Lundi 19 décembre 2016 — Dernier ajout mardi 20 décembre 2016

Maison Saint-Yves. Les cloches ont retrouvé leur place

A la Maison Saint-Yves, le nouveau clocher a réceptionné ses deux cloches, lundi 12 décembre. Elles sonneront les heures et l’angélus à partir de juillet 2017.

Après la pose du clocher refait à l’identique de celui d’origine, ce sont les cloches qui ont retrouvé leur place initiale, perchées au-dessus des toits de la Maison Saint-Yves. Elles recommenceront à sonner en juillet, symbolisant la fin des travaux, même si le gros œuvre doit s’achever dans les temps, en mars 2017.

« Ces cloches seront électrifiées, un moteur actionnera chaque cloche en volée », précise Pierre Labbé, chef de projet. Si le clocher a été entièrement refait à neuf, les cloches, elles, ont simplement été restaurées par la société Art Camp, spécialisée dans l’art campanaire, à Pommeret. « Nous avons renouvelé les battants (qui viennent frapper les côtés de la cloche selon les cinq notes de musique que peut émettre chaque cloche), traité les béliers (anneau qui maintient le battant) et nous leur avons donné un nouveau joug de suspension », explique Franck Ollivier, son gérant. « Le joug est une pièce de chêne très ancien qui permet d’absorber les vibrations de la cloche lorsqu’elle sonne. Nous sélectionnons des pièces de bois de plus de cent ans sur d’anciennes charpentes, comme des beffrois. L’objectif étant que le joug ne bouge pas du tout, afin de parfaire la qualité de la sonorité. »

Ces cloches n’ont pas sonné depuis 1969. « Ce clocher est spécifiquement conçu pour ces deux cloches. La plus grosse des deux avait déjà été déposée avant le début des travaux, la seconde était dans le cloître du grand séminaire. »

La plus petite cloche porte l’inscription « Venite adoremus » (« Venez, adorons »). Elle pèse 50 kg et date de 1883. La seconde cloche pèse 180 kg et date de 1618, avant d’avoir été refondue en 1881. Elles sont donc bien plus anciennes que la maison qui les abrite ! Mais leur histoire reste un mystère à ce jour. Nulle indication, aux archives diocésaines, sur leur provenance. L’archiviste du diocèse, Yves-Marie Erard, n’a pas la réponse : « Je ne possède pas d’éléments historiques sur les cloches, sauf à dire qu’elles furent refaites à neuf en 1958 et 1959, comme le prouvent deux factures de l’entreprise Le Guilcher que nous conservons au sein du dossier sur le grand séminaire. »

La Société Art Camp a également créé un paratonnerre et deux cadrans d’horloges pour le clocher.

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