Il ne fut pas évêque du diocèse, mais…
Mercredi 3 septembre 2008 — Dernier ajout jeudi 21 octobre 2010

Le Cardinal de Boisgélin

Un cardinal né à Pordic

Où il est dit qu’un cardinal est né à Pordic.

Né à Équivy, en Pordic, en 1732.

La famille de Boisgélin de Pléhédel remonte aux croisades, au XIIe siècle.Elle avait plusieurs possessions dans le Goëlo, dont à Lantic et Pordic.

À Équivy, ancien manoir à la jonction de Binic, Pordic et Lantic, naquit en 1732, Jean de Dieu-Raymond de Boisgélin.

Cardinal de Boisgélin

Il fit ses études à Paris à Saint-Sulpice et à la Sorbonne, puis fut nommé évêque de Lavaur.

Il faut croire qu’il était excellent orateur puisqu’il fut désigné pour prononcer les éloges funèbres du Dauphin et du roi Stanislas.
Plus tard, alors archevêque, lors du sacre de Louis XVI, il prononça une homélie sur la misère publique…qui frappa les esprits.

Ne se contentant pas de prêcher la charité, dans son diocèse d’Aix-en-Provence, il crée plusieurs institutions charitables, et avec sœur Pauline Pinczon du Sel, bretonne de Rennes, il fonde la Congrégation de Notre-Dame de Grâces, filiale de celle de St-Thomas de Villeneuve (Congrégation fondée à Lamballe).

La Vénérable Pauline, dont la cause de béatification est introduite à Rome, devait fonder plusieurs maisons dans le Midi et impressionner par son activité et son dévouement.

En 1789, Mgr de Boisgélin siège aux États Généraux, vote l’abolition des privilèges, l’égale répartition des impôts, dont la part du clergé s’élève à 400 millions ! Comportement assez exceptionnel.
Il s’abstient toutefois de voter la Constitution Civile du Clergé et s’exile en Angleterre.

Le Concordat signé, de Boisgélin applaudit Napoléon et soutient le nouveau régime.
Pie VII le crée cardinal en 1803, et l’année suivante il décède.

Membre de l’Académie Française, il était grand Officier de la Légion d’Honneur.

À Pordic aujourd’hui, on ne conserve qu’un souvenir de lui : une jolie maison de Maître à la Toise où il aimait venir se reposer. Dans cette maison une chambre aménagée en oratoire, et devant la demeure, un espace qui abrita la chapelle Sainte-Anne de la Toise.