Mardi 8 décembre 2009 — Dernier ajout lundi 22 novembre 2010

Léon Guillou

1929-2009

L’ancien chef de chœur de la manécanterie est mort le 17 novembre à Saint-Brieuc. Les funérailles ont eu lieu à la cathédrale Saint-Etienne le 21 novembre 2009 et il a été enterré au cimetière de l’Ouest, toujours à Saint-Brieuc . Si vous l’avez connu, vous pouvez témoigner en bas de cet article.

Léon Guillou

Témoignage du P. Bernard Le Gal

« En quittant la piste, la scène, le pupitre de chef de chœur, Léon nous laisse un magnifique témoignage. Le témoignage d’un homme et d’un croyant, d’un artiste aux talents multiformes, passionné de musique et de chant choral, qui n’a ménagé ni son temps ni sa peine pour la joie de celles et ceux qui chantaient avec lui, ou se rassemblaient autour de lui et de ses Amis du Rythme et de la Chanson (l’ARC). Il nous laisse aussi le témoignage d’un serviteur inspiré et fidèle de la prière liturgique de l’Église et du chant des assemblées chrétiennes. À la manécanterie d’abord, où, entré à 7 ans, il a été chef de chœur durant 26 ans, de 1978 à 2004. Mais aussi dans la responsabilité diocésaine de la musique liturgique, que lui avait confiée Mgr Pierre Kervennic, de 1987-1988 (date où il fonde la chorale diocésaine) à 2004. Une période où j’ai eu la joie de pouvoir travailler avec lui, et d’admirer au quotidien le sens aigu qu’il avait du service de l’Église et de la prière liturgique dont la musique et le chant sont partie intégrante. Un service qui a rayonné largement au-delà des frontières de notre diocèse et qui lui a valu de recevoir de Jean-Paul II la croix de chevalier de l’Ordre de saint Grégoire le Grand. »

P. Bernard Le Gal

Extrait de l’homélie prononcée par le P. Jean-Claude Marin

Chercheur de Dieu, artiste sensible à la beauté du monde, partageant sa joie de vivre avec la grande famille des siens et de ses amis : trois axes de la vie riche et bouillonnante de Léon Guillou qui nous quitte à la veille de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens. Et c’est justement la musique qui peut nous permettre d’approcher le mieux sa vie puisqu’il l’affirme lui-même : « Chanter, c’est ma façon de me battre et de croire. »

Chercheur de Dieu

C’était il y a plus de quarante ans, à Coat an Doc’h. Le grand séminaire s’était déplacé et le jeune Léon dirigeait les chants des enfants. Il leur faisait interpréter Bach : « Laisse Seigneur ton ange saint, mettre son âme entre tes mains… » En ce jour de fête de l’école, ce choral nous saisissait, nous soulevait, nous portait vers la beauté du Dieu invisible. Cela m’avait marqué et depuis ce jour j’ai pensé que Léon Guillou –- en plus de celle de père de famille –- avait une vocation : celle de nous sensibiliser avec toute sa fougue, par l’art du rythme et du chant, à la présence mystérieuse d’un Dieu d’une éternelle jeunesse, d’un Dieu plein de rires et de chansons.

Sensible à la beauté du monde

Pour proposer aux chrétiens, comme il l’a fait, de chanter joyeusement leur espérance et leur foi, Léon pouvait puiser à une source secrète : sa sensibilité enthousiaste à la beauté, son tempérament d’artiste. La mer et les beaux ciels de Bretagne, et les voûtes de cette cathédrale ont fait vibrer Léon et, bien sûr, il n’a pas gardé tout cela pour lui. Chercheur de Dieu, sensible à la beauté, il reste avant tout pour nous l’homme du partage. L’ami.

Vos témoignages

  • Que de bons souvenirs ! Lorsque Léon venait avec l’ARC à Saint-Dizier pour les grands événements de la Mané de l’ESTIC. Que le Père Robert Guillou était fier de présenter Léon à tous ceux qu’il rencontrait ! Je garde un souvenir ému de Léon, qui m’impressionnait beaucoup quand j’étais jeune. J’ai appris à mieux le connaître lorsque je me rendais fréquemment en Bretagne pour visiter Robert, revenu à sa chère Bretagne. Nous avons alors noué des liens d’amitié avec Léon et sa famille. Nous avons passé de bons moments et j’ai toujours plaisir à écouter tous les chants qu’il a composés, ou chanté avec l’ARC. Demain, nous donnerons un concert près de St Dizier, nous chanterons LA MER.. en hommage ému au Père Guillou et aussi à Léon.

  • Léon Guillou : on le chante en Corrèze aussi… 14 octobre 2013 10:54, par Jacques

    Ce modeste témoignage pour illustrer tout ce qui a été si bien dit par ailleurs sur l’immense diffusion et pérennité de l’œuvre de Léon Guillou… Passant hier par Brive-la-Gaillarde (en… Corrèze ! Comme vous le voyez, nous sommes bien loin de St. Brieuc !), j’ai assisté à la messe en la collégiale Saint-Martin. Là, j’ai été saisi par un magnifique « Gloria » (que j’entendais, je l’avoue, pour a première fois). Du coup, après la messe je suis allé voir l’animatrice pour lui demander les références de l’œuvre et c’est ainsi que j’ai découvert l’existence de Léon Guillou. J’ajoute que, depuis hier, comme tout néophyte, je m’empresse de faire partager ma trouvaille à mes amis et, chaque fois, c’est la même réponse étonnée : « Quoi ? Tu ne connaissais pas Léon Guillou ? »… Comme quoi il peut être utile de confesser son ignorance.

    • Léon Guillou : on le chante en Corrèze aussi… 27 novembre 2014 10:24, par Guillou

      Bonjour, Par ce message, nous souhaitions vous remercier pour votre témoignage, c’est toujours avec émotion que nous lisons ces marques de sympathie à l’égard de Léon et de ces œuvres. Qu’elles vous fassent vibrer encore longtemps, c’est à travers vos chants que Léon vit toujours parmi nous ! Merci. Jeanne Guillou et Aude (sa femme et sa petite fille)

  • legrand stéphanie 17 janvier 2011 12:04

    Bonjour,

    Je ne sais pas si ce monsieur est celui qui a écrit un disque avec mon oncle Dominig le roi , le titre c’était « Tiens bon », c’était dans les années 80… Merci de votre réponse je vous laisse mon mail

    stefanielegrand chez yahoo.fr

  • Anne-Marie Guillou 21 novembre 2010 16:56

    Papa, il y juste un an tu quittais la maison porté par quatre de tes petits-enfants. L’entrée dans Ta cathédrale fût un moment d’intenses émotions. L’accueil de la « mané », la présence de nombreux prêtres et en remontant la nef j’aurais voulu pouvoir remercier chacun pour sa présence et c’est alors que j’ai pris conscience de la « foule » présente. Papa avait depuis longtemps préparé ses obsèques et j’étais régulièrement informée non pas du contenu mais de l’endroit ou se trouvait la grand enveloppe marron (que je de vais remettre à son ami Jean-Pierre)… je situe ces premières « moutures » aux alentours des années 1980. De temps en temps, surtout au cours de repas familiaux, il nous faisait part d’un changement d’un texte d’un chant au gré de ces humeurs… Le 18 novembre 2009, ce n’est plus une grande enveloppe qui fût ouverte mais après quelques recherches c’est sur l’ordinateur de papa que nous avons trouvé le déroulement de la cérémonie datée de fin 2008… Papa avait bien sûr ajouté quelques commentaires, entre autre « Ne chantez pas le JESU CHRISTE si les chanteurs ne sont pas assez nombreux » et il avait laissé toute latitude pour modifier ce programme. Mais surtout papa tenait à ce que ce soit son amie de toujours Francine qui coordonne la cérémonie… C’est en famille que nous avons choisi de respecter les souhaits que papa avait exprimés.

    Si certains se sont sentis lésés au cours de cette cérémonie, qu’ils nous pardonnent…

    Sachez que papa appréhendait de « partir » oublié… Mille mercis pour le si bel hommage que vous lui avez rendu. Il aimait tant le beau et le vrai.

    Il vivait mal sa retraite et sa grande timidité l’empêchait d’aller vers les autres, alors que sa porte était toujours ouverte et que recevoir chez lui en toute simplicité était son plus grand plaisir.

    Il nous reste de lui tant de chants, musiques et textes… Qu’il vive dans vos cœurs et que continuiez à le chanter, le lire et l’écouter encore longtemps.

    Merci

    Anne-Marie

    • Léon Guillou 22 novembre 2010 14:15, par Marie-Anne Giron-le Bail

      Tout ce que tu écris là Anne-Marie, est très beau ! Merci d’avoir laissé parler ton cœur. En ce jour de la sainte Cécile, je pense tout particulièrement à Léon et à tout ce que nous lui devons au sein de la liturgie dans le diocèse. Il n’est pas oublié, et crois-moi, son « Gloria » a pris une couleur particulière pour moi en tout cas, et sans doute pour beaucoup d’autres, à Querrien lors du départ de Monseigneur Fruchaud, et à la cathédrale le jour de l’ordination de Monseigneur Moutel. Tu peux être fière de ton père, et je le suis de mon cousin ! Là où il est à présent, avec tant de membres de la famille, je suis sûre qu’il anime un chœur !!

    • Léon Guillou 11 décembre 2010 16:14, par Christophe Morin

      Léon, nous ne pouvons pas l’ oublier. Il est des dimanches ou d’ autres animations pastorales qui le ramènent vers nous par ses musiques et ses chants.En Périgord nous ne manquons pas de chanter Dieu par la force de ses paroles et de sa musique. Je n’ étais pas à ses obsèques et pour cause nous fétions la Sainte Cécile à Mussidan et nous chantions le Gloria et j’ interprétais les couplets en solo et aussi à la communion « Par ton corps tu nous donne la vie » et oui la vie, celle de l’ âme et nous le remercions encore pour tout cela. En ce moment nous préparons Noël et chantons Léon.

      Christophe (petit cousin fils de Bernadette)

  • Bernard GUILLOU 18 novembre 2010 13:57

    Cela fait un an aujourd’hui qu’il nous a quitté. Merci à tous pour vos témoignages.

    Bernard.

  • Giron, Philippe 20 décembre 2009 07:20

    Le site du Portail de la liturgie catholique rapporte aussi le décès de Léon Guillou. Voir le lien.

  • Marie-Anne 19 décembre 2009 23:03

    Des témoignages pour Léon, dans lesquels on sent tellement la sincérité d’un homme qui a marqué.

    Léon le musicien, Léon le chanteur, Léon l’homme d’Église et le liturgiste, Léon l’homme de Foi, mais aussi Léon le clown moins connu des assemblées liturgiques ! Léon qui aimait rire et faire rire, Léon le pince-sans-rire, l’homme sensible et le poète, Léon le cousin qui a marqué une famille à l’occasion de rassemblements inoubliables : les « Guillou’s parties » nous manquent…

    Que de facettes sous ce visage à l’apparence souvent bourrue comme celle de ses ancêtres !
    C’est avec émotion que je l’évoque, lui qui m’a « lancée » dans la réalisation de disques il y a de cela… déjà 43 ans. Si je n’ai pas fait la carrière qu’il avait imaginé, j’ai toujours gardé comme lui, le goût de tout ce qui touche à la liturgie et à la musique, et c’est avec bonheur que je marche dans ses traces.

    Chaîne brisée, maillon rompu,
    Après toi, tout n’est pas fini ;
    Maillon brisé, chaîne rompue,
    Avec toi commence LA VIE.

    (Léon Guillou, La Chaine, Poèmes et Chansons, 1966)

  • Bernard 10 décembre 2009 07:23

    Bravo de rendre hommage à Léon. Il fut une fierté de notre diocèse ; et nous avons eu la joie de chanter et d’apprendre à diriger sous son autorité.Pourrait-on avoir en un recueil toutes ses musiques ? Les funérailles en la cathédrale furent superbes, mais il n’y a pas été inhumé. Il repose à Plérin. Bernard

    • Léon Guillou 12 décembre 2009 20:00, par Giron, Philippe

      Désolé, l’erreur est corrigée, mais à ma connaissance il est enterré à St-Brieuc !

      • Léon Guillou 13 décembre 2009 07:35, par Bernard

        je fais amende honorable : Léon est bien au cimetière de l’Ouest à St Brieuc. J’irai à sa tombe chanter l’inédit « Seigneur, Maître et Roi, »Nous allons vers Toi sans détours Et si parfois la route est longue Nous savons que viendra le jour Où nous vivrons dans Ton amour."

  • François 9 décembre 2009 09:52

    Du centre de la France nous souhaitons rendre témoignage à Léon Guillou pour tout ce qu’il a donné au diocèse de Saint Brieuc mais a nous aussi paroissiens d’un petit village du Boishaut Sud. Chaque dimanche, en effet, il y a toujours, dans nos cérémonies liturgiques, un chant du répertoire de Léon. Très souvent, par des chrétiens de passage, il nous ait demandé les partitions correspondantes qui, ainsi, essaiment dans toutes les régions de France. Merci à toi Léon que nous avons pu accompagner lors de tes obsèques à la cathédrale de Saint Brieuc, ton souvenir restera toujours gravé dans nos cœurs.