice ».

L’évêque du Mans, Mgr Yves Le Saux, a redit sa joie de rencontrer ses frères et soeurs allemands. « Le diocèse du Mans et celui de Paderborn sont liés depuis neuf siècles par un pacte d’une fraternelle éternité malgré les guerres et les conflits. Cette fraternité nous fait entrer dans le mystère de l’Eglise. Le repli sur soi et la recherche de ses intérêts propres refont surface. La peur de l’autre ne fait que resurgir la violence. Nous avons la joie de connaître le Christ parce que d’autres avant nous ont su se laisser accueillir par la parole de Dieu. Sommes-nous disposés à accomplir cette parole à notre époque ? Si ce n’est pas vous qui la portez, alors ce ne sera personne. Ce monde est en attente de missionnaires. Ce message est unique et nécessaire. Celui qui a rencontré le Christ ne peut pas garder cette bonne nouvelle pour lui seul ».

Messe en plein air à Paderborn -  voir en grand cette image
Messe en plein air à Paderborn