Mardi 4 avril 2017

Les Béatitudes : Un itinéraire vers le bonheur

5e dimanche de Carême

« Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés »

Quelle consolation pour quelles larmes ? - La consolation c’est Jésus, sa présence, le salut dont il est porteur ; les larmes, les vraies, c’est d’en être séparé :

C’est Jésus en chemin qui rencontre la veuve de Naïm enterrant son fils unique : « Ne pleure plus » lui dit-il, retrouve ton fils et plus que ton fils, reconnaît ton Seigneur venu te sauver.

C’est Jésus renié qui croise le regard de Pierre à la sortie du prétoire et Pierre de fondre en larmes, ému de se voir aimé par ce Jésus qu’il venait de trahir.

C’est Jésus portant sa croix qui s’adresse aux femmes de Jérusalem : « Pleurez plutôt sur vous-mêmes » ; comme s’il disait : « voyez votre misère, attachez-vous à celui qui peut vous sauver, vous libérer… »

C’est Jésus ressuscité qui rejoint Marie-Madeleine devant le tombeau vide : « Femme pourquoi pleures-tu, qui cherches-tu ? » ce qu’elle cherche, c’est le Seigneur : « Dis-moi où tu l’as mis ».

Beaucoup de larmes, une seule consolation, Jésus-Sauveur : c’est bien ce que nous chantons avec le Salve Regina : nous voilà pleurant et gémissant dans cette vallée de larmes ; comment donc en sortir ? – Prier Marie sans doute. Et quoi lui demander ? - de nous montrer Jésus au terme de cet exil. Qui sait s’il n’accourra pas promptement à notre rencontre.

Patrick Le Gal
Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires
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