Lundi 30 janvier 2017

La vie, la mort… pour annoncer Pâques !

Dès la naissance, le petit qui vient d’apparaître au monde, sorti du sein maternel où tout était en osmose, va grandir en « traversant » des passages : nuit /jour, de la mère au père… Chaque jour nouveau va apporter les expériences qui font grandir, où s’alternent des joies et des gains, des quêtes, des pas de plus mais aussi des renoncements et des frustrations… Des chagrins, des peines… L’enfant grandira en s’appuyant sur ce qui l’émule, le conforte, l’attire et l’élève… Il grandira par la confiance et l’amour de ses parents.

Être à l’écoute des passages expérimentés par l’enfant

Ainsi, de même que nous repérons dans la nature tout ce qui peut être signe de mort ou de vie : obscurité/lumière, hiver/printemps, grain enfoui/grain qui germe, nous repérons dans la vie des enfants les expériences à travers lesquelles ils vivent une certaine mort et les expériences qui, à l’inverse, leur permettent de vivre une naissance. Ces constats nous permettent de réfléchir à notre manière d’aider les jeunes enfants à vivre des ruptures, des passages et des transformations que comporte l’existence. (cf la revue Pomme d’Api Soleil, éditions Bayard)

Le Mystère Pascal au cœur de nos passages

« Si le grain de blé ne meurt… » (Jn 12,24) Mourir pour vivre… Autant d’expressions et d’images qui suggèrent le passage inévitable pour toute croissance… Ainsi en est-il du mystère de l’existence. Toute la vie de Jésus est, elle aussi, marquée de cette réalité jusqu’à son dernier grand passage de la mort à la Résurrection. Celle-ci donne sens à tous les passages mort/vie qui jalonnent notre existence.
Tout renouveau est lié à un passage : on passe d’un état à un autre (de la maladie à la guérison ; du découragement à l’espoir ; de la tristesse à la joie…) C’est la signification même du mot « Pâques »… Le peuple hébreu sorti de l’esclavage en passant par la mer rouge devient libre. Le Christ a vaincu la mort en passant de la croix à sa gloire par la résurrection. Jésus ressuscité manifeste le triomphe de Dieu sur toutes les puissances de la mort.

« Je suis la vie » (Jn 14,6). « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10, 10). Ainsi nous pourrons le prier en confiance pour tout ce qui est en projet dans nos familles : un enfant à naître, le jour de la rentrée, un déménagement, un examen à passer, un voyage à faire, un nouveau travail, un grand parent à accompagner…

« Jésus, le Fils de Dieu, a librement souffert la mort pour nous dans une soumission totale et libre à la volonté de Dieu, son père. Par sa mort il a vaincu la mort, ouvrant à tous les hommes la possibilité du salut. » (n°1019 du Catéchisme de l’Église Catholique)
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Anastasis

Anastasis (Résurrection) : le Christ tire Adam et Eve de leurs tombeaux. Fresque du XIVéme siècle, St Sauveur in Chora, Istanbul.

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