Alina Reyes
Bayard Éditions, 2008
15 €, 169 p.
Parmi les nombreuses parutions liées au 150e anniversaire des apparitions de Lourdes, il en est une particulièrement inattendue : La jeune fille et la Vierge de Alina Reyes.
Jusqu’à présent, l’auteure, Alina Reyes, était connue du monde littéraire grâce à un roman plutôt éloigné du Gave et des sanctuaires pyrénéens ! Issue du monde profane, la romancière qui se dit non croyante, laisse toutefois transparaître tout le long de son livre, un itinéraire spirituel bien incarné, et une vive admiration pour Bernadette Soubirous.
Le livre, inscrit dans la collection « Qui donc est Dieu ? » chez Bayard, est court mais dense, d’un genre oscillant entre méditation et récit historique.
Alina Reyes est une familière de Lourdes qui se retire régulièrement telle une ermite, dans une grange isolée à mille six cents mètres d’altitude et à quarante kilomètres de là. Cette observatrice des foules de pèlerins s’engage sans détours à la suite de Bernadette, dans un dialogue où elle trouve les mots pour dire la vérité de Lourdes et pour dresser un portrait de Bernadette, différent de ceux que l’on connait.
La jeune fille et la Vierge est un livre écrit à la première personne, dans un style pudique et touchant, nourri de références prises aux bonnes sources.
Si ce livre est attachant, c’est aussi grâce au jeu du dialogue que l’auteure utilise pour parler à Bernadette. Vais-je me risquer à parler de « miracle » ? Pourquoi pas ? Ce qui est sûr en tout cas, c’est que tout au long de la lecture, ce dialogue se répercute comme un écho dans la montagne : il se passe entre Bernadette et le lecteur qui vit ainsi à sa manière, son aventure avec « Aquero ».







