Samedi 27 décembre 2008 — Dernier ajout mercredi 1er janvier 2014

Les prêtres du diocèse de Tréguier pendant la Révolution

Répertoire alphabétique

Sommaire

Prêtre jureur Lors de mon étude sur le clergé séculier trégorois (1789-1801) [1], j’avais établi, pour chaque prêtre, une fiche référencée qui permettait d’éviter, autant que faire se pouvait, les confusions de personnes ou les doublets. Cela représentait aussi une base nécessaire, et assez fiable, pour l’élaboration de données statistiques utiles à la compréhension des mentalités, à l’analyse des comportements collectifs, et à la mise en évidence de certains particularismes. Cette prosopographie des prêtres exerçant dans le diocèse de Tréguier au moment de la Révolution, n’est donc qu’une agglomération de notes de travail présentée sans souci de lisibilité. Telle que je l’ai abandonnée, il y a bientôt vingt ans, elle représente cependant une base de départ susceptible d’être augmentée, amendée, corrigée. Jamais jusqu’alors publiée, elle pourra, je l’espère, compléter ici mon étude sur le clergé de l’évêché de Tréguier au temps de la Révolution et intéresser quelques curieux de cette histoire.

Hervé Le Goff


Toutes les références indiquées dans les notices sont, sauf mention particulière, relatives aux fonds des Archives départementales des Côtes d’Armor. Pour la période révolutionnaire, un certain nombre de dossiers ou fichiers ont été publiés par le chanoine Lemasson dans son manuel pour l’Étude de la persécution Religieuse dans le département des Côtes-du-Nord durant la Révolution Française, Rennes, 1926 (tome I), 1928 (tome II). Par commodité, je renvoie le lecteur aux listes établies par cet auteur, et ainsi désignées :

  • A- Liste des prêtres qui s’associèrent à la lettre pastorale de Mgr Le Mintier (Manuel, I,83-86)
  • B- Liste des prêtres fonctionnaires publics du district de Guingamp qui ne s’assermentèrent pas (Manuel, I, 87).
  • C- Prêtres ayant refusé le serment dans le district de Pontrieux (Manuel , I, 87)
  • D- Liste des prêtres ayant refusé le serment dans le district de Saint-Brieuc (Manuel, I, 89)
  • E- État nominatif des ecclésiastiques ayant prèté au 2 août 1791 dans le département des Côtes-du-Nord, le serment prescrit par la loi du 26 décembre 1790 (Le Masson, Manuel, I, 90-93).
  • F- Liste des prêtres détenus au château de Dinan lors de l’application de la loi du 26 août 1792 (Manuel , I, 116-118)
  • G- Liste des prêtres insermentés des Côtes-du-Nord contre lesquels furent lancé un mandat d’arrêt sans qu’on ait pu les incarcérer (Lemasson, Manuel, I, 118-119).
  • H- Comptes de Mgr Joseph de Cheylus (Lemasson, Manuel, I, 147-152).
  • I- Comptes de M. l’abbé Chrétien, vicaire général de l’évêque de Bayeux (Manuel, I, 152-153)
  • J- Les prêtres des Côtes-du-Nord appartenant à l’ancien diocèse de Tréguier ayant séjourné à Jersey au 1er janvier 1793.
  • K- Second compte que rend l’évêque de Tréguier à Messieurs les commissaires établis pour l’administration de la souscription ouverte à Londres pour secourir les prêtres français émigrés en Angleterre, des sommes distribuées pendant le cours du mois de décembre 1792 aux prêtres réfugiés dans l’île de Jersey. Public Record Office (P.R.O.) T.93/43, p.1.
  • L- Compte que rend M. l’abbé Chrétien à MM. les commissaires du Comité formé à Londres pour secourir le clergé catholique français des sommes par lui reçues et distribuées aux ecclésiastiques réfugiés dans l’île de Jersey pendant le mois de juin 1797. P.R.O. T 93/42, pt. II, 603.
  • M- État des paiements faits à MM. les ecclésiastiques réfugiés à Guernezey de leurs traitements des mois de juin et juillet 1796. P.R.O. T.93/43, p. 295-296.
  • N- Compte de M. l’évêque de Tréguier à MM. les Commissaires de la souscription pour secourir les prêtres en Angleterre (pour les sommes qu’il a) distribué aux prêtres séculiers ou réguliers qui sont dans l’île de Jersey pendant le mois de juillet 1795 (P.R.O. T.93 reg.43).
  • O- Nécrologe du clergé breton décédé en Angleterre d’après les Laity’s Directory ou obituaires conservés aux archives de l’archevêché de Westminster.
  • P- Liste alphabétique rédigée par le vicaire-général Gofvry, de Saint-Brieuc, des ecclésiastiques français réfugiés à l’île de Jersey pour éviter la persécution exercée en France et pour ne pas participer au schisme (23 J.1).

Les mentions Boullé I ou II se rapportent aux deux enquêtes préfectorales réalisées sous l’autorité du préfet Boullé, sur l’état du clergé départemental : la première de septembre 1802, la seconde sans doute de 1803 (cf. Lemasson, Manuel, tome II, pp. 200 à 253).

Bref de Pie VI relatif à la Constitution civile du clérgé Mais toutes ces informations issues de l’administration révolutionnaire, ou de listes rédigées dans des conditions peu fiables demandaient à être contrôlées. On y trouve beaucoup d’erreurs de nom, d’affectation ou d’âge, beaucoup de doublets aussi, qui ne vont pas sans poser quelques énigmes. Pour le propos qui était le mien, il fallait aussi compléter ces renseignements souvent limités. Beaucoup d’informations supplémentaires ont été extraites des registres BMS et des registres d’insinuation ecclésiastiques (G. 194 à 197, années 1740 à 1791. Plusieurs de ces derniers sont malheureusement en très mauvais état. Quelques-uns sont même incommunicables). Autre source précieuse de renseignements, la correspondance échangée entre le vicaire général Borie et l’évêque Le Mintier, encore à Paris (1780-1781) (série G.443), les dossiers de la série 1 Q 500-520 relatifs aux Biens Nationaux ; ainsi que les dossiers individuels des prêtres du diocèse de Saint-Brieuc-Tréguier de la période post-révolutionnaire (série V). Les archives diocésaines comportent également d’utiles registres du personnel ecclésiastique concordataire.

N.B. : L’usage breton tenait alors peu compte, dans les écrits administratifs, de l’article Le qui précéde parfois le patronyme. On disait et écrivait indifféremment Le Gall ou Gall, Morvan ou Le Morvan… Mais l’état-civil officiel comportant des Le Gall et des Gall, des Morvan et des Le Morvan, pour éviter toute confusion, l’ordre alphabétique retenu ici classera Le Gall, comme Gall, à l’article G, Le Morvan, comme Morvan, à l’article M.

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A

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Adam (Toussaint)

Né à Plestin le 18 décembre 1755, de autre Toussaint et Marguerite Rolland. Vicaire de Plestin depuis 1789. Le 8 août 1789, fut élu 2 ème officier municipal de Plestin. Le 11 novembre 1790, il démissionne. Refuse le serment et se réfugie à Morlaix. « Déporté, rentré depuis peu, a refusé de se soumettre. S’est retiré de l’arrondissement » (Boullé II, Le Masson, Manuel, II, 205). Revient à Plestin comme vicaire. Il meurt dans cette paroisse le 23 juillet 1806.

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Alanet (François)

Né à Camlez le 14 mai 1742 de Joseph-Marie Alanet et Anne Nicol, ménagers de la paroisse. Ordonné le 28 mai 1768 (G.191). Chapelain à Guingamp. En janvier 1790, est élu au conseil général de Guingamp. Prête serment (E). En 1789-1791, il est vicaire de la Trinité à Guingamp (Lm5, 6). Elu curé de Saint-Thégonec le 28 mars 1791, où il est mal reçu. Il y demeure cependant jusqu’à sa nomination à Plouagat comme curé constitutionnel (Institution canonique du 11 juin 1793). Abdicataire depuis le 25 juillet 1794. Le 7 Thermidor an II, demande sa libération à la condition qu’il se marierait. Dessert la paroisse de Camlez de 1795 à 1804, puis celle de Coatascorn en l’an XII. « Théologien instruit et de bonnes mœurs » (Boullé I). « Assermenté, non déporté. S’est bien montré durant la Révolution » (Boullé II). Nommé recteur de Coatascorn en Prairial an 12, puis de Ploumagoar le 21 Brumaire 14. Décédé le 24 décembre 1808 à Ploumagoar.

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Alexandre (Louis, ou François-Louis)

Né à Morlaix vers 1744. Frère convers capucin de Morlaix. Déporté vers Rochefort, embarqué sur le Washington. Mort le 17 octobre 1794 (Manceau II, 338).

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Alexandre (Joseph-Marie-Thérèse)

Né à Guingamp en 1743 de Louis Alexandre et de Marquise… ?. Aîné de dix enfants. Ordonné le 31 mars 1770. Prêtre à Sainte-Croix. Prête serment (E), puis se rétracte. A Jersey en 1796 (H). Mort en Angleterre entre le 1er septembre 1800 et le 25 octobre 1802 (O).

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André (Claude-René)

Né à Pontrieux le 28 février 1760, de Maître Yves André et Renée Lucas. Ordonné le 2 juin 1787 (G.195). Prêtre auxiliaire de Saint-Clet depuis 1788. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Vicaire d’office à Saint-Clet. Fit campagne en août 1792 pour le recrutement des volontaires au contingent des 2097 hommes (Pommeret, 166). C’est sans doute lui le vicaire de la trêve de Lein-Treo qui abdiqua le 15 mars 1794. Se maria avec sa bonne (Arch. nat., AF IV, 1916). Domicilié depuis 1788 à Saint-Clet où il exerce le métier d’instituteur en 1802. Son mariage fut validé par le cardinal Campra le 26 février 1806 (Arch. nat., AF IV, 1916).

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Art(h)ur de Keralio (Etienne-Gabriel-Marie)

Né à Plouguiel le 17 mars 1759, de Jacques-Gonery et Marie-Joseph Boudin de Tromelin. Étudia la théologie à Louis-le-Grand. Curé de Plouézoc’h puis recteur de Plougrescant depuis le 7 juillet 1785. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment. Pratique le culte dans la chapelle N.D. de Bonne-Nouvelle en Lanmodez, en mai 1792 (Arch. 22, Lm5, 26). En exil à Jersey (P). À son retour en 1801, il revient exercer à Plougrescant. Décédé le 13 novembre 1814.

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Aubry (Jean-Marie)

Né le 27 juillet 1762, à Ploézal de Louis et Annette Guézou (son père signe). Il est encore simple clerc tonsuré quand il prend possession d’une chapellenie en octobre 1786. Ordonné le 20 mars 1790 (G 195-196). Vicaire moribundus de Trégonneau en 1790 quand il signe la pétition Le Mintier. Il s’en remit puis qu’il signe en l’année 1791 (« J.M. Aubry, prêtre de Trégonneau ») les registres de Ploezal et de Guenezan (28 juillet 1791).Prête serment (E). Il signe vicaire d’office de Trégonneau le 22 août 1792 et le 26 décembre 1792. Le 2 Floréal an II, âgé alors de 32 ans, il remet ses lettres de prêtrise et renonce à ses fonctions (4 L 128). Nommé desservant de Brélidy le 14 mars 1810. Il meurt le 21 mars 1812.

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B

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Bahezre de Lanlay (Jean-Vincent)

Né à Saint-Connan vers 1742 (il y a peut-être ici une confusion, car un certain François-Marie Bahezre de Lanles est né à Saint-Connan le 6 août 1742, de écuyer Julien Jacques Bahezre de Lanles et de dame Marie-Josephe de Lansullyen). Recteur de Pluguffan (dioc. de Quimper), nommé à la prévôté de la collégiale ND du Mur vacante par la démission de Kermorvan-Barazer. Chanoine-Prévôt de N.D. du Mûr. Insermenté. Se retire en 1791 dans la commune de « Penven » (Est-ce Penvenan ou Senven ?) et y prend passeport (1Q 481). Signalé à Jersey en 1795 (N), 1796 (H) et en Angleterre en 1800-1802 (P.R.O., T 93/23). Au Concordat est nommé recteur de Ploujean. Mort à Morlaix le 19 février 1804. Biens : possédait une métairie notamment en Plésidy qui lui rapportait 90 livres de rente annuelle (1 Q 481).

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Bahezre de Lanlay (François-Marie)

Né à Plésidy en 1722 (Minois). Ordonné en 1747 à Vannes. Recteur de Ploujean de 1768 à 1790. Signe la pétition Le Mintier le 8 nov. 1790 (Lm5, 10). Insermenté. Selon l’abbé Tresvaux (I, 481), « la tempête révolutionnaire [l’]avait poussé jusqu’en Normandie [où il] finit ses jours dans la maison d’arrêt de Saint-Lô ». Mais cela ne semble pas puisque, arrêté en juin 1792, emprisonné au château de Brest, puis à Audierne, Kerlot et aux Capucins de Landerneau, il est libéré le 2 avril 1795. Il est mort à Ploujean le 24 mai suivant (D. Bernard).

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Bahic (ou Bac’hic) (Gabriel-Ange)

Né le 28 mars 1746 à Lannion de Joseph et Marie-Jeanne Le Bideau. Chanoine de la collégiale de Tonquédec. Prête serment (E). Curé constitutionnel de Tonquédec (Inst. can. du 16 juin 1791). Abdicataire. Emprisonné à Lannion et remis en liberté le 3 Thermidor an II (35 J 27). Le 9 Thermidor an - ?-, se plaint que les réfractaires veulent s’emparer de l’église de Lannion (Arch. nat. F.7/9863). Domicilié à Saint-Michel-en-Grève de 1796 à 1802. Non déporté. Maire de Saint-Michel-en-Grève en 1803. Vicaire de Bégard depuis le 1er mars 1806. Mort à Bégard le 1er décembre 1811.

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Le Bail (François-Charles)

Né le 8 octobre 1729 à Guingamp de Guillaume Le Bail et Yvonne Basil. Prêtre à Guingamp. En janvier 1791, il est officier municipal de cette ville. A ce titre, il donne attestation au curé de la Trinité, Ponsin, et à son vicaire Allanet d’avoir lu au prône la loi relative au serment exigé des ecclésiastiques (Lm5, 6). Prête serment (E). Comme doyen d’âge, préside l’élection du juge de Paix de Guingamp, et se retrouve élu à cette fonction le 10 mai 1791. Est détenu à Guingamp après Germinal II comme assermenté non abdicataire. Le 29 Messidor an II, il proteste contre les conditions mises à sa libération (Lm5, 67. Lettre publiée par Geslin de Bourgogne, Études sur la Révolution, p. 259). « A toujours vécu à Guingamp comme simple prêtre. Sans moyens. Ayant de fréquentes absences d’esprit » (Boullé II). Il est prêtre à Guingamp où il meurt à l’hôpital civil le 12 décembre 1815.

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Le Bail (Pierre)

Né le 7 mars 1745 à Lanmeur (Minois). En 1791, il est prêtre habitué de Lanmeur (év. de Dol) (peut-être fut-il en 1789 prêtre à Loguivy-lès-Lannion). Prête un serment très restrictif le 13 février 1791, le prononce définitivement le 10 avril suivant. Installé vicaire constitutionnel de Lanmeur le 11 avril 1791. Au Concordat, il est prêtre à Lanmeur. Il y est mort le 5 juillet 1806. J-L. Floch (art.cit.) dit qu’ éil vivait sous l’interdit à Lanmeur depuis 1784".

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Le Bail (Toussaint-Joseph)

Né à Lanmeur le 11 décembre 1755. Vicaire de Perros-Guirec en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment le 13 février 1791. Signalé à Jersey en fin 1792 (L’Est., J et Gofvry). Le 1er août 1796, il réside à Winchester en dehors du château royal, en compagnie de l’abbé Le Lay (PRO, T. 93/46, Pt p.537). Il est toujours en Angleterre en 1800 (PRO, T. 93 n°27 /4). Débarque en compagnie de son recteur Le Lay à Cancale dans la nuit du 1er mai 1800. Après avoir prêté serment de fidélité à la Constitution, il fut autorisé à rentrer à Perros. Desservant de Saint-Michel-en-Grève en l’an XIII. Recteur de Perros de 1813 jusqu’au 20 décembre 1819 date de sa mort (Voir à son sujet Claude Berger et Françoise Racine, Du Côté de Perros, pp.147-152).

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Le Balch (Gabriel)

Né en 1763 à Botsorhel. Ordonné le 1er avril 1786 (G.195). Vicaire à Saint-Mathieu de Morlaix. Ne signe plus les registres après le 4 juillet 1791. Refuse le serment. Détenu aux Carmes. En fut libéré et s’exile en Espagne. Il meurt recteur de Garlan en 1806.

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Ballay (Jean-Pierre)

Né à Genevray, vers 1748. Dominicain à Morlaix. Déporté à l’île de Ré en 1798. Il y arrive le 26 mars 1599 (Tresvaux, II, 539). Selon (P), un certain Ballets, curé de Saint-Mathieu Morlaix est en exil à Jersey (P). Sans doute est-ce le même personnage que Ballay.

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(Le) Barazer (Jean-François)

Né le 16 décembre 1732 à Lannion, de François et Béatrice Ropers. Ordonné le 18 septembre 1756 (G.189). Recteur de Trédarzec. Prête serment (E). Devient curé constitutionnel de sa paroisse. Archiprêtre de Tréguier le 9 janvier 1798. Abdique en prison. Prête serment de fidélité à la Constitution de l’an VIII en février 1800 (82 L.1). Devient recteur de La Roche-Derrien. Il meurt le 5 septembre 1804 à Trédarzec.

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Barazer de Kermorvan (Louis-François)

Né vers 1737 du sieur Barazer-Kermorvan et de Marie-Jeanne Delpeuch. Prévost de la collégiale ND du Mur, à Morlaix, fonction dont il démissionne pour recevoir les provisions pour la paroisse de St-Jean du Baly, à Lannion, le 14 décembre 1787. Vicaire général en 1789. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment et doit quitter la paroisse (dernière signature le 24 mai 1791). Se trouve à Guingamp en juillet 1791 (Lm5, 16). Un ordre d’arrestation est lancé contre lui le 17 mars 1792. Le 9 juin 1792, un sursis à son arrestation est prononcé pour cause d’affaires familiales (Lm5, 26). Part pour Saint-Cloud où il séjourne du 1er décembre 1792 au 8 février 1793, puis pour Paris (rue Saint-Honoré, vis à vis de l’Oratoire, n°133) où il séjourne du 1er mars 1793 au 24 Thermidor 1795. Rentré à Lannion, il y est arrêté le 28 Vendémiaire an IV (1 Q 481). Détenu à la maison de réclusion de Guingamp depuis le 13 août 1796, et y reste un mois et quatre jours (4 L 135). Mais sans doute est-il incarcéré à nouveau puisqu’on le retrouve emprisonné à Guingamp en avril 1799 (Lm5, 130). Bibliothèque : possédait 313 volumes de différents formats (1Q 481). Biens : possédait plusieurs maisons à Chatelaudren, Guingamp,… et le moulin banal de Kermorvan en Trézény d’où provient sans doute son affixe.

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Le Barazer (Pierre-Marie)

Né à Lannion. Prieur des dominicains de Morlaix. Déporté par Saint-Malo, il se rend à Jersey où il meurt, à Saint-Hélier, le 28 décembre 1792 (J).

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Barbanson (André)

Né à Morlaix en 1734. Chanoine de N.D. du Mur. Insermenté. Mort à Morlaix le 30 décembre 1791.

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Barbaux

Chanoine de ND du Mur en juin 1789.

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Le Barbier (Pierre)

Prêtre mort à Loguivy-Plougras le 10 octobre 1789, à l’âge de 74 ans. LE BARS (Yves). Ordonné prêtre le 20 mars 1790 (G. 195-196). Vicaire de chœur semi-prébendé de la cathédrale de Tréguier. Signe aussi les registres de La Roche-Derrien et, d’août à octobre 1791, ceux de Troguéry dont il est sans doute vicaire. Refuse le serment. En exil à Jersey où il se trouve en 1793 (Asse et Gofv, J), puis en Angleterre (PRO, T.93/26).

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Barvet (Jean)

Né à Saint-Jean-du Doigt en 1747. Ordonné le 28 mai 1774 (G.192). Vicaire de Saint-Jean-du-Doigt en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier le 8 novembre 1790 (Lm5, 10). Insermenté. Mort à Saint-Jean-du-Doigt le 11 septembre 1791.

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Le Bastard (Jacques)

Né à Kerbors, le 11 octobre 1764, de Thépot et Marguerite Le Quéré. Il signe « Le Bastard, diacre » plusieurs fois les registres de la trève de Kerbors, du 2 juillet 1792 au 1er septembre 1792. Ordonné par Mgr. Jacob en septembre 1792 et aussitôt nommé vicaire à Pleubian. Prête serment le 7 octobre 1792. Il signe « vicaire de Pleubihan » dès le 6 octobre 1792. Mais en 1794, refuse de livrer ses lettres de prêtrise et est incarcéré à Pontrieux. Signe le serment du 9 frimaire IV (30 nov. 1795). Est vicaire de Pleubian en 1798. Ne fut pas déporté. « S’est bien comporté durant la Révolution » (Boullé II). En 1805, fut nommé vicaire de Pleudaniel. Mort à Kerborz (trêve de Pleudaniel) le 26 mai 1826.

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Bastiou (Yves-Marie)

Né à Pontrieux (N-D. des Fontaines, par. de Ploëzal), le 19 mai 1751, de Joseph (qui signe) et Marie Le Gaspern. Docteur en droit et en théologie. Membre de l’ordre des Récollets. Principal du collège de Tréguier. Prête le serment. Sa demande de domiciliation dans sa ville natale est ainsi rédigée : « Pour me conformer à l’article 34 du titre 1 de la loi du 14 octobre 1791, je déclare :

  1. Être parti de Marseille fin août 1791 comme il appert par le certificat des officiers municipaux de cette ville.
  2. Que de là je me suis rendu directement à Nantes d’où j’ai parti aussitôt pour Pontrieux, lieu de ma résidence et de ma naissance où j’ai fait ma déclaration le lendemain de mon arrivée de ne vouloir mener la vie commune, à l’effet d’obtenir le traitement accordé aux religieux de mon ordre » (Y. Thomas, Pontrieux, p. 239). Vicaire à Pontrieux en 1792. Abdiqua le 25 avril 1794. En Floréal an II est vicaire de Lanmodez (1 Q 481). « S’est marié lors de l’arrêté de Le Carpentier, mariage dissout » (Boullé II). Simple prêtre à Yvias de 1796 à 1802. Est élu maire d’Yvias en Floréal an XIII. S’engage dans la vie conventuelle. Devient sous-prieur de l’abbaye Sainte-Geneviève-des-Bois, à Paris, où il se consacre à la rédaction d’ouvrages d’éducation et de théologie. Publie Éléments de logique, Grammaire de l’adolescence (1810), Grammaire de l’enfance (1814). Mort à Paris le 8 mai 1814.
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Le Béau (Jean), dit Ian ar Bèo

Né à Ploulec’h, le 27 octobre 1750, de Sébastien (qui signe), et Marie Le Bian (sic). Curé de Locquémeau jusqu’en septembre 1788 puis de Goudelin depuis 1788. C’est dans cette paroisse qu’il prête serment en 1791(E). Nommé curé de Saint-Michel-en-Grève (investiture de Jacob du 22 juin 1791), puis de Pleubian (Investiture du 11 octobre 1791). Il y dénonce par lettre le 19 novembre 1791, les agissements de Le Luyer ci-devant curé d’office de Pleubian et réfractaire : « il n’assiste à aucun des offices, ce qui occasionne un scandale parmi le peuple. Et de plus il insinue aux âmes faibles une doctrine dangereuse et donnant à croire que les personnes qui assistent à ma messe sont séparées de la communion de notre mère la sainte Église, comme participante aux fonctions d’un hérétique, schismatique et intrus… » Refuse d’abdiquer et à ce titre est détenu à Pontrieux en juillet 1794. Le 12 Fructidor an IV (30 août 1796) il sollicite auprès du département le poste d’instituteur à Pleubian pour être en mesure de se « procurer un peu de pain » (Lm5, 107).« Non déporté. S’est bien comporté durant la Révolution. On dit qu’il boit » (Boullé II). Toujours curé assermenté à Pleubian en Vendémiaire an 9 quand un conflit l’oppose à Pierre Le Luyer (V.582). Il meurt à Ploulec’h le 13 mai 1819.

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Le Beaudour (Guillaume-Gilles)

Né à Plouëc vers 1735. Curé de Pommerit-Jaudy en 1778. Recteur de Pédernec depuis 1782. Signe la pétition Le Mintier, mais rétracte sa signature le 16 novembre 1790 (Lm5, 10). Refuse de prêter serment (B), puis le prononce (E), et sans doute se rétracta-t-il puisqu’on le retrouve déporté à Jersey (Lef. et Gofv., J), et à Guernesey où il est signalé en juin-juillet 1796 (M). Il rentre en France. Dans un Etat au 18 Fructidor an V (6 Septembre 1797), il est enregistré comme « réfractaire, accablé d’infirmités », consigné à l’hôpital civil de Saint-Brieuc (Lm5 ,55).Le 18 octobre 1797, il est considéré comme « déporté rentré ne pouvant être déporté à nouveau sans grand danger pour sa vie » et est autorisé à résider à Guingamp. Mais « sa présence pouvant choquer les bons citoyens », l’autorité publique demande qu’il soit renfermé dans la maison d’arrêt ou dans un hospice »(Lm5, 113). Le 27 septembre 1797, il prête le serment de haine à la royauté devant le canton de Pédernec. Bibl. : 128 ouvrages. Biens meubles estimés 454 L (1 Q 500).

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Beaulard (Jean-Baptiste-Yves)

Né le 7 novembre 1746 à Guingamp de Yves-Pierre Beaulard et Marguerite Mingot. Principal du collège de Guingamp de 1770 à décembre 1790. Prête serment (E). Reçu membre du Club des Jacobins de Guingamp le 28 octobre 1790. Vicaire à Sainte-Croix. Abdicataire depuis le 19 avril 1794. « Autrefois et aujourd’hui simple prêtre. Assermenté, non déporté. Bon ecclésiastique, sage et zélé » (Boullé II). Nommé vicaire de Guingamp et aumônier de la prison le 22 mars 1806. Mort à Guingamp le 3 juillet 1808.

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Le Bechec (Joseph)

Né à Saint-Péver (Saint-Fiacre), le 13 février 1758, de Pierre et Peronelle [Petronilla] Domalain (signalé par Alain Le Béchec). Ordonné prêtre de l’évêché de Tréguier le 24 mars 1787 (G.195). Vicaire de Saint-Fiacre et Saint-Péver en 1788 et jusqu’à 1791. Prête serment (E). Reçoit l’institution canonique de l’évêque Jacob pour Plougonver le 9 juin 1791. A partir d’août 1792, il signe « curé de Plougonver et vicaire de Loc-Envel ». Abdique ses fonctions de prêtre. Se marie le 30 septembre 1793 avec Isabeau Le Frout, et en eut deux filles. Il devient agent municipal dude Plougonver, et à ce titre signe les registre d’état-civil (dernière signature le 14 Ventose an 4). Il est, peu de temps après, assassiné par les chouans à Plougonver.

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Belœil (Louis)

Né le 25 janvier 1763, à Lanfains, de Jean et Mathurine Gaudin. Récollet de Cuburien. Prête serment (E). Vicaire constitutionnel de Morlaix d’avril à octobre 1791, puis de Pommerit-le-Vicomte (puis sans doute de Bodeo). Domicilié à Pommerit-le-Vicomte vers 1798 et à Lanmodez à partir de cette date. Non déporté. « Bonnes dispositions » (Boullé II). Desservant de Runan en l’an XIII, de Brélidy en 1812, autorisé à biner à Coatascorn en 1816. Nommé recteur de Brélidy, le 1er novembre 1812, où il meurt le 20 février 1827.

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Berthelot

Prêtre du diocèse de Tréguier, élu curé constitutionnel à Laurenan le 30 septembre 1792, où il ne se rendra jamais (J.Le Branchu, Heurs et malheurs du clergé dans le pays de Loudéac. Salmon Ed., 1988, p.102).

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Berthou (François)

Né à Pleubian le 16 janvier 1767 de Pierre Berthou et Marguerite Daniel, ménagers. Ordonné le 20 mars 1790. Est sans doute prêtre à Pleubian en 1790 où il signe la pétition Le Mintier. Vicaire à Pleumeur-Gautier à partir de juillet 1791. Prêta le serment (E). Curé constitutionnel de Plougrescant (Inst. can. du 20 octobre 1791). A la fin de 1792, il est vicaire constitutionnel de Pleubian. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Prêta serment le 9 Frimaire IV (30 novembre 1795) mais le 11 Fructidor V (4 août 1797) « en la chambre commune de Pleubihan s’est présenté le Ce François Berthou, prêtre de cette commune, lequel a fait en ce bureau le dépôt de sa déclaration de serment prêté et répété en vertu de la Constitution civile du Clergé, commencé par ces mots : Déclaration et rétractation de François Berthou, prêtre de Pleubihan. Depuis longtemps déchiré par les remords les plus cuisants, etc. et finit par ces mots : Et je me soumets absolument à la pleine et entière autorité de notre Eglise sainte »( Lucas, 33). Le 9 nivôse an VI (29 décembre 1798), on signale à Pleubian le prêtre Berthou rétracté depuis Thermidor dernier, qui ne fait aucune déclaration de soumission aux lois de la République (Lm5, 114). En Floréal an VII, il reçoit à Tréguier où il réside l’autorisation d’exercer librement le culte catholique (93 L 3). Déclare n’avoir jamais émigré. « Intolérant, s’est mal comporté. A éloigner pour le rétablissement de la tranquillité publique » (Boullé II). En 1803 fut placé à Langoat où il mourut le 21 avril 1804.

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Berthou (Gilles)

Ordonné le 28 mai 1768. Vicaire de Plouëc en 1789-1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment dans un premier temps © puis le prête car on le trouve prêtre assermenté de Hautrieux (St-Clet) en Floréal an IV (Lm5,104). Curé de Saint-Gilles (ou de Runan ?) en 1791-1792.

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Le Bescond (Guillaume)

Né à Plougras, le 28 juillet 1754, de François et Louise Le Veuzit. Curé/vicaire de Langoat depuis octobre 1782 et jusque octobre 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment. Ordre est lancé le 6 août 1792 de l’arrêter (Lm5, 32). En vain semble-t-il. Un arrêté de déportation fut pris contre lui le 18 décembre 1797, mais ne semble pas avoir été exécuté (Arch. nat., F7, 4371. On lit cependant, dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI, qu’il était déporté et s’était retiré à Guerlesquin Selon Boullé II, il fut déporté. Le Préfet Boullé le signale aussi dans son enquête de 1802 comme résidant depuis 21 mois dans son pays natal de Plougras dont il devient le recteur le 16 janvier 1804. Il meurt le 8 décembre 1811.

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Le Bescond (Philippe, dit aussi le Père Célestin)

Né à Saint-Agathon, le 24 mars 1746, de Rolland et Julienne Goupil. Capucin à Guingamp. Vicaire de Saint-Agathon du 1er juillet au 1er octobre 1791. Prête serment le 17 août 1791 (et le renouvelle le 27 octobre 1792 ?). Élu curé constitutionnel de Plouisy (Institution canonique du 3 octobre 1791). Incarcéré à Guingamp le 27 avril 1794 comme assermenté non abdicataire jusqu’en décembre 1794 au moins (Lm5, 80). Fut aussi détenu à Pontrieux où il proteste contre les conditions mises à sa libération ( Lettre, Lm5, 65). « À Pontrieux depuis l’an X…Homme de bonnes mœurs, capable et zélé, aimé et estimé dans sa commune » (Boullé II). En 1803, est nommé curé de Plounez. Desservant de Plourivo en 1807.

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Beuvant (Jean)

Prêtre, ex-religieux bernardin. Il officie à Kermaria-Sulard et signe aux registres d’août à novembre 1792. Le 10 novembre 1792, il baptise à Kermaria un enfant de Trézény « au défaut de prêtres » dans cette paroisse. Le 26 septembre 1792, le « sieur Beuvant, vicaire » baptise un enfant à Coatreven. Mais l’acte, comme ceux qui suivent, est signé de Crechriou, secrétaire-greffier de la commune, « en l’absence qu’il ny a ny prêtre ny curé » (sic). Cette situation durait encore jusqu’en décembre suivant au moins. Certains inhumations se feront même sans la présence de prêtres. C’est la seule mention faite du vicaire Beuvant.

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Bidamant (Yves)

Selon certaines sources, serait né à Pleumeur-Gautier de Joseph Bidament, « simple laboureur vivant de son travail », et Marie Even (1Q 481). Mais je n’ai pas trouvé trace en cette paroisse de son baptême. Ordonné le 6 juin 1789. Curé/vicaire de La Roche-Derrien 1789-1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse d’abord le serment , le prête le 10 février 1791 et se rétracte deux jours plus tard. Inscrit sur la liste des émigrés du district de Pontrieux (8 L 55), « dernier domicile connu Saint-Clet ». Signalé à Jersey en 1793 (J). Le 15 pluviose an 2 la saisie des biens de ses parents est prononcée. Mais au vu des certificats fournis, leur fils ayant été classé déporté et non émigré, le séquestre est levé (1 Q 481). Mort le 4 juillet 1801 à Middlesex Hospital (O).

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Biez (Toussaint-Mathieu)

Né à Plestin le 14 août 1765, de Yves-Roland Biez, notaire public et cultivateur à Plestin (1Q 481). En février 1788, Yves-Roland, appelé Roland, est dit « sieur du Tertre »au moment de la constitution du titre clérical de son fils, alors postulant au sous-diaconat (G.197). Vicaire à Penvénan en 1789-90, puis à Prat jusqu’en 1792. Signe la pétition Le Mintier. Refuse d’abord le serment (E) puis le prête en juin 1791 avant de le rétracter le 4 mars 1792 (Lm5 25). Signalé à Jersey en 1793 (J). Le 27 pluviose 1794, l’inventaire des biens de ses parents, domiciliés au château de Laismais, est réalisé selon la loi punissant les parents d’émigrés, et les biens placés sous séquestre [biens assez conséquents, présence de 120 livres divers signalée] (1Q 481). Les parents déclarent à cette occasion que « si leur fils ne s’est pas conformé aux lois ce n’a jamais été par leurs conseils, consentement ni tolérance » et « protestent de leur attachement à la Constitution » et « professent le civisme le plus épuré ». Mais ces formules, que l’on retrouve telles qu’elles dans d’autres procès-verbaux de séquestre ne peuvent être réellement prises en compte. La commune de Prat, à la demande du père, ne fait aucune difficulté à déclarer que « Toussaint-Marie Biez, ex-vicaire réfractaire âgé d’environ 29 ans, taille d’environ 5 pieds, cheveux et sourcis chastain, yeux roux, nez pointu, front haut, teint pâle et marqué de la petite vérole, a résidé sans interruption dans la cy-devant maison presbytérale de cette commune depuis le mois d’octobre 1791 jusqu’au 1er septembre 1792 » (1Q 481). Et les parents qui « ne comptent dans leurs ancêtres et parents que de bons et vertueux plébéiens » obtiennent mainlevée pour leurs biens, leur fils étant dès lors reconnu comme déporté et non émigré. L’abbé Biez se présente aux autorités de Tréguier en fin mars-début avril 1795 à la suite de la promulgation du 9 mars autorisant les ministres du culte à reparaître. Prête serment de fidélité à la Constitution à Lannion le 17 Thermidor IX. « Depuis 1800 à Penvenan » (Boullé II). Recteur de Louannec en 1804. Mort le 8 février 1832

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Le Bihan de Goariva (Etienne-Bénigne)

Né le 17 juin 1729 à Goariva en Plougonven. Minois le dit noble. Ordonné en 1753. Recteur de Plounévez-Moëdec depuis 1768 (Y.Kerurien, Plounévez-Moëdec, t.II, Révolution, p. 43, dit qu’il est ancien chanoine de Mur, et qu’il fut nommé à Plounevez en 1780). Il y reste jusqu’au mois de juin 1791. Refuse le serment (Voir la lettre qu’il écrivit à ce sujet en compagnie de ses vicaires Le Neuder et Briand, dans Geslin de Bourgogne et A. de Barthélémy, Études sur la Révolution en Bretagne, p. 221). Se tint caché semble-t-il. Le 29 juin 1795, il obtient du conseil général de Plounévez-Moëdec, en considération des services rendus, et sous sa promesse de vivre paisiblement et soumis aux lois de la République, la permission d’alterner pour les offices dans l’église de la paroisse avec le constitutionnel Texier. Le 18 décembre 1797, on ordonne de l’arrêter. Il ne le fut que le 17 juin 1799, à Plougonven. Condamné à la déportation, arrive à l’île de Ré le 18 août 1799. Libéré le 16 mars 1800, se retire à Plougonven où il choisit d’exercer le culte après avoir prêté le serment requis le 7 juin 1801. Biens meubles au manoir du Gollot en Plounévez-Moëdec vendus 1455L (1 Q 500). On lit dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI : « Goarira, curé de Plounevez-Moëdec, retiré à Guerlesquin, déporté ».

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Le Bivic (Charles-Julien)

Né à Pont-Melvez, le 1er mars 1740, de Maurice et Jeanne Grimault, du village du Gollot. Ordonné en 1764. Recteur de Pont-Melvez de mai 1784 à 1791. Refuse le serment dans un premier temps, le 13 février 1791, puis le prête le 6 mars suivant (E). Élu curé Constitutionnel de Pont-Melvez. Abdicataire depuis le 27 avril 1794. Il est assassiné par les Chouans le 2e Ventose an IV (21 février 1796) : « Le 2e Ventose, pendant la messe, l’église de Pont-Melvez est assaillie par une bande de brigands. Le prêtre est arraché de l’autel et conduit dans une pièce de terre dite Park ar Groaz tostan, près de la croix dite Kroaz podik entre le village du Gollot et le bourg. M. le Bivic était fusillé vers deux à trois heures de l’après-midi. [Selon le registre de l’abbé Loyer, vicaire de Bourbriac, il erait fils de Charles Julien Le Bivic et de Jeanne Grimault ».

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Blanvillain de Kervaudry (Jean-Hyacinthe)

Né à Guingamp le 18 mars 1744 de René-Louis Blanvillain et Marie Coatamoan. Ordonné en 1768. Vicaire-chapelain de Langoerat en Kermoroc’h depuis 1784. Refuse le serment. En exil à Jersey où il est signalé en 1796 (H et J), puis en Angleterre en 1800-1802 (P.R.O. T 93, n°27/3). À son retour d’Angleterre demeure à Kermoroc’h. Prête serment de fidélité à la Constitution le 26 Floréal an IX. Desservant de Pabu à partir du 2 janvier 1808. Il est mort à Guingamp le 14 juin 1816.

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Blevin (François)

Né vers 1744 à Saint-Brieuc. Moine cistercien et procureur de l’abbaye de Bégard. Reçut ses lettres de prêtrise de l’évêque de Tréguier le 6 avril 1766. Prête serment. Il dessert quelque temps la paroisse de Botlezan (octobre 1591-août 1592). Abdicataire depuis le 3 Floréal II (19 avril 1794) (4 L 128). « À Bégard depuis 1790… aujourd’hui desservant. Assermenté, non déporté. Honnête ecclésiastique, peu instruit, bon à être laissé desservant. Boit parfois » (Boullé II). Il est encore prêtre à Guénézan-Bégard quand il meurt le 30 mars 1803.

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Bobony (Yves Marie)

Né à Guingamp, le 8 mai 1747, de noble Guillaume Guyomar Bobony, avocat, et Catherine Thérèse Phelippe, sieur et dame de Rosmanac’h. Ordonné en 1772. Recteur de Plouigneau depuis 1782. (Selon Minois, p.775, IV, il aurait été recteur de Lanvézéac de 1778 à 1790). En juillet 1791 est directeur des Ursulines de Guingamp (Lm5,16). Refuse le serment. « A été forcé de s’absenter de la municipalité de Guingamp depuis les premiers jours de mars (1792) pour éviter l’exécution d’un arrêté du département qui ordonnait qu’il serait conduit au château de Dinan. Il s’est évadé pour conserver sa liberté, mais il n’a jamais quitté le royaume… Depuis le mois de septembre 1792 (il) a quitté le territoire Français pour obéir à la loi du mois d’août de la même année. C’est au district de Guingamp qu’il a fait sa déclaration. C’est de lui qu’il a obtenu son passeport. C’est cette autorité qui par la force armée l’a fait conduire à Saint-Brieuc où et au port du Légué il s’est embarqué pour effectuer sa déportation » (Déclaration de Le Normant Kergrée son beau-frère, 1 Q 482). Réfugié à Guerlesquin où il est capturé le 7 septembre. Conduit par la force armée au Légué et embarqué d’office en septembre 1792. À Jersey en 1793 (J) et 1795 (N). D. Bernard le dit mort à Jersey le 15 août 1795. Il était le beau-frère de Le Normant de Kergrée. Sur l’abbé Bobony, son activisme et son arrestation voir aussi Lm5, 24, et Arch. nat. F.19, 418, Arrêté du départ. des CDN, le 25 février. Bibliothèque : 241 vol.( 1 Q 482).

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Boga (Charles)

Il demeurait au lieu-dit Trobellec, paroisse de Plouezoch, alors qu’étant clerc tonsuré, il est mis en possession de la chapellenie de Plouezoch, le 12 septembre 1785 (G. 195) Ordonné le 28 mai 1790 (G 195-196). Vicaire de Quemperven en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment le 13 février 1791 à Quemperven (Lm5, 9) . À Jersey en 1793 (J). En 1796-97 se trouve à Amesbury dans le Willshire (P.R.O., T 93/94, Pt.II,219).

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Le Bonniec (Yves-Marie)

Né à Pédernec, le 15 août 1762, de Joseph et Marguerite Jannic. Ordonné le 28 mai 1790 (G.195-196). Signe la pétition Le Mintier. Il signe aux registres de Kermaria-Sulard comme simple prêtre de juin 1790 à juillet 1791. Il signe ensuite « vicaire de Kermaria-Sulard ». Prête serment le 2 avril 1791. Il signe pour la dernière fois les registres de Kermaria le 3 novembre 1791. Il est alors élu curé constitutionnel de Servel (Institution canonique du 18 octobre 1791), puis de Kermaria-Sulard, où il refuse de rendre ses lettres de prêtrise. Cela lui vaut d’être incarcéré à Tréguier, au Couvent des Filles de la Croix, le 11 septembre 1794, comme assermenté non-abdicataire. Après sa libération, il deviendra curé de Trégastel le 7 mars 1796. Au Concordat, il fut nommé curé de Bégard de 1803 à 1823. Biens meubles saisis estimés 343 L (1 Q 500). Mort le 4 août 1824.

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Le Borgne (Charles)

Né vers 1765. Un prêtre de ce nom est vicaire constitutionnel de Gurunhuel. Sans doute est-ce le Charles Le Borgne de l’enquête Boullé II : « 35 ans, né à Maël-Carhaix. À Plouisy depuis l’an VII. Simple prêtre autrefois et maintenant. Assermenté. Bonne conduite. Aimé des habitants ». « Assermenté et ivrogne », selon Mgr Caffarelli. Il est simple prêtre à Plouisy quand il meurt le 24 mai 1805.

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Le Borgne(François)

Né vers 1709. Recteur de Troguéry depuis 1783. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Mort à Troguéry le 4 avril 1791.

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Borie (Anne-Nicolas)

Sieur de Villars, né à Tréguier le 14 janvier 1726, de noble homme Simon Borie, procureur du roi et miseur de la ville et communauté de Tréguier, et de Anne Philippe, sieur et dame de Borie, de la paroisse de Saint-Vincent-Tréguier. Chanoine scolastique de Tréguier de 1772 à 1790. Vicaire général, assura l’administration du diocèse en 1780 avant l’installation officielle le Mgr Le Mintier. Refuse le serment. Fait sa déclaration au district de Lannion le 5 août 1792 pour se déporter à Jersey où il meurt le 8 juillet 1793. Bibliothèque : 799 volumes (« par un défaut d’exactitude assez étrange, ces livres ont été portés au procès-verbal confusément et sans aucune distinction de titre ni de matières ») (1 Q 482). Biens : « était très riche » de l’aveu d’un de ses fermiers. Possédait une maison et dépendance à Tréguier (17 000L), une autre à Plougrescant (10 000L), le lieu Pont-Allain en Camlez (11 600L) et les biens de Guingamp estimés en capital à plus de 20 000 L) (1 Q 482)
[On le confond parfois avec son frère Joseph-Louis, prêtre lui aussi].

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(Le) Boulbin (Joseph-Ange)

Né le 11 mai 1756. Ordonné à Saint-Malo en 1780, pour cause de vacance du siège épiscopal de Tréguier. Le vicaire général Borie le nomma aumônier du château du Taureau. « Le château du Taureau, écrit-il, n’avait été pour vu jusquà présent que de mauvais sujets. M. Le Boulbin est instruit et réglé, et s’est prêter à y passer jusqu’à la Toussaint. Entre temps on pourvoiera d’un aumônier à demeure. On y était sans messes depuis quelque temps. Quoiqu’au bas de la rivière de Morlaix, on n’a pu s’y procurer de prêtres ni de religieux » (Lettre de Borie à Mgr Le Mintier, du 29 mai 1780). Dans une autre lettre du 20 septembre suivant, le vicaire général explique la raison du manque de candidats à ce poste : « M. Le Boulbin, jeune prêtre que j’avais envoyé pour aumônier au château du Taureau s’y est comporté parfaitement. Sa santé s’y est dérangée…Il est comme impossible d’entretenir ce château d’aumôniers. Le Roi ne lui donne que 30 L. par mois sur lesquels il y a des retenues. La pension y est au moins de 30 L par mois. Sa chambre n’est ni boisée, ni tapissée, ni éclairée. L’humidité rend ce logement malsain… » Curé de Kermaria-Sulard en 1788-1790. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment sous condition le 13 février 1791 (Lm5, 9). Mais sans doute le confirma-t-il. Elu curé constitutionnel de Plouguiel (Investiture canonique du 17 juin 1791. En mars 1792, signe une pétition contre les prêtres insermentés de Tréguier et la municipalité qui les protège (Lm5, 25). Emprisonné à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Mort le 30 pluviose an X (19 février 1802) à Kermaria-Sulard. Bibl. : 142 vol.

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Le Bouloing (Charles-Julien-Sixte)

Né à Plouaret, le 6 avril 1752, de Christophe et Mathurine Julienne Tassel. Le Vicaire général Borie écrit à Mgr Le Mintier à son propos : « Vous avez à Paris un abbé Le Bouloign que sa famille désirerait voir revenir dans le diocèse. Mgr de Luberzac se proposait de lui donner de l’avancement, mais il voulait l’associer d’abord dans les places subalternes. On lui trouverait de l’emploi, ne saurait-il pas bien le breton. Il est de bonne maison et a à Lannion une famille très respectable » (2 juin 1780). Recteur de Maël-Pestivien. Signa la pétition de Mgr de Saint-Luc, évêque de Quimper. Prête le serment, mais apporta peu après des restrictions « pour tranquilliser sa conscience » qui rendait son serment de nulle valeur. Contraint d’abandonner sa cure, se réfugie à Plouaret. Un ordre d’arrestation est lancé contre lui le 30 mars 1792. Il est finalement arrête à Plouaret le 21 avril 1793 (dossier de sa capture Lm5, 41), conduit à Lannion et transféré à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc. Condamné à la déportation le 13 août 1793 (Lm5, 110), puis condamné à être enfermé à la maison de détention de Guingamp le 25 novembre suivant (Lm5,47). Ne fut déporté vers Rochefort et embarqué sur le vaisseau Les Deux Associés qu’en mars 1794. Une première fois libéré, il fut à nouveau arrêté et condamné à la déportation le 10 novembre 1797. Il échappa à la Guyane ; on le débarque à l’île de Ré le 5 octobre 1798 d’où il ne sort qu’en Prairial an 8 (juin 1800). Il revient à Plouaret jusqu’au Concordat qui le voit nommer à la cure de Plourac’h en l’an XIII. Il meurt à Lannion le 25 juillet 1815. Biens meubles saisis en 1793 au lieu dit Saint-David en Plouaret estimés 6 282 L (1 Q 500).

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Le Bourdelles (Antoine)

Né à Pleudaniel le 4 septembre 1737 de Charles Le Bourdellés et Catherine Le Callennec. Recteur de Saint-Sauveur de Guingamp jusqu’en juillet 1791. Était aussi directeur des Hospitalières. Elu au conseil général de Guingamp le 25 janvier 1790. Refuse le serment (B). « Habile théologien, il est présumé conseil de quantité de prêtres dissidents » (Registre de délibérations de Guingamp, février 1792). Signalé en exil à Jersey en juillet 1795 (N) et en 1796 (H, Cheylus, J). (Voir aussi 82 L 1). Mort en Angleterre entre le 1er septembre 1797 et le 1er septembre 1798 (O).

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Bourel (François-Efflam)

Né à Plouégat-Guerand, le 17 décembre 1755. Vint avec ses parents à Kerellou (Lanmeur). Ordonné le 27 mars 1784 (G.195). En 1790, était vicaire à Plésidy. Refuse le serment (B). Une note de M. de Roscoat (La Croix des CDN), à l’occasion de la béatification des trois martyrs de septembre originaire du diocèse dit qu’en 1791 « vint résider à Plouegat-Guerand l’abbé Bourel, ancien vicaire de Plésidy, excellent prêtre…On le toléra jusqu’au 4 juillet 1792 où il fut obligé de se cacher ». Il y exerce en juin 1795. Prête le serment le 3 Messidor an III, mais se rétracte et mène une vie clandestine. Il ne fut pris qu’en 1798 (13 mai), à Lescour, en Lanmeur. Condamné à Quimper, il expédié à l’île de Ré le 9 juin 1798, et y arrive le 24 juin suivant. Il mourut à la citadelle de cette île le 3 septembre 1801 (Manseau, II, 230). [doc : Laisser-passer de F.E.Bourel 20 mai 1797, cf.E. Pinçon, Lanmeur durant la Révolution]

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Bourel du Penquer (Pierre)

Ancien recteur de Lanmeur. Prêtre habitué de Lanmeur en 1790. Il y mourut le 18 juillet 1790.

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Bourgneuf (Jean-Zacharie)

Né à Jugon le 23 juin 1760. Professeur de Rhétorique au collège de Tréguier. Figure sur la liste des électeurs municipaux de cette ville en janvier 1790. Prêta serment. Était curé de Trégomeur quand il fut élu curé constitutionnel de Châtelaudren en juin 1791. Fut détenu à Quintin en Fructidor II (Août 1794). « Nommé curé constitutionnel. Obligé de fuir sa paroisse, nommé commissaire du gouvernement près un canton rural. Homme instruit, littérateur, ayant des mœurs, du caractère ; propre à remplir dignement des fonctions ecclésiastiques et propre à l’instruction » (Boullé I). Curé de Plouagat de l’an VIII à 1835. [cf. sa notice et son épitaphe composée par lui-même (Hist. du Pays de Dinan, II)]. Mort le 30 dec. 1835.

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Bourgneuf (R ?)

Prêtre à Loguivy-Plougras en 1790.

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Le Bourhis (Christophe-Anne)

Né le 6 avril 1760 à Taulé (Finistère). Ex-récollet à Plouagat-Chatelaudren. En 1790-91, il est commis à la paroisse de Plouagat. Prête serment (E). Il signe « Christophe-Anne Le Bourhis, vicaire » le registre de Ploumagoar, le 19 septembre 1791. Élu vicaire successivement à Saint-Michel, Plouisy et Grâces. [Le 10 septembre 1792, se présente au District de Guingamp et déclare se retirer en l’île de Jersey (1 Q 483) ?]. « Réside depuis 1790 à Guingamp » (Boullé II). Mis en arrestation le 27 avril 1794 comme assermenté non-abdicataire. Mais malade est admis à l’hôpital de Guingamp. Finit cependant par abdiquer. Vicaire de Grâce depuis 1795. Nommé recteur de Moustéru en nivose an 12. Mort le 18 décembre 1806. Bibliothèque : 223 vol. et 17 manuscrits. (Inventaire 1 Q 483). Biens : les biens meubles saisis en 1793 dans la chambre qu’il louait à Guingamp furent vendus 724 L. (id.)

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Le Bourzec (Louis)

Curé de la trève de Lannéven en 1789-90. Prête serment. E Vicaire de Plouegat-Moysan puis de Plestin en l’an III. Quand il prête le serment en l’an VI, il était alors domicilié à Loguivy-Lès-Lannion (38 L.22). Devint curé constitutionnel de Duault. Un « L. Le Bourzec prêtre » dessert l’église de Bulat en Vendémiaire an VII. Sans doute est-il alors curé constitutionnel de Callac.

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Boustouler (Ollivier-Marie)

Né à Lanmeur le 14 mai 1753. Vicaire à Lanmeur depuis le 14 février 1789. Refuse le serment (13 février 1791). Détenu aux Carmes puis au château de Brest d’où il est déporté en Espagne (Août 1792). Au Concordat, il est vicaire à Lanmeur où, semble-t-il, il mourut le 12 février 1805.

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Le Bras (Jean)

Né le 22 juillet 1750. Vicaire de Runan. (L’a-t-il été aussi de Saint-Gilles ?). Prête serment (E). Curé constitutionnel de Ploëzal de juin 1791 à 1793 (Institution canonique du 14 juin 1791). Le 19 juin, il se présente dans sa nouvelle paroisse de Ploëzal : « C’est moins par amour pour mon repos et ma satisfaction personnelle que par intérêt pour la tranquillité publique, écrit-il, que je dois vous rendre compte de mon entrée à Ploëzal […] J’ai prévenu le maire par une lettre, que je devais me rendre à Ploëzal le dimanche 19 juin entre 8 h et 9h. J’y suis arrivé vers ce temps, sans escorte, sans appareil[…] J’ai trouvé une foule de curieux qui se sont rangés en deux lignes […] J’ai entré dans la sacristie. Mr Gigant y est venu aussi. Il a fixé sur moi pendant près d’une minute des regards furieux que je n’ai pu soutenir qu’en l’invitant à parler. Et pour l’y engager, je lui ai dit que j’allais m’habiller pour célébrer la grand-messe. Il a sorti sans mot dire. » Au moment de l’aspersion, « je crus entendre une voix qui disait : Si vous demeurez là, vous serez tous damnés ! J’ai alors vu toutes les filles et les femmes sortir, et aussi beaucoup de monde d’hommes. » Abdique en prison. Nommé Archiprêtre de Pontrieux le 4 février 1798. Mort recteur de Ploezal le 15 septembre 1806.

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Le Breauzic (Pierre)

Né à Pleumeur-Gautier, le 10 mai 1754, de Pierre-Jean (qui signe) et Marie Berthou. Vicaire de Plougrescant en 1790-91. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment. Mais sans doute le prèta-t-il par la suite, car en décembre 1791 et janvier 1792, il officie à Kermaria-Sulard et signe les registres, mais comme simple prêtre. Dernière signature, le 24 janvier 1792. Il devient cette année-là curé de Trézény. Il est signalé en exil à Jersey en 1796 (H et J) et en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T.93/23). Revient en France en 1802 et Prête serment de fidélité à la Constitution le 13 avril. Nommé recteur de Trélévern en 1804. Il meurt dans cette fonction le 15 décembre 1822.

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Brehinier (Jean)

Né à Tramain, le 26 juillet, 1748, de Jacques Bréhinier, laboureur, et Anne Basset. Vicairede Saint-Jean du Baly(Lannion) en 1790. Prête serment (E).Vicaire constitutionnel à Lannion de juillet 1791 à juin 1792. Il signe comme vicaire les registres de Châtelaudren les 24 mai et 18 septembre 1792. Il y demeura probablement jusqu’à l’arrivée du nouveau vicaire en novembre 1792. A Plénée-Jugon depuis 1800 où il exerce la profession « d’instituteur particulier assermenté » (Boullé II).

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Le Breton (Isaac)

Né le 6 mars 1747 à Ploëzal de Jean Le Breton et Jeanne Rolland. Ordonné le 31 mars 1770. Recteur de Guimaëc depuis 1778. Fut secrétaire de Mgr. de Serra et de Mgr de Luberzac, évêques de Tréguier. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Ordre de l’arrêter est lancé le 19 juillet 1792, en vain. Il s’était réfugié à Ploëzal. « Nous vîmes paraître dans nos contrées, au commencement de quatre vingt douze, le prêtre Le Breton. Ce vampire sinistre, vomi par le département du Finistère, ce scélérat rusé dont la popularité affectée pensa allumer une guerre dont nous n’avons vu que les trop funestes effets en la Vendée » (Dénonciation de Mr de Boisboissel par le comité de surveillance de Runan, le 20 Floréal an II, 9 mai 1794, Arch. 22). Le 13 septembre dans cette commune il déclare se retirer en Angleterre (1 Q 500). Est signalé à Jersey en juillet 1795 (N). puis à Amesbury dans le Willshire en Angleterre en 1796 et 1797 (PRO, 7 93/45, Pt II, 219) [ un certain Y. Le Breton, reçoit le 2 germinal an V (22 mars 1797) l’autorisation d’exercer le culte en la chapelle dite des Cinq-Plaies en la commune de Minihy (93 L 1), sans doute un homonyme]. Autorisation lui est accordée le 7 Germinal an VIII d’exercer librement le culte. Au Concordat, il est nommé à nouveau recteur de Guimaëc. Il mourut dans cette paroisse le 13 juillet 1811.

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Briand (Étienne-Yves)

Né à Tréguier (Saint-Vincent), le 28 février 1762, de Etienne-Yves Briand, aubergiste, et Françoise Toudic (Toullic ?). Titre clérical de 1783 (G.195) Sans doute frère de Pierre-Louis Se présente aux autorités de Tréguier le 28 mars 1795 afin de bénéficier de l’amnistie accordée le 9 mars. Le 9 Frimaire an IV, ayant refusé de souscrire à la soumission, il fut arrêté et conduit aux Carmélites de Guingamp (93 L 1), où il demeura 3 mois et 22 jours (4 L 135). Un état des réfractaires dit de lui (31 novembre 1797) : « A disparu. Insoumissionnaire à la loi du 7 Vendémiaire, fut pris et envoyé en arrestation à Guingamp d’où il s’évada. A été autorisé à demeurer à Tréguier par le Département jusqu’à la loi du 19 Fructidor » (Lm5, 114).

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Briand (Pierre)

Né le 17 juillet 1750 à Plounevez-Moedec de Hyacinthe Briand et Marie Le Donias. Vicaire à Plufur de 1788 à octobre 1790, puis à Plounevez-Moëdec en 1790 où il signe la pétition Le Mintier. Prête serment à Plounevez-Moëdec le 16 février 1791(E). Mais sans doute dût-il ensuite se rétracter. Le 22 juillet 1791 présente son passeport devant la municipalité de Tréguier et déclare élire domicile dans cette ville. « Je ne crus pas, en 1790, devoir me soumettre au décret de la Constitution civile du Clergé, et me retirai en ma commune natale de Plounevez-Moedec où je demeurai jusqu’à l’arrêté d’exil lancé contre tous les prêtres indistinctement par le département des Côtes-du-Nord. Alors je me rendis à Tréguier et y demeurai depuis le 22 juillet 1791 jusqu’au 23 août 1792 que nous fûmes tous chassés par la force armée venue pour le fait même. Les poursuites continuelles que l’on faisait contre tous les prêtres m’obligèrent à me soustraire et aux poursuites et à la violence, ainsi que le prouve le procès-verbal des témoins fait au sujet de ma radiation sur la liste des émigrés où j’ai été emploié sans doute par erreur. J’ai vécu depuis dans l’obscurité, le silence, l’oubli et la paix jusqu’à ce que confondu avec un autre ecclésiastique portant le même nom que moi, je me suis vu dénoncé(?) par une similitude de mon nom avec ce confrère sans avoir jamais eu rien de commun avec lui dans aucune affaire quelconque, ne portant ni le même nom (sans doute prénom), n’étant ni de la même commune et n’ayant aucune ressemblance avec le confrère en question. J’ose me flatter, Citoyens Administrateurs, que votre justice aura égard à la bonté de ma cause, et qu’elle ne me refusera pas cet acte d’équité et d’humanité que je sollicite auprès de vous. J’ose espérer que l’administration aujourd’hui plus instruite de mon amour pour la tranquillité, l’union et la paix, me donnera un garant de ma liberté et la main-levée pour le recouvrement des débris d’une triste et malheureuse fortune » (Lettre de P.L. Briand du 13 Ventôse an V, 1 Q 484). Signalé à Jersey en 1793 (J). Se présente aux autorités de Tréguier le 27 avril 1795 pour bénéficier de l’amnistie promulguée le 9 mars. figure le 31 novembre 1797 sur une liste de réfractaires qui résidaient à Tréguier avant la loi du 19 Fructidor III (Lm5, 114). A nouveau arrêté, il est déporté à l’île de Ré où il arrive le 28 juin 1798. Libéré le 16 mars 1800 (Manceau, II, 230). Au Concordat fut nommé recteur de Saint-Laurent (1805), puis de Pluzunet (1815) où il meurt le 16 novembre 1828. (Sur l’histoire de l’abbé Briant, consulter le cahier de paroisse de Pommerit-Jaudy).
Nota : Selon les registres de l’évêché, il y aurait un autre second Pierre Briand né le 4 juin 1755 qui aurait aussi été nommé à Pluzunet après le Concordat (13 CD 1) Il est mort recteur de Pluzunet le 16 novembre 1828 à 73 ans.

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Briand (Louis)

Né le 21 septembre 1762 à Guénézan de Louis et Jacquette Trégrom. Ordonné le 24 mars 1787 (G.195). Vicaire à Guingamp depuis au moins 1789. Prête serment. En 1793, il est à Guingamp, et occupe un petit emploi administratif consistant à viser les passeports et à les consigner en un registre (Guingamp, Bibl. munic.) Abdicataire depuis le 19 avril 1794. Resta domicilié à Guingamp. Non déporté. « Bon ecclésiastique, zèlé, régulier, estimé des habitants de Guingamp et désiré dans sa commune » (Boullé, II). En 1802 est toujours vicaire à Guingamp. Nommé recteur de Grâces en 1806. Il meurt à Guingamp le 31 décembre 1814.

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Briand (Yves)

Vicaire de Plourin-les-Morlaix en 1791. Semble avoir refusé le serment (cf. Le Masson, Les Victimes…, p.289)

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Le Bricquir (Ollivier-François)

Né le 2 avril 1752, à Lannion, de Me Jean-François Le Bricquir, notaire et procureur au siège royal de Lannion, sieur du Meshir, et Jeanne Elisabeth Jézéquel. Prend possession de la paroisse de St-Jean du Baly à Lannion en avril 1788. Chanoine de la Collégiale de Tonquédec. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). En janvier-février 1791 était procureur de la commune de Tonquédec. Curé constitutionnel de Perros-Guirec (Institution canonique du 16 juin 1791). Se plaint en juillet et août 1792 de subir des désagréments et de sentir sa vie menacée (Lm5, 31). Fut président de la société populaire de cette ville en l’an II. Fut abdicataire. Fut nommé à Trébeurden de 1795 à 1800. Mort le 27 juin 1801(8 Messidor an IX) à Lannion. [Était-ce le fils de l’ancien maire de Lannion ?]

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Brignonen (Marc)

Né à Louargat, le 19 janvier 1755, de Joseph (qui signe) et Françoise Crepé, du lieu noble de Guerroudour. Vicaire de Pédernec de 1780 à 1789. Refuse le serment (B), puis le prononce(E). Vicaire constitutionnel de Louargat dès 1791. Se retira dans sa famille à Guerroudour en Louargat. Détenu à Pontrieux, proteste contre les conditions mises à sa libération (Lettre, Lm5, 65). Détenu à Guingamp en décembre 1794 comme assermenté non abdicataire (Lm5, 80). « M. Pastol, recteur de Saint-Eloi, possède encore les burettes qui lui servaient pour la messe : il les a trouvées chez un membre de sa famille à Saint-Eloi ». Mort le 3è jour complémentaire an X.

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Briot

Vicaire à Trémel. Signalé à Jersey (J).

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Le Bris (Antoine-Marie)

Recteur de Buhulien en 1788-1792. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Mais sans doute se rétracta-t-il puisqu’il est toujours « curé » de Buhulien en décembre 1792.

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Le Bris (Hyacinthe-Jean)

Né le 15 février 1738, à Lannion, de noble homme Laurent Le Bris et Laurence Le Hir. Recteur de Brélévenez en 1789-90. Fut élu maire de Brélévenez. Signe la pétition Le Mintier. Il est déchu de sa place de curé le 17 août 1791 pour n’avoir pas prèté le serment sur la Constitution civile du clergé (6 L.108). Il est d’ailleurs toujours considéré comme réfractaire dans un Etat du 18 Fructidor an IV (Lm5, 112). Le 7 août 1792, alors qu’il était détenu au château de Brest un arrêté du Directoire du Finistère le condamne à la déportation en Espagne (Lemasson, 184) [On le dit alors « prêtre de Brélévenez et vicaire de Kerpert » (voir 1 Q 500)]. Il part pour Santander (Le Masson, 183). Au Concordat revient à Brélévenez où il est « desservant depuis 1801 ou 1802 » (Boullé II). Prête le serment de fidélité à la Constitution en Thermidor an IX et est admis à exercer le culte à Brélévenez (Prairial IX) puis à Lannion. « Disposé à servir les vues du gouvernement » (Boullé). Nommé recteur de Brelevenez le 25 nivose an XII. Mort à « l’hospice d’humanité » à Lannion le 24 avril 1813. Bibl. : 156 vol. Biens meubles vendus 1327 L.

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Brochen (Hervé)

Né à Quemper-Guezennec, le 13 août 1730, de Michel Brochen (qui signe maladroitement) et Jeanne Guézou. Y réside depuis 1782 en qualité de prêtre habitué ou de chapelain. Y a rempli les fonctions de vicaire jusque 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment puis le Prête. Vicaire constitutionnel de Quemper-Guezennec de 1790 à 1793. « Non déporté, instruit, de bonnes mœurs, estimé et aimé, mais caduc » (Boullé, II). Il est prêtre à Quimper-Guézennec quand il meurt le 16 juillet 1812.

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Brule (Marc)

Cistercien de Bégard. Prête serment (E).

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Le Brun (Hervé)

Né à Plouénan, le 4 septembre 1750. Prêtre de Léon. Placé à Plouvorn.Vicaire à Locquirec en 1790. Il prête serment à Morlaix, le 5 juillet 1791. Successivement vicaire constitutionnel à Guimiliau, Locquenolé, Sainte- Sève. Installé comme curé constitutionnel à Saint-Michel en Grèves le 30 juin 1793. Il était toujours à ce poste quand il présida la cérémonie de plantation de l’arbre de la liberté dans cette commune. Refuse d’abdiquer. Est emprisonné à la maison d’arrêt de Lannion le 21 septembre 1794 et remis en liberté le 3 Thermidor an II (21 juillet 1794). (35 J.27). On le retrouve, après le Concordat, vicaire à Plouénan où il meurt le 22 octobre 1829.

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Buhot (François-Marie)

Né à Plougras le 30 août 1763, de Alexandre-Marie Buhot et Catherine Rose Limon du Tymeur, sieur et dame de Kerserts. Ancien maire de Plougras, il choisit d’entrer au séminaire sous l’évêque Jacob. Il était diacre en avril 1792. Par suite d’un manque de prêtres constitutionnels, sa formation fut accélérée. Ordonné en juin 1792, il est, dès septembre de cette année, élu vicaire constitutionnel à Plougras où il exerça avec zèle sa fonction d’officier public, n’hésitant pas à faire incarcérer les fidèles qui continuaient à préférer les offices des insermentés (6 L 108).Mais le Directoire le poursuit pour trouble à l’ordre public, en raison de ses déclarations contre le gouvernement et la Constitution de l’An III. Il est déporté à l’île de Ré. Il y arrive le 26 mars 1799. Fut libéré le 11 février 1800 (Manceau II, 232). Il abandonne ensuite l’état ecclésiastique. Il meurt à Plougras, le 24 février 1822. Parent de Yves Toussaint Buhot de Kerson, maire de Guingamp en l’an IX.

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Buhot de Kerson (Paul-Jean-Marie)

Né à Plougras, le 8 février 1765, de noble Alexandre-Marie Buhot de Kerson, sieur de Kerserts, et Catherine Rose Limon du Tymeur, demeurant en leur manoir du Menez-Riou. Frère cadet du précédent. Il était au séminaire en mars 1788 quand il reçoit de ses parents une rente annuelle de 14 bx de froment pour titre clérical. On ignore quand il a été ordonné [Confusion possible avec le précédent].

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Burlot (Louis-Jacques)

Né le 28 mars 1754 à La Harmoye de Louis et Françoise Burlot. Cistercien de Bégard. Prête serment (E). Abdicataire depuis le 19 avril 1794. « À Guingamp depuis 1790. Ancien Bernardin aujourd’hui simple prêtre. Assermenté, non déporté. Bonne conduite. Peu de capacités. Rebouteur » (Boullé, II). Mort à Guingamp le 29 août 1811

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C

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Cadiou de Kermellec (Denis-Pierre)

Né à Trélévern, le 19 février 1759, de noble François-Marc Cadiou de Kermellec et dame Catherine Le Jannou. Ordonné le 1er avril 1786 (G 195). Curé-vicaire de Rospez où il signe la pétition Le Mintier. Insermenté. Il exerce toujours son ministère à Rospez le 17 janvier 1792. Signalé à Jersey (J), puis en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T.93, n°27/3). À son retour d’exil Prête serment de fidélité à la Constitution le 28 mars 1802 et retrouve sa fonction à Rospez.

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Cadennec (Charles Nicolas)

Prêtre sacristain et greffier du chapitre de ND. du Mur à Morlaix en juin 1789.

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Cadoudal (Bertrand-Jacques)

Né le 10 janvier 1761, à Saint-Adrien, de Joseph et de Marie Steunou. Ordonné le 24 mars 1787 (G.195). Vicaire de Bourbriac en 1789-91. Insermenté. Exilé à Jersey (J). En 1796-97 se trouve à Amesbury dans le Willshire (PRO, T 93/45, Pt.II,219). Recteur de Kermaria-Sulard depuis le 25 nivose an 12. Une plainte est lancée contre lui parce qu’il remarie les époux déjà unis par les assermentés, refuse toute valeur aux sacrements donnés par ces derniers, et villipende les acheteurs de biens nationaux (V.547). Sans doute sanctionné par un déplacement dans la paroisse du Moustoir en 1806.

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Le Cain (Toussaint-Marie)

En 1772, il est prêtre-chapelain de N-D. de Pitié en Saint-Carré. Devient recteur de Trévou-Tréguignec en 1785. Refuse le serment, fut pourtant conservé quelques temps dans la paroisse. Mais le 18 mars 1792, le maire de Trévou le dénonce à Jacob car « il trouble la paroisse de ses mauvais conseils,…tient journellement contre notre Constitution » et draine à ses offices « bien du monde des paroisses voisines » (Lm5,25). Part pour Jersey où il est signalé en 1796 (H)., puis en Angleterre où il se trouve en 1802 (PRO, T 93n°27/3). Bibl : 322 volumes. Biens meubles estimés 1169 L (1 Q 501). [Voir à son sujet 2 E 437]

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Callec (Yves)

Né à Camlez le 16 février 1739 de Nouel Callec et Françoise Gouriou, ménagers de la paroisse (Noel Callec signe maladroitement). Recteur de Lanvézéac depuis 1782 jusqu’en 1791. Refuse de signer la protestation Le Mintier (Lm5, 10). Refuse le serment le 13 février 1791 (Lm5, 9). Reste à Lanvézéac jusqu’au 9 septembre. Y prend passeport. En Exil à Jersey de 1792 à 1796 au moins (J et H où il est par erreur appelée Gallée), puis en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T 93/23). Mort à Tréguier le 30 mars 1806. Biens : 300L de revenus.

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Callegan (Yves)

Né le 20 mars 1748, à Trédrez, de Me Louis Callegan et Marie Le Marrec. Curé de Lanrodec en 1788 et jusqu’au 8 octobre 1789, puis curé/vicaire de Plouisy en 1789. Prête serment. Elu curé constitutionnel de Plouisy (Inst. can. du 8 juin 1791), puis de Trédrez en décembre 1792. Abdicataire. Domicilé tantôt à Saint-Michel-en-Grève, tantôt à Trédrez entre 1795 et 1802. Desservant de Plounérin en 1814. Meurt le 23 novembre 1832

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Le Callennec (André-Marie)

Né à Pleumeur-Gautier le 23 janvier 1748 de Yves Le Callennec et Marie-Thérèse Héloury. Ordonné le 17 décembre 1772 (G.192). Chapelain de Pleumeur-Gautier en 1790. Prête le serment le 26 décembre 1790 (Lm5, 5). Vicaire d’office à La Roche-Derrien. Quitte cette fonction vers Ventôse 1792 et déclare élire domicile à Pommerit-Jaudy. Il est élu prêtre constitutionnel de cette paroisse de Pommerit le 21 avril 1793.

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Caillete (Yves)

Né vers 1721. Recteur de Trégonneau en 1789-90 et jusqu’à sa mort le 1er novembre 1791 à Trégonneau (ne signe plus les registres après le 15 juin 1790). Prête serment (E). Bibl : 114 vol. (Inventaire 1Q 484).

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Le Calvez (Jean-Désiré)

Né le 20 septembre 1737, à Rostrenen, de Jean et Gabrielle Serbon. Vicaire à Saint-Michel de Guingamp. Refuse le serment. Considéré comme déporté, il est signalé à Jersey (Lef. et Gofv., J) et sans doute aussi en Angleterre, en 1796, à Amesbury dans le Willshire, si le « Jean Le Calvez » signalé est bien le même personnage (PRO, T.93 n°45). Domicilié à Louargat depuis 1797. Prononce le serment prescrit par la loi, le 14 Prairial an X. « Fanatique, conduite irrégulière » (Boullé II). Desservant de Plouzélambre en l’an XIII. Il est chapelain de l’hôpital de Lannion quand il meurt en octobre 1827 à 96 ans (donc né en 1731).

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Le Calvez (François)

Né le 24 avril 1754, à Yvias, de Jacques Le Calvez, laboureur, et Jacquette Tour (… ?). Vicaire de Saint-Michel en 1788-1789 et de Plouisy en 1790 jusque juin 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Quitte la France en 1792. « Je me suis rendu à Jersey que j’ai habité quelque temps, et j’ai ensuite séjourné à Berwich et à Londres avant mon retour en France ». En juin-juillet 1796 se trouve à Guernezay (M). Rentre en mai an IX et aussitôt débarqué se rend à Yvias (V. 576) où il prête le serment prescrit le 11 thermidor an IX. « A des mœurs et de l’instruction » (Boullé II). Mort vers 1802-1803 sans doute à Yvias où il résidait depuis 14 mois à la date de l’enquête de Boullé II.

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Le Cam (Guillaume)

Né le 17 août 1738 à Lannion, de Jacques (Le) Cam (qui signe) et Marie Cosquer. Ancien capucin. Prête serment (E). Curé constitutionnel de Brélévenez (il signe pour la première fois les registres le 23 octobre 1791), puis de Saint-Quay-Perros (mai 1793). Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Puis domicilié à Saint-Quay-Perros. Le rapport Boullé II déclare qu’il fut déporté et ajoute : « s’est bien comporté durant la révolution, mais caduc ». Il meurt le 17 Ventôse an XI.

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Le Cam (Jean)

Né le 8 octobre (ou septembre ?) 1755. Reçoit des lettres de tonsure en novembre 1788. Vicaire à Brélévenez. Desservant de Mantallot en 1810, puis de Gommenec’h en 1811. Il meurt dans cette paroisse le 6 avril 1826.

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Le Cam (Jean-Marie)

Un Jean le Cam est ordonné le 28 mai 1768. Est-ce lui, ou le suivant ? Est vicaire constitutionnel de Bourbriac. Le 31 juillet 1791, il se présente devant la municipalité de Bourbriac afin de prêter le serment. Dès le 21 août suivant, il est vicaire constitutionnel de cette paroisse.

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Le Cam (Jean-Marie)

Né vers 1742, à Lannion, de Yves et Marie Le Garec. En 1790-91 est vicaire de Plounérin. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment. Elu vicaire constitutionnel de Plougras et Loguivy-Plougras en juillet 1791. Sans doute s’est-il rétracté car un certain « Le Cam, vicaire de Plounérin » est signalé à Jersey en décembre 1792 (K). Retiré à Plouzélambre en 1815-1816 (V.576). Il meurt, à Lannion, le 7 août 1817 à 75 ans.

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Le Cam

Il est curé de Ploumilliau, dès 1784. Refuse le serment. Figure dans un Etat des ecclésiastiques français qui recoivent à Londres les secours accordés par le gouvernement le 1er avril 1803. (PRO, T.93/26.) Se trouve encore en Angleterre en 1814. Rentra lors de la Restauration (Arch. des affaires étrangères, France-Bourbon, vol. 616, p. 230).

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Camus (J.F.)

Né le 22 juin 1749 à Plouigneau. Ordonné en 1778. En 1791 il est vicaire de Plouigneau. Insermenté. Se tint caché. Au Concordat devient vicaire de Plougonven où il meurt le 7 octobre 1817.

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Cardon (Jacques-Louis-Joseph)

Né en1754 à Frévent (près de Boulogne-sur-Mer). Lazariste entré dans la congrégation en 1771. Professeur au séminaire de Tréguier. Refuse le serment. En exil à Jersey (H et J) puis en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T 93/23). Figure dans un état des ecclésiastiques français qui reçoivent à Londres les secours accordés par le gouvernement Anglais le 1er avril 1803 (PRO, T 93/26). Resta semble-t-il en Angleterre avec son confrère Chevrollais. Lors de la rentrée du Roi Louis XVIII en 1814, il se trouvait toujours en Angleterre (Archives des Affaires étrangères, France-Bourbon, vol. 616, p. 230) : « tête faible », dit alors de lui le rapporteur.

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Carn (Jean-Gilles)

Prêtre de Plougasnou. Signe la pétition Le Mintier le 8 novembre 1790 (Lm5,10). Refuse le serment. Exerce clandestinement à Plouezoc’h. En novembre 1819, il est prêtre à Morlaix.

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Carré (Yves)

Né à Saint-Michel-en-Grèves, le 2 novembre 1758, de Yves Carré, meunier et ménager de St-Michel-en-Grèves (Kerarmet), et Anne Le Levier. Ordonné le 1 er avril 1786 (G.195).Vicaire de Brélidy en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Puis vicaire à Buhulien (janvier 1791) où il prête serment (E). Il est ensuite nommé curé constitutionnel de Saint-Jean-du-Doigt.

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Le Carrer (Louis)

Prêtre, signe au registre du Merzer le 31 mars 1789.

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Carvennec (François-Marie)

Dominicain de Guingamp. En exil en Angleterre(?) en janvier 1795 (PRO Treasury, T.93/26).

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Cathou (Yves)

Vicaire de Ploëzal en 1790. Prête serment le 13 février 1791(E). Reste vicaire à Ploëzal, sans doute comme constitutionnel.

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Caulet (Julien-Joseph-Marie)

Né en 1766 à Lanvollon, de Vincent et Madeleine Mandon. Est prêtre habitué de Locquirec en 1790 et jusque juin 1791. Insermenté. Détenu au château de Brest et de là déporté en Espagne le 12 août 1792. Au Concordat, il est nommé recteur de Plouisy. Il est mort à Pléhédel, le 26 septembre 1816. On le alors dit âgé de 52 ans (donc né vers 1764) ; mais c’est là probablement une grosse approximation.

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Célestin (Père)

Prêtre et capucin de Guingamp. Il célèbre un baptême en l’église de la Trinité-Guingamp le 10 juin 1791.

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Chabot (Jean)

Sous-prieur des Augustins de Lannion en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. En exil à Jersey où il est signalé en 1793 (J).

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Le Chaffotec (Jean-Marie)

Né le 1er février 1759, à Pleudaniel, de Michel Le Chaffotec (qui signe) et Marie Le Gac. Ordonné le 19 décembre 1789. Curé de Plouëc en 1790, puis de Ploëzal où il signe la pétition Le Mintier. Prête serment le 13 février 1791 (E). Élu curé constitutionnel (« fonctionnaire public ») de Ploëzal puis de Hengoat (Institution canonique du 14 juin 1791), puis de Troguéry (3 juin 1792). Non abdicataire détenu à Pontrieux en Messidor II (juillet-août 1794). Resta à Hengoat jusqu’à la cessation du culte. Mis en arrestation, il n’obtint sa liberté qu’en livrant ses lettres de prêtrise (28 avril 1794) et en épousant sa bonne (12 août 1794). Un an après il était libre par la mort de sa femme. Son mariage fut validé par le cardinal Caprara le 11 octobre 1802 (Arch. nat. A.F. IV, 1898).

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Chauvel-Desportes (Joseph-Henri)

Né vers 1745. Le 20 décembre 1780, le vicaire général Borie écrit de lui : « Sa soeur a épousé un frère de M. de Cressolles… Il est âgé de 35 ans, n’est pas de condition noble, mais allié à toute la noblesse de Lannion. Il a été trois ans jésuite, mais a fait sa théologie au séminaire de Tréguier… Il prèche bien en français mais n’a aucun usage de la chaire bretonne ». En 1780, il vit avec sa sœur, Mademoiselle Trelen de Cressolles à Lannion et y rend à l’hôpital gratuitement le service d’aumonier ( G 443). Chanoine de Tréguier de 1787 à la Révolution (cf. G. Minois, Bull. S.E.CDN, t.CXI, 1982).

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Chauvière (René)

Dominicain de Morlaix. Vicaire constitutionnel de Saint-Mathieu (Morlaix). Signe pour la première fois le registre le 13 juillet 1791.

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Chevrollais (François-Joseph)

Lazariste, directeur du séminaire de Tréguier. Signe « prêtre de la mission » le registre de Plougras le 8 août 1790.Refuse le serment. En exil à Jersey où il est signalé en 1793 (J), puis en Angleterre en 1800-1802 (PRO T93/23). Figure dans l’état des ecclésiastiques ayant reçu des secours accordés par le gouvernement anglais le 1er avril 1803 (PRO, T 93/26). Resta en Angleterre. Il enseigne à la Stafford Mission, collège catholique de Westham, et en devient chapelain. Il y meurt le 18 septembre 1823 (O et W-R. Powell, A history of the County of Essex, vol. 6, 1973).).

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Clastrou (Yves)

Né à Trélévern, le 12 juin 1740, de Jean (qui signe) et de Marie Kerleven (?). En 1791 est vicaire à Lannéanou (trève de Plouigneau) [J-L. Le Floch dit qu’il était interdit à Lannéanou]. Prête serment. Vicaire constitutionnel de Lannéanou puis de Pleyber-Christ (avril-juin 1791). Curé de Borsorhel (1791-1802). Au Concordat est prêtre à Plouégat-Moysan. Mort vicaire de Ergué-Gaberic le 23 juillet 1811.

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Clech (Augustin)

Né à Plestin le 15 février 1739, de Guillaume et de Marie-Jeanne Le Moin, demeurant au bourg de Plestin. Prêtre à Plestin-Les-Grèves depuis 1780. Docteur en droit canon. Refuse le serment. Quitte Plestin en décembre 1790, se cache chez son neveu Huon, notaire à Lannion. Arrêté à Morlaix chez deux femmes canadiennes, Mme Le Blanc et sa fille. Condamné à mort en même temps que ses deux logeuses, à Brest le 1er juillet 1794. (cf. F. Le Bihan, L’abbé Augustin Clech, S.Em. CDN, 1912, pp.91 et sq). On a ajouté dans le registre de Plestin, en marge de son acte de baptême, la mention : « Prêtre et vicaire de Plestin, martyrisé à Brest, le 1er juillet 1794 ».

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Clech (Pierre-François)

Né à Plouézec le 9 octobre 1764. Ordonné le 18 septembre 1789. Prêtre à Ploëzal en 1790. Prêta serment. Il signe « vicaire de Ploumagoar » les registres de cette paroisse, en octobre 1791. Fut vicaire constitutionnel de Louargat. Incarcéré le 8 Floréal an II (27 avril 1794) à Guingamp comme assermenté non abdicataire. À Plouëc depuis l’an VIII. Curé de Plouha de l’an XI à 1830. Fut-il le curé constitutionnel de Pordic que les chouans chassèrent [Voir Habasque : Notions Historiques, I, 257] ?. (Note du 13/03/2011. Je dois à Yves Ballini les précisions suivantes sur ce personnage : "Pierre François le CLECH : né à Plouëc-du-Trieux, le 9 octobre 1764 (cf. vue 170 / 402 BMS 1755-1777 Plouëc-du-Trieux). Chanoine de Beauport dont il est le dernier profès, le 30 novembre 1788. Curé de Plouha de 1803 jusqu’à son décès le 7 juin 1830 (acte n°100 - vue 53 / 398 D 1830-1834 Plouha). Profès de Beauport le 30 novembre 1788. En mai 1790, il déclare vouloir sortir du cloitre afin d’y exercer son ministère dans une paroisse ou être enseignant. Il put effectuer brièvement les deux fonctions. Au début de 1791, il entre comme professeur de troisième au collège de Saint-Brieuc et devient vicaire d’Odio-Baschamps à Pordic où il prête, le 17 juillet, le serment à la Constitution Civile du clergé. Le 9 octobre, il devient curé à la place d’Odio-Baschamps promu vicaire épiscopal. L’année suivante, il change le titre de curé pour celui d’officier public. Effrayé par la tournure prise par les évènements révolutionnaires, il donne sa démission de fonctionnaire public le 9 mars 1794 ; en avril, il est emprisonné avec deux de ses anciens confrères (Pierre Odio-Baschamps et Claude Gérard) et l’évêque Jacob à Quintin ; ils en ressortent en décembre. Le 9 décembre 1796, Le Clech fait la déclaration suivante devant la municipalité de Pordic : « je reconnais que l’universalité des citoyens français est le souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la République ». Le 16 septembre 1798, il vient prêter un dernier serment : « je jure haine à la royauté et à l’anarchie, attachement et fidélité à la République et à la constitution ». En application du concordat de 1801, le préfet des Côtes-du-Nord fait dresser une liste des prêtres, portant des appréciations sur leur caractère et sur leur conduite. Clech est ainsi décrit : « curé sermentaire, théologien lettré, régulier, d’une bonne conduite, propre à l’instruction et à remplir dignement ses fonctions dans l’église ». En 1803 il est nommé curé de Plouha ; il reste à ce poste jusqu’à sa mort en 1830. À cette date, il ne reste plus qu’un seul religieux de l’abbaye de Beauport : le chanoine Le Sage. Ce dernier vient enterrer son ancien confrère et prononce une vibrante allocution, et fait l’apologie des vertus de l’abbaye désormais en ruine".)

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Le Clech (Pierre)

Né le 28 juillet 1753 à Ploumagoar, de Yves et Marie Perrot. Ex-récollet. Assermenté. Vicaire à Saint-Agathon depuis 1791, puis à Ploumagoar. Le 20 décembre 1792, il signe le registre de Ploumagoar par une formule sybilline : « P. Le Clech vic. de Ploumagoer provisoire de Saint-Agathon ». Détenu à Guingamp en décembre 1794 comme assermenté non abdicataire (Lm5, 80). Détenu à Pontrieux, proteste contre les conditions mises à sa libération (Lettre, Lm5,65). Desservant de Saint-Agathon au Concordat. Il meurt comme prêtre de cette paroisse le 7 mars 1804.

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Cloarec (Henri-Marie)

Né à Plougras le 12 décembre 1760, fils de François Cloarec (qui signe) et Marie Guéguen (qui ne sait signer), de Langam. Ordonné le 12 mars 1785 (G.195). Vicaire à Saint-Mathieu de Morlaix en 1790. Refuse le serment. Un arrêté de déportation fut pris contre lui le 18 décembre 1797 et qui ne fut pas exécuté (Arch. nat. F 7, 4371. On lit cependant dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI, qu’il était déporté et s’était alors retiré à Guerlesquin.). Exerça clandestinement à Plougonven dont il devint curé en l’an X (V 582). Il aurait voulu recevoir l’aide de l’abbé Le Jean pour le seconder dans sa tâche. Le sous-préfet de Morlaix soutint cette demande en ces termes : « Le citoyen Cloarec, faible et délicat, ne peut seul supporter les fatigues d’une communes très étendue et mérite toute la considération qu’on doit à un homme paisible et dont les recherches que je lui avais prescrites ont contribué à purger ce territoire d’une bande de voleurs dont quinze ont péri dans les prisons et sur l’échafaud et pareil nombre en présence de tribunaux » (V.582). [Il y a le mariage de deux François Cloarec à Plougras : l’un en 1731 avec Marguerite Ansquer et le second en 1747 avec Marie Guéguen]

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(Du) Coadic (ou Couedic) (René)

Né le 10 août 1737, prêtre sermentaire à Pabu en Fructidor an IX. La population s’en prend à lui et exige son départ à cause de son inconduite notoire (V 556).

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Cocquart (Jean-Claude)

Né à Sainte-Croix-Guingamp, le 12 mai 1733, de François Cocquart, marchand, qui signe, et Marie Jourdan. Recteur de Trébeurden en 1785 et 1790. Signe la protestation Le Mintier. Élu maire de Trébeurden le 8 février 1790. Demeura en place jusqu’au 21 octobre 1791 (dernier acte civil enregistré). Prèta serment mais dut se rétracter. Réside à Tréguier depuis le début février 1792 avant de prendre passeport pour Jersey le 10 septembre 1792. Signalé à Jersey en 1793 (J), puis en Angleterre en 1801-1802 (PRO, T.93/2). Mourut à Guingamp le 12 Pluviose an XI à 69 ans. Il est frère de François Cocquart.

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Cocquart (François)

Né à Sainte-Croix- Guingamp (?) en 1722 de François (qui signe) et Marie Jourdan. Prêtre à Sainte-Croix-Guingamp en 1788 puis chanoine à Sainte-Croix. N’a pas prononcé le serment. Emprisonné en mars-avril 1794 en la maison des Carmélites à Guingamp. Y entra le 30 Brumaire IV et en sortit quatre mois plus tard (4 L.135). Le 2 avril 1795 déclare se retirer à Guingamp (Lm5, 70). En août 1796 fut à nouveau incarcéré à Guingamp (Masson, Manuel, II, 25). Il meurt à Guingamp le 4 Floréal an VII, à 76 ans. Il est dit prêtre insermenté. Il est frère du précédant.

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Le Coessin (Pierre)

Né au Merzer, le 21 février 1767, de Toussaint Le Coessin et Renée Goupil, demeurant au moulin du Traou. Reçut le diaconat des mains de Le Mintier le 18 décembre 1790 (G.195-196). On signale à Jersey en 1793 (J) et en 1795 (PRO T.93/26), un Coeffin, prêtre du Merzer, qui ne peut-être que Le Coessin. Il aurait donc été ordonné en exil. Les procès-verbaux du Directoire exécutif (Arch. nat., t II, p. 25, séance du 27 Prairial an V [15 juin 1797]) rapportent une réclamation de Coëssain, prêtre des Côtes-du-Nord, détenu à Bordeaux (AF* III 7, fol. 234 verso-238 r°).

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Colle (Guillaume-Julien-Gilles)

Né le 10 juin 1733 à Alsburton dans le Devonshire (Angleterre). Etant passé en Bretagne, il y abjura la religion protestante en l’église Saint-Mathieu de Morlaix le 3 août 1752. Ordonné prêtre en 1757, il reçoit ses lettres de naturalisation, le 1er août 1769 (AD 29, 1 E 832). Selon le vicaire général Borie, il n’obtint le rectorat de Saint-Sauveur-Guingamp « que par égard aux sollicitations de Mr Lancien, évêque de Limoge ». Il était, selon Borie, « homme de compagnie et d’une conduite peu ecclésiastique » (G 443). Recteur de Botsorhel depuis 1781. Signe la pétition le Mintier. Refuse le serment. Détenu à Kerlot, aux Capucins de Landerneau puis au Collège de Quimper. Au Concordat redevient recteur de Botsorel. Mort à Landerneau le 20 mai 1809.

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Le Collen (François-Claude)

Né à Pleubian le 2 mai 1762 de François le Collen et Marguerite Le Bourdellés, neveu de Maurice le Collen. Ordonné diacre le 18 décembre 1790 par Le Mintier (G.196-197). Ordonné prêtre par Jacob le 17 décembre 1791, et aussitôt nommé . En 1791, il est vicaire de Plourhan. Y Prête le serment et devient curé d’office constitutionnel de cette paroisse en octobre 1792. En 1792 et 1793, il exerce à Saint-Quay-Perros. « Depuis 1795 à Lézardrieux » (Boullé II). Nommé à Lézardrieux le 4 Floréal an XII, il y meurt le 8 juin 1810.

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Le Collen (Maurice)

Né le 18 avril 1725 à Pleubian, de Yves et Françoise Le Gonidec. Recteur de Gurunhuel de 1782 à 1792. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment avec restriction (E). Recteur assermenté de Tréglamus dont il a été chassé par les chouans » (Boullé II). Se réfugie chez son frère au Pellazou. Il est à Pleubian en Vendémiaire an III et y exerce quelques temps le culte. Incarcéré le 27 avril 1794 à Guingamp comme assermenté non abdicataire. S’y trouvait encore en décembre 1794 (Lm5, 80). Le 29 Messidor II, proteste contre les conditions mises à sa libération (Lettre, Lm5,65, publiée par Le Masson, 302). A sa libération est curé en résidence à Pleubian de 1794 à 1798. « Conduit à l’arrestation, il n’en sortit que pour aller mourir à Kergadalen, en Pleubian, lieu appartenant à sa famille. Il s’était rétracté plusieurs fois, et n’exerça aucune fonction ecclésiastique une fois sorti de Gurunhuel » (Le Diocèse de Saint-Brieuc). Il est mort le 26 août 1806 étant prêtre à Pleubian.

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Collet (J-L)

Vicaire constitutionnel de Châtelaudren. Il signe pour la première fois les registres le 27 novembre 1792.

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Conen du Jardin (Louis-Marie)

Né à St-Mathieu-Morlaix le 25 août 1754. Chanoine de l’église Notre-Dame du Mur, collégiale royale de Morlaix, depuis le 19 mai 1788. Refuse le serment. Quitte Morlaix le 18 juillet 1791, se réfugie à Bothoa, à la maison de Kerauter située en la trève de Sainte-Tréphine. Il y demeure jusqu’au 18 février 1793, remplissant les fonctions d’instituteur dans la famille Lauzanne qui lui donnait l’hospitalité. Arrêté à Plaintel par la garde nationale de Quintin dans la nuit du 30 au 31 janvier 1794, il est condamné à mort par le Tribunal criminel des CDN et exécuté quelques jours après (cf. Abbé Tresvaux, I, p.540).

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Le Coniat (François-Geneviève)

Curé d’office de Lanmodez en août 1589, il est recteur de cette même paroisse à partir d’octobre 1789. Prête serment (E), puis se rétracte sans doute puisque ordre de l’arrêter est lancé le 19 juillet 1792 (G). Il est signalé à Jersey en fin 1792 ( Gofvry). En juin 1797, il se trouve à Southampton (PRO, T.93/45, Pt.II, 211). Mort à Middlesex Hospital le 23 mars 1800 (Nécrologe du Laity’s Directory, cité par Le Masson, 23 J 1, et O). Bibl. : 23 livres et « un ballot de livres cousus par les deux bouts »(!). Biens meubles et effets estimés 651 L (1 Q 501).

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Con(n)an (Jean)

Fils de Louis et Françoise Pezron. Baptisé à Plourac’h le 12 août 1742. Assermenté. A Coadout depuis l’an IX. Fut pris à partie par un groupe de « six brigands armés ». Ils se présentèrent le 14 Frimaire an 7 dans l’auberge de Jean Coutellec, en Plourac’h, y firent mander le citoyen Conan, curé constitutionnel, « lequel se rendit à leur « invitation », le firent se mettre à genoux, prirent sa montre et 300 francs, et sous sa promesse de rétracter son serment lui firent grâce de la vie (Lm5, 126). Domicilié à Plouézec en 1798. Il est prêtre à Plourac’h quand il meurt le 14 avril 1804.

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Cor (Y.)

Prêtre de Louargat en 1790. Signe la pétition Le Mintier.(sans doute mauvaise lecture pour Plouagat).

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Corbel (Hyacinthe)

Le « citoyen Corbel, prêtre », officie à Lanvellec du 2 novembre au 9 décembre 1792, après le départ des prêtres de la paroisse.

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Corbel (N.)

Chapelain de St-Quay"(probablement de la chapelle Saint-Quay, mais en Plélo sur la rive droite du Leff et de ce fait en l’évêché de Saint-Brieuc). Signe aux registres de Bringolo les 17 mars et 6 juillet 1790.

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Corfdir (François)

Né à Morlaix (Saint-Martin), le 21 janvier 1723. Ordonné par l’évêque constitutionnel Expilly, en 1792. Vicaire de N-D du Mur, à Morlaix, en juillet 1792, puis curé de Locquénolé (1793). Vicaire à Ploujean en 1800. Il se retire ensuite à Morlaix où il meurt le 30 juillet 1805.

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Le Cornec (Guillaume)

Né à Plouha, le 28 juin 1744, de Claude et Jeanne Ollivier. Vicaire de Plouha en 1790. Prête serment. Elu premier curé constitutionnel de Pommerit Le-Vicomte (Institution canonique du 11 juin 1791). Non abdicataire, détenu à Pontrieux en juillet-août 1794. Revenu à Pommerit-Le-Vicomte, il en est délogé par les chouans en Frimaire an VIII. Devient curé archi-prêtre de Guingamp le 8 janvier 1798. Nommé curé de Paimpol en 1803. Bibl. : 129 vol (1 Q.501).

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Le Corre (François)

Né à Plougonver le 27 décembre 1764 de Jean Le Corre et Françoise Jaouen. En janvier 1788, il obtient de ses parents pour titre clérical, une rente annuelle de 90 L. Il était encore au séminaire en attente de son ordination. Il ne figure pas dans les listes des ordinants dans le diocèse. Il est vicaire à Pommerit-Le-Vicomte de 1789 à 1791. Prète le serment (E). Il est élu curé constitutionnel de Langoat en octobre 1791. Il signe les registres pour la première fois le 23 octobre 1791. Prêtre à Prat jusqu’en 1792. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Ses biens furent saisis (1 Q 501). Bibl. : 52 vol. (Certains prétendent qu’il se rétracta et choisit de s’exiler. De fait un François Le Corre, prêtre de Pontrieux, est signalé à Jersey par Lef. et Gofv, et J. Est-ce le même ?). À Trégonneau depuis l’an IV. Installé à Pleubian le 14 Prairial an XII. Desservant de Pleubian en 1806 puis de Rospez (7 septembre 1808) où il meurt en 1832.

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Le Corre (François)

Né vers 1764 à Plougonver, de Jean et Françoise Jouan. Il est recteur de Rospez quand il meurt le 2 mars 1846 à l’âge de 81 ans. Mais on ignore où il se trouvait au moment de la Révolution.

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Le Corre (François)

Né le 23 décembre 1764, est curé domicilié à Pédernec en 1798 (Le Masson, Manuel, II, p. 109). Il s’agit sans doute de l’ancien recteur de Pédernec qui meurt le 20 février 1817 à l’âge de 52 ans. [François Corre, né le 15 novembre 1764, fut nommé curé se Tréglamus le 19 février 1806, ; il est mort le 19 août 1825] (Arch. Evêché, registre 13 CD 1)

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Le Corre (François)

Né à Plouaret en 1760 (Minois). Curé/vicaire de Plouezoch en 1788-91. Signe le 8 novembre 1790 la pétition Le Mintier (Lm5,10). Refuse le serment. Ordre de l’arrêter lancé le 15 juin 1792 (G).

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Le Corre (Henri)

Né à Trégrom le 22 juin 1753, de Yves (qui signe, mais maladroitement) et Catherine Le Guével. En 1790-91 est vicaire de Trégrom. Prête le serment (E). Elu curé constitutionnel de Ploulech (Institution canonique du 30 juin 1791). Abdicataire. En résidence à Landerneau en 1797 et novembre 1798.

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Le Corre (H.)

C’est sans doute (Honoré ?) Le Corre qui est ordonné le 24 septembre 1768. Prêtre de Plougasnou. Signe la pétition le Mintier le 8 nov. 1790 (Lm5, 10).

Le Corre (Jean) Né à Quemper-Guezennec le 20 septembre 1765. Prêtre à Quemper-Guézénec en 1790 et 1791. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment. Il signe les registres du Faouët, du 30 juin 1791 au 22 mai 1792, comme simple prêtre puis comme vicaire. Ordre de l’arrêter est lancé le 19 juillet 1792 (G). En exil à Jersey (Gofv. et J), puis à Guernezay où il est signalé en juillet 1796 (M), enfin en Angleterre, à Southampton, où on lui verse des secours au mois de septembre 1796 (PRO, T 93/45). « S’est comporté paisiblement depuis son retour d’Angleterre » (Boullé II). Après un refus le 12 floréal an IX (V 577), il prête le serment de fidélité à la Constitution le 22 septembre 1801. Nommé desservant du Faouet en 1801, puis de Pédernec en 1810. Frappé d’interdiction en 1815 (V 577). Mort le 20 février 1817.Retour Sommaire

*Le Corre (Yves)

Né à Goudelin, le 24 juin 1728, de Jean (qui signe), et Anne Le Moing. Chapelain à Goudelin depuis 1757. Vicaire du recteur blanc Dumay en 1790. Prête serment (E). Fut curé de Lannebert, dépose ses lettres de prêtrise le 11 mai 1792. Simple prêtre à Goudelin quand il meurt le 23 octobre 1806.

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Le Corvaisier (alias Corvoisier) (Gilles)

Né à Plélo en 1736. Ordonné en 1771 (Minois). Un certain Gilles Le Corvoisier, recteur de Plénée, diocèse de Saint-Brieuc, célèbre à Plouagat le renouvellement du mariage de ses parents (après cinquante ans de vie commune) Gabriel Le Corvoisier et Jeanne Le Méhauté. Nommé recteur de Châtelaudren en 1783 (paroisse Saint-Magloire). Refuse le serment le 8 février 1791 (D). En août 1791, la municipalité de Châtelaudren se plaint de lui et demande qu’il soit remplacé (Lm5, 18). Il signe pour la dernière fois les registres le 6 octobre 1791. Part pour l’exil vers Jersey, puis vers l’Espagne à Oviédo (J). A son retour, en Germinal an VIII, il revient à Chatelaudren et prête le serment prescrit par la loi le 15 juin 1802. « A été intolérant. On le dit plus modéré à présent » (Boullé II). Au Concordat fut nommé à Bocquého (25 nivose an 12). [Voir Le Sage]. Quand il meurt en janvier 1805, il est prêtre à Plélo.

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Corvez (François)

Né à Plougonven, le 15 novembre 1764, de Hervé et Marie Tilly. Avait reçu le diaconat des mains de Mgr Le Mintier à Tréguier le 18 décembre 1790 (G.195-196). Ordonné prêtre en exil. « À Tréguier depuis 18 mois, dit le rapport Boullé II, Insermenté, non déporté. Rentré comme prêtre après la Révolution. On ignore ses dispositions ». Nommé desservant de Tréglamus en 1806. Il meurt étant « prêtre ou desservant » de cette paroisse le 19 août 1825(son acte de décès, dont l’orthographe est par ailleurs fantaisiste, l’appelle CORVEC).

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Corvez (Guillaume)

Originaire de Plouigneau. Régent du collège de Tréguier en 1790. Figure sur la liste des électeurs municipaux de Tréguier en 1790. Signe la protestation Le Mintier. Signalé à Jersey en 1793 (J), en septembre 1795 (PRO, T, 93/26), et en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T.93/23) où il mourut le 23 juillet 1817 (O).

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Costen du Rascoët (Noël Yvon Marie)

Né à Brest le 24 avril 1750. Chanoine de N.D. du Mur à Morlaix. Insermenté. Mort à Landerneau le 30 janvier 1791.

Cotty (François)
Né le 20 novembre 1747 à Saint-Melaine-Morlaix. Ordonné en 1771. En 1791 il est vicaire à Plouégat-Moysan. Prête serment. Élu curé constitutionnel de Plougonven le 27 mars 1791. Selon J-L. Floch, « il rétracta son serment en cours de Révolution ». Prêtre à Morlaix (Saint-Melaine) au Concordat. Il y meurt le 9 décembre 1807.

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Cotty (Pierre)

Originaire de Ploujean. Ordonné le 5 juin 1784 (G.195). Prêtre à Ploumilliau, en 1785, puis à Louargat en 1790. Signe la pétition Le Mintier. En exil en Espagne à Valladolid (Le Masson, Manuel…,183). C’est lui sans doute qui est prêtre à Lohuec, auprès de son oncle, et qui fait l’objet d’une interdiction pour « immoralité », et utilisation de la crédulité publique en utilisant de prétendus dons de thaumaturge (V.552).

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Couffon (Claude-Marie)

Né à Pontrieux (N-D des Fontaines), le 24 octobre 1765, de Yves-Gabriel Couffon, sr de Kerdellech, et Marie-Louise Limon du Tymeur. En novembre 1788, alors qu’il se préparait à être reçu au sous-diaconat, ses parents luis accordent pour titre clérical la somme de 60 L de rente annuelle. On ignore quand il reçut la prêtrise. Il se serait trouvé en Angleterre avant de revenir en France lors de la rentrée de Louis XVIII en 1814 (Le Masson, 23 J 1. Arch. des Affaires Etrangères, France-Bourbon, vol. 616, p.230) [Mais confusion possible avec le suivant].

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Couffon (Vincent-Augustin)

Né à Lanvollon, le 27 juin 1758, de François Couffon (qui signe) et Marie-Gabrielle Le Tallec. Recteur de Locquenolé (diocèse de Dol) en 1790. Refuse le serment. Revient chez sa mère à Lanvollon où il séjourne du 24 décembre 1791 jusqu’à septembre 1792 lors de sa déportation pour Jersey. Un Etat des prêtres réfractaires dans le département des CDN à l’époque de la loi du 18 Fructidor V (LM5, 112), dit de lui : « déporté rentré, ci-devant recteur à Morlaix, chouan effréné, vendu aux ex-nobles, actif, ayant fait tout le mal possible, scélérat monstre ». Il résidait alors à Lanvollon. Sans doute se cacha-t-il avant de reprendre le chemin de l’exil. Un rapport du 18 Brumaire 6 (Lm5 113) écrit à son propos : « V.A. Couffon, ci-devant recteur de la paroisse de Locquenolé, près Morlaix, et natif de Lanvollon. On ignore ce qu’il est devenu, n’ayant point eu de passeport de la municipalité ni du département. Il faut qu’il se soit caché. Je le crois même dans le canton d’Etables. Quand la journée du 18 Fructidor n’eût produit d’autre effet que de faire disparaître de notre canton cet ennemi irréconcialiable des principes républicains, l’avantage est assez grand ». Après le Concordat, il redevint recteur de Locquénolé où il est mort le 18 juillet 1839.

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Coupé

Ex-Augustin. Une perquisition fut ordonnée en février 1791 au couvent des Cordeliers de Grâces où il s’abritait. Il était soupçonné d’être « un des suppôts de l’aristocratie, propagateur d’opinions dangereuses » ; mais il en était parti depuis huit jours (Lm5, 8).

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Couppé (Yves Félix)

Né le 8 octobre 1758, à Lannion, de noble Hyacinthe-François Couppé, sieur de Quervennou, conseiller du roi et son alloué au siège royal de Lannion, maire de la ville et communauté de Lannion, et Marie-Thérèse Salliou. Sous-diacre de Lannion en 1789. Peut-être a-t-il été ordonné en exil. Refuse le serment. En exil à Jersey en 1793 (J), puis en Angleterre en 1800-1802 où on le déclare prêtre (PRO, T 93 n°27/3). Un autre document le situe en Angleterre dans ces mêmes années mais le dit diacre (PRO, T.93/2). A son retour d’exil, il partagea ses activités de desservant à Hengoat (1809-1810) et Troguéry (1812). Il mourut à Tréguier et fut enterré à Hengoat. Il était fils de noble Hyacinthe Couppé, sieur de Kervennou, conseiller du roi et son alloué au siège royal de Lannion. Il était aussi frère du député Couppé. Célèbre pour son originalité et son esprit caustique, Yves Félix Couppé avait servi dans la marine avant d’entrer dans les ordres. Agé de 22 ans, il était second lieutenant du corsaire L’Enjôleur commandé par Le Breton de Vieuville. Il devint même capitaine d’abordage à bord d’un des vaisseaux du capitaine corsaire Cornic. (cf. H. Le Goff, Gabriel Couppé, député Trégorois, La Révolution dans le Trégor. Les Bleus, les blancs et les autres, p.241 et 246. Voir aussi 35 J 24). Nommé recteur de Hengoat le 4 décembre 1809, puis vicaire de Lannion desservant Loguivy (1816). Il est nommé recteur de Loc-Envel le 15 mars 1823. Il occupe ce poste quand il meurt le 7 novembre 1837.

Le Cour (ou Le Corre ?) (J-M) Curé de Plounérin en 1790. Signe les registres de Plufur le 20 janvier 1790.Retour Sommaire

**Le Court de Kergrist (Mathieu)

Né en 1735 à Saint-Jean-du- Doigt (Minois). Prêtre de Saint-Jean-du-Doigt. Le 8 novembre 1790, signe la pétition Le Mintier (Lm5,10). Refuse le serment. Arrêté à Saint-Jean-du-Doigt le 25 juin 1798, il est conduit à Quimper puis à Morlaix où il meurt dans l’hôpital de cette ville le 4 octobre 1799.

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de La Court (Louis-Claude)

Né le 30 octobre 1743 à Saint-Martin de Bohain (Aisne). Ancien prieur de Beauport. Insermenté. (Un « De la Court, prêtre », signe le registre de Lanmodez le 24 avril 1792). Docteur en théologie. Établi sa résidence à Lanmodez jusqu’au 28 février 1793, « temps où les gendarmes vinrent pour se saisir de sa personne et où il fut contraint de se cacher pour éviter la persécution… Il se retira en la commune de Tréguier où il trouva des âmes compatissantes qui lui offrirent un refuge. Il y resta jusqu’au moment où le député Bruc permis aux prêtres de reparaître » (1 Q 488). Desservant à Tréguier depuis 1793. Non déporté. « Resté neutre, pacifique, ami de l’ordre, moral et instruit » (Boullé, II). Chanoine honoraire de Saint-Brieuc et directeur des Dames de l’hôpital de Lannion. Il meurt le 11 octobre 1810.

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Coustin du Masnadau (Jean-Charles-Armand)

Né le 28 juillet 1736. Chanoine de Tréguier. Vicaire général. Refuse le serment. Il s’exile pour Jersey en compagnie d’un parent (neveu ?) qui s’engagea dans le régiment du Dresnay, débarqua à Quiberon et fut fusillé dans la prairie de Bondon le 8 Fructidor an III. À Jersey en 1796 (H), puis à Southampton en septembre 1796 date à laquelle il reçoit des secours (PRO, T 93/45) et en 1798 où il est enregistré sur une liste de prêtres bretons ayant exercé le ministère en ce lieu (notes prises par le chanoine Le Masson à l’Ambassade de France, 23 J 1 ; voir aussi PRO, T 93/45). Il est mort le 20 mai 1811 à Saint-Brieuc dont il était chanoine de la Cathédrale depuis l’an XI. Bibl : (cf Inventaire 1 Q 487). Biens : inventaire des biens meubles et effets de la maison de Tréguier qu’il louait 2958 L (Id.)

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Couston (Joseph-Augustin)

Né à Tréguier (paroisse de la Rive), le 5 mai 1738, de noble Ignace Couston (qui signe), et Catherine Malbec. Frère d’Ignace-Mathurin. Prêtre à la paroisse de la Rive à Tréguier dont il signe les registres en 1790. Figure sur la liste des électeurs municipaux de Tréguier en 1790. Fut membre de la Chambre littéraire de Tréguier de juillet 1789 à janvier 1790. « Vers 1789, époque des premiers jours de notre Révolution, il se forma à Tréguier, comme dans toutes les autres villes du Royaume, une société de citoyens dont le but était de travailler aux succès et à la propagation de la république. J’en fus nommé président. J’arborai le premier la cocarde tricolore et prétai le serment requis. Malgré ces premières démarches, je me vis enveloppé par ma qualité de prêtre dans la proscription et les recherches qu’en faisait faire le gouvernement. J’eu recours à mon Département, et lui demandai qu’il me fût permis, comme citoyen non fonctionnaire public, de rester en France et y jouïr tranquillement de ma petite fortune. Le Département… déclara que je n’étais point sujet à la déportation. Je ne l’étais, en effet ni de droit ni de fait. J’avais rempli tous les devoirs d’un citoyen et dans le moment j’étais rongé de goutte et retenu sur mon grabat par une fièvre lente. J’ai langui dans cet état jusque vers la fin de Ventose an 3 que l’arrêté du Représentant Bruë m’encouragea de faire des efforts pour me rendre au temple et y faire l’exercice de mon culte. On exigea de moi une soumission à toutes les lois de la République. Je m’y soumis, et j’étais bien éloigné de penser que je serais porté sur la liste des émigrés. Tous mes concitoyens me savaient retenu chez moi » (Lettre aux Administrateurs du Département, 13 Fructidor an 4, Arch.22, 1 Q 487). Recteur de Trédarzec. Se présente le 28 mars 1795 aux autorités de Tréguier pour bénéficier de l’autorisation donnée aux religieux cachés de reparaître avec assurance (promulgation du 9 mars 1795). Bibl : une centaine de volumes (Inventaire 1 Q 487). Biens : inventaire de ses meubles 680L. Possédait une maison-boutique à Tréguier estimée 4727 L.

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Couston (Mathurin-Ignace)

Né le 4 juin 1736, à Tréguier (Saint-Sébastien de la Rive), de noble Ignace Couston (qui signe), et Catherine Malbec. Prêtre sacristain de la cathédrale de Tréguier. Dans une lettre adressée au district de Lannion le 23 juillet 1791 (Lm5, 15), il se dit prêtre depuis 28 ans, déclare avoir toujours demeuré à Tréguier, être devenu aumônier des Ursulines à la place qu’occupait le sieur Siochan, chanoine, et souffrir d’infirmités. Le 22 septembre 1791, il présente à l’assemblée municipale de Tréguier l’autorisation du département du 8 septembre qui l’autorise à rester à Tréguier « parce qu’il ne dira point la messe ailleurs qu’à l’église paroissiale sans la permission de l’évêque, et qu’il signera l’obligation de ne manifester à personne son opinion sur la Constitution ». S’exila à Jersey (J). Se noya accidentellement, en 1793, comme il rentrait en France (Abbé Tresvaux, I, 482). Bibl : 85 vol. (Inventaire, 1 Q 487). Biens : meubles et effets de sa chambre à la cathédrale, 83L ; possède une maison à Tréguier acheté à fonds perdus. (Id.)

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Le Coz (Sulpice)

Fut curé constitutionnel de Belle-Isle-en-Terre.

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(Le) Coz (Jean-Marie)

Né à Pontrieux le 19 mai 1766 de Geoffroy et Françoise Bellon. Avait reçu le diaconat des mains de Le Mintier le 18 décembre 1790 (G.196). Refuse le serment. Ordre de l’arrêter est lancé le 19 juillet 1792 (G). Il est hébergé pendant quelques temps chez Mr de Boisboissel à Ploëzal . Il s’exile à Jersey où il se trouve en décembre 1792 (K). Il passe en Angleterre, en 1796-97 à Amesbury dans le Willshire (PRO, T 93/45, Pt TT, 219). Il se trouve toujours en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T 93, n°27, 3). C’est également en Angleterre qu’il sera ordonné prêtre. A son retour, il prête le serment de fidélité au gouvernement établi par la constitution le 13 mai 1802. Il est alors prêtre au Faouet. « Ordonné prêtre en Angleterre. A éprouver » (Boullé II). Prêtre à Pont-Melvez en l’an XI. Nommé recteur de Caouënnec le 4 novembre 1805, puis de Ploulech le 28 octobre 1807 où il meurt le 3 avril 1811 (V.554). [Il s’agit du Cozic (Jean-Marie), diacre de Pontrieux, inscrit sur la liste des émigrés du district de Pontrieux (8L 55)].

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Le Cren (Julien)

Né à Goudelin, le 5 janvier 1736, de Gabriel et de Anne-Rose Bré. Recteur du Merzer en 1789-1792 (appelé à tort Le Treu en Lm5, 16). Prête serment (E). Abdiqua le 2 mai 1794. Se maria civilement dans sa paroisse. « Domicilié à Goudelin depuis l’an III. Ancien curé. N’exerce plus. S’est marié » (Boullé II). Meurt à Goudelin.

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Le Cun (Guillaume)

Né à Trédarzec le 13 avril 1745, de Yves et Catherine Le Dû. Chantre de la cathédrale de Tréguier. Débarque à Quiberon et est exécuté à Vannes en juillet 1795 après Mgr de Hercé (Abbé Tresvaux).

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Le Cuziat

Prêtre à Lannion. Prête serment (E). Curé constitutionnel de Gommenech.

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Le Cuziat (Joseph)

prêtre, ex-récollet de Cuburien. Il officie à Kermaria-Sulard et signe aux registres du 4 février au 30 avril 1792. Il passe ensuite à Trézélan avant d’être emprisonné et d’abdiquer en prison.

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Le Cuziat (François)

Né en 1741 à Botsorhel. Vicaire à Botsorhel en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier. Insermenté. Meurt à Botsorel le 15 décembre 1791.

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Le Cuziat (G.)

Prêtre à Plouaret en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Sans doute est-ce Guillaume Le Cuziat, ordonné le 28 mai 1774 (G.192).

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D

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Dafniet (Antoine)

Sans doute originaire de Morlaix. Curé de St-Melaine avant de devenir recteur de Plouëc de 1786 à juin 1791. Signe la pétition Le Mintier et refuse le serment. Le 21 juin 1791, le district de Pontrieux lui enjoint de se retirer dans les vingt-quatre heures à quatre lieues de sa paroisse (Lm5, 14). Figure sur la liste des émigrés du district de Pontrieux (8 L 55), mais le 9 Ventose an V, il déclare n’avoir jamais quitté la France. Biens : meubles et effets du presbytère de Plouëc estimés 414L (1 Q 488). Prêtre à Runan en l’an IX.

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Le Dall de Tromelin (Sébastien-Corentin)

Né vers 1735. Chanoine et Archidiacre de Tréguier. Refuse le serment. En exil à Jersey (Lef. et Gofv, J). En 1795, y distribue les secours à ses condisciples (N). Noté sur un état du 4 mai 1796 à Guernezey (Chanoine Le Mâle, J). À Southampton en 1796 et 1797, où il était chargé de distribuer les secours du gouvernement (1er novembre 1797) (Notes prises par le chanoine Le Masson à l’ambassade de France, 23 J.1. Voir aussi PRO, T 93/45, Pt.II, p. 211). Nommé chanoine de Saint-Brieuc le 14 décembre 1803. Meurt le 9 juin 1808.

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Daniel (J.)

Signe comme simple prêtre les registres de Plufur en 1790-91, et encore le 3 mai 1792, et surtout, fort régulièrement, de septembre à novembre 1792, comme seul prêtre desservant, après le départ du recteur Fercocq et de son vicaire, non remplacés par un constitutionnel. Dernière signature le 18 novembre 1792.

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Dannic (René-Jean)

Né à Quemper-Guézénec, le 6 février 1762, de François Dannic. (qui signe) et Françoise Le Cain. Ne figure pas sur la liste des ordinations du diocèse (G.196). Son père souscrit en sa faveur un titre clérical de 60 L en août 1789. Prêtre à Quemper-Guezennec de 1789 à oct.1790. Signe la protestation Le Mintier. Refusa sans doute le serment. Figure sur la liste des émigrés du district de Pontrieux ( Arch.22, 8 L. 55). En 1796-97 se trouve à Amesbury dans le Wiltshire (Public Record Office, T.93/45, Pt.II, 219). Réside à Quemper-Guézénec en l’an X. Desservant de Saint-Agathon (1807). Meurt le 22 mars 1829.

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Le Dantec (Jean-François)

Né à Morlaix le 6 juin 1757. Vicaire de Plouegat-Guérand en 1790-91. Signe la protestation Le Mintier le 7 novembre 1790 (Lm5,10). Refuse le serment. Se tient caché au moins jusque l’an III. Mort à Morlaix le 8 février 1802.

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David (Jean-Michel)

Ordonné le 18 sept. 1789. Curé/vicaire de Gurunhuel en 1790-1791(Il signe pour la dernière fois en mars). Signe la protestation Le Mintier. Prête serment (E). Fut parmi les premiers adhérents du club patriotique de Guingamp. Vicaire d’office en avril 1792 à Morlaix, succursale de Saint-Martin. Vécut en laïc à Plouégat-Guerrand en y exerçant les fonctions de médecin (!).

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Dayot (Amateur-Ollivier)

Originaire de Morieux. Professeur chez les Eudistes, curé conformiste à Saint-Germain-de-la-Mer le 8 juin 1791. Abdicataire en thermidor II (juillet 1794) pour sortir de prison. Maitre d’école à Lamballe en juin 1795 et bibliothécaire à Lamballe, commissaire auprès du canton de Planguenoual. Professeur à l’école centrale de Saint-Brieuc. « Enfant de la loge de la Vertu triomphante » de Saint-Brieuc. Nommé curé de Guingamp par ordonnance épiscopale du 21 mai 1803. Mort à Guingamp le 21 novembre 1804. Sur ce premier curé concordataire de Guingamp, consulter l’article de Léon Dubreuil, Journal de Guingamp, 20 et 27 décembre 1958.

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Dedienne (Yves-René)

Né à Guingamp en 1739 de René et Marie Gelin. Sont père, maître cirier à Guingamp, se prévalait de la noblesse et se disait sieur de la Barre. Yves-René fait ses études au collège des jésuites de Rennes (Arch22, 2E 145). Diacre en 1763. En 1774, il est Directeur de la Congrégation établie à Guingamp sous le titre de l’Immaculée Conception (Dossier en 2 E 145). Curé de la paroisse Notre-Dame en 1788. Nommé recteur de Ploumagoar en mai 1788. Prête serment (E). Abdicataire depuis le 21 avril 1794. Pourtant en juin 1796, il est curé constitutionnel de Ploumagoar. Le 12 juin il adresse à l’évêque Jacob un état des lieux de sa paroisse très intéressant (Arch. 22, Lm5, 107, publié par Le Masson, Manuel II, 101-102). Voir aussi quelques lettres sybillines adressées par des parents ; un cousin lui écrit : « Je suis bien content, cher recteur de savoir que la Révolution vous soit avantageuse… » ; et une cousine : « vous n’êtes pas d’une grande taille, la mitre vous haussera, comme le pouf grandit mon frère » (Arch.22, 2 E 145).

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Delaunay (Jean-Marie)

Né à Bécherel le 9 mars 1723. De l’ordre des Prémontrés de Beauport. Prieur-recteur de Plouagat-Chatelaudren depuis 1753. Élu délégué du clergé de l’évêché de Tréguier aux États-généraux le 20 avril 1789, membre de l’Assemblée Constituante. Le 27 décembre 1790 prêta le serment à la tribune de l’Assemblée nationale. « Je suis arrivé de retour de l’Assemblée nationale de ma députation le 5 octobre 1791. Signé J.M. Delaunay » (Reg. par. de Plouagat) Fut nommé vicaire épiscopal le 27 novembre 1792. Curé constitutionnel de Plouagat, il quitte sa paroisse en 1793 et se retire dans sa famille à Dinan où il mourut.

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Denis (Jean)

Né le 2 septembre 1733. En 1789-90, il est prêtre à Saint-Adrien. Prêta sans doute serment. Il signe « vicaire de Ploumagoar » les registres de cette paroisse, en décembre 1791 et jusque juillet 1792. Il signe « curé de Coadout » les registres de cette paroisse, pour la première fois, le 18 octobre 1792. Abdicataire depuis le 25 juillet 1794. Emprisonné, il demande, le 7 Thermidor an II, à être libéré à la condition qu’il se marierait (Arrêté Le Carpentier). Le 12 juin 1796, dans l’état de la Paroisse de Ploumagoar adressé par Dedienne, le curé constitutionnel, à Jacob, il est dit : « je n’ai avec moi que le citoyen Denis qui a été mon vicaire et qui est approuvé par le diocèse » (Lm5, 107). Il restera vicaire à Ploumagoar jusqu’à sa mort qui survient le 16 Pluviose an X.

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Le Denmat (Jean-Yves)

Né à Saint-Guen le 12 février 1752 de Jean et Anne Mahudeau. Ex-Bernardin. Assermenté non déporté. Curé constitutionnel de Pommerit-les-Bois (Le Vicomte) depuis 1799. « Homme capable et de bonnes moeurs » (Boullé). En 1803 est nommé à Tréméven. Nommé désservant de Saint-Clet en 1808. Mort le 5 novembre 1808.

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Derrien (Christophe)

Né à Plésidy en 1733. Ordonné en 1757. Nommé recteur de Tréduder en 1770 puis de Garlan en 1778. Insermenté. Détenu aux Carmes puis transporté à l’Hôpital maritime à Brest. Déporté en Espagne le 12 août 1792. Une tradition dit qu’il fut caché dans la tour de l’auberge-relais de poste à Garlan et qu’il y fut arrêté. Prêtre à Plougasnou lors du Concordat. Mort à Garlan le 11 mars 1807.

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Derrien (François-Marie)

Né à Guingamp-Sainte-Croix le 19 novembre 1752 de Jean et Jacquette Morocq. Vicaire de Guingamp. Prêta serment en avril 1791 avant d’être élu curé de Guingamp (juin 1791) où il résida pendant toute la Révolution. Reçut l’institution canonique de Jacob le 8 juin 1791 pour Notre-Dame de Guingamp. Membre fondateur des Amis de la Constitution de Guingamp (cf. Dobet, S.Em. CDN,1952). Abdicataire depuis le 19 avril 1794. Fut administrateur municipal de Guingamp en Vendémiaire an 7. Il poussa le zèle jusqu’à intervenir ceint de son écharpe parce qu’une femme « filait et affectait de le faire publiquement à une fenêtre où tous les regards se portaient, et cela le jour de la fête décadaire » (Lm5, 123). En l’An 7, il tient le registre des passeports à Guingamp (Bil. munic. Guingamp). Voir les annotations qu’il portait sur la couverture du registre (pensées diverses, citations du Cid, etc.) « N’exerce pas depuis plusieurs années. A des moyens, mais d’un caractère exalté » (Boullé II). Nommé vicaire de Louargat en nivose an 12. Desservant de Pluzunet en 1808 où il meurt le 19 octobre 1814.

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Derrien (Jean)

Né à Ploubezre le 18 février 1754, de Yves et Marie Le Dantec. Aumônier des Ursulines de Lannion en 1789-90. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. S’est caché. Se présente aux autorités de Tréguier le 28 mars 1795 afin de bénéficier de l’amnistie promulguée le 9 mars. En Floréal an 8, à Tréguier, reçoit l’autorisation d’exercer librement le culte catholique (93 L. 3). Domicilié à Lannion de 1788 à 1802 au moins. Exerce le culte à Loguivy-lès-Lannion. « Bonnes dispositions » (Boullé II). Nommé, en 1803, vicaire de Pludual sous l’autorité de son oncle Pierre Le Roy, recteur. Il est prêtre à Lannion quand il meurt le 1er avril 1819.

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Derrien (Laurent)

Né à Ploubezre, le 10 août 1744, de Jacques (qui signe) et Anne Fouron. Curé de Brélévenez. Bibl. 20 vol. Biens : meubles et effets estimés 1013L (1 Q488). Sans doute est-ce lui qui assura les offices à Ploubezre à la mort de N.J Godineau en fin 1791. Il était alors âgé de 47 ans. Il avait fait profession dans l’ordre cistercien en 1769 avant de devenir prieur de Langonnet. Originaire de Ploubezre, il était retourné dans sa paroisse natale lors de la suppression de son abbaye.

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Derrien (Maurice)

Prieur-recteur de Sainte-Croix-Guingamp. Prête serment (E). Le 2 avril 1791, se présente devant le bureau municipal de Morlaix pour enregistrer l’acte d’institution canonique établi par Expilly, l’évêque du Finistère, pour sa prise de fonctionde curé de Saint-Martin. Mais son installation ne se fait pas sans mal. Il signe pour la première fois les registres le 7 août 1791.

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Desnoës alias Rouxel-Denoës (Jean-Baptiste-René)

Né à Pabu vers 1728 de Joseph-César Roussel Denoës et de Françoise Marquise de Gennes. Chanoine et Grand vicaire de Quimper. Insermenté. Déporté. Séjourne en Angleterre. Réside à Guingamp depuis le 27 Prairial an IX. « Conduite régulière, vieillard caduc » (Boullé II). Il meurt à Guingamp, le 20 Messidor an II (10 juillet 1804). Il est cousin de du Garspern.

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Le Diouron (Yves)

Né à Saint-Adrien le 7 février 1749. Vicaire de Plougonver en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. En compagnie de Lozahic, il se retire au Lézard, en Bourbriac, où ils « agissent contre la République » (4 L 4). Le 27 juin 1691, l’ordre est donné de les conduire à la maison d’arrêt de Guingamp (Id.). Signalé à Jersey en 1796 (H et J). A son retour d’exil, revient à Plougonver. « Bonne mœurs, mais fanatique et à contenir » (Boullé II). Nommé recteur de Plougonver en 1804. Mort à Plougonver le 21 juillet 1831.

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Le Diuzet (François)

Prêtre habitué de Gurunhuel en 1790. Refuse le serment.

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Le Diuzet (Thérézien)

Né à Langoat le 6 mars 1759. Prêtre à Pleudaniel en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Signalé à Jersey (Gofv. et Lefb. et J). En 1796 se trouve en Angleterre à Amesbury en compagnie de seize autres prêtres trégorois. Il perçoit des secours sur les fonds de la caisse de souscription versés par l’abbé de Tromelin (PRO, T 93,n°45). De retour d’exil, en Messidor an V, il revient à Tréguier. Fut à nouveau arrêté en Fructidor an IX. « S’est mal comporté. En surveillance pour avoir refusé la soumission. Intolérant, minutieux, à placer en sous-ordre » (Boullé II). Résidant à Pleudaniel depuis Messidor an VIII. Puis nommé desservant de Mellionnec en l’an XIII. Il meurt le 28 juillet 1823 étant curé de Maël-Carhaix.

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Dohollou (Guillaume)

Né le 28 octobre 1742 à Plouégat-Moisan de Jean et Françoise Le Flamach. Ordonné le 19 septembre 1767 (G.191). Recteur de Ploulech. Joua un rôle actif dans le clergé de Tréguier. Fut l’un des membres de la Chambre de Correspondance de Lannion et maire de Ploulech en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Arrêté le 17 novembre 1790, à 3 heures du matin chez Du Largez à Pleumeur-Bodou (Lm5, 103*). Le 30 novembre 1790, le District de Lannion faisait procéder contre Dohollou « comme coupable de protestations et de menées sourdes contre les décrets de l’Assemblée nationale ». Fut déchu de sa qualité de citoyen actif et dût se retirer dans le Finistère. En exil à Jersey où il est signalé en 1792 (K) et 1793 (J), puis à Guernesey en juin-juillet 1796 (M). En revient clandestinement, est arrêté à nouveau le 21 janvier 1798 chez sa sœur à Plouegat-Moisan. Le commissaire du Directoire exécutif près le département du Finistère écrit au Ministre de la Police Générale le 6 février 1798 : « ce dernier (Dohollou) est l’un des plus fanatiques les plus forcenés qui aient désolé le Finistère, et je regarde sa capture, due à l’extrême diligence de la gendarmerie, comme un évènement heureux qui contribuera beaucoup au maintien de l’ordre et de la paix intérieure » (A.N., F 7. 3668). « On l’accuse d’avoir fortement contribué aux persécutions qu’ont éprouvé les prisonniers français en Angleterre à l’époque de la descente de Quiberon » (Lm5, 116). Détenu à Quimper et cette fois déporté à Rochefort (février 1798). Arrive à l’île de Ré le 12 août 1798 (Manseau). À Plestin en l’an X où il tient des propos incendiaires. Il est arrêté à Lezormel et arrêté quelques jours (V.555). Prêtre à Ploulech en l’an XI. Recteur du Merzer en 1804, puis de Pommerit-le-Vicomte (1806). Il meurt le 6 mars 1814 à Pommerit-Jaudy. Biens : inventaire de ses biens meubles et effets saisis en 1793 : 151L (1 Q 488).

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Douarin (Jacques-Louis-Joseph)

Prêtre à Pommerit-Jaudy. Prête serment. Curé de Kérity quand il est élu curé de Plounevez-Moëdec le 26 juin 1791 (investiture canonique du 3 juillet ). Le 9 Vendémiaire VI est institué curé constitutionnel de Kérity (Le Masson, Manuel, II p.105, n.1). Emprisonné, inscrit, à tort, sur la liste des émigrés. « (Le 27 Vendémiaire V) l’administration du canton de La Roche-Derrien, oui le commissaire provisoire, après avoir vu le certificat de capacité délivré par le Jury d’instruction établi à Guingamp en date du 8 de ce mois au citoyen Jacques Louis Joseph Douarin, ministre du culte à Pommerit-Jaudy, après avoir aussi vu la pétition dudit Douarin du 13 du même mois tendante à obtenir un certificat de bonne vie et mœurs pour exercer les fonctions d’instituteur pour les écoles primaires, arrête que le Ce Douarin ne jouissant pas de la confiance publique ne peut et ne doit occuper la place d’instituteur attendu qu’il est fréquemment, et pour mieux dire presque journellement dans les cabarets de Pommerit-Jaudy d’où il sort presque toujours ivre, et que dans cet état d’ivresse il a menacé plusieurs personnes dont on offre la preuve » et il doit « vuider de corps et de biens le presbytère de Pommerit-Jaudy » (82 L 1). Biens meubles estimés 1858 L (1 Q 501). Desservant de Kérity depuis Vendémiaire an VII (septembre 1797 jusque l’an XII. (Note du 13/03/2011 : Je dois à Yves Ballini les précisions suivantes sur ce personnage : Jacques Louis Joseph LE DOUARIN : né à Quimper le 18 juillet 1752, chanoine de Beauport (profès vers 1772-1773), ordonné en 1775 ; prieur-recteur de Kérity de 1781 à 1791 ; curé constitutionnel à Plounévez-Moëdec puis Pommerit-Jaudy de 1791 à 1797 et curé de Kérity de septembre 1797 jusqu’à son décès le 17 novembre 1803 (décès le 25 brumaire an 12 ; cf. vue 168 / 274 D 1793-1806 Kérity).]

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Le Dû (Jean-Marie)

Prêtre à Guingamp en 1789-90. Signe aussi les registres de Plouisy. Prête serment (E).

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Duedal (Yves-René)

Né à Bourbriac, le 27 avril 1745, de Yves et Pélagie Troadec. Recteur de l’Hôpital-Saint-Vincent de Tréguier de mars 1788 jusqu’en 1791. Figure sur la liste des électeurs municipaux de Tréguier en 1790 (A. Le Guillou, p.184). Est élu membre de la municipalité de Tréguier le 5 février 1790. Signa la pétition Le Mintier. Prête serment. Regagne Bourbriac en 1793. Y aurait exercé son ministère en cachette. Détenu un moment à Pontrieux, il proteste contre les conditions mises à sa libération (lettre en Lm5, 65). Mis en arrestation à Guingamp le 27 avril 1794 comme assermenté non abdicataire (a donc prêté finalement le serment) ; mais malade fut admis à l’hôpital où il mourut à la maison d’arrêt de Guingamp le second décadi de Brumaire an III. A été enterré à Bourbriac. Biens : Inventaire de ses biens meubles en son appartement, rue Neuve à Tréguier, estimés 192 L.

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Le Duff (Pierre)

Né vers 1750 (il s’agit probablement du Pierre Le Duff, né à Plougras, le 16 août 1750, de Jean et Marie Queinnel). Curé du Minihy-Tréguier jusqu’en 1791, desservant de la chapelle Saint-Yves. C’est lui sans doute qui figure sur la liste des électeurs municipaux de Tréguier en 1790 (A. Guillou, p.184). Refuse de prêter serment. En exil à Jersey où il est signalé dès décembre 1792 (K) et en 1795 (PRO, T 93/26) ; puis en Angleterre en 1801-1802 (PRO, T 93/2). Au Concordat, il est nommé recteur de Caouennec (25 nivose an 12). Bibl : 65 volumes. (1 Q 501). Il est simple prêtre à Perros-Guirec quand il meurt le 24 mai 1810.

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Dujardin

Chanoine de N-D du Mur en septembre 1790.

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Dumay (Louis-Antoine)

Né le 18 mars 1738 à Quimper. De l’ordre des Prémontrés de Beauport. Prieur-recteur blanc de Goudelin (1780-1790). Prête serment (E). Elu curé constitutionnel de Saint-Pol de Léon en décembre 1792. Arrive à Brélévenez le 6 mars 1796. Il signe les registres de cette paroisse jusqu’en septembre 1799 en utilisant la formule « Dumay, curé de Léon exerçant à Brélévenez ». À partir du 5 octobre 1799 signe « Dumay, curé d’office de Lannion ». Nommé ensuite à la paroisse de Botlézan, il écrit au registre de cette paroisse : « J’ay quitté Lannion et Brelevenez le vingt deux may 1801, et suis arrivé à Botlezan le même jour et an deux Prairial an 9 à sept heures du soir. Le Citoyen Jean Marie Jacob, évêque des Côtes du Nord par sa lettre datée de Saint-Brieuc du vingt et un, me dit qu’il « ne voit d’autres moyens que de secouer la poussière de vos souliers et d’abandonner ces revêches… Botlezan me demande à grands cris un prêtre. Tout le monde y est patriote, catholique, et l’esprit comme le cœur y est bon. Vu la pétition signée de plusieurs catholiques de cette commune….nous donnons par les présentes au citoyen Antoine Dumay, desservant de la cure de Lannion, les pouvoirs ordinaires pour exercer les fonctions du Ministère de la religion catholique, apostolique et romaine en qualité de desservant sur la commune de Botlezan… Donné à Saint-Brieuc le 30 Floreal an 9 de la république française ». Plus loin Dumay note : « … J.M. Jacob, évêque du diocèse des Côtes du Nord. Proh dolor ce saint évêque est mort le 8 Prairial à 4 heures et demie du matin, regretté des deux partis, en odeur de sainteté ».

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Durand (Pierre-Marie)

Né à Plouëc le 17 janvier 1759 (?). Ordonné le 1 avril 1786 (G.195). Vicaire de Ploëzal de 1787 à juin 1791. Signa la protestation Le Mintier. Refuse le serment ©. Le 21 juin 1791, le directoire du district de Pontrieux lui enjoint de se retirer dans les vingt-quatre heures à quatre lieues de sa paroisse (Lm5, 14). Vicaire à Saint-Agathon du 1 er octobre 1791 au 16 décembre suivant « Placé à Saint-Agathon, il y mit le trouble, bouleversa cette trève tranquille avant son arrivée. A été renvoyé » (Cahier de délibérations de la commune de Guingamp). S’exila. Est signalé à Jersey en 1796 (H), et en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T.93 n°27, 3). Revint d’exil en compagnie de la famille de Kermen en juin 1802 avant d’être nommé à Quemper-Guezennec en 1803. Prêtre de Magoar en l’an XI, desservant de Quemper-Guezennec en 1813. Mort à l’hôpital de Tréguier le 18 mars 1823 [Un « Durand, prêtre » signe le registre de la Trinité-Guingamp le 29 décembre 1791].

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Durand (N)

Est-ce de lui dont parle le Vicaire général Borie en octobre 1780 : « Nous avons à Morlaix trois prêtres ivrognes… Durand… Qu’en voulez-vous faire ? » (G.443). Vicaire à Plourin. Signalé à Jersey (J).

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Durif (Amand-Pierre)

Ex oratorien, mort à Lannion le 12 Messidor an V, à environ 72 ans.

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Duros (Jean)

Né à Guingamp (par. Notre-Dame), le 14 août 1748, de François Duros (qui signe) et Charlotte Méheu. Prêtre sacriste à N.D. de Guingamp en 1789-90. Refuse le serment. Habitait Saint-Brieuc lors de son arrestation le 23 janvier 1792. Est emprisonné à Dinan (F), puis déporté à Jersey le 20 septembre 1792. Il y est signalé de 1796 à 1799 (H, I, J). Retourne en France le 9 février 1801. Prête serment de fidélité à la Constitution le 10 vendémiaire an X. Etablit sa résidence à Guingamp. Il s’y trouve encore en 1818. [Il existe un document à son propos aux Arch. nat. F 7 7846 A (7302)].

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Duval (Yves)

Né le 14 mars 1730, à Gommenec’h, de Pierre Duval (qui signe) et Jeanne Le Floch. Recteur du Faouët en 1789 et jusqu’en 1792 (dernière signature aux registres de cette paroisse le 22 juillet 1792). Refuse le serment. Détenu à Dinan, demande à se retirer dans la maison commune « vu son infirmité », ce qui lui fut accepté. Détenu à Saint-Brieuc en la Maison des Filles de la Croix du 25 octobre 1792 au 18 septembre 1793 (Lemasson, 190), puis à Guingamp en avril 1794 d’où il est remis en liberté le 2 avril 1795. Il déclare se retirer à Gommenech (Lm5, 70). À nouveau emprisonné à Saint-Brieuc le 23 février 1796. On dit de lui dans un État des prêtres réfractaires des CDN au 18 Fructidor an V : « Réputé pacifique, autorisé par la loi à rester sous l’inspection de sa municipalité »(Lm5, 112).

E

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Elles (Philippe-Ange)

Né à Morlaix le 14 décembre 1753. Il baptise à La Roche-Derrien, le 2 juin 1789, et signe au registre : « prêtre principal du collège de Tréguier ». Recteur de Plougras d’août 1789 à juillet 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Le 12 juillet 1791, le procureur de la commune de Loguivy, Yves Le Scornet, déclare devant l’assemblée communale : « Messieurs, nous sommes touchés de la sortie de Mr Philippe Ange Ellès, notre ci-devant recteur [il avait refusé de prêter le serment, et fut déchu de sa fonction avant d’être condamné à s’éloigner de sa paroisse]. Il n’est, j’imagine, dans la municipalité qui compose cette paroisse, ni parmi les paroissiens, aucun qui ne le regrette bien sincèrement. Les différentes prières qu’on lui a faites pour l’engager à demeurer avec nous en sont la preuve la plus authentique. Mais… il a cru que sa conscience ne lui permettait pas de se soumettre à la loi du serment exigé par l’Assemblée nationale, sous peine de remplacement » (6 L 108). Se cacha au pays de Plougras. Prononce son serment de fidélité à la Constitution le 8 thermidor an IX à Loguivy-Plougras. Devint curé de Perros-Guirec le 8 avril 1803 jusqu’en 1807 et puis curé de Lannion (12 mars 1808) où il mourut le 3 avril 1831. [ Un registre de l’évêché le fait mourir le 14 avril 1831 à l’âge de 78 ans.] Quand il signa le 23 Messidor an X sa promesse légale, il fait suivre son paraphe des … , signe de son appartenance à une loge maçonnique. Bibl : trouvée dans des barriques chez Pierre Le Guen, fermier de la métairie du Lesdu en Loguivy-Plougras, le 27 mai 1793, et au château de Kerroué : 844 « livres en différents volumes » plus des « livres sans couvertures et vieux livres » ( 1 Q 490).

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d’Esclabissac

Voir Rivet.

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de L’Espinasse (Pierre-François)

Chanoine de la cathédrale du Mans. Recteur de Pommerit-Le-Vicomte du 12 mars 1786 au 15 juin 1791. Refuse le serment. En exil à Jersey (P).

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Étienne (Jean-Marie)

Peut-être originaire de Plougasnou, fils de Marguerite Le Corvé. Clerc au séminaire de Tréguier. Il est admis au sous-diaconat en mai 1790.

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Even (Louis)

Né vers 1749. Vicaire à Pontrieux (Saint-Yves) et Ploëzal en 1790-91. Le 10 août 1790, lors d’une messe célébrée à Saint-Yves (Pontrieux), il célèbre devant les nouveaux administrateurs de la commune, les nouvelles idées d’égalité et de liberté, et lance un appel à soutenir les réformes : « Promettre la fidélité à la Nation, proclame-t-il dans sa péroraison, c’est promettre la fidélité à nous mêmes ! ». Signe le 21 janvier 1791 une lettre de Le Mintier présentant le Bref du Pape (Lm5,10). Prête le serment (E). Mais sans doute il se rétracta. Arrêté par ordre du 19 août 1792 et emprisonné à Dinan. Déporté à Jersey le 20 septembre 1792 (J). S’y trouve en décembre 1792 (K), et peut-être en août 1793 (PRO, Treasury, T.93, reg. 26). Mort entre le 16 juillet et le 3 septembre 1795 (N et O). Bibl : 114 volumes reliés et brochés trouvés à Kermarquer en Ploezal. Biens : Ses biens meubles saisis furent vendus 906 L en 1793 (Id).

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F

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Falce (?)

Dominicain de Morlaix. En exil à Jersey (P).

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Le Falher (ou Falec ?)

Diacre de Plésidy. À Jersey (J et Gofv. et Lefb.)

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Fercocq (Charles-Marie)

Né à Plougonver, le 26 janvier 1756, de Me Yves Fercocq, sénéchal du Cludon, et demoiselle Julienne Desjar. Recteur de Plufur depuis 1782. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Mais il reste recteur de Plufur jusqu’en août 1792 (dernière signature le 11 août), sans pour autant, semble-t-il, avoir prêté serment. Quitta sa cure mais continua à exercer son ministère plus ou moins clandestinement dans la contrée. Arrêté et enfermé aux Carmélites de Guingamp le 12 novembre 1793. Le Directoire des Côtes du Nord ordonna de le déporter vers Rochefort le 8 mars 1794 (Lm5, 58). Il meurt sur le navire-prison les Deux Associés, dans la nuit du 15 au 16 août 1794. Il est enterré sur l’île Madame. Biens : possédait une métairie en Plougonver affermée 171 L (1 Q 491).

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Fercocq (René-Yves)

Né le 30 novembre 1642, à Plougonver, de Me Yves Fercocq, « sénéchal du Cludon et autres juridictions », et damoiselle Julienne Desjars. Recteur de Plouaret en 1789 et jusqu’en juillet 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment et se retire à Pont-Melvez. Décrété d’arrestation le 15 juin 1792. Le 18 juin suivant est conduit au château de Dinan. Le 12 novembre 1793 entre à la prison des Carmélites de Guingamp et libéré le 2 avril 1795. Emprisonné à Dinan puis à Saint-Brieuc dans la maison des Filles de la Croix du 25 octobre 1792 au 18 septembre 1793. Autorisé à rester dans la maison de réunion parce qu’il a été reconnu affligé d’infirmités graves (14 avril 1793). Libéré, il déclare se retirer à Plouaret (Lm5, 70). Alors qu’il était domicilié à Guerlesquin, un arrêté de déportation fut prononcé contre lui le 18 décembre 1797, mais il ne put être appliqué (A.N., F7. 4371). Simple prêtre à Plouaret en 1802. Meurt le 2 février 1815. Biens : débiteur de son frère, cultivateur à Pontmelvez pour une somme de 5100 L, que ce dernier récupéra en rachetant une partie de ses biens. Estimation de ses meubles et effets de sa maison au convenant Lezanpoul an Devit au bourg de Plouaret, 2631 L outre les « biens réservés ». Bibliothèque : 49 livres « de différents volumes et espèces ». (1 Q 491).

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Feur(e)gard (Gilles-Joseph)

Né à Chatelaudren, le 24 février 1756, de Joseph Feuregard (qui signe) et Louis-Hélène Person. Vicaire/curé de Ploumagoar en 1788-1789. Un différent l’opposa à son recteur, Dedienne. Celui-ci reçut une lettre de l’évêque le 13 septembre 1790 dans laquelle le prélat écrivait : « Vous auriez bien fait, monsieur et très cher Pasteur, de m’instruire plus tôt des dérangements de Mr Feuregard en les prenant dès le principe. Il aurait été très probablement plus facile d’en arrêter les progrès. Quoi qu’il en soit, je ferais de mon mieux pour, à la St Michel prochaine, le remplacer. Ce m’est cependant pas chose facile, parce que l’incroyable et désavantageuse révolution a établi dans le clergé, peut-être plus que dans tout autre ordre, l’insubordination » (2 E 145). Je ne sais de quelle insubordination Feuregard avait pu se rendre coupable ; mais le prélat tint parole et le nomma vicaire de Trébeurden en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Sans doute est-ce lui le Joseph-Marie Feugard qui obtient un passeport pour l’étranger, le 21 octobre 1792 (Lm5, 34). Signalé à Jersey (J), s’y trouve en décembre 1792 (K). En 1796-97 se trouve à Amesbury dans le Wiltshire (PRO, T 93/45, Pt. II, 219).

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Le Fèvre (Guillaume)

Né à Pléguien(?) vers. Vicaire épiscopal constitutionnel, curé de Botlézan depuis le 21 janvier 1793. Le 22 juillet 1793, il est élu président de l’Assemblée primaire du Canton de Prat, au cours d’une réunion houleuse (cf. H. Le Goff, Les Cahiers du Trégor). Mort à l’Hôpital de Lannion le 28 germinal II, à 38 ans.

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Le Fèvre (Jean-François)

Né le 11 avril 1754. Vicaire à Saint-Mélaine-Morlaix en 1790-91. Prête serment le 6 février 1791. Élu curé constitutionnel de Pleyber-Christ le 27 mars 1791. Quitte cette paroisse en 1794. Exprima-t-il le désir de contracter mariage ? (cf. Lm5, 65). Se retire à Guingamp où il abdique le 17 juillet 1794. Mort à Guingamp le 1er Messidor an VII (19 juin 1799), à son domicile rue de la Pompe

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Feyer (Pierre-Louis)

Né le 2 janvier 1760 à Plouaret, de Me Mathieu Feyer et damoiselle Françoise Guegot. Ordonné le 5 juin 1784 (G.195). Vicaire à Pleumeur-Bodou de 1787 à 1790 avant de l’être à Plouaret. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment. Mais sans doute le rétracta-t-il car un ordre d’arrestation est lancé contre lui le 23 avril 1792, mais ne fut pas arrêté (G). Administre même Lanvellec comme simple prêtre (constitutionnel ?) en décembre 1792 (provisoirement ?), et à partir de février 1793. Institué curé de Pleumeur-Bodou le 21 Prairial VI (Le Masson, Manuel II, 106, n.1). Fut nommé recteur concordataire de Pleumeur-Bodou du 23 septembre 1804. Il restera à ce poste jusqu’au 14 janvier 1836 date de sa mort.

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Le Foll (Guillaume)

Prêtre à Saint-Quay-Perros en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier. Signalé à Jersey en décembre 1792 (K) (Voir aussi J et Gofv.)

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Le Foll (Yves)

Né le 30 septembre 1759 à Guerlesquin. Ordonné le 1er avril 1786 (G.195). Curé/vicaire de Guerlesquin en 1789-1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Officie parfois à Plougras en 1791 après avoir quitté ses fonctions à Guerlesquin (Lm5, 18). En exil à Jersey (Gofv et J) puis en Espagne, à Zamara (Lemasson, 183). D. Bernard dit qu’il fut aussi en Angleterre. Au Concordat est nommé recteur de Guerlesquin. Mort à Locquirec en 1838.

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Le Forestier (Pierre Mathurin)

Né à Tréguier-Saint-Vincent, le 8 avril 1752, de Jacques-Mathurin et Jeanne-Suzanne du Rufflay. Ordonné le 22 septembre 1787 (G.195). Prêtre de Saint-Mathieu-Morlaix en 1790-91. Refuse le serment. Détenu à Kerlot. Se cacha à sa sortie. Reparaît en l’an III. Arrêté le 21 août 1795, réussit à se faire libérer et se cache à nouveau. Mort à Morlaix en 1802.

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Le Friec (Jean)

é le 2 juin 1736, à Goudelin, de Jean et Catherine Josse. Prêtre de Saint-Brieuc depuis le 20 septembre 1760 (4 L.128). Vicaire à Bringolo depuis le 29 septembre 1771. Prête serment. Devient vicaire constitutionnel de Saint-Jean-Kerdaniel en octobre 1791. Abdicataire. Domicilié ensuite à Plouagat. En 1802 est à nouveau nommé vicaire à Bringolo. Mort le 8 février 1804.

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G

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Le Gac (Pierre)

Un certain Pierre Le Gad, originaire de Cavan, est curé de Plouagat en 1772 (20 G 361). Ancien curé de La Roche-Derrien mort le 28 décembre 1790 à La Roche-Derrien âgé de 74 ans.

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Le Gac de Lansalut (Charles-Félix)

Né à Châteaulin le 19 novembre 1773. Pourvu le 27 avril 1789 de la charge de Chanoine de N.D. du Mur (Morlaix), mais n’était pas encore prêtre. Il ne reçoit ses provisions que le 21 septembre 1790. Incarcéré à Carhaix. Prêtre à Paris le 29 septembre 1800. Mort recteur de Garlan en 1846.

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Galbon (Yves)

Né le 22 mars 1752, à Pommerit Jaudy, de François et Jacquette Le Polozec. Recteur de Pleumeur-Gautier depuis mars 1789, commune dont il fut même élu maire. Prête serment au prône de la grand-messe le 26 décembre 1790 (Lm5, 5). Participe activement à la levée dans sa paroisse des recrues pour le contingent des 2097 hommes le 22 août 1792 (A.N., C.160). Non abdicataire détenu à Pontrieux en Messidor II (juillet août 1794). Le 12 Vendémiaire an VI, étant curé de Pleumeur-Gautier, il fut nommé par Jacob archiprêtre de Paimpol. Il mourut le 28 Vendémiaire an XII. Bibl : 100 volumes de différents auteurs. Biens meubles saisis estimés 979 L (1 Q 492). Au concordat est nommé à Pleumeur-Gautier [Voir la lettre de reproche à lui adressée par Mgr Caffarelli, V.560]

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Le Gal(l) (André)

Né à Pleudaniel le 20 décembre 1758, de Charles et Marie Le Bescond.. Vicaire de Cavan d’octobre 1785 à novembre 1791. Refuse le serment. Rejoint sa paroisse natale. Un mandat d’arrêt est lancé contre lui le 19 juillet 1792 (G). S’embarque pour Jersey où il est signalé par Lef et Gofv et J. Revient en France est arrêté à Tréguier chez la veuve Taupin le 30 avril 1794, avec son confrère Lajeat. Condamné à mort par le Tribunal criminel, il est exécuté à Lannion le 2 mai suivant (cf. H. Le Goff, La Révolution dans le Trégor. Le clergé séculier, p.96-99).

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Le Gall des Garennes (Yves-Marie)

Né à Lanmeur le 28 mars 1735. Ordonné en 1762. Prêtre habitué de Lanmeur en 1791. Préte un serment restrictif et désabusé le 13 février 91 (« nous ne pouvons recevoir le serment d’aucun d’eux (les quatre prêtres de Lanmeur) dans l’état qu’ils le proposent » déclare le Maire Collinet). Le prête plus clairement le 10 avril suivant. Elu curé constitutionnel de Lanmeur le 27 mars 1791. Au Concordat est prêtre à Lanmeur où il meurt le 6 mai 1808.

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Le Gall (Y-J)

Prêtre de Plésidy et à Plésidy en 1789-91.

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Le Gall (Pierre)

Né à Pleubian le 5 mai 1752 de Mathieu et Anne Roverch. Vicaire de Camlez depuis 1785. Signe la pétition Le Mintier. Insermenté. Prend à Camlez son passeport le 29 août 1792. En exil à Jersey où il est signalé en 1792 (Lef. et J.), à Guernezey en juin-juillet 1796 (M). En 1801 est nommé desservant à Coatreven, puis à Camlez où il meurt en 1809.

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Le Gall (François)

Né à Plouzélambre le 2 juillet 1757 de Hervé Le Gall et Jeanne Le Fournier. Ordonné le 12 mars 1785 (G.195). Vicaire de Lanvellec en 1791-92. Refus du serment. Prend passeport à Lanvellec le 16 septembre 1792, sans doute pour Jersey (S.R). Nommé Recteur de Lanvellec en 1804 (25 nivose an XII). Puis recteur de Pleudaniel le 25 novembre 1812. Il meurt le 29 décembre 1822

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Le Gall (François)

Curé de Plouagat-Chatelaudren de 1785 à 1589, puis curé d’office de juin 1790 à 1791. Prête serment le 20 février 1791, mais le rétracte le 3 août suivant (Lm5, 18). Signalé à Jersey en décembre 1792 (K) et en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T 93/23).

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Le Gall (Henri)

Né à Bourbriac, le 30 décembre 1754, de Yves et Marie Le Lay. Etait curé d’office de Saint-Gilles le Vicomte, quand il prend possession de cette paroisse le 20 octobre 1785. « À Saint-Gilles-des-Bois depuis 1785 » (Boullé II). En 1786 était aussi professeur de rhétorique au collège de Tréguier (G). Prête serment. Curé constitutionnel de Bellevue (Saint-Gilles-le-Vicomte). Non abdicataire détenu à Pontrieux en juillet-août 1794. « Ancien curé sermentaire, ancien professeur de Belles-Lettres, théologien instruit, homme zèlé, de bonnes mœurs, ayant rempli les fonctions de commissaire du gouvernement près de son canton » (Boullé I). Devient curé de Pontrieux en 1803 et jusqu’à sa mort le 15 juillet 1815.

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Le Gall (Jean-François)

Né à Plougonver le 25 avril 1756. Ordonné en 1780 et nommé à Pédernec. Vicaire de Pleudaniel en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment le 27 juillet 1791. Vicaire de la cathédrale quand il est élu le 26 septembre 1791 curé constitutionnel de Squiffiec (Institution canonique du 12 octobre 1791). Figure sur la liste des prêtres non abdicataires détenus à Pontrieux en Messidor an II (juillet-aoutr 1794). Incarcéré à Guingamp en décembre 1794 (Lm5, 80). Revenu à Squiffiec dont il était desservant en 1803. Il est mort le 14 décembre 1821 étant desservant de Pleudaniel.

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Le Gallery) (Yves-Marie)

Prêtre à Lannion en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E).

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Le Gallou (Jacques)

Né au Prélédant à Plestin vers 1745. Prêtre à Plouegat-Guérand en 1780. Le 18 septembre 1780, le Vicaire général Borie écrit de lui : « Mr. Le Gallou de Plouégat-Guérand s’est présenté deux fois comme originaire de Plestin pour être admis dans cette distribution…On craint qu’il n’entre dans la cabale de Plestin [voir Thomas] ». Un mois plus tard il quittait définitivement Plouegat-Guérand pour devenir vicaire de Plestin (G.443). Refuse le serment. Se cacha dans le pays de Plestin, allant d’une ferme à l’autre, baptisant les enfants célébrant la messe et tenant de ses opérations un registre encore conservé. Le 15 avril 1795 réapparait à Plestin, déclare n’avoir jamais quitté le pays. Dessert la chapelle Saint-Roch. Le 3 Messidor an III, il est prévenu d’embauchage pour les chouans (102 L 699). Un mandat d’arrêt est délivré contre lui (Lm5 90). On lit dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI, qu’il était déporté et qu’il était alors retiré à Guerlesquin. Biens meubles estimés 299 L.

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Garandel (Gilles)

Il est détenu comme prêtre aux Carmélites de Guingamp en 1794, mais il ne semble pas être prêtre du diocèse de Tréguier. La lettre qu’il adresse le 20 Messidor an II (1794) au « Citoyen, républicain, Mâlo Henry Julien Bêné [Besné], homme de loi, accusateur public près le tribunal criminel du Port Brieuc », mérite cependant d’être rapportée. Elle respire l’atmosphère générale du temps, témoigne de l’arbitraire assez général, et rend compte d’une attitude, peut-être feinte, rare chez les prêtres : « Citoyen, quoique malgré les plus vives instances, je n’aye pu conformément à la Loi, obtenir une copie du jugement qui par Toi fut réquis contre moi il y a deux ans passés depuis le 18 de Messidor, et qui m’avoit condamné à deux ans de détention, sçachant neanmoins de manière à nen pouvoir doupter que mon tems doit être fini et au-delà, outre le désir ardent dont je brûle d’aller m’enroller sous les drapeaux triomphants de la république française, comme je me trouve precisément sous le coup de la première réquisition à laquelle je n’ai pu à mon grand regret obéir aussi promptement que je l’aurois désiré, je te prie en bon patriote et républicain, de deux choses l’une : ou de me faire mettre au plûtôt en liberté afin que je puisse aller rejoindre l’armée ou de me faire signifier les raisons de mon retardement, ou les obstacles que pourroit souffrir mon élargissement. C’est la grace ou plûtôt la justice que te demande le citoien nommé Gilles Garandelles détenu à St Yves, autrement dit aux ci-devant Carmélites de Guingamp - J’oubliois de te faire observer que le Citoien demandeur de sa liberté te prie de fermer absolument les yeux sur sa conduite passée, et de le croire dans tous les sentimens d’un bon républicain, et d’un vrai patriote prêt à verser à la première occasion jusqu’à la dernière goutte de son sang pour le soutien et la défense de la patrie où il a eu le bonheur et l’avantage de naître. » (AD 22, 4 L 129).

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Garast (de) Saint-Priest (Pierre-Joseph)

Né à Limoge vers 1754. Licencié en théologie du diocèse de Limoges. Nommé Chanoine de Tréguier et administrateur du diocèse en 1780. Archidiacre de Plougastel en 1788. Refuse le serment. Lié avec les Trolong du Rumain, il fit demander par la veuve, en juillet 1791, une dérogation aux décrets d’éloignement pour s’occuper des affaires de la famille (Lm5, 16). Un état des prêtres réfractaires, émigrés ou déportés, qui résidaient à Tréguier avant la loi du 19 Fructidor III, dit de lui : « Vicaire général de Tréguier. Était suivant bien des apparences le chef des prêtres réfractaires rentrés, l’agent et le correspondant de l’évêque de Tréguier. A pris un passeport pour se déporter, a disparu » (Lm5, 114). Le 28 mars 1795, se présente aux autorités de Tréguier. Le 4e jour complémentaire V, à Tréguier, pour obéir à la loi du 19 Fructidor, article 15, déclare « que parce qu’il n’est pas rayé définitivement de la liste des émigrés, prend son passeport pour sortir de la République » (93 L.1). Se rend à Saint-Malo avec un passeport pris à Saint-Brieuc le 2è Complémentaire an 5 (ou 6 ?) (Lm5, 113). En Floréal an 8, il reçoit à Tréguier l’autorisation d’exercer librement le culte catholique (93 L.3). Biens : habitait à Tréguier dans un appartement loué 200 L par an (1 Q 492). Il est chanoine honoraire de Saint-Brieuc quand il meurt le 4 juin 1809.

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Le Garrères (René-Alexandre)

Né vers 1737 à Guénézan de Noël et Magdelaine Tannou. (titre clérical janv.1765, 3 E1 80). Prêtre à Tréglamus. A d’abord prêté le serment prescrit par les lois de 1792-1793, mais s’est rétracté à Saint-Norvez publiquement à l’église le 3e dimanche du mois d’août 1795. Venu à Guingamp pour prêter serment le 9 frimaire an 4 (30 nov.95), il se retrouve en prison aux Carmélites (Lm5, 99 et 4 L 135). Avait abdiqué le 9 Floréal II, 28 avril 1794 (Lm5, 60), pourtant est incarcéré en nivose an 4 (dec. 95-janv. 96) comme assermenté non abdicataire (Lm5, 80). Prête serment de haine à la royauté devant le canton de Pédernec le 27 septembre 1797 (Arch.22, Com. de Pédernec). Séjourne à Guénézan, puis à « Guingamp depuis Thermidor an VI… Infirme, sans instruction. Intempérant » (Boullé II). Il est toujours prêtre à Guingamp quand il meurt le 25 janvier 1807.

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Le Garff (François)

Né le 18 février 1720. Vicaire au Merzer en 1789-92. Prête serment (E). Est-ce lui le François Le Garff qui abdique le 3 mai 1794 et se marie le 12 août 1794 ? Il aurait alors 74 ans.

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Le Garff (Julien-Marie)

Né vers 1765, sans doute à Goudelin. Ordonné le 28 février 1790 (4 L 128).Vicaire à Goudelin puis à Trézélan, en 1791, où il signe la pétition Le Mintier, mais rétracte son adhésion à Lannebert le 9 décembre 1790 (AN. DXXIX, 5). Prête serment (E). Il est vicaire à Goudelin de juillet 1791 au 15 mai 1792. Elu curé constitutionnel de Mont-Pligeaux (Saint-Gilles-Pligeaux) (Instit. can. du 12 mai 1792). Fit parler de lui, notamment en juillet 1792 en dénonçant le prêtre non assermenté Le Page, de la paroisse de Kerpert, « perturbateur » dans la paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux contre lequel un mandat d’arrêt est lancé (Lm5, 30). Abdicataire depuis le 26 avril 1794. Fut assassiné avec son père le 5 Floréal IV (24 avril 1796) à Goudelin par une colonne de chouans (Lm5, 105).

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Garnier (François-Marie)

Né le 17 mars 1733, à l’Hermitage, de Julien Garnier, marchand de bois. Ancien curé. Assermenté, déporté. Résidant à Bégard, il « déclare reconnaître la souveraineté du Peuple français » et choisir l’enceinte de l’église de Bégard pour l’exercice de son culte, le 15 mars 1797 devant le canton de Pédernec (Arch.22, Registres de délibérations). Réside depuis 1798 à Lannion. « Bien disposé envers le gouvernement. Ne sait que le français » (Boullé II). Prêtre à Lannion quand il meurt, à l’hospice civil, le 1er novembre 1813.

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Garnier (Jean-Baptiste)

Né sans doute à Allineuc vers 1726. Prêtre de Guingamp. Reclus aux Carmélites de cette ville en 1794-95, puis incarcéré à Saint-Brieuc le 24 Ventôse 1796 (Le Masson, Les Actes…, pp.320 et 322). Il est prêtre à Allineuc quand il meurt le 12 août 1808.

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Garnier (Laurent)

Cordelier de Grâces-Guingamp en 1790. Exprime le souhait de sortir du cloître.

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Le Gars (Marc)

Né à Bourbriac le 2 novembre 1748. Chapelain à Bourbriac. Prête serment (E qui l’appelle Marc Le Grall). Vicaire à Bourbriac dès le 27 juin 1791. Il l’est toujours quand il est élu curé constitutionnel de Plourac’h (Inst. can. du 26 avril 1792). Abdicataire depuis le 11 mai 1794. Domicilié à Bourbriac depuis l’an III. Mort étant prêtre à Coadout le 22 avril 1804.

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Du Garspern (Garzpern) (Charles-Ollivier)

Recteur de Plougonver de 1737 à 1791. Signe la protestation Le Mintier. Refuse de Prêter serment. Le 13 juillet 1791, au moment du décret d’éloignement de quatre lieues, Ch-O. du Garspern fut autorisé à résider chez son neveu au Groesquer, distant seulement de 3 lieues, en raison de « son état de décrépitude et d’infirmité » (Lm5, 16). Figure sur la liste des reclus le 13 janvier 1795 (Le Masson, Les Actes, p.320). Mort en la maison du Groesquer (Moustéru) en état (théorique) de reclus (avant le 22 Germinal an II). Biens : la vente de ses chevaux et bestiaux remporta 1268 L (5 vaches, 1 taureau, 2 chevaux, 1 mule, 1 âne, 1 cochon). La vente de ses biens meubles rapporta 1455 L en plus des « objets réservés » : linges estimés 472 L, et livres. Possédait aussi plusieurs pièces de terre et prairies en Plougonver. (1 Q 489) [Précision apportée par Yves Ballini : Il est décédé agé de 83 ans au manoir de Groesquer le 16 mars 1794 (26 ventôse an 2). Prénommé par erreur Claude Ollivier au lieu de Charles Ollivier à son décès, cf. vue 9 / 294 des décès 1793-1815 de Moustéru (site ADCA)].

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Le Gau (Henri)

Les procès-verbaux du Directoire exécutif (Arch. nat., t. III, 16, Germinal an V) parlent de Henri Le Gau, ex-professeur au collège de Tréguier, nommé commissaire municipal de Saint-Gilles-le-Vicomte. Mais je ne sais s’il était prêtre.

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Le Gaudu (Yves-Marie)

Né vers 1745. Gardien des capucins de Guingamp. Exprima le désir de continuer la vie commune. Déporté en Guyane (cf. Le Masson, p. 135).

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Le Gentil de Rosmorduc (Jean-Baptiste-Marie. dit le Père Jean-François)

Né le 24 juin 1718, à Loctudy, de Yves-René Le Gentil de Rosmorduc, sieur de Rosmorduc et Coëtninon, et Marie-Anne Droualen de Kerazan. Capucin de Lannion. Était demeuré à Tréguier comme infirme (1 L 283, f°65). Le 29 mai 1793, le Directoire des Côtes du Nord donne l’ordre de le conduire de brigade et brigade. Entre le 30 avril 1794 aux Carmélites de Guingamp. Libéré le 2 avril 1795, déclare se retirer à Lannion (Lm5, 70). Mort dans la maison de réclusion de Saint-Yves à Guingamp le 29 mars 1796.

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Geoffroy (René-Joseph)

Né à Kermaria-Sulard (ou Louannec ?) en 1735 de Marc et Marie Le Calvez. Ordonné en 1760 (Minois). Nommé recteur de Plouézoch en 1778. Signe la protestation Le Mintier (Lm5, 10). Refuse le serment et s’embarque pour Jersey dans le petit port de Térénès le 23 octobre 1791 (Daniel) (Cependant, un « R-J Geoffroy, prêtre » signe les registres de Cavan les 31 janvier, 2 février et 24 avril 1792) . Se trouve encore dans cette île en juillet 1795 (N). Le 20 Thermidor an V, il se présente devant l’administrateur du canton de Prat, et déclare que « sur son refus de Prêter le serment exigé des ecclésiastiques, il fut contraint en 1792 de se déporter et de se rendre aux îles anglaises où il a demeuré jusqu’au 1er du mois d’aout 1797, jour où il a été instruit que la législature française s’occupait de rendre une loi qui donnait la liberté aux prêtres déportés par refus d’assermenter la constitution civile du clergé, et de rentrer dans leur patrie. Il compte établir son domicile sur la commune de Cavan d’où il s’était déporté » (20 L 105). Réside à Tréguier depuis 1800 (chez ses parents). En Floréal an VIII, il y reçoit l’autorisation d’exercer librement le culte catholique (93 L 3). Prête serment de fidélité à la Constitution le 28 vendémiaire an IX. « Insermenté, déporté, infirme » (Boullé II). Mort à Tréguier le 5 décembre 1814.

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Geoffroy (Louis)

Né à Plouguiel vers 1756. Ordonné à Saint-Malo en 1780 et nommé à Saint-Quay. Prêtre à Bourbriac en 1789. Vicaire de Pommerit-Jaudy en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Un ordre d’arrestation est prononcé contre lui le 24 février 1792. Il est arrêté. Le 30 juillet 1792, la municipalité de Pommerit-Jaudy demande en vain au Directoire départemental son élargissement (Lm5,28). Il est emprisonné au château de Dinan en août 1792 et déporté à Jersey, par Saint-Malo, le 20 septembre suivant (F). Il se trouve toujours à Jersey en juillet 1795 (N), d’où il passe à Guernesey en 1796 (N). Le 28 Messidor IX on le dit « récemment rentré par la mer » depuis le 23 prairial dernier. « Je fus mis à terre la nuit par la chalouppe d’une corvette anglaise sur la côte aux environs de Saint-Brieuc. Nous étions plusieurs ecclésiastiques » (V. 561) [voir le laisser-passé délivré par Bernadotte, id.]

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Geoffroy (Guillaume-Alain)

Né à Locarn vers 1761. Assermenté, non déporté. Curé constitutionnel de Gurunhuel. Réside à Moustéru depuis l’an VIII comme desservant. « A du mérite, beaucoup de talent pour la prédication bretonne. Parfois intempérant » (Boullé II).

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Gicquel (Michel-Guillaume)

Né dans le Finistère le 6 septembre 1745. Capucin de Guingamp (profès depuis 1762). Exprima son désir de quitter le cloître. Prête serment. Amené à Saint-Juvat par son confrère Gouriou, il dut abandonner ce poste à cause d’un scandale, le 18 août 1791. Sur ce peu reluisant personnage voir Le Masson, Histoire du Pays de Dinan, 1re partie, doyenné d’Evran, p. 366.[il y eut semble-t-il, deux religieux du même nom et prénom, cf. F. Leroux, Cordeliers et Capucins à Guingamp du XVIe au XVIIIe siècle, p.130].

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Gigant (jean)

Né à Plourin-les-Morlaix le 25 février 1739. Recteur de Ploézal de 1769 à 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment©. Le 21 juin 1791, le directoire du district de Pontrieux l’enjoint de se retirer dans les 24 heures à quatre lieues de sa paroisse (Lm5,14). Mort à l’Hôpital de Brest le 17 Frimaire an III.

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Glade (Christophe)

Né vers 1759 à Thionville. Augustin de Lannion en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Arrêté en compagnie de Motté au moment où ils s’embarquaient sans passeport aux Sept-Isles, par ordre du 20 juillet 1792. Emprisonné à Dinan (F). Déporté à Jersey le 20 septembre 1792 (J).

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Goaffuec (Jean-Marie)

Né le 10 septembre 1729 à Guerlesquin. Ordonné en 1754 (Minois). Nommé recteur de Plouégat-Moysan en 1772. Refuse le serment. Se retire chez son frère à Guerlesquin et y meurt le 23 décembre 1792.

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Le Goas (il signe Le Goaz) (Bertrand)

Né à Runan vers 1740. Recteur de Landébaëron de 1778 à 1791. Signe la pétition Le Mintier. Aurait prêté serment (E, Arch. nat.), mais dans ce cas l’a très rapidement rétracté. Quitte sa paroisse le jour qui précéda l’installation de son successeur et se retire à Saint-Laurent (Lm5, 17). Ordre de l’arrêter le 19 juillet 1792. Signalé à Jersey de 1795 à 1799 (N, H, J, etc.). Revient en France le 13 mai 1801 (Voir Le Tinevez Claude) et retourne à Landébaëron. « Vieillard très caduc » (Boullé II). Biens meubles vendus 125 L (1 Q 502). Prête serment de fidélité à la Constitution en Thermidor an IX et est installé à la cure de Trézélan-Bégard.

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Le Goas (Georges-Pierre)

Né à Pontrieux le 31 mai 1767 de Claude Le Goas et Marguerite Revoir. Avait été fait diacre par Mgr Le Mintier le 20 mars 1790 (G.195-196). Était simple clerc à Pontrieux quand fut donné l’ordre de l’arrêter, le 19 juillet 1792 (G). En juillet 1796, il est prêtre et se trouve à Guernesey (M). « Ordonné prêtre en Angleterre. Insermenté. Revenu à Pontrieux depuis l’an X. À éprouver, paisible, n’exerce pas » (Boullé II). Nommé à Runan le 24 septembre 1818. Il est mort le 12 novembre 1819 étant toujours prêtre à Pontrieux.

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Goasdoue (Charles-Victor)

Né à Ploubezre le 14 août 1756. Ordonné le 5 juin 1784 (G.195). Vicaire de Servel en 1789-1790. Signe la pétition Le Mintier le 12 novembre 1790 (Lm5, 10). Il est encore à Servel en octobre 1791 où il refuse de lire en chaire un mandement de Jacob et de chanter le Te Deum en l’honneur de la nouvelle constitution (Lm5, 20). Un ordre d’arrestation est décrété contre lui le 30 mars 1792, mais ne fut pas arrêté (G et Lm5,26). Il est en exil à Jersey en 1795 (J et PRO, T 93/26). Au concordat, en 1801, il retourne à Servel comme recteur. Nommé à Lanmodez en Nivose an 12, puis à Trégrom en l’an XIII. Il meurt dans cette dernière paroisse le 18 octobre 1815.

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Goasdoue (Charles)

Selon Minois, un Charles Goasdoué, né en 1756 à Ploubezre aussi était vicaire à Locquirec en 1791. C’est peut-être lui que Daniel Bernard fait mourir en septembre 1793.

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Godest (Jean)

Recteur de Pluzunet jusqu’au 14 avril 1791. Refuse le serment le 13 février 1791 (Lm5, 9). Le 23 février 1792, les municipaux de Pluzunet écrivent à « Mr Godest, ancien curé d’ici afin qu’il reprenne les fonctions curiales, ce qu’il a accepté » (Lm5, 9). Il y reste jusqu’au 11 août où il déclare devant la municipalité de Tréguier établir son domicile en cette ville de Tréguier. Le 14 septembre 1792, prend passeport à Coatreven pour se rendre aux îles anglaises. S’embarque au Port-le-Goff sur l’Anne-Louise (1 Q 493). Signalé à Jersey (J). Selon le cahier de Paroisse de Pluzunet, il mourut en Angleterre.

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Godest (Yves)

Né le 7 août 1765 à Trégastel de Philippe Godest et Jeanne Congar. (En 1789,au moment de la constitution de son titre clérical sa mère alors veuve habitait Plouisy) Ordonné le 20 mars 1790 (G-196). Prêtre à Plouisy en 1790-91. Prête serment. Curé constitutionnel de Tréglamus en 1792. Abdicataire depuis le 25 juillet 1794 (Lm5,60). Remet ses lettres de prêtrise, mais se rétracte quelque temps plus tard et déclare n’avoir pas voulu par cet acte renoncer au sacerdoce. Emprisonné, il demande, le 7 Thermidor an II, à être libéré pour se marier, conformément à l’arrêté Le Carpentier. Selon la tradition, alors que les chouans l’avaient attaqué à Tréglamus, il eut la vie sauve grâce à Taupin qui commandait la bande et qui avait reconnu en Yves Godest un condisciple de classe. « Autrefois simple prêtre, aujourd’hui, depuis l’an IX, vicaire à Saint-Laurent. Assermenté, non déporté. » (Boullé II). Il sera nommé recteur de Landébaëron en nivose 12. Il meurt dans cette fonction le 24 mars 1810.

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Godicheau (Mathieu)

Né à Fontenay-le-Peuple (Le Comte) vers 1725. Capucin. Incarcéré aux Carmélites de Guingamp. Libéré le 2 avril 1795, il déclare se retirer au Faouët.

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Godineau (Nicolas-Joseph)}

Vicaire à Saint-Jean-du-Baly de Lannion en 1789-90. Ancien Chartreux, semble-t-il. Prête serment (E). Elu curé constitutionnel de Ploubezre (institution canonique du 16 juin 1791) il fit son entrée dans sa paroisse le 26 juin suivant. Le 11 octobre 1791, il est considéré comme insermenté, et parait avoir fuit Ploubezre (Lettre de la municipalité, Lm5,20). Ignorait-on sa mort (le 24 septembre 1791, selon 6L 108, ou le 26 septembre selon 108 L 184) qui fut ensuite considérée comme suspecte ?

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Goëlo (G)

Curé du Faouët. Il signe pour la dernière fois les registres le 14 octobre 1789.

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Le Goff (François-Félix)

Né le 11 novembre 1733 à Lannion de Jean et Jeanne-Marie Cavalan. Récollet. Prête serment. Vicaire à Pleumeur-Bodou du 1er août 1791 au 26 août 1792 (cf. Le Barzic, l’Ile-Grande, p.50). Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Prêtre à Lannion depuis 1795. Il meurt à Lannion le 5 janvier 1810.

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Le Goff (François-Marie)

Né le 14 juin 1757, à Ploubezre, de Yves (qui signe) et Marguerite Le Luron (?). Vicaire de Saint-Jean-Kerdaniel en 1789. Y reste jusqu’en octobre 1791. Prête serment le 20 janvier 1791 (Lm5, 9). Elu curé constitutionnel de Ploubezre (Inst. can. du 18 octobre 1791). Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Biens meubles estimés 141 L (1 Q 502). Mort curé constitutionnel de Ploubezre en l’an XI [voir TOULLIC]. (Un Le Goff François est nommé recteur de Langoat le 1er août 1822. Il deviendra ensuite curé de Callac. Est-ce le même ?)

Le Goff (François-Olivier) Né à Saint-Martin-des-Prés (Morlaix) le 4 juillet 1739. Ordonné en 1763. Recteur de Plourin-les-Morlaix depuis janvier 1765. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment le 6 février 1791, mais se rétracte après la publication des brefs du Pape le 21 mai 1791. Se réfugie dans sa paroisse natale. Arrêté en octobre 1792. Enfermé le 30 novembre dans le château du Taureau, puis déporté à Brême en Allemagne le 17 avril 1793. Profitant de la loi du 7 Fructidor an IV (24 août 1797), il regagne la Bretagne et Plourin. Il est est à nouveau arrêté. Détenu dans le corps de garde de Plourin, il est abattu par les soldats de faction en tentant de s’évader le 22 janvier 1799.Retour Sommaire

*Le Goff (Guillaume)

Né à Pommerit-Jaudy, en 1767, de Pierre Le Goff (ménager) et Marie le Breton. En novembre 1789, il est encore clerc tonsuré au séminaire de Tréguier quand ses parents souscrivent en sa faveur un titre clérical de 60 L. Son ordination n’apparait pas dans les registres (G 197). On le retrouve cependant prêtre à Ploézal en 1790, puis à Saint-Norvez. Refuse le serment. Un ordre de l’arrêter est lancé le 19 juillet 1792 (G). II quitta cette trève (de Saint-Norvez) le 18 août 1792. La révolution l’ayant forcé à l’exil, il passa d’abord à Jersey où il est signalé en 1796 et 1797 ( H, J, L), puis en Angleterre où il reçoit des secours en 1800-1802 (PRO, T 93 n°27/3), et en 1803 (PRO, T 93/26). Il se rendit ensuite aux Indes, à la Trinité, en Amérique, où il fut connu par ses missions et ses bienfaits. Revenu au pays, il se fit pensionnaire des sœurs de la Croix de Montbareil à Guingamp où il meurt le 4 janvier 1833 (Cahier de paroisse de Trézélan). Il était alors chanoine honoraire de Saint-Brieuc, et portait toujours le titre de vicaire général de l’île de la Trinidad.

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Le Goff (G.)

Prêtre de Plougasnou. Signe la pétition Le Mintier le 8 novembre 1790 (Lm5, 10). [Un Guillaume Le Goff, né le 6 novembre 1757 est nommé à Carnoët le 1er janvier 1813 et mort recteur de Carnoët le 15 décembre 1830 (Arch. Ev. Reg. 13 CD1)]

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Le Goff (Jean)

Né à Pommerit-Jaudy, le 16 décembre 1731, de Merien Le Goff (qui signe) et Marie Le Jolic, demeurant au quartier de Kerozet. Ordonné le 18 septembre 1756 (G.189). Curé de Lanrodec en 1772. Recteur de Trévérec depuis le 8 octobre 1782. Prête serment (E), mais se rétracte puisqu’il demande passeport, le 23 septembre 1792 à Trévérec pour se déporter. Est à Jersey en 1796 (H) et 1797 (L). Meurt à Jersey.

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Le Goff (René)

Né au bourg de Plouaret le 4 février 1766 de Charles Le Goff et Marie Le Goffic. Avait été ordonné prêtre par Expilly, l’évêque constitutionnel du Finistère en 1791. Vicaire constitutionnel de Coatascorn. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Libéré le 23 Messidor IV (11 juillet 1796), il se soumet aux lois de la république et « choisit l’enceinte de l’église de Botlézan pour l’exercice de son culte » devant le canton de Pédernec le 15 juillet 1796 (Rég. de délib. de Pédernec). En juillet 1801 se trouve à Clohars-Fouesnant où il est condamné par le tribunal correctionnel de Quimper pour avoir organisé des processions (cf. Arch. 29, 16 U 7/1 et Daniel Bernard, op. cit, pp.43-44). En 1803, alors qu’il est vicaire à Bégard, il est frappé d’interdit et doit se faire relever de l’irrégularité qu’il a encourue en se faisant ordonner prêtre par un évêque non uni à Rome.« À Bégard depuis l’an X. Autrefois simple prêtre, aujourd’hui desservant. Assermenté non déporté » (Boullé II). En 1808 succède à Yves Louédec à Trézélan. Décédé à Botlézan (Bégard) le 11 novembre 1814. Sa mère domiciliée également à Bégard est alors « indigente ».

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Le Goff (Yves)

Habitait Saint-Eloi, en Louargat. Prêtre serment. S’est marié (?).

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Le Gonidec (Robert-Jean)

Né vers 1757. Grand chantre du chapitre de Tréguier. Chanoine et vicaire général de Tréguier de 1785 à 1790. Refuse le serment. En exil à Jersey (Lef. et J) puis en Angleterre (PRO T 93/ 23 et 26) de 1800 jusqu’au 25 janvier 1819 date de sa mort à Londres (O).

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Goquelin

Dominicain de Morlaix. En exil à Jersey (P).

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Gouelou (G)

Vicaire au Faouët jusqu’en octobre 1789. Puis prêtre à Ploulech (1790) et chapelain du Guiaudet. Signe la protestation Le Mintier (Lm5, 10). Un François Guelou est recteur de Ploulec’h et meurt dans cette paroisse le 5 octobre 1807.

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Gourio (F-J)

Vicaire de Tréguier le 27 novembre 1791. En mars 1792, il signe comme second vicaire de Tréguier une pétition contre les prêtres insermentés de Tréguier, et la municipalité qui les protège (Lm5, 25). A partir de mai 1792, sans doute en remplacement de l’abbé Bréhinier, il est premier vicaire de Lannion chargé des fonctions curiales à Loguivy-lès-Lannion. Un certain Gouriou J.F., de Lannion, est incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Est-ce le même, ou l’ex-capucin Gourio François-Jean, natif de Saint-Brieuc et domicilié à Lannion ?(1 Q 494).

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Gouriou (Jean-François)

Au moment du Concordat, il desservait Quemper-Guezennec. En Prairial an X, ses paroissiens écrivent à Mgr Caffarelli afin qu’il leur conserve « monsieur Gouriou, notre pasteur actuel. Il y a près de 28 ans qu’il édifie cette commune par une conduite exemplaire, par des talents distingués » (V.562). La même source indique qu’il fut nommé à Louargat en l’an X et qu’il mourut en l’an XII, ce qui sans doute indique une confusion avec le suivant, à moins que ces deux personnages soient une seule et même personne.

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Gouriou (Joseph-François)

Né le 22 décembre 1759 à Trézény. Vicaire de Saint-Agathon de 1787 à juillet 1791. Prête serment (E). Elu curé constitutionnel de Louargat en juin 1791 (institution canonique du 8 juin). Incarcéré à Guingamp le 27 avril 1794 comme assermenté non abdicataire. Il s’y trouvait encore incarcéré en décembre 1794 (Lm5, 80). Non déporté. Il était toujours curé de Louargat quand il fut nommé archiprêtre substitut par J.M. Jacob le 4 février 1798. (le 30 pluviose VI il fut nommé substitut de l’archiprêtre de Belle-Isle - Masson, Manuel, II, p.106). Fut nommé recteur de Louargat le 25 nivose an 12, mais sa nomination fut rapportée, sans doute à cause de sa santé. Il mourut le 27 frimaire an XII (26 janvier 1804).

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Gouriou (François-Jean)

Né à Cesson le 6 septembre 1758. Fit profession chez les Capucins de Guingamp en 1779. S’y trouvait encore en 1790 quand il fit savoir sa volonté de quitter le cloître. Prêta serment (E). Fut choisi par la municipalité de Guingamp pour prêcher le carême du 25 au 29 février 1791 (Lm5,9) Fut élu à la cure de Saint-Juvat le 13 juin 1791. Voir sur lui un dossier en Lm5, 18.

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Gouriou (Laurent)

Né à Quemper-Guezennec vers 1746. Vicaire de Quemper- Guezennec de juin 1789 à juin 1791. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment ©, puis le prête (Boullé II). Il est vicaire au Faouët dès le 30 septembre 1792. Institué curé constitutionnel du Faouët le 25 Floréal VII (Le Masson, Manuel, II, 106, n.1) puis de Quemper-Guezennec. Fut également substitut de l’archiprêtre constitutionnel de Pontrieux. En 1803, il devient curé de Bourbriac. Il meurt le 25 juin 1804.

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Le Graët de Kerveganton (Simon-Philippe)

Né à Plougonver vers 1743. Ordonné le 28 mai 1768 (G.191). Prêtre à Bourbriac (peut-être chapelain au Helloc’h) en 1789-90. Signe la pétition Le Mintier. Incarcéré à Guingamp le 30 Brumaire an IV (21 nov. 1795) (6 L 108), il reçoit du département l’autorisation de se retirer chez son frère René, juge de paix à Guingamp, et sous son cautionnement., pour s’y soigner. Ayant recouvré la santé, il fut à nouveau incarcéré en 1796 (Le Masson, Actes, 320 et 324, Manuel, II, 25).

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Grenard (Olivier)

Né en 1692 (Minois). D’autres sources le disent né à Tréguier vers 1703 ou 1698. Ordonné en 1717. Recteur de Camlez depuis 1749. Malgré son âge avancé, il signe toujours les registres de cette paroisse et y officie fort régulièrement avec le titre de « recteur de Camlez » jusqu’en novembre 1790. Il officie à nouveau avec cette fois le titre de « curé de Camlez » , et apparemment comme unique prêtre de la paroisse, de septembre à novembre 1792, pour suppléer l’absence du vicaire Le Gall, parti en exil en août. En Germinal an IV, il avait en effet « 98 ans passés » et était « accablé d’infirmités ». Il habitait alors Tréguier. Signe la pétition le Mintier. Incarcéré, il avait été autorisé le 27 novembre 1792 à sortir du couvent des Filles de La Croix pour se faire soigner chez lui. Le 30 mars 1794, le Directoire des Côtes du Nord donne l’ordre de le faire conduite à Guingamp. Il entre aux Carmélites le 10 juin 1794. Le 13 janvier 1795, on réclame son entrée à l’hôpital comme étant très malade. Libéré le 2 avril, il déclare se retirer à Camlez (Lm5, 70).

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de La Grève (Joseph-Raoul)

Recteur de Louargat en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Appelé en novembre 1790 à témoigner lors de l’instruction du procès Le Mintier-Dohollou-Morice, il fut reconnu médicalement hors d’état d’être transporté à Lannion à cause de ses infirmités (Lm5, 10). Le cahier de délibération de Guingamp (Arch. munic.) dit de lui en février 1792 : « Recteur très âgé. Remplacé. Ne sort point ». Il meurt à Guingamp le 5 mai 1592, âgé de 66 ans.

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Grossin (Jacques-Philippe)

Né en 1740 à Saint-Mathieu-Morlaix. En 1791 était vicaire de Saint-Mathieu. Parfois déclaré insermenté, pourtant François Moal (Cléder un terroir en Léon, p. 98) dit de lui :« Dès le 20 janvier 1791, Jean-Pierre (sic) Grossin, prêtre de la paroisse St-Mathieu de Morlaix, qui avait prêté serment à la Constitution, demanda au maire de Cleder les honoraires de la chapellenie dite des Sparfel, située dans la commune ». Il est mort à Morlaix le 23 avril 1791.

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Le Guen(Claude)

Né le 2 août 1739, à Lannebert, de Pierre et Catherine Taton. Vicaire de Lannebert. Prête serment. Elu curé constitutionnel de La-Roche-Derrien (Inst. can. du 23 avril 1792). Arrêté le 8 Floréan an II comme assermenté non abdicataire (Lm5, 62). Détenu à Pontrieux en Messidor II (juillet-août 1794). En résidence à Lanloup. Ill meurt à Lannebert, le 19 Prairial an IX.

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Le Guen (Louis-Marie)

Vicaire de Ploumilliau. Signalé à Jersey (S.R ?).

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Le Guen (Etienne)

Né à Plouec vers 1731. Ordonné le 18 septembre 1756 (G.189). Vicaire à Plouëc. Mort à l’Hôtel-Dieu de Tréguier le 30 avril 1790.

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Le Guen (Yves)

Né à Plufur le 11 mai 1765 de Mathieu et Catherine Cabiten. Vicaire de Ploubezre en 1789-1790. Signe la Protestation Le Mintier. Refuse le serment. En exil à Jersey en fin 1792 (K). En Angleterre en 1800 (PRO, T.93 n°27/3). Le 22 Floréal an IX, un canot anglais le débarque de nuit « du côté du Léguer »(voir Le Tinevez Claude). En 1801 il réside à Prat. Nommé résidant de Lanmodez en l’an XIII puis de Ploubezre où il ouvre le registre des aumônes le 21 juillet 1804. Il meurt dans sa paroisse le 20 janvier 1815 (V.581).

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Le Guen (Yves)

Né à Pleubihan, le 18 mai 1739, de Yves et Louise Le Batard. Curé de la trève de Kerbors depuis 1772. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment ©. Ils signe pour la dernière fois aux registres le dimanche 6 mai 1792. Le 9 mai 1792 présente son passeport devant la municipalité et Tréguier et déclare élire son domicile dans lette ville. Le 30 mai 1792, Le Béau, curé constitutionnel de Pleubihan le dénonce aux autorités « comme perturbateur du repos public ». Ordre de l’arrêter le 19 juillet 1792, en vain (G). Signalé à Jersey (Gofv et J), puis à Guernezay en juin-juillet 1796 (M). Il fut aussi en Angleterre à Amesbury en septembre 1796 et 1797 (PRO, T 93/45, Pt II, 219). Nommé en 1804 recteur de Lanmodez où il meurt le 20 octobre 1825. Bibl : 20 livres « tant bons que mauvais » (1Q 502).

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Le Guennec (Jean-François)

Vicaire à Plestin depuis 1780. Prête serment le 23 octobre 1791. Le 3 mai 1794 remet ses lettres de prêtrise et les reprend le 13 mars 1795. Devient vicaire constitutionnel de Ploumilliau en mars 1795. Inscrit sur la liste des émigrés. Biens meubles et effets estimés 185 L. [Un François Le Guennec, né le 23 janvier 1759, est desservant à La Malhoure en l’an XIII. Il meurt le 16 avril 1815. Est-ce le même ?]

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Guenveur (Louis)

Né à Lanvellec le 2 septembre 1750, de Christophe Guenveur et Marie Quesseveur, ménagers. Vicaire de Lanvellec de 1789 à 1791. S’assermenta d’abord avec restriction (E), puis complètement, mais se rétracta ensuite en août 1795 (cf. l’enquête d’Armez, Lm5, 104, et Lm5,120). Curé constitutionnel à Brélévenez (il signe pour la première fois les registres le 8 septembre 1791, et pour la dernière fois le 19 octobre 1791), puis de Trébeurden (Institution canonique du 18 octobre 1791), puis de Rospez (Institution canonique du 18 février 1793). Arrêté le 1er Thermidor an 6 à Plouaret chez Jacques Guézou, cultivateur (Lm5, 120), il fut incarcéré à Guingamp le 18 juillet 1798, condamné par le directoire des Côtes du Nord à la déportation comme assermenté rétracté, le 2 mai 1799. Arrive à l’île de Ré le 30 mai 1799 (Manceau, II, p.254). Prête serment de fidélité à la Constitution le 9 thermidor an IX, à Lanvellec. Recteur de Tréglamus en 1804. Il meurt dans cette paroisse en le 6 juin 1805.

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Guérin (Etienne-Yves)

Vicaire à Saint-Sauveur-Guingamp. En juillet 1791 était directeur des religieuses de Montbareil (Lm5, 16). Refuse le serment (B). Signalé à Jersey en 1796 (J, H).

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Le Guern (Charles)

Né à Lanvellec le 18 mai 1763. En 1789-90 était vicaire à Lanvollon. Prête serment. Curé constitutionnel de Pléhédel depuis 1791. Emprisonné à Guingamp en 1794 jusqu’au 5 janvier 1795 comme assermenté non abdicataire (Lm5, 80). « Instruit et zèlé. De très bonnes mœurs » (Boullé II). Curé de Plestin de l’an XI à 1807. Il meurt le 2 décembre 1807.

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Le Guern (Louis-Marc)

Né à Plounevez-Moëdec le 11 septembre 1738 de Guillaume et Marguerite Le Normand. Prêtre depuis le 28 mai 1763. En 1780, alors qu’il était vicaire à Plounérin, il décide son son propre chef de se retirer à Plounevez-Moëdec. Curé à Trégastel puis mis en possession de la paroisse de L’Hôpital-Saint-Vincent (Tréguier)(Présentation du 14 février 1788). Il se démet de cette cure en mars 1788. Aumônier de l’hôpital de Guerand (Plouegat-Guérand) en 1789. Signe la protestation Le Mintier le 7 novembre 1790 (Lm5, 10). A Ploumilliau depuis le 8 Floréal an III comme desservant de Saint-Cado-Ploumilliau, avant de l’être de Keraudy-Ploumilliau. « Insermenté, non déporté », dit Boullé II. On prétend cependant qu’il aurait quitté la France et qu’à son retour il se serait établi à Caouennec. « Infirme, n’ayant ni bien ni fortune », il demande à entrer à l’hospice Sainte-Anne à Lannion en Brumaire an XII (V. 581). Il est simple prêtre à Servel quand il meurt le 28 février 1807.

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Le Guessan

Chapelain de Tréglamus. Prête serment (E).

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Guézou (Gabriel-François)

En 1789 il signe aux registres de Brélidy « ex-recteur de Brélidy ». Signe en cette qualité la pétition Le Mintier. Il décède à Brélidy le 5 janvier 1791, à l’âge de 77 ans.

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Guézou (Vincent)

Né à Quemper-Guezennec le 15 mai 1756. Neveu du précédent. Minois le dit noble. Curé puis recteur de Brélidy de juin 1788 à 1793. Signe la pétition Le Mintier. Prête le serment (E). Mais dès 1792, son attitude est pour le moins ambiguë (cf. Lm5, 26). Il eut alors à justifier de ses fréquentations suspectes avec des prêtres non sermentés, de son absence lors de la visite épiscopale de l’évêque Jacob. Arrêté le 17 août 1792, et conduit à Dinan, il y renouvela son serment et désavoua publiquement ses confrères réfractaires. Il fut relâché et revint à Brélidy, mais sous surveillance. Il devait en effet rétracter publiquement son serment le 15 août 1795. Il est recherché en avril 1796 (Lm5, 104). Arrêté comme non abdicataire, il est détenu à Pontrieux en Messidor II (juillet-Aout 1794) puis à Guingamp (15 nivose III) (Lm5,80). Libéré, il est à nouveau arrêté le 1er août 1798 et conduit à Saint-Brieuc puis à Guingamp. Le 2 mai 1799, comme assermenté rétracté, il est condamné à la déportation. Il arrive à l’île de Ré le 30 mai suivant. A sa libération, le 16 mars 1800, il revient à Quemper-Guezennec où il Prête serment de fidélité à la Constitution le 25 thermidor an IX, avant de devenir recteur de Saint-Agathon (6 août 1804). « Deux fois sermentaire, deux fois rétractataire… Homme sans caractère et sans foi, équivoque, brouillon ; ne jouissant ni d’estime, ni de confiance. A éloigner » (Boullé II). Un rapport de la commune de Brélidy (8 Floréal IV) dit qu’il aurait été condamné en l’an III par « l’abbé Saint-Priest, prétendu archevêque métropolitain orthodoxe, à la pénitence et à la suspension pendant quelques temps » (Lm5,104). Nommé desservant de Goudelin en decembre 1808, puis de Plouisy en novembre 1812. Il est mort à Runan le 29 janvier 1824.

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Le Guilcher (Julien)

Né à Lanrodec le 5 décembre 1764, de Jean et Françoise Marin. Professeur au collège de Tréguier. Figure dans la liste des électeurs municipaux de Tréguier en 1790. Le 25 avril 1791, il présente son passeport à la municipalité de Tréguier et déclare élire domicile en cette ville (E Dépôt, Tréguier). Lors de la dissolution du collège, il entra chez Pierre Denis du Porzou, ancien sénéchal de Pontrieux (le 10 septembre 1791) comme précepteur. La municipalité de Pontrieux exigea de lui de prêter serment, et autres tracasseries qu’ils firent aussi subir à son protecteur. Ils préférèrent se déplacer à Tréguier après avoir purgé 48 heures de prison (Lm5, 28). Ne prèta ni le serment exigé des religieux ni celui exigé des enseignants. A Jersey (Lef et Gofv. et J), puis en Espagne (voir Le Quellec) où il fut reçu docteur de l’université de Salamanque. Nommé recteur de Pleguien en 1803, de Bocquého en 1804 puis, en 1812, de Lanloup où il mourut le 15 juin 1834.

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Guillaume (François-Marie)

Né à La Roche-Derrien, en septembre 1763, de Pierre Guillaume et Marie Le Bon (ou Pon ?). Ordonné le 22 septembre 1787 (G.195). Signe « prêtre vicaire de Tréguier » les registres du Minihy en 1789 et 1790. Figure sur la liste des électeurs municipaux de Tréguier en 1790. En 1790 signe aussi les registres de Tonquédec. Refuse le serment et se réfugie à Servel en juillet 1791 (Lm5, 20). Réside à Tréguier du 9 mars 1792 au mois de mai 1794 et à Ploubezre du mois de mai 1794 au mois de mars 1795. « Depuis cette époque je n’ai cessé de résider dans les communes de Ploulec’h et Lannion à la connaissance publique, et notoirement pour y avoir exercé mon culte. Je n’ai jamais presque quitté mon confrère le Citoyen Honoré Lallier, prêtre insermenté comme moi » (1 Q 494). Se cache aussi à Tréguier, notamment chez son père et chez Madame Taupin où surpris il put s’enfuir (mai 1794). Le 1er Complémentaire an III, il demande auprès de la municipalité de Tréguier qu’on lui donne acte de sa soumission aux lois de la République, car il se propose d’exercer le ministère du culte catholique dans cette commune ». Le 17 germinal III il déclare devant le district de Lannion se retirer à Ploubezre. « Le 5e jour complémentaire suivant, le département m’a permis d’exercer provisoirement mon culte dans la commune de Ploulec’h qui m’y avait appelé » (1 Q 494). Sans doute est-ce lui le « prêtre réfractaire Guillaume, dit Jeannette » qui se cachait chez Yves Boulou à Traouarvilin en Ploubezre. Une perquisition effectuée en ce lieu le 19 Fructidor an 6 faillit bien le surprendre. Mais sans doute prévenu à temps il avait pu s’enfuir. Son lit était encore chaud. On ne trouva sous son lit que des ornements et des objets sacrés, ce qui est normal, un mousqueton et de la poudre à tirer, ce qui peut se comprendre, et « les contes de la Fontaine et les estampes qui les accompagnent », ce qui est plus surprenant (Lm5, 121). Il trouvait aussi asile chez un autre habitant de Ploubezre un certain Marzin « beau-frère de Le Guen, prêtre émigré » (38 L 4). Il figure sur un état des amnistiés pour fait d’émigration (1806) (Arch.22, série I), mais ne semble pas s’être exilé. Il est suspecté d’être émigré rentré (Lm5,112). Prête serment à la Constitution en Messidor an X. Réside à Lannion à partir de 1802. « Se conduit mal. A éloigner » (Boullé II). « Je le surveille particulièrement. C’est un ecclésiastique qui a quelques reproches à se faire. Sa conduite n’est pas exemplaire » (Le Sous-Préfêt de Lannion, le 5 Fructidor an IX, V.537). Bibl : 38 livres de différentes espèces trouvées chez son père à Tréguier (1 Q 494).

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Guillerme (Pierre)

Né le 26 août 1744, à Plougras, de Guillaume et Anne Flamel. Vicaire de Tréglamus en 1789-90. Prête serment. Devient curé constitutionnel de Tréglamus en 1791, puis de Moustéru. Refuse d’abdiquer. Il est arrêté comme prêtre sermenté non abdicataire et emprisonné à Guingamp le 27 avril 1794 puis en décembre 1794) (Lm5, 80). Détenu aussi un moment à Pontrieux, il proteste contre les conditions mises à sa libération ( lettre, Lm5, 65). Fut nommé à Plougras en 1800. « Infirme, s’est bien comporté pendant la Révolution »(Boullé II).

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Le Guilloux ®

Vicaire de Pommerit-le-Vicomte en 1789-90. Un Robert Guillou est né à Pommerit-le-Vicomte le 1er février 1721, et un certain Rolland Guillou le 28 novembre 1753.

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Guillou (Guy)

Né à Lanvellec, le 12 mars 1748, de Guillaume Guillou et Marguerite Calvez, ménagers. Docteur en Sorbonne. Recteur de Lanvellec en 1789-90. Signa la pétition Le Mintier. Prête le serment (E), mais sans doute le rétracta-t-il. Il était encore recteur de Lanvellec mais insermenté lorsqu’il baptisa Jean Le Jan, le 21 mai 1792. Les parents, désireux de faire enregistrer le baptême à Plounérin se vit opposer un refus par la municipalité « parce que le baptême avait été réalisé par un réfractaire » (Lm5, 26). Il signe le registre de sa paroisse pour la dernière fois le 12 septembre 1792, à l’occasion du baptême de la fille du maire de Lanvellec. Partit ensuite pour l’exil à Jersey où il est signalé en fin 1792 (Gofvy, PRO, T.93/26). L’enquête de 1859 instruite par Gaultier du Mottay, dit qu’il y mourut « entre les mains de Mr Le Gall, prêtre, en 1794 ». Cela semble faux puisqu’il se trouve à Southampton au mois de septembre 1796 où il reçoit une aide versée par Le Dall de Tromelin « à MM. les ecclésiastiques arrivés de Jersey et de Guernezay »(PRO, T.93/45). D’ailleurs selon (O) il mourut le 21 mars 1797. Il composa des complaintes en breton contre la Révolution. Une de ces complaintes fut trouvée sur Yves Le Marrec, chartreux, en 1793. (Voir P. Hémon, Association Bretonne, t.XV, p.564).

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Guilloux de Penanquer (Vincent)

Né le 4 novembre 1711, de Me Jacques Guillou et Servane Le Serre. Recteur de Pleudaniel depuis 1740. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment ©. Mort à Pleudaniel le 22 avril 1791, étant recteur de cette paroisse.

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Le Guilloux-Keranrun (Yves-André)

Né à Langoat. « Docteur de Navarre, proviseur de la maison de Navarre et vice-chancelier de Sainte-Geneviève dans l’université… arrêté le 23 août au collège de Boncourt, où il demeurait alors » (Abbé Tresvaux, I, p.398). Exécuté à Paris le 3 septembre 1792. Précision apportée par Hervé Guillou, le 17/03/2011 : « Yves André Guillou de Keranrun n’est pas né à Langoat mais à Lezardrieux, le 8 mars 1748. On trouve des informations dans les archives de l’Oise quant à son refus de prêter serment. » Cf La généalogie de cette famille établie par Hervé Guillou. Voir : http://gw5.geneanet.org/index.php3?b=traoubreizh&lang=fr;p=yves+andre;n=guillou+de+kerenrun

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Guino (Jacques-Louis)

Né à Guingamp le 19 juin 1734. Chanoine de Tréguier de 1763 à 1789. Cette année là, il permuta ce bénéfice contre la cure d’Elliant dont M. Laënnec était alors titulaire. « Député par le clergé de Quemper aux Etats Généraux, il ne tarda pas à manifester des idées révolutionnaires. Il abandonna son Ordre, approuva l’opinion erronée de Camus touchant la Constitution civile du clergé, prêté serment de fidélité à cette Constitution. Il assista au synode convoqué par Audrein, évêque intrus du finistère, et en fut un des principaux membres. Placé à l’époque du Concordat de 1801 dans la cure de Recouvrance à Brest, il y mourut subitement en 1808, à l’âge de 74 ans » (Tresvaux, II, 508). Sa bibliothèque (1454 vol.) était celle d’un homme cultivé, éclectique tourné principalement vers les problèmes contemporains (voir Les Côtes-du Nord de la Préhistoire à nos jours, éd. Bordessoules, 1987, p.212). Son portrait (Id).

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Le Guyader (Joseph)

Né à Gurunhuel le 9 janvier 1759, de Rolland Le Guyader, ménager, et Françoise Le Bris. Ordonné le 5 juin 1784 (G.195). Prêtre de Plougasnou. Signe la pétition Le Mintier le 8 nov. 1790 (Lm5, 10). Il officie à Gurunhuel et signe le registre le 4 janvier 1792, « en l’absence du curé » ; ansence de complaisance peut-être puisqu’il s’agit du baptême de Madeleine Guiader, sans doute parente de l’officiant. « Prêtre recommandable sous tous les rapports et qui avait dans les temps les plus difficiles exercé le ministère à Guingamp et les environs à la satisfaction de ses supérieurs et même de tous les partis… Nayant jamais cessé, pendant le temps affreux de la Terreur, à la faveur de divers déguisements, au péril de sa vie de porter aux fidèles les secours et les consalitions de la religion » (Cahier de paroisse de Guingamp, f° 42). « À Guingamp depuis l’an X. Autrefois vicaire aujourd’hui simple prêtre. Insermenté. Caractère doux et pourtant exalté. Ayant été longtemps sans faire sa soumission. Homme à éprouver et à ramener à une sage tolérance » (Boullé II). Ne fit en effet sa soumission que le 23 juin 1802. Prêtre à Pabu en l’an IX. Nommé vicaire de Guingamp et aumônier de l’hospice le 22 mars 1806. Nommé desservant de Grâces le 15 juin 1814. Devient curé de Guingamp le 4 octobre 1816. Mort le 16 janvier 1832.

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Guyomard (Jérôme-Marie, ou Pierre Jérôme ?)

Né en 1722 à Brélévenez. Recteur de Trégastel depuis 1783. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment mais continue d’exercer à Trégastel jusqu’en août 1792. Il héberge en son presbytère Jacques Jan, curé de Brélévenez. Le 13 septembre 1792, il se présente devant la municipalité pour déclarer « qu’il se retire devers le district de Lannion ». Emprisonné à Saint-Brieuc en la Maison des Filles de La Croix entre le 25 octobre 1792 et le le 18 septembre 1793, puis à Guingamp. Il meurt à l’hospice de Guingamp le 5 mars 1795.

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Guyomart (François)

Né à Ploumilliau le 15 décembre 1762 de Guillaume et Marie Le Person. En mai 1790, il est au séminaire de Tréguier lorsque ses parents lui accordent 60 L de revenus annuels au titre de titre clérical, ce qui indique qu’il aspirait alors à la prêtrise. Il est toujours demeuré chez ses parents comme diacre. Insermenté. Non déporté. « Est demeuré nul pendant la Révolution » (Boullé II). Ordonné après la Révolution, il fut nommé à Lannion le 23 avril 1816. Il y meurt le 16 juillet 1818.

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H

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Hamon (Jean)

Né le 22 septembre 1746 à Guimaëc. Prêtre à Guimaëc en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier (Lm5,10). Refuse le serment. Détenu au château de Brest. Déporté en Espagne le 12 août 1792. Mort à Guimaëc le 1er mars 1819.

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Hamon (Joseph)

Né le 20 août 1754 à Loguivy-Lès -Lannion. Vicaire de Magoar (Ev. de Dol) depuis 1788 jusqu’en 1791. Prête serment (E). Reçoit l’investiture canonique de Jacob pour Plourac’h le 8 juin 1791. Il est transféré ensuite à Botmel (octobre 1791), puis à Plusquellec, puis à Pluzunet (Institution canonique du 15 février 1793). Refuse d’abdiquer et est incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794. Retrouve son poste de Pluzunet où il se trouve encore en 1801. Nommé desservant de Plouezec en 1808. « Mr Joseph Hamon, bon prêtre, revenu de son erreur, succéda (à Grâces) à Monsieur Le Guyader en août 1817 et mourut chez le curé de Guingamp le 27 octobre 1821 » (Cahier de paroisse de Grâces).

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Hamon (Yves-Louis)

Né le 11 mai 1762, à Tréguier (par. de la Rive), de Jouan et Catherine Auffret. Ordonné le 23 septembre 1786 (G.195). Vicaire de la cathédrale de Tréguier. Prête serment (E). Elu curé de Tréguier le 13 juin 1791. Chapelain constitutionnel de N.D. de Coatcolvezou jusqu’au 18 novembre 1792 (Institution Canonique de Jacob du 16 juin 1791). Signe, en mars 1792, une pétition contre « les prêtres non assermentés de Tréguier et la municipalité qui les protège » (Lm5,25). Abdicataire depuis le 19 avril 1794 (Lm5, 62). On le dit alors ex-vicaire à Ploumagoar. Il était pourtant bien curé de Tréguier quand il abdique le 18 Germinal an II (Lm5, 60).

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Harel (Bonaventure-Luc-François)

Né à Moncontour vers 1740-42. Aumônier des Carmélites de Guingamp. Arrêté par ordre du 30 août 1792 et conduit à la prison de Dinan (F). Déporté à Jersey le 20 septembre 1792. Il y est signalé en 1796 (H). Mort en Angleterre entre novembre 1801 et septembre 1803 (O).Bibl : 250 volumes. Biens : biens meubles estimés 2319 L et vendus 1784 L outre les biens réservés : linge estimé 850 L et livres 216 L (1 Q 495).

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Heller

On lit dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI : « Heller, recteur de Loguivy, retiré à Guerlesquin, déporté ». Probablement erreur sur le nom.

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Hémeury (joseph)

Né le 29 janvier 1751 à Servel.. Curé de Lanneanou (trève de Plouigneau) en 1791. Refuse le serment. Se réfugie à Servel en juillet 1791. Selon D. Bernard, il s’exila à Jersey. Il est considéré comme émigré et ses biens sont saisis (35 J 26/161). Est signalé à Guernesey en juin-juillet 1796 (M). Enregistré comme prêtre de Servel, il fait sa déclaration conforme à la loi le 9 juin 1802 (Le Masson, Manuel, II, 183). Il est alors nommé recteur de Trébeurden où il meurt en 1829.

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Henry (Joseph)

Né vers 1766. Le 19 octobre 1789, alors qu’il n’est encore que clerc tonsuré, il perçoit une dime altaristie dans l’église de Bocqueho. N’apparaît pas dans la liste des ordonnés en 1789-90. Pourtant mentionné comme prêtre de Bocquého en 1789. Signalé à Jersey par Gofv et (J). En juin 1797 se trouve à Amesbury dans le Wiltshire (PRO, T 93/45, pt II, 219). Prête le serment prescrit par la loi le 30 prairial an X (Lemasson, Manuel, II, 185). Il est prêtre à Bocquého quand il meurt le 9 juin 1804.

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Henry (Jean-Baptiste)

Originaire de Guimaëc Fils de Yves et Claudine Clech. Ordonné le 1er avril 1786 (G.195). Prêtre à Ploezal en 1789-90 puis curé/vicaire de Hengoat (à partir de mai 1790 - dernière signature au registre le 9 juin 1791). Signe la pétiton Le Mintier. Refuse le serment ©. Le 21 juin 1791, le Directoire du District de Pontrieux lui enjoint de se retirer à quatre lieues de la paroisse (Lm5,14). Sans doute retourna t-il dans son pays natal. Le 11 Germinal an 8, il est enregistré comme prêtre à Morlaix et vient s’installer à Guimaëc.

L’Hermitte (Ollivier) Né à Guimaëc le 25 janvier 1757. Ordonné le 27 mars 1784 (G.195). Vicaire à Guimaëc en 1789-90. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment. Le 25 février 1792, il présente son passeport devant la municipalité de Tréguier et déclare vouloir élire domicile dans cette ville. Selon Boullé II, il aurait été déporté, mais on ne trouve nulle mention de ce fait. Tout semble même indiquer qu’il ne quitta pas le territoire français. Le 28 Germinal an III, il se présente à la municipalité de Tréguier pour profiter de l’autorisation faite aux ecclésiastiques cachés pour ce seul caractère de reparaître avec assurance. Selon Lucas, op. cit., p.42, « il fut pris et incarcéré à la prison de Morlaix dont il réussit à s’évader. Il se cache pendant la terreur à Tréguier, Cavan, Tonquédec, Plouaret, Pleubihan. Au mois de juillet 1799, le courageux prêtre, caché à Tréguier, allait visiter son ami M. Lannier, lequel demeurait à Plouguiel chez ses parents. Deux garde-côtes s’emparent de Mr L’Hermite qui tôt après est emmené sous escorte à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc. D’aucuns pensent que le tribunal de cette ville le condamna à mort, mais le fait n’est pas certain. En octobre 1799, le généreux confesseur de la foi est délivré avec les autres prisonniers, par les chouans ». En Floréal an VIII, à Tréguier où il réside, il reçoit l’autorisation d’exercer librement le culte (93 L 3). « A Tréguier depuis neuf ans…S’est mal comporté durant la Révolution. Esprit ardent et intolérant. A éloigner de Tréguier » (Boullé II). Nommé recteur de Lanmérin au Concordat (25 nivose an 12). Mais cette nomination fut sans doute aussitôt rapportée puisque à la même date il est aussi nommé recteur de Louargat. Il y meurt le 19 mars 1816. [Voir Jouan Marc]Retour Sommaire

*Hervé (J)

Prêtre de Plouagat et à Plouagat en 1789-90. Signe les registres de Bocquého en 1790. Un Julien Hervé a été ordonné le 26 mars 1757 (G.189). Sans doute est-ce lui, le Julien Hervé, curé de Tréglamus, qui le 13 septembre 1785, est mis en possession de la chapellenie de Kerisac à la Belle-Eglise en Plouec (G.195)

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Hervé

Vicaire à Lohuec. Prête serment (E). Ne serait-ce pas le François Hervé, 66 ans, demeurant à Maël-Pestivien où il avait été vicaire, arrêté à Callac ? (Le Masson, Manuel, II, 26).

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Hervé des Troisfontaines (Pierre)

Né à Plédran. Vicaire de Bocquého en 1789. Prête le serment. Vicaire de Plourhan quand il est élu curé constitutionnel de Bocquého le 6 juin 1791 (Institution canonique du 11 juin 1791). Le 31 octobre 1792 il est nommé à Plouvara. Abdique son état et sa fonction (Lm5, 60). Le Chanoine Le Sage dit de lui : « J’eus un successeur dans Pierre Hervé des Trois Fontaines qui l’année précédente avait été mon vicaire et mon tourment journalier par l’exaltation de ses idées révolutionnaires et son gros orgueil de prétendu savant. Ayant réussi à l’éloigner, il passa à Plourhan dont le recteur but le calice que j’avais écarté. Ce malheureux, d’une audace sans exemple, après avoir affligé un vieillard… demanda ma paroisse de Bocqueho, promettant d’y détruire le mauvais esprit dont j’en avais imbu les habitants. Il y fut nommé, et s’annonça comme devant en prendre possession le dimanche de la Pentecôte. Il y vint en effet sous bonne escorte. Mais les fidèles ne lui marquèrent que de l’horreur. Cinq personnes assistèrent à son office. Le surplus s’était retiré avec le pasteur légitime dans une chapelle rurale. Il passa ensuite à Plouvara où il finit par épouser sa servante. Acquéreur et dénonciateur, il fut fusillé par les chouans ». Point de vue sans doute assez partial. Un Pierre Hervé est détenu depuis le 16 novembre 1792 dans la maison de réunion de Saint-Brieuc (Le Masson, 189). [ Un certain Joseph Hervé, fils de Claude Hervé et Marie Rouxel, reçoit de sa mère alors veuve et habitant Plédran, une rente annuelle de 75 L pour titre clérical en mars 1788, il était alors au séminaire (G.196)]

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Herviou

« Minoré » de Pluzunet. Signalé à Jersey par Gofv (J).

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Homo (Guillaume)

Né à Langoat, le 29 novembre 1766. Ordonné par l’évêque du Finistère Expilly. Vicaire à Plouigneau en 1793, et curé de Guimaëc de 1795 à 1802. Au Concordat, il devient recteur de Lanneanou. Il meurt le 25 janvier 1805.

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Homo (Rolland)

Né à Locquenvel le 20 juin 1757, de Guillaume et Catherine Salaün. Vicaire de Pommerit-Jaudy depuis 1784. Signe la pétiton Le Mintier. Refuse le serment. Le 24 avril 1791, se présente devant la municipalité de Tréguier et déclare élire domicile dans cette ville. L’ordre de l’arrêter est lancé le 19 juillet 1792, en vain (G). Sans doute s’exila-t-il alors. Il est signalé à Jersey par Gofv (J). Il se trouve à Southampton en juin 1797. Il figure à cette date sur un « compte de ce qu’il revient à chacun des ecclésiastiques destinés à s’embarquer sur le bâtiment de la correspondance » (PRO, T.93/45). Accusé d’émigration, il fut acquitté par le tribunal et mis en liberté le 11 Fructidor an V (Le Masson, Manuel ,II, 26). En Floréal an VIII, il reçoit à Tréguier, où il réside, l’autorisation d’exercer le culte catholique (93 L.3). En Floréal an XIII, il est desservant de Trédarzec. Il est mort le 14 juillet 1806.

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L’Horset (Guillaume-Jean-Corentin)

Né à Ploumilliau le 25 novembre 1766 de René et d’Anne Riou. Nommé desservant de Plougras en 1812. Mort le 6 décembre 1817.

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L’Hostelier (Vincent)

Né le 22 octobre 1742, à Pleumeur-Gautier, de Louis (qui signe) et Isabelle Corre. Ordonné le 28 mai 1768 (G.191). Vicaire à Pleudaniel depuis 1780. Est prêtre-desservant à Pleumeur-Gautier quand il prête serment le 26 décembre 1790 (Lm5, 5). Prêtre assermenté à Pommerit-Jaudy (Inst. can. du 20 octobre 1791). Refusa d’abdiquer et fut sans doute emprisonné puisque ses biens furent saisis. Biens meubles estimés 382 L (1 Q 507). Au concordat fut nommé vicaire de Pleumeur-Gautier, puis de Coatascorn le 21 Brumaire 14. Il meurt dans cette fonction le 9 novembre 1813.

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L’Hostis (Yves-Efflam)

Né à Plestin le 12 août 1764 de Efflam L’Hostis et Marie-Yvonne Geoffroy, ordonné prêtre en 1788. Vicaire à Plestin en 1789 puis à Brélévenez en 1789-1790 où il signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment. Après son renvoi de Brélévenez, le 21 août 1791, se retire à Plestin où il se cache. Réapparait le 5 mai 1795 et déclare n’avoir jamais quitté le pays (Boullé II le dit déporté, mais sans doute à tort). Tient un registre de baptêmes du 15 mai 1792 au 30 juillet 1801. Réside à Plestin comme desservant depuis 1800. « Instruit, mais a témoigné aux prêtres assermentés une haine extrème. S’était cependant bien montré au début de la Révolution » (Boullé II). Nommé vicaire de Brelevenez (an 12) puis desservant de Rospez en l’an 14, et de Ploumilliau en 1808. Mort dans cette dernière paroisse le 24 avril 1843.

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Le Houérou (Louis-Marie)

Né à Prat, le 15 août 1766, de Pierre Le Houérou (qui signe) et Julienne Le Page. Avait reçu le diaconat des mains de Le Mintier le 20 mars 1790 (G.195-196). Prêtre à Prat (ne signe qu’une fois les registres en 1790). Cure/vicaire de Brélidy en mai 1791. Vicaire de Coatascorn à partir de juin 1791. Il signe « L-M. Le Houérou, prêtre » le registre de Langoat, le 31 janvier 1792. Il fut sans doute arrêté et emprisonné puisqu’il meurt aux Carmélites de Guingamp le 21 juillet 1794.

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Le Houérou (Pierre-Paul)

Né à Tréguier en 1750 et ordonné en 1777 (Minois). Vicaire de Saint-Eutrope en Plougonven en 1791. Refuse le serment. En exil à Jersey (Tresvaux, I, 482). Retourne en France, vit caché et meurt à Tréguier le 27 décembre 1792.

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Le Huidoux (Christophe)

Vicaire à Lanleff. Prête le serment. Nommé curé constitutionnel de Landébaëron (Institution canonique du 9 août 1791, première signature aux registres de Landebaëron le 24 juillet 1792). Il meurt à Landebaëron, le 29 octobre 1792, à l’âge de 43 ans.

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Huon (Yves)

Né vers 1741. Vicaire à Pabu dès 1788 et en 1790. Prête serment (E). Mort à Pabu le 26 mars 1791.

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I

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Isaac (Toussaint)

Né vers 1739, à Pontrieux. Recteur de Saint-Quay-Perros en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier. Refusa le serment. Arrêté par ordre du 28 mars 1792 (Lm5,26). Emprisonné au château de Dinan (F). Déporté à Jersey le 20 septembre 1792. Y est encore signalé en 1796 (H, J). Le 1er avril 1803 figure dans un état des ecclésiastique français qui reçoivent à Londres les secours accordés par le gouvernement anglais (PRO, T.93/26. Se trouvait encore en Angleterre en 1814. Rentra au moment de la Restauration « Infirme », dit de lui le rapporteur (Arch. des Affaires Etrangères, France-Bourbon, vol.616, p.230). Biens meubles estimés 307 L (1 Q 496). Il est prêtre desservant à Lannion quand il meurt dans cette ville le 27 octobre 1816.

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J

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Jacob (Alain)

Recteur de La Roche-Derrien en l’an XI. Il meurt le 21 avril 1804.

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Jacob (Nicolas)

Natif de Plouaret vers 1764. Clerc tonsuré, réfugié chez son père François Jacob, cultivateur à Plouaret. Précepteur des enfants de Parenthoën au bourg de Pleubian depuis le 1er janvier 1793.

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Jacquemart (Jean-Nicolas)

Natif de Vaucouleur, en Lorraine. Prieur des Augustins de Lannion en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Incarcéré à Dinan en 1792, puis déporté. À Jersey en août 1796 (Cheylus et J). Pourtant l’abbé Tresvaux dit qu’il fit un séjour sur le Washington et qu’il périt à l’âge de 55 ans au mois d’octobre 1794 (II, p.145). C’est aussi ce que dit l’abbé Aimé Guillon (Les Martyrs de le foi pendant la Révolution française, vol. 3, Paris, 1821). Ce dernier précise qu’il est inhumé dans l’île d’Aic. Mais contrairement à ce qu’il affirme aussi, J-N. Jacquemart n’a guère pu « retourner en son pays natal, Vaucouleur » avant d’être arrêté et déporté. L’abbé Guillon ne faisant par ailleurs aucune mention d’un séjour breton de Jacquemart, il pourrait bien y avoir ici confusion entre deux personnages.

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Jacques (ou Jacquais)

Chapelain de la cathédrale de Tréguier. Signalé à Jersey par Lef. et l’Est. (J).

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Jaguin (Olivier)

Né à peut-être à Plougras vers 1755. Prêtre à Plounérin en 1790. Prête le serment. Devient vicaire constitutionnel de Plougonven en 1791. Etait vicaire à Botsorel quand il fut nommé curé constitutionnel de Prat (Institution canonique du 8 mars 1793). Passa ensuite à la cure de Coatascorn, en 1796. Le 3 Vendémiaire an VI, devant la municipalité de Prat, il « jure haine à la royauté et à l’anarchie et attachement et fidélité à la République et à la Constitution de l’an III » (21 L.105).

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Jagou (François-Vincent)

Né le 22 octobre 1757, à Trélévern, de noble homme Nicolas-Antoine Jagou (qui signe) et demoiselle Marguerite Le Provost. Curé d’office de Trélévern en 1790. Signe la protestation Le Mintier. Prête serment (E). Curé constitutionnel de Penvénan du 19 juin 1791 au 30 juin 1795 (Inst. can. du 16 juin 1791). Le 9 Floréal an II il « renonce à toutes fonctions en qualité de prêtre ». Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Après la Révolution il est nommé vicaire à Perros-Guirec. C’est dans cette fonction qu’il meurt le 3 mars 1812.

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Jan (Jacques)

Né à Trébeurden le 14 mai 1741. Ordonné le 28 mai 1768. Vicaire de Brélévenez depuis 1785. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Quitte Brélévenez le 29 août 1791 et se réfugie à Garlan, puis à Trégastel, et enfin chez son frère à Trébeurden où il est arrêté vers le milieu de l’année 1793 par la garde nationale de Lannion. Condamné par le tribunal criminel des Côtes du Nord à la déportation à la côte occidentale d’Afrique (14 novembre 1793). Mais cette condamnation ne fut pas exécutée. Détenu à Guingamp, il est décrété de déportation vers Rochefort cette fois le 8 mars 1794. Il partit pour Rochefort le 14 avril suivant et séjourna sur Les Deux-Associés. Il y mourut le 14 juillet 1794 et est enterré à l’île Madame (Manceau, II, p.374).

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Le Jan (Jean-Baptiste)

Né à Plouaret le 15 novembre 1754, de Jean Le Jan (qui signe) et Marguerite Le Normand. Vicaire à Plouaret en 1790. Signe la pétition Le Mintier (Lm5, 10). Refuse le serment. Ordre de l’arrêter lancé le 15 juin 1792, en vain. Pourtant il déclarera, témoins à l’appuis, être resté à Plouaret du 17 juin 1792 jusqu’à Vendémiaire 4 (1 Q 503). Vint sans doute se cacher quelque temps à Trébeurden (Luyer). Retourna à Plouaret en 1801. Biens meubles estimés 751 L (1 Q 503). Boullé II le dit déporté. Exerce le culte à la chapelle Sainte-Barbe de Plouaret en l’an IX. Envoyé en surveillance à Lannion en l’an X. Mort recteur de Penvevan le 5 janvier 1836.On lit dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI, qu’un certain Le Jan, prêtre à Plestin, est retiré à Guerlesquin, et déporté".

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Le Jan (Mathieu)

Né vers 1738 à Plouisy de Vincent et Marie Heloco. Prêtre à Plouisy en 1789. Refuse le serment. Autorisé à demeurer à la maison de réunion de Saint-Brieuc étant donné qu’il est affligé d’infirmités graves (14 avril 1793). Incarcéré à Guingamp le 30 brumaire An IV est libéré le 2 avril 1795 et déclare se retirer à Guingamp (Lm5, 70). A nouveau incarcéré à Guingamp le 13 août 1796 (Le Masson, Manuel II, 25). On lui accorde une carte de sécurité le 5 mai 1800. Mort à Guingamp le 10 Pluviose an IX.

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Jannic (Jean-Marie)

Né à Pédernec, le 15 juillet 1743, de Marc (qui signe) et Marguerite Le Barzic. Il était recteur de Saint-Vincent avant d’être nommé Recteur de Cavan le 28 août 1786. Prêta le serment (E). Il assure aussi l’interim du recteur de Berhet parti en exil le 10 septembre 1792. Devint curé constitutionnel de Cavan jusqu’en 1793. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Fut ensuite curé de Tréglamus depuis l’an IX jusque l’an XI au moins. « Non déporté » (Boullé, II).

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Jannic (Joseph)

Curé à Caouënnec en 1789-91. Prête serment (E). Curé constitutionnel de Coatréven (Inst. can. du 16 juin 1791). Première signature aux registres le 24 juin 1791. A partir du 3 juin 1792, il ne signe plus et semble avoir définitivement quitté la paroisse.

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Jégou (François)

Né à Plouaret vers 1754. « Autrefois vicaire, aujourd’hui simple prêtre [à Plouaret depuis 1801]. Insermenté, non déporté. Conduite scandaleuse durant la Révolution. A favorisé les chouans. A été mis en arrestation. Sujet à interdire » (Boullé,II). C’est sans doute lui le Jean-François Jégou qui était détenu en ventose an IX pour refus de serment. Il prêtera finalement le serment de fidélité à la constitution le 25 ventose an IX (V. 569).

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Jégou (Jean)

Né à Plounevez-Moëdec le 16 août 1757 de Jean et Catherine le Dantec. Etant diacre, il demanda une dispense d’âge pour recevoir la prêtrise. « C’est un bon sujet qui a fait le cours complet de ses études », dit de lui à cette occasion le vicaire général Borie, en février 1781(G.443). Directeur des sœurs de Saint-Paul à Tréguier. Curé/vicaire à Ploumilliau en 1789 et jusqu’au 12 juin 1791. Refuse le serment. Présente son passeport à Tréguier le 19 juillet 1791 et déclare élire son domicile à Tréguier (E, Dépôt Tréguier). Emprisonné à Lannion et condamné le 13 août 1793 à dix ans de détention par le tribunal criminel des Côtes du Nord (L.162, f°142). À nouveau condamné le 25 novembre 1793 et interné dans la maison de réclusion de Guingamp (Lm5, 47). Il entra à nouveau en prison le 30 Brumaire IV et en sortit 4 mois et un jour plus tard (4 L.135). Le 13 août 1796 est à nouveau incarcéré à Guingamp (Le Masson, Manuel, II, 25). Vicaire à Plouvorn (Fin.) en l’an XII (V.569).

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Jégou (Nicolas)

Vicaire de Ploumilliau en 1790. Signe la pétition le Mintier. Signalé à Jersey (Lef. et Goffv., J).

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Jégou (Nicolas)

Né le 7 septembre 1759 à La Roche-Derrien. Recteur de Louannec depuis mai 1788. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment le 20 janvier 1791 (E). Elu curé constitutionnel de Louannec. Le 12 Vendémiaire VI est nommé archiprêtre de Lannion par Jacob, mais resta sans doute en poste à Louannec. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. En 1800 il est curé archiprêtre de Louannec (régistre Dumay). « Théologien, homme zèlé, de bonnes moeurs, exemplaire, estimé dans son état » (Boullé I). Nommé curé de Belle-Isle-en-Terre le 18 germinal an XI (en 1803), puis de Plestin le 12 avril 1808. Décédé le 1er février 1811.

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Jégou (Pierre)

Né à Quemper-Guezennec le 28 juillet 1736. Recteur de Coatascorn de 1776 à 1791. Signe la protestation Le Mintier. Prête serment (E). Curé constitutionnel de Plouëc de juin 1791 (Institution canonique du 14 juin 1791) à janvier 1793. Abdicataire en prison. Domicilié à Quemper-Guezennec en 1798. Mort le 9 mai 1807.

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Jégou (Yves)

« À Bégard, Jégou, émigré rentré, circulait clandestinement avant le 18 Fructidor, n’a pas justifié de sa sortie du territoire de la République (État des prêtres réfractaires dans le Dt. des Côtes du Nord à l’époque de la loi du 18 Fructidor an V, Lm5,112). Une lettre du Commissaire du Directoire éxécutif auprès du canton de Pédernec à celui du Directoire exécutif des Côtes du Nord, du 21 Janvier 1798, dit de lui : « Missire Yves Jégou remplissait sa mission à Lanneven… Mais sa destination étant pour le pays de Plougasnou et de Morlaix, il ne faisait que les visites archidiaconales » (Lm5,115). À l’époque de la loi du 19 Fructidor an VI, il résidait chez le citoyen Le Pennec à Lanneven. Mais il partit de Lanneven le 28 Fructidor » (Arch. communales de Pédernec).

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Le Jeune (Philippe)

Né à Plestin (ou Trémel ?) vers 1755. Ordonné le 18 septembre 1784 (G.195). Prêtre de Pommerit le Vicomte en 1789-90. Prête serment. Est vicaire de Plounevez-Moédec quand il est élu curé constitutionnel de Plounérin (Inst. can. du 18 novembre 1791). « D’abord conformiste, s’est rétracté ensuite… Loge dans le bois de Kersenant (à Plestin) où il s’est pratiqué une cachette » [an V] (Lm5, 112 et 113). Arrêté le 17 Floréal an VI dans les bois proches le château de Kersenan, il déclare : « Sur la sommation à moi faite par la municipalité de Plestin le 5 octobre 1797 de prêter haine à toute royauté, etc, je réponds qu’il faut écouter la Sainte Église catholique et demeurer fidèle à Jésus-Christ. En conséquence j’ai refusé de prêter ce serment que je condamne » (Lm5 117). C’est lui sans doute que l’on retrouve détenu à Guingamp le 2 juillet 1798 avec la mention « 40 ans, simple prêtre à Trémel, presque fou » (Lm5, 119). Il meurt le 4 mai 1805.

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Jolivet (Paul)

Recteur de Guénézan depuis 1774. Signe la pétition Le Mintier, mais se rétracte le 19 novembre 1790 (Lm5, 10). Prête serment (E). En juillet 1792, signe « curé constitutionnel de Guénézan ». Mort en 1792.

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Joly (F-J)

Prêtre habitué de Bringolo. C’est en cette qualité qu’il signe à plusieurs reprises les registres de cette paroisse en 1790 et 1791. En 1792, il est le dernier prêtre à signer à Plouagat les registres tenus par le clergé.

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Jorand (J)

Né à Trémel, à Coatromar. Fils du citoyen Jorand futur officier municipal de Plestin. À Plestin, chez ses parents. Était-il prêtre ou seulement diacre ?

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Jouanny (ou Joanny) (Jean-Marie)

Gardien des Récollets de Chatelaudren. Signe les registres de Plouagat en 1790. Signalé à Jersey en 1796 (H), et en Angleterre en 1800-1802 (Cheylus, J, PRO, T 93, n°27/3). À son retour d’exil, le 7 mai 1802, il prête le serment de fidélité à la Constitution.

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Jouan (Marc)

Né à Tréguier (par. de la Rive), le 10 janvier 1762, de Guillaume et Marie Le Sivillon. Ordonné le 21 mai 1785 (G.195). Curé de la trêve de Saint-Norvez en 1790. Signe la pétition Le Mintier ( le 14 novembre 1790, il n’avait pas reçu la pétition, mais dans une lettre adressée ce jour à Savidan, principal du collège de Tréguier, il demande à signer - Lm5, 10). Prêta serment, mais se rétracta (Boullé II). Il est signalé à Jersey par Lef. et Gofv. et (J) parmi les prêtres y ayant séjourné au 1er janvier 1793. Le 28 mars 1795 se présente aux autorités de Tréguier pour bénéficier de l’autorisation donnée aux ecclésiastiques cachés de reparaître avec assurance promulguée le 9 mars précédant. Arrêté le 6 nivose an IV (27 décembre 1795), comme prévenu d’immigration, il est détenu en la maison de justice de Port-Brieuc (Le Masson, Actes, p.328). Un document du 31 novembre 1787 (Lm5,114) parle notamment de lui en ces termes : « L’Archantec, curé de Hengoat, Olivier L’Hermite, ex-vicaire de Guimaëc, Yves Ollivier, matinalier à Berhet, Le Jouan, rétractataire, Le Court, ex-prieur de Beauport, ont constamment refusé depuis le mois de Vendémiaire an V, malgré les invitations de la municipalité, de célébrer le culte dans l’enceinte désignée. Ils ont préféré pratiquer leurs fonctions dans l’intérieur des maisons particulières où, dans grand scandale, on voyait plus de 300 personnes réunies, soit dans la maison, soit dans la cours, soit dans la rue même, au-devant de la porte. Ils tenaient des registres des mariages et des naissances ». « À Tréguier depuis dix ans » (Boullé II). Nommé vicaire à Langoat, il y meurt le 28 décembre 1820.

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Jouan (René-Marie)

Né le 7 avril 1748. Curé constitutionnel de Chatelaudren. Mort le 17 mai 1809.

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Jouan (Yves)

Prêtre natif de Senven-Lehart (Régistre Loyer, curé de Bourbriac). Fut prêtre à Senven-Lehart en 1790 et jusqu’en fin 1791. Un Yves Jouan signe une fois le registre de Saint-Fiacre en 1790. Un chapelain de Saint-Eloi en Louargat(1789-90) portait également ce nom. De même un autre Yves Jouan fut vicaire à Plouagat de 1777 à 1785.

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Jouannet (Guillaume)

Né le 13 juillet 1746. Fut curé de Plourin avant d’être nommé Recteur de Quemperven en 1786. Signa la pétition Le Mintier. Refuse le serment le 13 février 1791 (Lm5,9). Part pour l’exil à Jersey où il est signalé en décembre 1792 (K) et en 1796 (H,J,Cheylus). Passe ensuite en Angleterre (PRO T 93/23). Sur son retour d’Angleterre consulter Arch. nat. F 7,7984/8700). Débarque à Perros le 28 Prairial an X, retourne à Quemperven où ses sermons contre les prêtres jureurs lui vaudront encore quelques ennuis (Le Masson, II, p.267 ; et V 570). Est mis en surveillance à Lannion. Au moment du Concordat, le Préfet accepta sa nomination comme recteur de Gommenec’h, en 1806, « pourvu qu’il cesse de tracasser comme il l’a fait les acheteurs de biens nationaux » (23 J.3, et V 570). Bibl. 28 titres en 93 vol. Biens : possédait une métairie en Plougonver affermée 75 L par an (1 Q 496). Il meurt le 9 février 1808.

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Jourand (Cosme-Marie-François-Ollivier)

Né à Plouguiel, le 7 septembre 1734, de Mathias (qualifié noble homme) et damoiselle Catherine de Kerespers. Recteur de Saint-Michel en Grève de 1774 à mai 1791. Signa la pétition Le Mintier. Refuse le serment en déclarant qu’ « il ne [le] Prêterait qu’après que ses supérieurs l’auraient prèté, que pour lors il le Prêterait volontiers » (15 février 1791). Le 1er avril 1792, le maire de Penvénan lui accorde un passeport avec certificat de bonne conduite (Lm5, 26). Le 28 août 1792 prend à Penvénan un passeport pour Jersey. Jagou, curé constitutionnel de Penvénan, écrit le 4 octobre 1792 : « Mr Jourand… a résidé sur ma paroisse pendant environ un an pendant lequel temps, il m’a procuré toutes sortes de satisfaction et rendu à mon peuple les services qu’un bon citoyen peut rendre en pareil cas » (1 Q 496). Signalé à Jersey (Lef et Gofv., J). Il est à Jersey en novembre 1792. « De retour en France, je me suis aussitôt soumis à la constitution par acte du 25 Thermidor an 9 à la préfecture de Lannion » (Lettre au Préfêt datée de Plestin le 1er Fructidor an 9. À Plouguiel en 1802. Recteur de Trégastel en 1804. Mort dans cette paroisse le 26 mars 1807.

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Juhel (Alexis)

Né à Lanvellec vers 1732. Prêtre habitué de cette paroisse où il est domicilié. Fut condamné à la détention à Rochefort. Il mourut, en s’y rendant, le 18 avril 1794 à Chantenay (Manceau, II,368).

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Julien (François-Marie)

Né à Guingamp en 1766 de Jean-François Julien et Marie-Jeanne Quérou laquelle était marchande à Guingamp. Ordonné le 18 septembre 1789. Prêtre à Bourbriac en 1789. Curé de la trève de Locquémeau (paroisse de Trédrez) en 1790. Signe la pétition Le Mintier (Lm5,10). Refuse le serment, le 13 février 1791 (Lm5, 9). Curé de la trève de Locquemeau (paroisse de Trédrez) depuis novembre 1789. Dernière signature au registre le 19 août 1792. Le 10 septembre 1792, prend à Trédrez passeport, se rend à Jersey puis en Angleterre, puis retourne en France. En surveillance à Saint-Péver en l’an VIII. Exerce le culte à Plésidy en l’an X. (Consulter une lettre de lui en Lm5, 112, par laquelle il déclare avoir été placé par erreur sur la liste des émigrés, publiée par Le Masson, Manuel, II, 43. Voir aussi PRO, T 93.n°26). Desservant de Plésidy depuis l’an X. Il meurt à Guingamp le 28 Thermidor an X.

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K

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Kerambrun (Gabriel)

Né vers 1768 à Tréguier. Se trouvait au séminaire de cette ville quand commença la Révolution. « Quoiqu’il ne fût que simple tonsuré, son attachement à la foi lui attira mille tracasseries de la part des patriotes ». Passa à Jersey en 1792 et « y soigna l’éducation des enfants d’une famille émigrée ». Mais sans doute y resta-t-il peu de temps, puisqu’il fut hébergé à Tréguier depuis le 12 août 1792, chez Joseph Villeneuve, officier de santé (Lm5, 65). Arrêté en novembre 1793, il fut guillotiné à Saint-Brieuc le 9 décembre 1793.

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Le Kergoat (François)

Selon certaines sources serait né à Plestin le 7 mai 1745, mais je ne l’ai pas retrouvé aux registres de baptême en ce lieu à cette date. Vicaire à Trégastel en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment (E), puis le prête le 2 août 1791. Vicaire de Trémel, il signe les registres de Plufur en manque de prêtres, le 9 septembre 1792. Elu curé constitutionnel de Trémel le 23 octobre 1791. Le 3 mai 1794, remet à la municipalité de Plestin ses lettres de prêtrise. Il est pourtant incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Mort le 5 Vendémiaire an XII (liste publiée par Le Masson, Manuel, II, 110-111).

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de Kerguenech (Yves-Joseph-Marie)

Né à Tréguier, le 2 mai 1724, de Joseph et Marie-Françoise de Coettrieu. Chanoine de Tréguier. Refusa le serment. Entra aux Carmélites de Guingamp le 4 mai 1794. Libéré le 2 avril 1795, déclare se retirer à Tréguier (Lm5,70). il était « sourd et presque aveugle ». En Floréal an 8, à Tréguier, il reçoit l’autorisation d’exercer librement le culte catholique, et déclare n’avoir jamais émigré (93 L 3). Il meurt le 10 avril 1812. Son frère émigra et s’engagea dans l’armée des Princes (1 Q 498).

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Kerhervé (René)

Né à Guerlesquin, le 17 novembre 1754. Fut vicaire à Guerlesquin puis à Plougonven. Détenu au château de Morlaix. Il en sortit en prêtant le serment le 28 juillet 1792 (E.T. Ménez, Affaires religieuses et clergé à Brest sous la Révolution, Gwechal, III, 1980, p.190). Il meurt à Guerlesquin en 1804.

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Kerhoënt (Laurent-François)

Chanoine de Tréguier. Figure sur la liste des ecclésiastiques reclus au 13 janvier 1795 (Le Masson, Les Actes, p.320).

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de Kermel - de Kermesen (Maurice-Joseph-Marie)

Né à Pommerit-Jaudy le 12 août 1739 de Yves-Pierre-Louis de Kermel et Marguerite Le Dû. Ordonné le 28 mai 1768. Recteur de Quemper-Guezennec de 1785 à Juin 1791. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment. Arrêté par ordre du 19 août 1792 (F) et emprisonné à Dinan. Déporté à Jersey le 20 septembre 1792 (voir aussi ef-Gofv- J). Mort à Hengoat le 29 germinal an XI. Bibl. 148 vol. Biens meubles vendus 6460 L (1 Q 498).

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Kerneau (François)

Né le 9 janvier 1743, à Lézardrieux, de Charles et Marguerite Feutren. Ordonné le 19 septembre 1767. Est recteur de Plougonven en 1790. Refuse le serment. Détenu aux Carmes de Morlaix, puis à Brest avant d’être déporté en Espagne (Santander) le 12 août 1792 (Le Masson, 183). Au Concordat redevient recteur de Plougonven où il meurt le 3 mars 1818.

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Keroignant (Pierre-Bertrand)

Natif de Bringolo vers 1750. Fait sa déclaration légale le 11 juin 1802 (Le Masson, Manuel II, 183). Figure en 1806, 1811 et an 13 sur les Etats des amnistiés pour fait d’émigration qui ont leur résidence à Tréguier (série I. non classés). Ancien Vicaire général de Vannes. Il est simple prêtre à Tréguier quand il meurt le 4 mai 1813.

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de Keruzec, sieur de Goastine (René-Gabriel)

Né le 28 décembre 1764. Il est diacre et demeure à Goudelin quand il prend possession de la chapellenie de N.D. du Tertre à Chatelaudren, le 16 oct 1787.(G.262) Ordonné le 8 mars 1788 (Arch. 22, G.196). Vicaire de Châtelaudren (paroisse Saint-Magloire) en 1788-90. Refuse le serment le 8 février 1791 (Lm5, 9). Signe pour la dernière fois les registres de sa paroisse le 5 octobre 1791. En exil à Jersey en 1795 (N) et 1796 (H-Cheylus-J). Il est signalé en Angleterre en 1800-1802 (P.R.O. T 93, n°27/3). A son retour en 1802, il prête le serment de fidélité au gouvernement (le 27 Floréal). Devient chanoine de Saint-Brieuc en 1828. Mort le 7 décembre 1840.

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Kervaudry

prêtre, « titulaire de Langoërat », signe plusieurs fois les registres de Kermoroch de 1788 à 1791 (dernière signature en novembre 1791).

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L

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Lachiver de Kergoc (Louis-R)

Curé de la trève de Saint-Adrien, en 1761. Vicaire de Louargat de 1784 à juin 1791. Signe la pétition Le Mintier. Se retire du service paroissial pour cause d’infirmité le 5 mars 1791. Mort à Guingamp en décembre 1791. Bibliothèque : une centaine de volumes. Biens meubles vendus 174 L (1 Q 499).

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Laënnec (de Penticorre) (Jean-Michel-Alexandre)

Né à Ploaré. Chanoine de Tréguier, Vicaire général. Reçut la charge d’official de Tréguier le 9 octobre 1786. « On attribua la rédaction de ce mandement (de Le Mintier) à Mr l’abbé Laënnec… C’était un homme d’un mérite distingué et docteur de Sorbonne. Il fut déporté en Angleterre et y passa les temps les plus orageux de la Révolution. S’étant mis en route pour rentrer en France, il fit une chute de voiture dont il mourut presque sur le champ, en 1802 » ( Abbé Tresvaux, I, p.34, n.1). Ce fut en effet un farouche opposant à la constitution civile du Clergé. En décembre 1790 et mai 1791, il est dénoncé comme « perturbateur du repos public » (Lm5,12). Il est aussi signalé à Jersey en 1792 (J) et 1796 (H). Il est mort en Angleterre, probablement entre le 1er septembre 1799 et le 1er septembre 1800 (O).

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Lagadic (Jean-Baptiste)

Né à Morlaix en 1738. Ordonné en 1762. En 1790-91 était aumônier des Ursulines de Morlaix. Refuse le serment. Détenu au château de Brest puis déporté en Espagne le 12 août 1792. Au Concordat il est prêtre à Saint-Martin de Morlaix. Il est mort le 27 janvier 1811 dans la fonction d’aumônier des Ursulines qu’il avait retrouvée.

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Lagain (Jacques)

Né le 8 février 1760 à Servel, de Rolland et Madeleine Le Bonniec. Dominicain du diocèse de Tréguier réfugié à Encône dans les États pontificaux. Fut curé de Guingamp du 29 janvier 1805 au 8 juin 1816, date de sa mort.

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Lageat (François)

Né à Langoat (Pontlosquet/Kergrist), le 4 mars 1763, de Guillaume (qui signe) et Marie-Jeanne Le Goaziou. Vicaire de Langoat depuis février 1789 jusqu’à janvier1791. Il signe encore le registre de Langoat en juillet 1791, mais comme simple prêtre domicilié. Exerce ensuite quelques temps à Coatréven et à Pleubian (?). Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment. Signalé à Jersey pour un bref séjour (Gofv. et J) pourtant lors de son interrogatoire il le niera [Du 7 juin au 23 août 1792, il officie à Coatreven, et signe les registres de cette paroisse comme s’il en était le seul prêtre. Il signe « F. Lageat, prêtre à Coatreven »]. Arrêté le 30 avril 1794, en compagnie de son confrère Le Gall chez la veuve Taupin à Tréguier, il est condamné à mort par le tribunal criminel des Côtes du Nord le 3 mai et guillotiné à Lannion le même jour. (Sur son arrestation et son exécution voir H. Le Goff, « Le Clergé séculier… », in La Révolution dans le Trégor, pp 96-99).

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Laizet (Jean)

Né à Plougonver. Le Vicaire général Borie écrit de lui en septembre 1780 : « Un jeune prêtre nommé Laizet, placé à Ploumagoar, s’en était retiré de son propre mouvement pour aller à Plougonver sa paroisse d’origine Il a donné sa santé pour excuse. Cette démarche quoiqu’irrégulière ne m’en avait pas fait perdre la bonne opinion que MM du séminaire m’en avait donnée. Je venais de le placer à Pontrieux où je lui avais permis de tenir huit jours à l’auberge en attendant de se pourvoir en logement, ce que les troupes rendent très difficile. Dans ce court intervalle il s’est enivré avec ses hôtes. Il s’est levé de nuit entre eux une querelle qui a troublé le repos public. La garde venue s’est saisie du prêtre et l’a conduit au corps de garde d’où il a été relâché moyennant 3 L. M’étant venu dès ce jour déclarer sa faute, je lui recommandai de se retirer au séminaire jusqu’à la Saint-Michel. On lui donnera une autre destination qui le préservera je l’espère de la rechute » (G.443). Vicaire constitutionnel de Guerlesquin. Nommé ensuite à la paroisse de Plougras le 28 mars 1792. Selon J-L. Floch, « Le clergé constitutionnel du Finistère », Bull. Soc. Arch. du Fin., t. CXIX, 1990, il était vicaire à Plougonven, en 1792, au Cloïtre et Lnnéanou en 1793.

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Lallier (Honoré)

Né à Saire-le-Sec dans le Pas-de-Calais le 10 mai 1742. Lazariste, supérieur du séminaire de Tréguier. Refuse le serment. Arrêté et incarcéré à Lannion le 27 mai 1795 sous l’inculpation d’avoir prié pour le Roi. Il put prouver que c’était une calomnie. Le 5 Messidor V, « dit la messe dans la maison du Ce Gabriel Cadiou, sellier à Lannion y attirant du peuple…Ces mouvements n’ont eu aucune suite fâcheuse » écrit le Canton de Lannion (38 L 4). « Déporté rentré (à Lannion). N’a pas justifié de sa sortie du territoire » (État des prêtres qui existaient dans le Dt des CDN à l’époque de la loi du 18 Fructidor 5 » (Lm5, 112). En 1800 signe encore « prêtre insermenté » (84 J 1). En l’an IX exerce le culte à la chapelle Sainte-Anne de Loguivy. Fut nommé curé de Lannion en Germinal an 11. Il y restera jusqu’au 25 août 1807, date de son décès.

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Lalouelle (Charles-Marie)

Né vers 1758. Capucin à Guingamp. Secrétaire lors de l’élection du juge de Paix à Guingamp le 10 mai 1791. Exprime le désir de quitter le cloître. Prête serment (E). Le 31 juillet 1791, lorsqu’il publie un ban en l’église de la Trinité-Guingamp, il se dit « vicaire de Guingamp ». Membre du club des Amis de la Constitution de Guingamp. Vicaire à Louargat puis à Vildé-Guingalan (Inst. can. du 21 septembre 1792).[cf. F. Le Roux, op. cit., p.136.]. J-L. Floch (art. cit.) l’appelle Claude et le fait naître à Quimper le 8 février 1756. Il devint selon lui vicaire de Plomeur, de décembre 1791 à juin 1792, avant de repasser dans les Côtes-du-Nord.

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Lancien (Jean-Marie)

Fut curé de Saint-Mathieu et St-Melaine et directeur des hospitalières de Guingamp. En 1780, selon le vicaire général Borie, il « est réduit à régenter au collège » de Tréguier (G 443).Vicaire de chœur de la cathédrale de Tréguier. Refuse le serment. En exil à Jersey en 1796 (H, J, Cheylus).

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Lancien (Thomas, dit François-Marie)

Gardien des Capucins de Lannion. Refuse le serment. Signalé à Jersey (Lef. et Gofv., J).

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Landouar (Jean-Baptiste)

Né à Plouaret le 29 mai 1771 de Gilles et Jeanne Prigent. « N’était que clerc au début de la Révolution » (Boullé II). Prête serment. Signe vicaire (constitutionnel) de Plouaret en 1793. Autorisé à exercer le culte catholique à Plounevez-Moëdec le 30 Pluviose III. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Institué curé de Plounevez-Moëdec par Jacob le 8 Brumaire an VIII (Le Masson, Manuel, II, 105, n.1). Elu 1er Adjoint au Maire de la Commune le 10 mai 1800. Prêta le serment voulu par le Concordat en l’église de Lannion le 24 mai 1804. Mort le 29 novembre 1814. Il était alors recteur de Plounevez-Moëdec.
Un autre Jean-Baptiste Landouar, clerc minoré de Plouaret, est mort le 27 octobre 1823.

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Langlois (François)

Né à Maroué, le 8 janvier 1735, de Guillaume et Louise Méheut. Vicaire de la cathédrale de Tréguier. Officier municipal de Tréguier en 1790. Prête serment devant la municipalité de Tréguier le 28 juin 1791 (E, et E Dépôt Tréguier). Il est premier vicaire de Tréguier en janvier 1792. Nommé curé de Lantic. Il demeure en cette paroisse jusqu’à sa mort, le 22 septembre 1809.

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Lannier (Jean-Marie-Joseph)

Né à Plouguiel le 10 février 1764 de Guillaume et Françoise Riou, ménagers. Ordonné le 24 mars 1787 (G.195). Vicaire de Plouguiel de 1787 à 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Réside prétendument à Tréguier du 9 mai 1792 jusqu’au 1 er mai 1794 puis à Ploubezre du 1er mai 1794 à la fin mars 1795 (1 Q 500). Pourtant fit un bref séjour à Jersey (Lef. et Gofv., J). Il avait quitté la France pour les îles anglaises à la mi septembre 1792 et y avait séjourné jusqu’au 28 novembre suivant où il revint « sur un bateau de contrebandiers de France dont il ne connaissait ni le capitaine ni les matelots. Il était seul passager. Ce bateau aborda entre Louannec et Trélévern aux environs de Lantouarc’h » (Interrogatoire, Lm5, 43). À son retour, il est arrêté le 1er mai 1793 « caché sur le lambris de l’église de l’hôpital de Tréguier » (Lettre de Despoirier à Couppé du 3 mai, 35 J.26 ; voir aussi Lm5, 43 et 54). Traduit devant le Tribunal criminel des Côtes du Nord (Lm5, 44), il est « condamné à dix ans de détention et deux heures d’échafaud », c’est-à-dire à deux heures d’exposition sur la place publique. Il fut ramené à Guingamp pour subir cette peine. Libéré en avril 1795 sur la promesse de se constituer prisonnier au cas où la liberté ne serait pas définitivement accordée aux religieux, il fut réincarcéré. En 1802, il est nommé recteur de Hengoat, puis de Plouec en février 1806. Désigné comme recteur de Pontrieux en novembre 1815, il meurt à ce poste le 17 janvier 1847. « Insermenté, déporté. Intolérant pendant la Révolution » (Boullé II). [Consulter la longue notice que lui a consacrée son vicaire, l’abbé Gicquel, lorsqu’il mourut et consignée dans le cahier de paroisse de Pontrieux. Des extraits en ont été publiés dans le journal Le Trégor, 15 février 1986].

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Lanoë

Prêtre constitutionnel qui administra Plufur de 1792 à 1803.

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Le Lannou (Christophe)

Né à Pleumeur-Bodou le 15 mai 1738, de Nicolas et Renée Féchant. Prêtre à Plougonver en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment. Elu vicaire Constitutionnel de Calanhel. Est choisi par le maire et les notables de Trégastel comme curé Constitutionnel le 23 juin 1795. Le fut aussi de Plestin en 1797. À Plufur depuis 1800. Mort le 21 Ventôse an XI.

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Lanrivinen du Carpont (Pierre de)

Né à Plougrescant, le 16 décembre 1729, de écuyer Pierre de Lanrivinen, sieur du Carpont, et Dame Marie Le Coadou. Recteur de Pleumeur-Gautier dès 1755. Mourut dans sa paroisse le 2 février 1789.

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Larhentec

Chanoine de N.D. du Mur en juin 1789.

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Larchantec (Pierre)

Né à Plourin le 24 mars 1756, de Jean et Yvonne Cam. Le dossier à lui consacré en 1 Q 493 le nomme Gilart de Larchantec. Ordonné à Saint-Malo en raison de la vacance du siège épiscopal de Tréguier, en 1780, il fut nommé à la cure de Saint-Norvez. Il avait été professeur de philosophie, mais sa santé l’avait obligé d’interrompre son cours (Lettre du vic. gén. Borie, 29 mai 1780). Le 20 octobre 1789, il prend possession du rectorat de Hengoat, vacant par la mort de Claude Le Moigne. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Le District de Pontrieux lui enjoint de se retirer dans les 24 h à quatre lieues de sa paroisse (Lm5,14). Se tient caché. Un ordre d’arrestation est lancé contre lui le 24 février 1792, mais en vain (G). Trouve asile chez une « ex sœur de la Croix » à Tréguier (voir la lettre tendancieuse écrite à ce sujet par le commissaire du canton de Tréguier (Lm5, 113, citée par Le Masson, Manuel, II, p.62). En Floréal an VIII, il reçoit à Tréguier, où il réside, l’autorisation d’exercer librement le culte catholique. Déclare ne pas avoir émigré (93 L.3). Depuis 1799 à Hengoat : « Y a joué un rôle trop bruyant pour qu’il ne soit pas nécessaire de l’éloigner » (Boullé II). Nommé à Ploumilliau en mai 1803, puis curé de Perros-Guirec le 12 avril 1808. Il meurt le 18 août 1812. [Voir article Jouan Marc]. Biens : Ses biens meubles sont vendus 596 L. Possédait un convenant en Saint-Adrien chargé de 2 bx seigle et 2 bx froment mesure de Guingamp (1 Q 493).

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Largenton ou L’Archanton (Jean-François-Alexandre)

Né le 27 décembre 1735. Prêtre de Saint-Eutrope en Plougonven en 1780. S’était alors abandonné à l’ivrognerie, selon le vicaire général Borie qui le juge « doux mais dépourvu de tête et de conduite » (G.443). Prêtre à Trélévern en 1789. Il y signe la pétition Le Mintier. Passe ensuite à Louannec en 1790, Prête le serment et revient comme « prêtre fonctionnaire » à Trélévern à partir de juillet 1791. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. A sa libération élit domicile à Kermaria-Sulard. Biens : « N’avait d’autres effets ni meubles que seulement ceux qu’il portait sur le corps (sic) » (1 Q 500). Il reçoit toujours une pension ecclésiastique en Messidor an VI.

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Du Largez (Louis-Gabriel)

Né à Louargat le 14 janvier 1748. Recteur de Pleumeur-Bodou depuis 1777. Signa la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Décrété de prise de corps pour « déclamations criminelles contre les décrets de l’Assemblée nationale », le 11 juin 1791, il prend la fuite (Lm5, 19). En exil à Jersey (Lef et Gofv, J) dès la fin de l’année 1792 (K). Tresvaux fait de lui un « aumônier de l’armée chouane ». Il participe au débarquement de Quiberon et est exécuté sur la garenne de Vannes le 30 juillet 1795 en compagnie de son frère Pierre François (À son sujet voir 1 Q 263, liasse 160 - qui situe leur mort à Vannes mais le 26 nivose an 4 (?)-, et J. Guerniou, Le destin d’une famille noble durant la Révolution, in La Révolution dans le Trégor, Les Bleus, les blancs et les autres). Biens : « les biens communs à ces deux frères consistaient en une seule propriété dite le Porzou (Tréglamus) vendue nationalement le 7 Prairial III » (1 Q 489).

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Larmor (Julien-Marie)

Né à Tréguier (par. Saint-Vincent), le 17 septembre 1749, de Jean et Marie-Françoise Boullic. Récollet de Tréguier. Refuse le serment. En mai 1789, il est « commis de la part de Mr le vicaire général » comme desservant de la paroisse de Lanmodez" dont le recteur était fort malade. Signalé à Jersey (liste Asse, et J). « À Plélo depuis 11 mois comme simple prêtre » (Boullé II). Au Concordat nommé recteur de Lanrodec (25 nivose an 12). Il meurt à ce poste le 26 juillet 1805.

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Laudren (Jean)

Né à Guimaëc vers 1759. En 1790-91 est vicaire de Plougras. Refuse le serment. En mars 1791, un procès est intenté contre lui ; il est décrété de prise de corps et emprisonné à Lannion le 3 juin 1791 (Lm5, 18). Remis en liberté, déserte ses fonctions à Plougras le 9 décembre 1791 (Lm5, 22). Prend passeport à Gurunhuel, le 12 septembre 1792 pour se retirer à Jersey, mais ne sortit pas du territoire français et se cache (1 Q 499 et V 572). Le 26 Germinal an III se soumet à Guingamp aux lois de la République et se retire à Pabu. Prête le serment de fidélité à la Constitution le 15 Thermidor an IX. Réside à Guingamp depuis le 1er Brumaire an X. Bibl. : 110 vol. et 23 brochures. Biens meubles estimés 109 L (1 Q 500).

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Launay

Prêtre de l’évêché deTréguier signalé à Jersey (L’Est. et J). Sans doute est-ce le Jean Launay de la liste Boullé II (mais celui-ci pourrait être le Jean Launay, né le 23 décembre 1759, desservant de Saint-Martin des Prés en l’an XIII et mort le 3 janvier 1813).

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Laurent (Jean)

Prêtre de Perros-Guirec. On lui accorde une carte de sûreté le 5 mai 1800 (Lemasson, Manuel, II, p.170).

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Lavanant (François)

Né le 3 janvier 1733 à Guerlesquin. Ordonné le 26 mars 1757 (G.189). Curé de Guerlesquin puis recteur de Belle-Isle-en-Terre depuis juillet 1784. Signe la protestation Le Mintier. Prête serment (E). Détenu à Guingamp le 27 avril 1794 comme assermenté non abdicataire. Détenu à Pontrieux, proteste contre les conditions mises à sa libération (lettre en Lm5,65). « Resta ensuite dans sa paroisse exerçant le métier de couvreur de genêts, ainsi qu’il est déclaré dans un recensement de l’an VI » (Enquête diocésaine). Etait à nouveau curé de Belle-Isle-en-Terre quand il est nommé archiprêtre par Jacob le 4 février 1798.

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Laviec (François)

Né à Plouigneau, le 16 mars 1765. Récollet de Cuburien. Prête serment. Vicaire à Garlan du 18 mars au 16 avril 1792. Se rétracte et est incarcéré à plusieurs reprises. Au Concordat est nommé prêtre auxiliaire à Ploezoch. Il exerce à Borsorhel en 1806 et Garlan où il meurt en 1837.

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Laviec (Zacharie)

Né sans doute à Plouigneau. Prêtre récollet de Cuburien près de Morlaix. Prête serment. Nommé vicaire constitutionnel de Garlan en mars 1792, il se rétracte avec éclat en avril. Le 21 de ce mois il quitte Garlan après avoir laissé à la sacristie la formule de sa rétractation accompagnée d’une chanson bretonne. La gendarmerie lancée à sa poursuite le saisit à Pontivy. Il fut interné au château de Brest en mai 1792. Sous le Concordat il fut vicaire de Garlan de 1804 à 1837. Voir le dossier le concernant aux Arch. 29, série L (v), liasse clergé constitutionnel, prestation de serment).

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Laviec (Y)

Recteur de La Roche-Derrien depuis 1774. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment le 10 février 1791, se rétracte deux jours plus tard, mais le treize prononce à nouveau le serment. Il est cependant remplacé à La Roche-Derrien par le constitutionnel Fr. Le Tinevez. Sa dernière signature comme recteur est du 14 juin 1791. Il faut en déduire qu’il refusa le serment ou se rétracta définitivement, puisqu’on ne le retrouve nommé dans aucune paroisse. Quitta sa paroisse de La Roche en février 1792 et se retira à Plougasnou.

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Lavollot (J-M)

Né à Peumerit-Quintin en 1735. En 1782, se trouve à Pléhédel. Prête serment. Il signe, comme simple prêtre, le registre de Ploumagoar le 26 juin 1791. Il est vicaire de Loc-Envel jusqu’en juin 1792 (dernière signature le 18 juin). Signe vicaire de Plouaret à partir d’août 1793. Devient ensuite curé de Saint-Evarzec. Tué par les chouans le 8 mai 1796. [Un Pierre Lavollot, fils de Henri et Marie Cadoret, est né à Peumerit le 9 septembre 1734].

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Le Lay (Jean-Marie)

Né à Lanmeur le 15 décembre 1749. Recteur de Perros-Guirec en 1789. Signe la pétition Le Mintier. Le 20 janvier 1790, après avoir prèté le serment civique, il fut élu (avec son vicaire) membre du conseil général de Perros (Lm5, 9). Refuse le serment le 13 février 1791. Se réfugie quelques temps à Lanmeur , en juillet 1791, en compagnie de son vicaire. Ordre d’arrestation lancé le 30 mars 1792. Demeura dit-on, en compagnie de Toussaint-Joseph Le Bail, son vicaire, dans les Sept-Iles jusqu’au 23 juillet 1792, jour où une barque les conduisit à Jersey. Signalé à Jersey en 1792 (Gofvry). En avril 1792, le district de Lannion communique l’ordre à la garde nationale de l’arrêter comme « perturbateur de l’ordre public » (Lm5, 26). Le 2 avril au matin, six hommes accostent aux Sept-Iles. Le commandant du fort déclare « que le sieur Le Lay avait couché au fort » mais « qu’il en était sorti depuis sept heures du matin » et « pouvait s’être embarqué sur quelque bateau ». Il partit des Sept-Iles le 28 juillet 1792 pour Jersey, piloté par Pierre Audy, tailleur de Pierre de l’Ile Grande secondé par ses deux matelots trébeurdinais Yves Larher et Michel Rolland. Le 1er août 1796 est à Winchester, en Angleterre (PRO, T.93/46, Pt. 537). Reçoit encore des aides en Angleterre en 1800 (PRO, T 93 n°27/3). Débarque à Cancale dans la nuit du premier mai 1800 en compagnie de son vicaire et de G. L’Hunegan. Après avoir fait la promesse de fidélité à la Constitution, il obtient passeport pour rentrer à Perros-Guirec (Arch. nat. F7 7872/439). Meurt le 14 octobre 1802. Les Archives 22 possèdent de lui des sermons en breton et l’histoire de la Révolution en breton (série T). « Il se retira à Borchester, pres Porsmouth, et y écrivit un long poème en langue bretonne sur les malheurs de la France » (Louis Le Guennec, Le Consortium Breton, nov. 1927). Son éloquence l’avait fait surnommer « Teod Aour » (langue d’or). On connait trois éditions de son poème. La plus connue est celle que publia Lédan à Morlaix en 1850 sous le titre de Reflexionou christen var Revolution Franç, rimet vit instruction ar Vretoned (cf. Luzel, Revue de Bretagne et de Vendée,1866, qui étudie ce poème). « Intolérant. A refusé de baptiser l’enfant d’un républicain. À éloigner absolument » (Boullé II).

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Lazou (François)

Né à Garlan le 31 décembre 1733. Vicaire à Garlan en 1780 et jusque 1791. Refuse le serment. Détenu au château de Brest avant d’être déporté en Espagne en 1792. Rentré en France, il débarque à Vannes le 16 août 1797. Arrêté de nouveau à Mesquéau en Plougasnou, le 17 juillet 1798, il est déporté à l’ile de Ré où il arrive le 30 mai 1799. Il est mort à l’hôpital de l’île le 27 août 1800 (Manceau II, 260).

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Le Lepvrier (Bertrand-Jacques)

Né à Plésidy, vers 1753, de Olivier et Catherine Conan. Etait déjà curé de Lézardrieux quand il prend possession de cette paroisse en janvier 1784. Recteur de Servel en 1790. Signe la pétition Le Mintier le 12 novembre 1790 (Lm5, 10). Refuse le serment. Déchu de sa place de « curé le 17 août 1791 et se retire à Servel (6 L 108). Prend passeport le 7 septembre 1792. Signalé à Jersey (Gofv. et J). Une lettre de lui, de Jersey, écrite en octobre 1792 à une dame de Lannion est saisie en octobre 1792 (Arch. munic. de Guingamp). Passe en Angleterre où il se trouve de 1793 à 1802 (PRO, T. 93 n°26 et 27/3). Revint à Servel le 10 Germinal an X après avoir prêté serment de fidélité à la Constitution. « Tolérant, bien disposé pour le gouvernement » (Boullé II). « Homme d’une bonne conduite et d’un caractère pacifique » (V582). Nommé desservant de Ploumagoar en Vendémiaire an XII. Il meurt à Guingamp le 26 Thermidor an XIII (13 août 1805). Il est alors « vicaire desservant à Ploumagoar » et « domicilié à Guingamp ». Son frère était juge au tribunal civil de Guingamp en 1807.

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Leucot (René-Marie)

Ordonné prêtre par JM.Jacob en juin 1792. Signe vicaire de Plouaret en 1793.

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Liziart (Jacques dit Le Père Claude)

Né vers 1748 à Irvillac (Morbihan). Recollet de Tréguier. Refuse le serment. Entré dans la maison de réunion des Filles de La Croix à Saint-Brieuc dans les premiers jours de janvier 1793 venant de la maison d’arrêt de Saint-Brieuc (Le Masson, 193). Un état des prêtres réfractaires résidant à Tréguier du 31 novembre 1795 (Lm5, 114) dit de lui : « Liziart, en prison à Port Brieuc, arrêté à La Roche-Derrien, sans passeport lors de son évasion » (!). Figure aussi le 2 juillet 1798 dans l’Etat présenté par la municipalité de Guingamp des prêtres insermentés détenus dans cette ville. On parle alors à son propos de « débilité de nerfs » (Lm5, 119). S’évade de cette prison dans la nuit du 26 au 27 avril 1799 (Lm5, 131). Passe en Angleterre où il est signalé en 1800-1802 (PRO. T 93/23). Débarque en France à l’époque du 22 Floréal an IX (voir Le Tinevez Claude). Selon Boullé II, il « vit à Tréguier depuis un an comme simple prêtre ». « Insermenté, déporté. En surveillance, faute de soumission. N’exerce pas. Aliéné » (Boullé II).

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Liziard (Jean-François)

Né vers 1641 à Mur (Boullé II). En 1790, il est prêtre à Lanvellec (Chapelain de Saint-Carré). Signe la pétition Le Mintier (Lm5, 10). Prête le serment. En septembre et octobre 1792, il exerce à Lanvellec comme « prêtre délégué par Mr Guillou R(ecteu)r » après le départ de celui-ci, et signe aux registres. En Germinal An VII, il est en prison à Guingamp. On le dit alors « prêtre insermenté de Lanvellec » où il a résidé jusque 1792, avant de se réfugier à Tréguier où il était resté caché. Il avait alors 57 ans (Bibl. munic. Guingamp, 3 P 1). « À Lanloup depuis 11 mois. Autrefois simple prêtre. Fait aujourd’hui les fonctions de curé. Assermenté. Non déporté. Paisible » (Boullé II).

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Le Loarer (Jean)

Né le 29 décembre 1747, à Tréguier (par. de la Rive), de Jean et Marie-Anne Martin. Prêtre à Tréguier.En l’an I, « étant quitte de sa flèvre », il est allé à Tréguier pour y exercer. Il y demeura 18 mois. Arrêté, emprisonné à Guingamp pendant un an, il se retire ensuite à Saint-Gilles-Pligeaux, chez sa soeur, où il a à nouveau été arrêté ’Bibl. munic. Guingamp, 3 P 1). Emprisonné aux Carmélites de Guingamp le 5 mai 1794. Libéré le 2 avril 1795, il déclare se retirer à Tréguier (Lm5, 70). En septembre 1796 se trouve à l’hospice de Tréguier, en proie à des crises de folie agressive. Toujours à Plourach en 1815. En 1824, il est admis à l’hôpital de Tréguier comme « aliéné d’esprit » (V 582). Il meurt en ce lieu le 3 mars 1825.

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Loas (Yves)

Né à Plougrescant, le 28 mai 1749, de Yves et Marie-Joseph Le Piquart. Recteur de Bourbriac depuis 1783 jusqu’en juin 1791 (dernière signature le 16 juin). Participe à la rédaction des cahiers de doléances de sa paroisse. Le 1er février 1789, il se réunit avec le général de la paroisse de Bourbriac. Il lit, pour ouvrir la séance, « une proclamation en breton et faite le 10 janvier précédant par la noblesse de la province. Le recteur lui même donne le ton du commentaire en déclarant à ses auditeurs qu’il ne leur a fait cette lecture « que pour faire sentir l’inconséquence du point de vue de la noblesse » (Y. Botrel, Pays d’Argoat, n°12, p.2). Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment. Le 25 juillet 1791, le district le considère en fuite. Trois jours plus tard il est à Plouguiel. Prend passeport dans cette commune pour Jersey le 16 septembre 1792 (1 Q 507). Il est effectivement signalé à Jersey (Gofv.). Le 1er août 1796, il réside à Winchester (Angleterre) « en dehors du château royal » en compagnie d’autres prêtres français (PRO, T, 93/46, p.537). De retour à Bourbriac depuis l’an VIII. « Fanatique à l’excès. Plus attaché à ses intérêts qu’à son état » (Boullé II). Résidant à Plouguiel en l’an XI ; desservant provisoire de Pleudaniel en l’an XII, puis de Pommerit-Jaudy. Mort le 18 décembre 1805. [En 1792, Bibl. : 199 vol. Biens meubles estimés 940 L (1 Q 507)].

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Lochou (Gil ?)

Vicaire à Penvénan en 1789.

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Lohou (Yves)

Né à Pluzunet, en 1721. Dominicain à Morlaix. Prête serment. Il meurt à l’hôpital de Morlaix le 9 mars 1795.

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ùùLorens-Pencrech (Nicolas)

Était recteur de Lanmodez quand il meurt en cete paroisse le 22 mai 1789, âgé de 64 ans. Son neveu, Guillaume Sallou, recteur de Lanloup, assiste à ses funérailles.

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Lorset

Étudiant en Théologie. Signalé à Jersey par (J) et (Gofv).

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(Le) Louedec (Yves-Joseph)

Né à Tréguier le 8 mars 1739. Ordonné le 20 septembre 1766. Recteur de Trézélan depuis 1777 jusqu’en 1792. Signe la protestation Le Mintier. Prête serment (E). Nommé curé constitutionnel de Bégard en septembre 1792 . Mais, si l’on en croit le Cahier de Paroisse de Trézélan « il n’y resta que cinq ou six mois. Dégoutté de sa nouvelle cure, il vint au village de Saint-Evence, à Trézélan et y resta environ 3 mois, disant la messe dans une chapelle dédiée à St Evence ; puis vint au bourg de Trézélan où il a exercé le Saint-Ministère jusqu’à sa mort qui arriva au commencement de 1806 ». Figure parmi les abdicataires en avril 1794 (4 L 128). « Y. Le Louedec, 63 ans, né à Tréguier ; à Bégard depuis 1777. Ancien professeur de rhétorique et ancien curé de Trédrez[sans doute Trézélan]. Assermenté, non déporté, instruit et spirituel. Bon ecclésiastique mais caduc » (Boullé II). Il est mort le 15 janvier 1806. Il était alors prêtre à Bégard.

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Loyer (Pierre-Jacques)

Né à Minihy-Tréguier, le 6 décembre 1757, de Yves Loyer et Marguerite Trémel. Vicaire de Tréglamus en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Élu curé constitutionnel de Pluzunet (Institution canonique du 16 juin 1791). Mais se rétracte solennellement le 3 mars 1792, avant de quitter sa paroisse et de se retirer à Pommerit-Jaudy (Lm5, 25. Voir sa letttre de rétractation adressée au district de Lannion, Lm5, 10). Ordre d’arrestation lancé contre lui (sous le nom de Luyer) le 19 juillet 1792 (G). Le 8 septembre 1792 fait sa déclaration de déportation devant la municipalité de Pommerit-Jaudy. S’embarque pour Jersey où il est signalé par (J) et (Gofv). Il passe ensuite à Guernesey où il se trouve en juin-juillet 1796 (M). Prêtre à La Roche-Derrien en l’an X. Desservant provisoire de Ploumagoar en l’an XI. [Fit au sujet de sa rétractation une complainte recueillie par M. Durand].

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Loysel (Toussaint-Michel)

Né le 4 décembre 1759 à Saint-Brieuc. Religieux Carme de Rennes, prêtre en 1790 à Dol. Prêtre constitutionnel à Trévérec en octobre 1793. Incarcéré en l’an II, abdique en avril 1794, puis se marie civilement avec Gabrielle Corbin (17 mai 1794). Son mariage fut validé par le cardinal Caprara en novembre 1803 (Arch. nat., AF IV, 1907). Domicilié à Lanloup depuis 1798, puis à Saint-Brieuc. Mort le 2 mai 1823 étant « pensionnaire ecclésiastique » à Saint-Brieuc.

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Lozach (François)

Né le 25 novembre 1749, à Loguivy-Plougras, de Vincent et Marguerite Steunou. Nommé recteur de Lanmérin en 1787. Curé/vicaire de Plufur depuis novembre 1790. Signe la pétition Le Mintier. Il est toujours curé de Plufur en août 1792 (dernière signature le 19 août), sans avoir semble-t-il prêté serment, tout comme son recteur Fercocq. Signalé à Jersey (Gofv), puis en Espagne (J). Résida à Oviédo, à Ségovie (Le Masson, p.183) et à Armédella (Notes de Pommelet 141 J VI, qui précise qu’il y aurait un dossier sur lui aux Arch. nat., F 7, 7134). Nommé recteur de Pabu en Nivose an XII. Prêtre à Pleumeur-Gautier en 1808. Mort à Tréguier le 21 novembre 1810. Un « Lozach, curé de Plouégat-Guerrand » signe les registres de Botlezan, le 6 septembre 1789.

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Lozahic (Jean)

Né à Senven-Lehart (Abbé Loyer, Bourbriac) vers 1734. Curé de la trève de Saint-Adrien en 1789-1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Se réfugie au manoir du Lézard en Saint-Adrien avec son confrère Le Diouron, ex vicaire de Plougonver. Le 29 juin 1791, le Conseil Général du district s’adresse à la municipalité de Saint-Adrien de veiller sur eux. Deux jours plus tôt le Directoire de ce même district avait décidé de les faire enfermer « pour leurs propos et discours tendant à séduire et à soulever le peuple » (Y. Botrel, Pays d’Argoat, n°12, p.9). Il est signalé à Jersey en fin d’année 1792 (K)., puis de 1796 à 1799 (H, I, J). [Voir Le Diouron]. Il est recteur de Senven-Lehart quand il meurt le 17 octobre 1811.

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Lucas (Julien)

Né à Saint-Fiacre vers 1744-46-50. Ordonné le 24 septembre 1768. Ancien principal du collège de Tréguier En septembre 1779, entre en conflit avec le chapitre et quitte le principalat, préférant conserver son état de vicaire de la cathédrale (Lettre en G.443). Recteur de Minihy-Tréguier depuis 1784. Député du clergé aux États généraux de 1789. Il signe comme député de Tréguier (ainsi le fit son son évêque), l’Exposition des principes sur la Constitution civile du clergé. Elu membre de la municipalité de Tréguier le 5 février 1790. Refuse le serment. Signalé à Jersey (SR). Selon A. Guillou (op. cit., p.132), il serait mort en Angleterre. Ne serait-il pas mort à Saint-Fiacre en 1792 ?

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Lucas (Mathieu)

Né à Pleubian le 14 mars 1762 de François et Françoise Loguillard. Ordonné en 1786. En 1790-91 est vicaire de Saint-Melaine (Morlaix). Prête le serment le 6 février 1791. Élu curé constitutionnel de Ploujean le 27 mars 1791. Au Concordat, il devient recteur de Plougasnou avant de passer à Saint-Hernin où il meurt le 21 septembre 1808.

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Lunegan (Gabriel-Michel)

Né à Lannion le 20 avril 1752 de Jean Lunegan et Honoré Raison. Curé/vicaire de Lannion en 1789-1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de Prêter serment. Dernière signature le 15 juin 1791. Ordre d’arrestation contre lui du 6 mars 1792 (Lm5,32). Put s’échapper. Est signalé à Jersey, notamment en janvier 1795 (Gofv et PRO, T 93/26). Débarqua en France dans le nuit du 1er mai 1800 à Cancale, en compagnie notamment de Jean-Marie Le Lay (voir ce nom). Après avoir prêté le serment de fidélité à la Constitution, il obtient passeport pour rentrer à Lannion (Arch. nat. F 7, 7872 [439]). Vicaire de Lannion en 1807. Il est mort le 22 mars 1823.

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Luslac (Gilles)

Curé constitutionnel de Guerlesquin en 1792.

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Le Luyer (Pierre)

Né à Plouaret le 30 décembre 1752 de Claude Le Luyer et Vincente Le Blanche. Famille « dénuée de fortune » en 1792. Fait ses humanités au collège de Tréguier, ses études théologiques au séminaire de cette ville et reçoit la prêtrise en 1776. Successivement vicaire de Plougonven et de Plougras, il arrive à Pleubihan en 1786 où il signera la pétition Le Mintier en 1790. Refuse le serment. A la suite d’une plainte formulée à son encontre par son successeur Le Beau, le 19 mars 1791, il est exilé de sa paroisse. Ordre de l’arrêter lancé le 19 juillet 1792. Ne fut pas pris (G). Émigre à Jersey en fin 1792, où il est signalé par (Gofv) et (J). Si l’on en croit A. Frezet (Prêtres réfugiés à Liège en 1793 et 1794, Revue d’Hist. de l’Eglise de France, t.XX, n°88, avril-juin 1934), Pierre Le Luyer séjourna aussi en Belgique. Il est à Southampton en juin 1797 et figure sur un « Compte de ce qu’il revient à chacun des ecclésiastiques destinés à s’embarquer sur le bâtiment de la correspondance venu de Reading à Southampton » (PRO, T. 93/45). En Floréal an VIII, reçoit à Tréguier où il réside l’autorisation d’exercer librement le culte catholique (93 L 3). À nouveau arrêté à Tréguier le 24 Vendémiaire an IX, « traîné, transi de froid et de misère, de prison en prison » et mis en surveillance malgré les bons certificats de l’administration municipale de Tréguier et la pétition des Pleubiannais en sa faveur (V 582). « Esprit ardent. Intolérant, ayant excité des troubles à Pleubian » (Boullé II). Mort à Tréguier le 19 mai 1802. (Aux Arch. nat. lettre de Le Luyer, F7, 7797 /1697).Bibl. 55 vol. Biens : ses biens meubles sont vendus 372 L. Possédait la métairie de Pors-an-Roué en Louargat affermée 150 L par an (1 Q 504).

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M

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Macé (Mathurin)

Né à Saint-Brieuc, le 27 novembre 1725. Recollet de Cuburien. Prête serment à Morlaix le 11 juillet 1792. Elu vicaire puis curé de Plouezoch. Il y demeure jusqu’au Concordat. Il meurt à Plouezoch le 14 avril 1806.

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Magny (François-Marie-Joseph)

Directeur du séminaire de Tréguier. Refuse le serment. Signalé à Jersey (Gofv), et à Guernesey en mai-juin-juillet 1796 (Le Mâle et M). En Angleterre entre le 1er septembre 1799 et le 1er septembre 1800 (O).

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Mahé (François)

Ordonné le 27 mai 1784 (G.195). Vicaire de Pontmelvez en 1789-90. Est-ce lui le F.Mahé « prêtre de Moustérus » qui signe les registres de cette paroisse en 1789 aussi ? Prête le serment le 6 mars 1791 après avoir refusé de le faire le 13 février (E).

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Mainguy (Jean)

De Ploumilliau. Prête le serment requis par la loi le 20 juillet 1802 (Lemasson, Manuel, II, p.188)

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Malledant (Yves)

Né le 6 septembre 1756 à Plounevez-Moédec, de Charles Mallédant et Marie Le Minor. Ordonné le 5 juin 1784 (G.195). Vicaire de Plouézoch en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier le 8 novembre 1790 (Lm5, 10). Prête serment à Plounévez-Moédec le 16 février 1791, mais se rétracta ensuite. Pour Boullé II, il est insermenté, et en l’an V il est signalé comme insoumis, à Guerlesquin. En l’an IX, il est à Plounevez-Moëdec et exerce le culte à la chapelle de Keramanach. Au concordat devient recteur de Plounérin, puis de Prat en 1808 (binant Mantallot en 1822). Il meurt recteur de Prat le 25 décembre 1832 [un autre reg de l’évêché dit 21 fevrier 1836]. Doc. à son sujet aux Arch. nat. F7 7804 (2570).On lit dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI : « Malledant, prêtre à Plufur, est retiré à Guerlesquin, et déporté ». Je ne sais s’il s’agit du même.

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Mallet ©

Greffier du chapitre de Tréguier. En 1790, il est recteur de La Rive à Tréguier. Signe la pétition Le Mintier. Figure en 1790 sur la liste des électeurs municipaux à Tréguier ; il est élu membre de la municipalité de Tréguier le 5 février 1790 (A. Guillou, p.184).

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Malulant (?)

« Déporté rentré », réside à Plufur à l’époque de la loi du 18 Fructidor an V (Lm5 112).

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Le Mao (François-Marie, dit Père Callixte)

Né le 23 juillet 1753 à Saint-Pol de Léon. Récollet, profès de Cuburien. Le 22 octobre 1790 se trouve au couvent de L’Ile-Verte et déclare vouloir se réunir avec les Récollets associés de sa profession dans une des maisons conservées. Dans le cas contraire désire se retirer dans sa famille (Lm5, 3). Prête le serment (E, qui l’appelle à tort Le Mar). Fut vicaire à Plouzélambre du 20 brumaire an II à Messidor an X. Prêtre à Tréduder quand il meurt le 16 février 1808.

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Marion (Jean-François)

Né à Quimper Guézénec le 19 janvier 1753. Curé de Ploumilliau en 1784. Curé/vicaire de Lézardrieux en 1788. Prête serment (E). Est élu curé constitutionnel de Quemper-Guézénec en juin 1791 (Institution can. du 14 juin 1791). Il y officie encore en 1796 Domicilié à Quemper-Guezenec en 1798 (Lm5,104).

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Marion (Pierre-Genevièvre)

Né au Faouët. Ordonné le 20 mars 1790 (G.195-196). Professeur au Collège de Tréguier. Refuse le serment. Se réfugie à Trévérec où il prend passeport pour Jersey le 27 août 1792. Signalé à Jersey (Lef, Gofv, Asse, J). Certains prétendent qu’il mourut à Jersey. [Un recteur de Plélauff en 1804 porte ce nom, mais celui-ci est né à l’Ile-aux-Moines en 1755 et mort à Plélauff le 31 octobre 1815].

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Martel (Hervé)

Né le 8 décembre 1734 à Morlaix. Ordonné en 1759 (Minois). En 1791 était aumônier de l’hôpital de Morlaix. Refuse le serment. Se cacha. Arrêté le 16 février 1799, il est condamné à la réclusion. Prêtre à Morlaix au Concordat. Y est mort le 20 mars 1813.

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Le Marrec (Yves)

Né vers 1762. Frère de la Chartreuse d’Auray. Arrêté le 27 avril 1793 chez son frère à Ploumilliau. Condamné le 13 août 1793 à la prison par le tribunal criminel des Côtes du Nord.

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Le Marrec (Yves)

Né à Saint-Michel-en-Grèves (son acte de décès dit à Guerlesquin, de François et Marie Cresseveur) le 10 janvier 1751 (ou 1731 ?). Recteur de Botlezan de 1788 à 1791. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment. Curé constitutionnel de Lannion (Inst. can. du 16 juin 1791). Première signature le 25 juin 1791. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non-abdicataire, puis à Guingamp. Libéré le 2 avril 1795, déclare se retirer à Pléhédel (Lm5, 70). Mort à Lannion le 2 complémentaire an VII, à 49 ans.

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Martin

Il s’agit sans doute de l’ex-bernardin Jacques-Guy-Martin Morandais. Né le 7 janvier 1728, en résidence à Lannion qui prêta serment (E) et mourut le 28 vendémiaire an X. [Un certain Louis Martin a été ordonné le 26 mars 1757, mais il est peu probable qu’il s’agisse ici de lui]. [voir Morandais]

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Le Martret (Guillaume-Jean)

Né le 23 juin 1760 à Buhulien. Prêtre de Buhulien. Prête serment. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. En novembre 1798 était vicaire en résidence à Buhulien, et ce depuis 1795. « A cependant quitté la France » (Boullé II). Au Concordat est nommé curé de Buhulien. En l’an XII, il est nommé recteur de Belle-Isle-en-Terre. Il meurt le 16 octobre 1808. [ En 1793, bibl. : 90 vol. Biens meubles estimés 81 L (1 Q 504).]

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Le Mat (Yves)

Né à Loguivy- Plougras le 13 juillet 1744 de René et Marguerite Le Neuder. Ordonné le 24 septembre 1768. Recteur de Saint-Laurent de 1775 au 19 août 1792. Signe la pétition Le Mintier. Prête le serment (E), puis se rétracte. Arrêté par ordre du 19 août 1792 et emprisonné à Dinan. Déporté à Jersey le 20 septembre suivant. Il y est signalé par Gofv. En juin-juillet 1796 se trouve à Guernesey (M) et en septembre 1796 à Amesbury dans le Willshire (PRO, T.93 n°45). Retourne à Saint-Laurent-Kermoroch : « Emigré rentré, ex-recteur de Saint-Laurent, réputé instruit, vindicatif, très influent dans son parti, n’a pas justifié de sa sortie du territoire de la République » (Etat des prêtres réfractaires qui existaient dans le Dt. des Côtes du Nord à l’époque de la loi du 18 Fructidor V, Lm5, 112). Le Commissaire provisoire du District exécutif de l’administration municipale du canton de Saint-Gilles-le-Vicomte écrit au département le 17 novembre 1797 : « Il était rentré sur le territoire de ce canton deux prêtres déportés : Le Mal, ex-recteur de St-Laurent et Le Mignot, ex-recteur de Kermoroch. Pendant leur courte apparition dans ces communes, ils ont gagné quelques individus mais en très petit nombre. La voie était faite dès longtemps par leurs associés de l’intérieur. Les plus riches paysans leur étaient favorables et ils ont trouvé de l’asile chez leurs fidèles ouailles où ils ont messé, confessé, etc., le tout en chambre, parce qu’ils ne voulaient nullement faire la déclaration présente par la loi du 7 Vendémiaire an IV. Sitôt la publication de la loi du 18 Fructidor, ils ont disparu et je n’ai pu savoir où ils se seraient retirés. Ce qu’il y a de certain est qu’ils n’ont pris aucun passeport de l’administration » (Cité par Le Masson, Manuel, II, 60). Ils étaient hébergés chez le citoyen Henry Rolland au Queffioc à Saint-Norvez (Arch. com. de Pédernec). « Ceux des prêtres qui ont le plus influencé sur l’opinion publique dans ces parages, ça a été Le Mat, célèbre prédicateur breton, homme de conduite, savant, astucieux et vindicatif. Il est la boussole des autres prêtres. Même avant son départ, notre juge de paix lui parlait un jour de faire sa soumission aux lois : « Ma conduite, dit-il, répondra de tout ». Tel était le langage de ces hommes entêtés dans leurs opinions et qui ont la République et les Républicains en horreur » (Id). « Yves Le Mat, ex-recteur de Laurent (sic), accouru de Jersey pour sauver ses plus chères ouailles de la damnation imminente dans laquelle les entraînait le curé constitutionnel, suait sang et eau à Saint-Norvez à refaire et à faire des mariages et des baptêmes. Le saint homme terminait toutes les cérémonies par une utile cueillette qui le dédommageait amplement de l’ancien casuel » (Lm5, 115). Prête serment de fidélité à la Constitution le 22 Floréal an X. Fut curé de Bourbriac ddu 18 decembre 1804 jusqu’à sa mort le 11 septembre 1818.

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Mauffray (Jean-Baptiste)

Prieur de l’abbaye cistercienne de Bégard. Prête serment, nommé vicaire épiscopal le 22 mai 1791. Signe quelques actes de Guénézan en janvier et février 1792. Curé de la Malhoure. Abdique état et fonction. Se marie. Est assassiné par les Chouans [voir H. Le Goff, Bégard, Le Petit Cîteaux de l’Armorique, 1980)]

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Meauge (Jacques, dit le Père Stanislas)

Né vers 1733-34 à Saint-Brieuc. Recollet de Tréguier. N’a pas prononcé le serment. Emprisonné à Saint-Brieuc le 2 décembre 1792 (Le Masson, 192). Après visite médicale est jugé valide et en état de supporter un transport. Est déporté hors du territoire le 19 avril 1793. Sans doute cela n’eut pas d’exécution car il est à nouveau emprisonné à Guingamp, puis le 2 avril 1795 il est relâché et déclare se retirer à Saint-Brieuc (Lm5, 70).

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Menguy (François)

Prêtre de Trémel en 1789-90. Prête serment le 6 février 1791 (E). Vicaire constitutionnel de Trémel à partir d’avril 1791.

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Méhaignerie de La Richardière (Jean-Marie)

Fils de Perrine-Rose Morfoisse, veuve Mehaignerie-Richardière. Prêtre à Guingamp. Considéré comme émigré. Bibl. 321 vol. (1 Q508). Une attestation de F-M. Derrien (Thermidor an VII), le dit « déporté ».

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Méheu (François)

Né à Morieux. Religieux, meurt à Guingamp le 18 messidor an 9 à 9 ans.

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Menou (Jean-Marie)

Né à Plestin-les-Grèves le 3 mars 1767. Fils de Jean Menou et Marie Pen, cultivateurs à Plestin. Reçut le diaconat des mains de Le Mintier le 18 décembre 1790 (G.196-197). Détenu au château du Taureau depuis le 3 septembre 1792, puis déporté à Brême en Allemagne, le 14 avril 1793 (Lm5, 42), en compagnie de 27 autres prètres du Finistère sur le navire l’Expédition (sic) ( Annales de Bret ., 1921, P. 90). Après la Révolution devint recteur de Plufur. Mort le 7 septembre 1810.

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Le Mérer de Kerbol (Pierre-Marie)

Né à Tonquédec, le 2 novembre 1760, de Gabriel François Le Merer de Kerbol, et Marie Françoise de Kerliviou. Ordonné le 5 juin 1784 (G.195). Etait « cy-devant noble ». Refuse le serment. Vicaire de Saint-Jean-du-Baly (Lannion) en 1790-1791 (dernière signature le 13 juin 1791). Le 30 juillet 1791, déclare fixer son domicile chez le sieur Pierre Luyer, curé d’office de Pleubian, pour obéir à l’arrêté du département du 28 juin précédant. Ordre de l’arrêté lancé le 17 mars 1792 (G). Part pour l’exil à Jersey où il meurt (à Saint-Hélier) le 6 juillet 1793.

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Le Meur (Henri)

Né le 30 septembre 1715, à Pédernec, de Marc et Anne Le Ribaut. Lettres de prêtrise (ev. de Tréguier) du 17 mars 1741. Vicaire à Pédernec en 1790. Signe la pétition Le Mintier, mais se rétracte le 17 novembre 1790. Prête serment (E). Devient vicaire constitutionnel de Pédernec (Inst. can. du 17 novembre 1791) (4 L 128). Abdicataire le 4 Floréal an II. Meurt à Guingamp le 30 Floréal an X. Son ami l’abbé Yves Godest, de Brélidy signe le registre.

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Le Meur de Kerleau.

Prêtre à Lannion en 1790 où il signe la pétition Le Mintier.

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Mevel (Mathias)

Né le 24 juillet 1738 à Ploujean. En 1791 est aumônier des Bénédictines de Morlaix. Refuse le serment. Détenu au château de Brest, aux Capucins d’Audierne, à Kerlot, aux Capucins de Landerneau d’où il fut libéré le 2 avril 1795. Mort à Morlaix en 1797.

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Michel (Jean)

Né le 27 avril 1723 à Guimaëc. Prêtre à Guimaëc en 1790. Signe la pétition Le Mintier (Lm5, 10). Vicaire de Guimaëc en 1791. Refuse le serment. Détenu au chateau de Brest, à Kerlot puis aux capucins de Landerneau. Mort à Guimaëc le 2 mars 1796.

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Le Mignon (Yves)

Frère augustin, âgé de 72 ans, demeure à Guingamp en janvier 1793, et y a résidé sans interruption depuis 21 mois.

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Le Mignot (Yves)

Né à Bourbriac le 23 mai 1758, de Sylvestre et Louise Le Men. Curé de Kermoroch de mars 1788 à juillet 1792. Signe la pétition Le Mintier. Prête le serment (E), mais se rétracte. Pour Boullé II, il est insermenté. Ordre de l’arrêter lancé le 18 juillet 1792. Prend passeport à Kermoroch pour les îles anglaises le 12 septembre 1792 (voir 1 Q 504, 78 L 5). À Jersey (Gofv.) puis en Angleterre, à Amesbury, où il est signalé en 1796-97 (PRO, T.93/45, Pt.II, 219). Revient à Squiffiec en l’an VIII. Prête serment à la Constitution le 11 Thermidor an IX. Désigné recteur de Squiffiec en 1804. [Voir Le Mat Yves]. Il est vicaire de Guingamp quand il meurt en mars 1819.

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Le Millin (F ?)

Devient curé de Pabu en septembre 1791. [Sans doute est-ce François Le Millin, né le 16 février 1747, desservant de Locarn en 1806]

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Le Moigne

Vicaire de Loguivy. Un décrêt de déportation (sans exécution) est pris contre lui le 18 décembre 1797 (Arch. nat. F 7, 4371).(voir sans doute J.L. Le Moine). On lit dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI, qu’il est déporté et s’est retiré à Guerlesquin.

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Moignet (Guillaume)

Né vers 1758. Ordonné en mars 1785. Prêtre à Lézardrieux. Mort dans cette paroisse le 14 septembre 1789.

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Le Moign (alias Le Moigne) (Claude)

Né vers 1736. Recteur de Hengoat en 1788-1789. Meurt dans cette paroisse le 11 mai 1789.

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Le Moing (François)

Prêtre à Tréguier. Considéré comme émigré, ses biens sont saisis. Biens meubles saisis en 1793 estimés 225 L (1 Q 504).[ Un certain François-Pierre Le Moing est nommé recteur de Lannebert le 28 décembre 1826, puis de Lanvellec en 1836.

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Le Moign (Joseph)

Prêtre de Langoat, se présente le 5 avril 1792 devant la municipalité de Tréguier pour présenter son passeport et déclarer qu’il élit domicile à Tréguier (E., Dépôt Tréguier).

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Le Moign (F-J)

Curé de Lohuec en 1789-1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Ordre de l’arrêter le 5 mai 1792. Ne fut pas arrêté. Sans doute se déporta-t-il à Jersey : la liste Gofv. y signale d’un certain « Le Molon, vicaire de Lohuec » qui de toute évidence ne peut être que notre Le Moign. Se porta ensuite en Espagne (Oviédo). Ne serait-ce pas lui le Yves-Julien Le Moine né le 27 octobre 1753, et mort en juin 1826 après avoir exercé à Plestin ?

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Le Moine (Jean-Louis)

Né le 25 août 1749 à Loguivy-Plougras, de Pierre et Claudine Capitaine. Ordonné en 1776. « Le Recteur de Loguivy-Plougras désire pour curé de Plougras un jeune prêtre de cette paroisse nommé Le Moine, actuellement à Trébeurden, peu instruit et qui a éprouvé des refus et des délais pour les ordres » écrit de lui à l’évêque le Vicaire général Borie, en septembre 1780 (G.443). Vicaire de Saint-Mathieu (Morlaix) en 1790-91. Refuse le serment. Détenu aux Carmes. Signalé en l’an V à Plestin (Lm5, 112). Au Concordat, il est prêtre à Morlaix. Nommé recteur de Plourin le 5 septembre 1806. Il meurt dans cette paroisse en 1813. [Mme M.L Le Jort-Le Meur précise (le 22/01/09) que le père de l’abbé Le Moine était papetier (possédait un moulin à papier). Jean-Louis est en fait mort à l’hôpital de Garlan après avoir cédé tous ses biens à la fabrique. Son décès est inscrit aux archives de Plourin.]

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Montfort de Kersenan (Guillaume-Marie)

Né à Tréguier(par. de la Rive), le 24 février 1735 (précision apportée par Gildas Savidan), de Pierre-François, sieur de Kersenan (ou Kersechan ?) et Marie-Emmanuelle Nouël. Recteur de Guingamp de 1788 à 1791, et vicaire général de Tréguier. Signe la pétition Le Mintier. Part pour Jersey le 12 septembre 1793. Y est signalé en 1796 (H). Sans doute passa-t-il en Angleterre. A son retour Prête la promesse de fidélité à la Constitution devant le préfêt Boullé le 8 mai 1801. Résidant à Guingamp depuis l’an IX. Mort à Guingamp le 5 Pluviose an X. Inventaire de ses biens saisis en 1793 : bibl. 173 titres. Biens meubles et effets saisis vendus 3461 L (1 Q 509).

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Le Montréer (François)

Né à Rospez le 1er octobre 1763 de Pierre Le Montreer et Marie-Louise Daniel, ménagers. Ordonné le 22 décembre 1787 (G.195). Curé/vicaire de Trébeurden, en 1788, puis de Pleumeur-Bodou en février 1790. Demeure à ce poste jusque juin 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Devient vicaire de Rospez. Le 7 septembre 1792, il prend passeport auprès de la municipalité de Rospez et déclare « qu’il allait sous quinzaine se retirer sur le terrain de Jerzey ou Grenaisey » (1 Q 505). Signalé à Jersey (Gofv., Asse, J). Retourna à Rospez en 1800. Nommé desservant de Hengoat le 19 février 1806, de Troguéry en 1809, et du Minihy-Tréguier le 16 février 1810. Il se retire à Lannion et meurt le 19 mars 1827.

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Le Montréer (Jean)

Né vers 1733-35 à Kermaria-Sulard. Ordonné le 26 mars 1757 (G.189). Nommé recteur de Plouzélambre en 1785. Refuse le serment. En quittant sa paroisse il se réfugie chez son frère à Rospez en aout 1792. Mais il reprend un service d’Eglise à Lanvellec. « A la prière de Me Le Gall, maire », comme il le mentionne aux registres, il officie dans cette paroisse en septembre 1792, et signe encore « Recteur de Plouzélambre ». Il est emprisonné à Saint-Brieuc avant le 18 septembre 1793, « avec un cautère au bras » (voir L 161, f°153 v°). Il est détenu à Guingamp d’où il est libéré le 2 avril 1795 (Lm5, 76). Il fut à nouveau arrêté en l’an IV (voir le récit de son arrestation en 66 L 20). Bibl. : 74 vol. Biens meubles vendus 809 L (1 Q 505).

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Morandais (Jacques-Guy-Martin)

Né le 7 janvier 1728 à Rennes. Ex-Cistercien de Bégard. Exprime le désir de quitter le cloître. Prête serment (2 mars 1790). « Le sieur Morandais a profité des décrets de l’Assemblée nationale qui rend la liberté aux religieux. Il a établi un nouveau domicile à Lannion, et s’est mis en pension dans une maison honnête et discrète. M. l’Evêque de Tréguier lui a rappelé qu’il était nécessaire qu’il obtînt du Pape une dispense de ses vœux monastiques et qu’il se mît ensuite sous la juridiction de l’évêque dans le diocèse duquel il était né. Le sr Kermorvan, curé de Lannion, lui a refusé publiquement des ornements pour dire la messe le jour de Quasimodo. Le père gardien des Capucins l’a traité de transfuge, et a refusé de l’entendre en confession » (14 avril 1790). Il demande à rester dans la ville de Lannion ce que son âge et sa santé exigent (Arch. nat. DXX 99, f° 62 et 105). En octobre suivant, ayant été interdit de fonctions sacerdotales par l’évêque, il demande au Comité ecclésiastique de le faire réintégrer dans tous ses droits excepté la confession dont il n’est pas le partisan (Arch. nat. DXIX 101, f°536 bis, n°2). Attaché à la paroisse de Saint-Jean du Baly, il dénonce aux autorités, le 29 nivose an 4, l’administration municipale et départementale (Bibl. nat. Fr. 3669. Voir aussi Arch. nat., F 7, 3669, 1). Il se dit « prêtre attaché sans titre et sans émoluments au service de l’église catholique de S. Jean du Baly ».

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Mordelles (François-Marie)

Né à Tréguier (par. de la Rive), le 23 août 1748, de Louis et Perrine Gallien. Vicaire de Trédarzec en 1788-1789. Refuse le serment. Signalé à Jersey dès décembre 1792 (K et Gofv.). Est en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T 93 n°27/3). Bibl. 5 vol. Biens meubles estimés 301 L et vendus 385 L (1 Q 509). Vicaire de Plouezec quand il meurt le 30 juin 1810.

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Mordellet ([Gabriel]-François)

Né le 16 octobre 1738, à Plouagat, de Jacques et Marie N[…] [En marge de son acte de baptême, il est noté : "G-François Mordellet c’est en 1774 le curé de St Jean]. Il était curé de Saint-Jean-Kerdaniel quand il est pourvu de la paroisse de Trézény, le 15 novembre 1786. Signe la pétition Le Mintier mais se rétracte le 24 décembre 1790 (Lm5, 5). Prête serment (E). Elu curé constitutionnel de Plouguernevel (Inst. can. du 24 octobre 1791), puis de Quemperven (Inst. can. du 6 décembre 1791). Revient sans doute à Trézény puisqu’il y signe les registres (« curé de Trézény ») dès le 1er janvier 1792. Nommé vicaire épiscopal le 26 janvier 1792. Détenu à Quintin le 28 août 1794, il abdique état et fonction. Institué curé du Merzer le 10 juin 1798. « Autrefois curé, puis vicaire à Plouagat. Depuis sept ans au Merzer où il fait fonction de curé. Assermenté » (Boullé II). Nommé desservant du Merzer en l’an XII, commune dont il fut aussi maire. Nommé ensuite à Trégonneau en l’an XIII. Mort le 21 décembre 1813.

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Moreau (Marc)

Né à Plestin, le 9 janvier 1757, de Allain et Françoise Le Guillou. Ordonné le 5 juin 1784 (G.195). Vicaire de la trève du Cloître en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Arrêté en avril 1793, il est déporté à Rochefort en 1794 où on prétend qu’il mourut à l’âge de 36 ans. Pourtant Daniel Bernard dit qu’il fut libéré de Rochefort en 1795.

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Moreau (Yves)

Né le 30 juillet 1743, à Pleumeur-Gautier, de Jean et Marie Feutren. Frère lai capucin en résidence à Pleumeur-Gautier en 1797. Mort le 26 mars 1809.

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Morice (Guy)

Né à Gommenech, le 26 juillet 1744, de honorables gens Jacques Morice (qui signe) et Marguerite Couplant, de la maison de Keriguol. Aumônier des Dames de la Croix quand il fut choisi comme secrétaire, en 1780, par Mgr Le Mintier récemment nommé. Recteur de Ploumilliau depuis le 9 août 1785. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment. Quitte sa paroisse le 28 août 1791. Réfugié à Gommenech, il fut arrêté par ordre du 19 août 1792 et conduit à la prison de Dinan, puis déporté à Jersey le 20 septembre 1792 (F). Signalé à Jersey en 1796 (H) où il occupe toujours la fonction de secrétaire auprès de Mgr Le Mintier. En 1800-1802, il est en Angleterre (PRO,T 93, n°27, 1). À son retour il est nommé recteur concordataire de Lanvollon le 20 novembre 1803. Il y restera jusqu’à sa mort le 2 avril 1831. Biens meubles saisis en 1793 estimés 1402 L, bibl. 158 vol (1 Q 509). (voir son portrait dans J. Darsel, Histoire de Lanvollon de la Révolution à nos jours, p.17)

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Morvan (François)

Né en 1745 à Plougasnou [Daniel Bernard dit le 2 novembre 1745 à Pleubian, mais il ne figure pas dans les registres de baptêmes de cette paroisse]. Ordonné en 1772 (Minois). Nommé recteur de Plougasnou en 1780. Signe la pétition Le Mintier (Lm5,10). Refuse le serment. En exil à Jersey où il se trouve en 1795 (N). En juin-juillet 1796 est à Guernezay (M). Au Concordat devient curé de Plouigneau. Il meurt en avril 1813.

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Morvan (Yves)

Né à Morlaix, le 11 novembre 1762, prêtre relevant du diocèse de Tréguier. Il prête serment. Il est curé de Plouezoch quand il meurt le 7 juin 1806 (J-L. Floch, art. cit.)

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Morvan (Yves-Jean-Marie)

Natif de Rospez ou de Pleubian (un Jean Morvan est né à Pleubian le 11/10/1760). Ordonné le 18 septembre 1789. Prêtre à Louannec en 1789-90. Professeur au Collège de Tréguier (C’est lui sans doute qui signe en 1790 les registres de Ploulec’h : « Y. Morvan, prêtre, professeur de 3e à Tréguier ». Figure avec un second Morvan, prêtre, sur la liste des électeurs municipaux de Tréguier en 1790. Insermenté. En février 1792, il est signalé comme « précepteur chez une dame aristocrate » et dit la messe aux Hospitalières à Guingamp. Signalé à Jersey par (Gofv). S’y trouve en janvier (PRO, T 93/26) et juillet 1795 (N). Il devait d’ailleurs y mourir le 3 avril 1797 (O).

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Morvan (Yves-[François-Paul])

Né à Pleubian, le 23 février 1755, de Pierre et Jeanne Rovarch. Ordonné Prêtre le 17 décembre 1785. En 1790-91, il est aumônier des Carmélites de Morlaix (Minois). Refuse le serment. Se cache. Réapparaît en l’an III. Au Concordat il est prêtre de Saint-Mathieu de Morlaix. Recteur de Carhaix le 18 août 1817. Il y est mort le 18 août 1822.

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Morvan (Jean)

Né le 18 décembre 1734, à Brélévenez, de Pierre et Catherine Le Roux. Recteur de Rospez. Signe la pétition Le Mintier. « Il fut au commencement de la Révolution le Procureur de sa commune » (1 Q 509). Refuse le serment. Détenu à Guingamp en mars-avril 1794 (Le Masson, Actes, 319 et Lm5, 70). Libéré le 2 avril 1795, déclare se retirer à Saint-Martin-des-Prés (Lm5, 70). Mais s’exile à Jersey où il est signalé en 1796 (H), puis en Angleterre en 1802 (PRO. T 93 n°2). Bibl. 147 vol.(1 Q 509). Il est à nouveau recteur de Rospez quand il meurt le 30 mai 1805.

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(Le) Morvan (Philippe)

Né à Plouzélambre le 13 avril 1749. « Les ordinands envoyés à St-Malo en sont revenus sept prêtres et un diacre. L’un de ces prêtres, professeur au collège continue sa régence ; il s’appelle Morvan », écrit le vicaire général Borie en mai 1780 (G.443). Curé/vicaire à Ploumilliau dès 1784 et en mai 1791. Signe la pétition Le Mintier (Lm5,10). Refuse le serment. Le 20 juillet 1791 présente son passeport à Tréguier et déclare élire domicile dans cette ville (E. Dépot Tréguier). En exil à Jersey où il est signalé en décembre 1792 (K), 1795 (N) et 1796 (H), puis en Angleterre en 1802 (PRO T 93/2). Desservant de Ploumilliau (1808) puis de Plounérin (1809). Il meurt le 28 janvier 1814.

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Motte (Jean-Nicolas)

Né vers 1731. Prieur des Augustins de Lannion. Refuse le serment. Saisi avec Christophe Glade au moment où il voulait s’embarquer sans passeport aux Sept-Iles, et emprisonné à Dinan par ordre du 20 juillet 1792 (L.154, f°34). Déporté à Jersey le 20 septembre 1792.

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de la Motte-Rouge (Toussaint-François-Gabriel-César)

Né à Planguenoual le 30 novembre 1755. Fils d’écuyer Joseph de la Motte, seigneur de la Motte-Rouge. Chanoine de Tréguier de 1785 à la Révolution. Administrateur de l’Hôpital général de Tréguier. Refuse le serment. Réfugié à Pléneuf en juillet 1791 afin d’obéir au décret d’éloignement, il demande à revenir à Tréguier pour s’occuper de l’Hôpital et de ses pauvres. Reconnaissant son mérite et son esprit pacifique, le District de Lannion le lui permet, le 13 septembre 1791. Prend passeport à Tréguier le 21 septembre 1792. En exil à Jersey en Guernesey en 1796-97 (H.I.L.M). Est mort recteur de Saint-Martin de Lamballe et chanoine honoraire de Saint-Brieuc, le 19 juin 1832. Sur le journal qu’il tint alors que, député du chapitre de Tréguier, il assistait aux États de 1786, voir J. Baudry, Étude historique et biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, II, p. 113 et suivantes). Biens meubles dans sa maison de Tréguier où il logeait avec sa soeur, estimés 2394 L (1 Q 499).

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Le Moulnier

Prêtre de Tréguier. On lui accorde une carte de sûreté le 5 mai 1800 (Lemasson, Manuel, II, 170).

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Moyou (Jean)

Né le 24 janvier 1731 à Plouigneau. Ordonné en 1759. Vicaire de Plouigneau en 1791. Insermenté. Se tint caché. Au Concordat devient vicaire de Plouigneau où il meurt le 21 juillet 1817.

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N

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Nayrod (François-Marie)

Né le 6 juin 1748 à Plufur. Fils de François Nayrod, originaire de Savoie et maître d’hôtel chez le marquis de Rosambo, et frère de Pierre. Il était curé d’office de Pleubian quand il fut nommé recteur de Trébeurden en 1778. Recteur de Prat de 1785 au 25 août 1792. Signe la Pétition Le Mintier. Prête serment en juin 1791 (E), mais se rétracte à Prat le 4 mars 1792 (Lm5, 25). Prend passeport à Prat le 30 aout 1792 pour les Iles anglaises. Part pour l’exil d’abord à Jersey (Gofv), puis en Espagne, à Oviédo (Lemasson, 183). Rétablit recteur de Prat en 1804 où il demeurait comme desservant depuis son retour en 1800, puis de Belle-Ile-en-Terre (12 avril 1808) démissionnaire le 21 février 1811. Puis nommé à Plestin (1811-1825). « Mr François Nayrod était curé d’office de Pleubian avant de devenir recteur de Trébeurden. Ayant éprouvé quelques tracasseries à Trébeurden de la part d’un notaire nommé Le Guillouzer, il permuta avec Mr Cocquart, devint recteur de Prat où il était quand éclata la Révolution. Il émigra. Au Concordat fut nommé curé de Belle-Ile-en-Terre. Il occupa peu de temps ce poste. Il fut appelé à la cure de Plestin où il est mort. C’était un fort bel homme et un prédicateur distingué » (Statistique de Le Luyer, presbytère. de Trébeurden). Le 3 juillet 1819, il présida l’ouverture du tombeau de St Efflam à Plestin (Procès-verbal de cette ouverture, 3 E 36/74). Mort curé de Plestin le 23 août 1825 (nécrologe). La vente de ses biens, du 11 au 17 janvier 1825, rapporta 2 223 f (3 E 26/75).

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Nayrod (Pierre-Marie)

Sans doute né à Plufur de François Nayrod. Il est frère de François-Marie. Vicaire de Prat à partir d’octobre 1790. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Elu curé constitutionnel de Pleumeur-Bodou (Inst. can. du 17 juin 1791). En mars 1794, il « s’est noyé près de l’ïle Milliau en Trébeurden avec cinq autres particuliers qui étaient dans le même bateau que lui » (1 Q 510). Bibl. 163 vol. Biens meubles saisis à Pleumeur-Bodou estimés 1309 L (Id.)

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Le Neuder (Pierre)

Né le 22 janvier 1751, à Plougras, de Jean et Catherine Gueguen. Vicaire de Plounevez-Moedec. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment le 16 février 1791 à Plounévez, mais se rétracte. Boullé II l’enregistre comme insermenté et dans un Etat du 18 Fructidor an V (Lm5, 112) il est considéré comme réfractaire. Quand il quitta sa paroisse il se réfugia à Rospez, où il semble avoir résidé sans interruption (1 Q505). Prêtre à Ploumilliau depuis 1800. Il meurt le 29 mai 1804.

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Nicolas (François)

Né le 14 avril 1744, à Trévou-Tréguignec, de François et Catherine Le Quellec. Prêtre de Trélévern et de Trévou en 1789-90. Prête serment (E). Vicaire de Louannec en juillet 1792. C’est sans doute lui qui fut incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Redevient vicaire de Louannec en 1802.

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Nicolas (François)

Né à Plouaret vers 1751. Ordonné le 27 mars 1784 (G.195). Vicaire à Plouaret en 1789. Prête serment « Réside à Plouaret depuis 1795. Autrefois vicaire, aujourd’hui curé assermenté, non déporté » (Boullé II). Il est vicaire à Plouaret quand il meurt le 24 mars 1815.

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Nicolas (Fr.)

Chapelain de Kermouster en Lézardrieux. Il signe le registre de Lézardrieux le 12 mars 1791. C’est lui sans doute qui signe en 1790-91 les registres de Lanmodez. Prête serment (E). Il signe comme vicaire de Louannec les registres de cette paroisse du 25 septembre 1791 au 8 octobre 1792. Non abdicataire détenu à Pontrieux en juillet-Aout 1794.

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Nigeon (Yves)

Né à Plouigneau le 2 mai 1766, de Yves Nigeon. Ordonné le 28 mai 1790 (G-196). Prêtre de Saint-Melaine (1790), puis à Plougonven (1790-1791) (D. Bernard). Refuse le serment. Détenu aux Carmes de Morlaix puis à Brest d’où il est déporté en Espagne le 12 août 1792 (D. Bernard) [D’autres sources disent que c’est à l’ïle de Ré qu’il fut déporté, qu’il y arriva le 18 août 1799 et en fut libéré le 26 mars 1800, avant de se retirer à Plouigneau]. Recteur de Botsorhel en 1806. Il meurt à Saint-Jean-du-Doigt le 11 janvier 1827.

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Le Noan (Jean)

Sans doute originaire de Loguivy-lès-Lannion vers 1760 ou Perros ? Recteur de Loguivy-lès-Lannion jusqu’au début 1792. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Ordre d’arrestation du 10 août 1792 (Lm5, 32). Le 24 août, la garde nationale de Perros le recherche. Une perquisition est effectuée, sans résultat, chez sa belle-mère et son beau-frère au village de Kerdu en Perros-Guirec (Lm5, 31). À Jersey en fin 1792 (Gofvry), et en juin-juillet 1796 à Guernezay (M). Passe ensuite en Angleterre où il reçoit des secours en 1802-1803 (PRO, T 93/26 et 27). Il meurt en Angleterre le 19 avril 1805 (0). Biens meubles vendus 1495 L après saisie (1 Q 505).

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Le Noan (Claude-Louis)

Né à Plusquellec le 22 décembre 1759. Ordonné en 1785. Placé à Plusquellec puis à Calanhel comme vicaire en 1788. Insermenté. Il est arrêté le 25 mai 1793 dans une auberge à Plusquellec (102 L 89), et condamné à la déportation (le 2 Messidor IV) (Lm5, 47). Déporté à Rochefort en mars 1794, il est libéré en janvier 1797. Arrêté à nouveau en 1799 et détenu à Saint-Brieuc, puis à Guingamp d’où il s’évade avec quatre autres prêtres dans la nuit du 7 au 8 Floréal an VII (Lm5 131). Il meurt à Plusquellec le 4 avril 1801. [Voir sa biographie dans Le Masson, Actes, II, 221 ; et la lettre écrite par lui à un habitant de Saintes le 8 juin 1797 dans Manceau, II, 9].

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Le Noanes (François)

Né le 23 novembre 1740 à Plouisy. Ordonné en 1769. Recteur de Saint-Melaine (Morlaix) depuis 1779. Insermenté. Détenu aux Carmes, élargi le 25 septembre 1791 ; repris en décembre et enfermé au château de Brest (le 6 décembre 1791) d’où il est déporté en Espagne, à Santander (Le Masson, 183). De retour d’exil, il signe à Morlaix, le 5 juin 1801, sa promesse de fidélité à la constitution de l’an VIII. Mort à Morlaix en 1805.

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Noblet (Jean-Marie)

Né vers 1732. Ordonné le 18 février 1758 (G.189). Le 13 septembre 1780, on le dit ex-recteur de Botlézan, retiré à Plouezoch. Recteur de Pommerit-Jaudy de 1783 au 1er janvier 1791 date de sa mort. Avait signé la pétition Le Mintier.

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Norroy (ou Nouy ?) (Jean)

Né à Morlaix le 18 février 1721. En 1789- 1790 est chanoine et doyen du chapitre de Notre-Dame du Mur. Refuse le serment. Mort à l’hopital de Morlaix le 22 juin 1792.

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O

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Offret (Tugdual)

Clerc tonsuré en 1789. À Pouldouran en 1790.

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Ollivier (Jean)

Né à Saint-Gilles-le-Vicomte. Clerc tonsuré à Tréguier en 1788. Arrêté à Plourivo, le 6 septembre 1792, a déclaré « qu’il aimait mieux être défait en morceaux que de prêter le serment en qualité de prêtre ». Habite alors habituellement chez Mr Boris, prêtre (sans doute le vicaire général) Emprisonné à Saint-Brieuc (Lm5,32).

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Ollivier (Jean)

Né le 31 juillet 1732. Nommé recteur de Lohuec en nivose an 12., puis de Pont-Melvez en l’an XII (V.598). Il meurt dans cette dernière fonction le 29 octobre 1807.

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Ollivier (Jean)

Né à Plougonver vers 1732, de Yves et Anne Lescuiller. Recteur de Plouisy en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment puis se rétracte. Le 4 septembre 1792, on lui signifie d’avoir à se déporter. Il demeurait alors chez sa sœur au village de Kerglas en Plougonver (Lm5, 35). Entre le 17 novembre 1792 à la maison de Réunion de Saint-Brieuc (Lemasson, 189). Après une visite médicale , il est jugé valide et en état de supporter un transport. Il est déporté hors du territoire (19 avril 1793). Pourtant en mars-avril 1794, il est détenu à Guingamp (Le Masson, Actes, 315). Libéré le 2 avril 1795, il déclare se retirer à Grâce-Guingamp (Lm5,70). À nouveau incarcéré à Guingamp le 13 août 1796 (Le Masson, Manuel, II, 25). « Ancien curé assermenté, rétracté. Aujourd’hui simple prêtre, caduc. Fut dès 1790, repris de justice comme perturbateur de l’ordre public. S’est montré outré. A perdu maintenant ses facultés mentales » (Boullé II). Réside à Guingamp depuis vendémiaire an IX. Mort à Guingamp le 29 octobre 1807 (On le dit résidant à Plougonver) La déclaration est faite par son ami l’abbé J-H Blanvillain. Biens meubles saisis en 1793 estimés 256 L, vendus 394 L. Bibl :« livres en petit nombre, dix vieux livres ». (1 Q 511).

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Ollivier (Yves)

Né à Lézardrieux le 11 mars 1730 de François et Renée Palo. Recteur de Penvénan en 1789-91. Membre de la chambre littéraire de Tréguier de juillet 1789 à janvier 1790 (23 J 3). Refuse le serment le 11 février 1791. Prend passeport pour l’exil le 26 aout 1792. « Est honnête homme et n’a causé jusqu’à ce jour aucun scandale en façon quelconque », déclare la municipalité de Penvénan en lui remettant son passeport pour Jersey délivré le 28 août 1792 (1 Q 511). Passe à Jersey où il meurt le 16 juin 1792 (L’Est.). Biens meubles saisis en 1793 estimés 688 L vendus 1291 L. Possédait aussi le lieu de Croisguenou (Lézardrieux) affermé 14 bx froment par an (1 Q 507). Bibl. 109 vol. (1 Q 611).

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Ollivier (Yves)

Curé de Coatreven en 1788-1789. Un Yves Ollivier est curé de Gommenech en 1790. Sa première signature est du 21 janvier. Il semble avoir quitté la paroisse après le 30 mars 1790.

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Ollivier (Yves)

Signe « prêtre de Berhet » le registre de cette paroisse de mai à juin 1592. A partir de janvier 1592, il signe « vicaire de Berhet ». Peut-être partit-il en exil avec son recteur Pastol, le 10 septembre 1592, car à partir de cette date, « la paroisse est dépourvue de prêtres ».

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Ollivier (Yves-Marie)

Né à Tréguier, le 5 février 1763, de René et Marie Le Réguaire. Ordonné le 27 septembre 1785 (G.195). Curé de Confort jusqu’en 1791. Refuse le serment. En exil à Jersey en 1792 (Gofv). « Yves Ollivier, natif de Tréguier, vicaire de Tréguier (qui se prétend) non émigré » déclare le 13 Fructidor an IV « vouloir exercer les fonctions relatives à son culte dans la ci-devant cathédrale et se conformer aux lois de la République » (93 L 1). En Floréal an VIII, il reçoit à Tréguier où il réside l’autorisation d’exercer le culte catholique (93 L 3). « Autrefois recteur, aujourd’hui depuis deux ans desservant à Troguéry. Insermenté. Déporté » (Boullé II). Désigné recteur de Lohuec en 1804. [voir Marc Jouan]

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Ollivier (Yves-Marie)

Né le 27 octobre 1748. Nommé desservant de Lanmérin le 20 Prairial an XII et de Quemperven en 1814 (V. 598). Il meurt dans cette dernière fonction le 21 janvier 1826. Est-ce lui qui fut curé de Gommenech en 1790 (jusqu’en octobre) ?. Yves Marie Ollivier, né le 19 septembre 1761, est nommé à Quemperven le 8 décembre 1813. Il meurt en janvier 1826.

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Omnès (L)

Un prêtre de ce nom venait d’être pourvu de la trève de Kermaria-Sulard lorsque, le 13 mai 1792, Jégou, curé constitutionnel de Louannec, lui écrit pour lui souhaiter la bienvenue et l’inviter « à manger sa soupe… car ils ont été amis tous deux » (Lm5, 26). Il signe pour la première fois les registres de Kermaria-Sulard le 17 juin 1792. Le 30 juin suivant, « Monsieur Jacob, évêque du département des Côtes-du-Nord, en cours de visite sur la paroisse de Louannec », est parrain à Kermaria-Sulard. Peut-être la mutation de l’abbé Omnès est-elle en relation avec cette visite épiscopale.

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Omnès (François)

Né à Pommerit-Jaudy, le 13 septembre 1762, de Pierre et Jeanne Le Gac. Ex-Dominicain. « Pensionnaire ecclésiastique de Pommerit-Jaudy » quand il prête, à La Roche-Derrien, le serment de fidélité à la Constitution de l’an VIII (82 L 1). Il est sous-diacre à Pommerit-Jaudy quand il meurt le 22 janvier 1806.

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Omnès (Louis)

Né à Brélévenez le 16 mars 1753. Curé de Saint-Clet de 1783 à 1791-92. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment . Le 21 juin 1791, le district de Pontrieux lui enjoint de se retirer dans les 24 heures à quatre lieues de sa paroisse (Lm5, 14). Ordre de l’arrêter est lancé le 19 juillet 1792 (G). Il se réfugie à Loguivy-lès-Lannion, à Kerlaouennan dans une maison qu’il louait à son frère. Séjourne aussi à Tréguier, chez le sieur Claude Trogoff. Se déporte à Jersey où il est signalé (Gofv), puis à Guernezey (1796) (M) et en Angleterre (1800-1802 (PRO, 93, n°27/3). Rentre en France sans doute vers le mois d’avril 1802. À son retour, il va s’établir dans son ancienne paroisse. Le Préfet lui demande sa soumission au Gouvernement, et il la refuse avec une opiniâtreté qui l’oblige à le tenir plusieurs mois en état d’arrestation, avant d’accepter et le serment et la cure de Saint-Clet à la sollicitation pressante de l’évêque (23 J 3). Il fut nommé recteur de Saint-Clet en 1804, puis de Pléhédel en 1808 et de Goudelin le 1er novembre 1812. Il meurt à Goudelin le 16 février 1818. Bibl. 100 vol. Biens meubles saisis en 1793 vendus 579 L.[Voir ses cahiers de Sermons en breton, Arch. 22, 20 G.524, et Arch.22, I, 2.]

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Onfray (Paul-Alexis)

Né à Sainte-Croix-Guingamp, le 1er décembre 1722, de noble homme Charles Onfray, sieur de Painnière, « marchand magazinier », et Jacquette Fallegan. Ex-vicaire. Il signe les registres de Ploumagoar, le 9 et 10 juillet 1792, comme simple « prêtre ». En 1793, il habite à Guingamp, rue Saint-Yves. En juin de cette année, il tient les registres de visas des passeports à Guingamp. « A toujours vécu à Guingamp comme simple prêtre. Assermenté. Non déporté. Vieillard respectable. Caduc » (Boullé II). Mort à Guingamp le 13 février 1808. On lui accole parfois le surnom de Surville.

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P

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Pacé (Vincent)

Né à La Roche-Derrien, le 27 janvier 1755, de Yves et Hélène Thomas. Vicaire de Pleumeur-Gautier de 1787 à 1791. Prête serment le 26 décembre 1790 (Lm5,5). Puis curé de Plounéour-Menez de mai à octobre 1792. Le 20 décembre 1792 signe aux registres de Plougrescant. Devient curé constitutionnel de Quemperven (Instit. can. du 18 février 1793). Incarcéré le 11 septembre 1794 à Tréguier comme prêtre assermenté non abdicataire. Sans doute exerça-t-il quelques temps à La Roche-Derrien. Le 7 Vendémiaire an 7, devant la municipalité de Prat, il déclare exercer alors le culte à Lanvézéac et jure haine à la royauté et à l’anarchie, attachement et fidélité à la République et à la Constitution de l’an III (21 L 105). Nommé vicaire à Plounevez-Moédec en 1814. Interdit pour cause d’infirmité le 16 août 1816. Mort simple prêtre à La Roche-Derrien le 17 mai 1818.

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Le Pape (Jean-Marie)

Né en 1738 à Saint-Jean du Doigt. Ordonné en 1763. Vicaire de Saint-Jean-du-Doigt. Signe la pétition Le Mintier le 8 novembre 1790 (Lm5, 10). Insermenté Se tint caché à Morlaix, chez un boulanger rue des Bouchers. Arrêté le 5 septembre 1799, conduit à Quinper puis au château de Brest. Libéré en avril 1800. Prêtre à Morlaix au Concordat. Il y meurt le 20 juin 1810.

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Paranthoen (Charles)

Ordonné en 1780, et aussitôt nommé à Plésidy. Vicaire de Trémel en 1789 et jusqu’en avril 1791. Prête serment le 6 février 1791 (E), mais paraît s’être rétracté. Semble avoir été quelque temps curé de Plouigneau. Certaines sources prétendent qu’il émigra le 19 avril 1791.

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du Parc (Alain-Amateur-Marie)

Né à Plouigneau. Liciencié en droit. Ancien vicaire général de Chartres. Chanoine de N.D. du Mur. Refuse le serment. En exil à Jersey puis en Angleterre (P). Voir ses lettres très intéressantes 2 E 272.

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Parcau (Le Parcault) (Olivier)

Né à Plouagat vers 1755. Frère convers aux Cordeliers de Grâces. Prête serment. Élu vicaire constitutionnel de Kermoroch. Emprisonné, il abdique et remet ses lettres de prêtrise. Fut libéré pour se marier. Le fit-il ? Il meurt à Kermoroch le 16 Frimaire an X, à l’âge de 45 ans.

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Parenton (Nicolas)

Né à Guingamp, en 1760. Prêtre relevant de l’évêché de Tréguier. Prête serment et devient curé de Plouigneau. Il se retire à Morlaix où il meurt le 24 février 1824 (J-L. Floch, art. cit.)

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Paris (Olivier)

Né à Saint-Adrien le 29 octobre 1748 de Yves et Jeanne Le Dioron. Recteur de Langoat en 1788-91. Signe la pétition Le Mintier. Boullé II le dit à tort assermenté. Il signe pour la dernière fois les registres de Langoat le 16 octobre 1791. Il prend passeport à Bourbriac le 10 septembre 1792 pour Jersey et s’embarque à Saint-Quay (-Portrieux) sur le bateau la Sainte-Anne, capitaine Jean Denis vers le 17/20 septembre suivant (1 Q 512). Il est effectivement signalé à Jersey par (Gofv). Il y reste quatre ans avant de passer à Guernesey en juin 1796 (M). En août 1796, il trouve refuge avec seize autres prêtres trégorois à Amesbury (Willshire) où il reçoit des secours de Mr l’abbé de Tromelin le 5 septembre 1796 (PRO, T 93/45). Le 26 août 1797, la municipalité du canton de Tréguier, constatant que Olivier Paris, ex-curé de Langoat, « porté sur la liste des émigrés, officie publiquement dans l’église paroissiale de ladite commune sans avoir produit à l’administration sa radiation sur la liste des émigrés, arrête que le dit Paris sera conduit devant le juge de Paix du Canton par Pastol, chef des forces armées à cet effet requis » (93 L.1). Fut rétabli recteur de Langoat en nivose an 12. [voir aussi A.C. de Langoat, Reg. de délib. de la municipalité, 22 février 1792]. Mort le 27 juin 1822 à Langoat.

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Pasquiou (Louis)

Curé de Troguéry en 1789. Prêtre matinalier à Troguéry jusqu’au 12 juillet 1791. Signe la protestation Le Mintier. Refuse le serment. A Perros comme prêtre résidant, après avoir quitté sa paroisse. Le 24 aout 1792, la Garde nationale de Perros le recherche pour l’arrêter, sans résultat (Lm5,31). Incarcéré à Guingamp le 10 Frimaire an IV où il demeura 3 mois et 22 jours (4 L 135).

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Pastol (Pierre-Louis)

Recteur de Plounérin de -1773 jusqu’à septembre 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Le 10 septembre 1792, il déclare devant la municipalité de Plounérin vouloir se retirer à Jersey pour respecter la loi, et prendre passeport pour embarquer à Paimpol (sans doute est-ce le Pastol, recteur de Saint-Mathieu (!) de la liste Gofvry), puis en Espagne (Le Masson, 183), où il meurt le 31 décembre 1799 dans la grande Chartreuse de l’île de Majorque. Biens meubles saisis à Plounérin vendus 2646 L (1 Q 512). Il causa indirectement quelques soucis à son neveu, le citoyen Esprit Cartel, qui n’était rien moins que le président du tribunal criminel des Côtes-du-Nord. Celui-ci fut mis en demeure de démissionner de ses fonctions, son oncle Pastol ayant été porté par erreur sur la liste des émigrés. Cartel ne fut réintégré que plusieurs semaines plus tard, après que le nom de Pastol eut officiellement et règlementairement été rayé de cette liste (AD 22, 140 J 15).

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Pastol (Jean)

Né à Pédernec le 11 août 1727. Recteur de Berhet depuis mai 1774. Il baptise un enfant sans signer l’acte, le 9 septembre 1792. Le lendemain, il quitte sa paroisse pour se déporter à Jersey, où il est signalé en 1796 (H), puis en Angleterre où il se trouve en 1801-1802 (PRO, T 93/2). Nommé desservant de Mantallot le 4 novembre 1805. Il meurt à ce poste le 26 mai 1809.

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Pastol (François)

Prêtre à Pédernec en 1789. Signe aux registres.

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Penvennan (J)

Vicaire à Brolan (Saint-Laurent). Figure sur la liste des prêtres non-abdicataires détenus à Pontrieux en Messidor an II (juillet-Aout 1794).

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Pen (Joseph-Marie)

Né à Plestin les Grèves, le 16 avril 1761, de Joseph et Marie-Alexise Henry. Ordonné le 21 mai 1785 (G.195). « Mr Pen finit ses humanités de bonne heure et devint durant qu’il étudiait la théologie, maitre de conférence de philosophie… N’étant encore que sous diacre, il professait la cinquième en 1784 et 1785. Trois ans plus tard, il enseignait alors la philosophie. Après les vacances de 1788, il prit à faire du ministère à Morlaix. L’abbé le Pen se trouvait encore dans cette ville lors de la Révolution » (Cahier paroissial de Plestin). Prêtre à Plestin en 1789-90, puis vicaire à Plouigneau en 1790-91. Refuse le serment. Ayant refusé le serment, il se retira à Plouézoc’h chez Mme Cécile Bernard de Basseville, au château de Kerfanefas (Cahier paroissial de Plestin). Le 13 mai 1795, il fit sa déclaration de vouloir vivre paisible, conformément à l’arrêté des Représentants Guezno et Guermeur du 6 Germinal de cette même année. Arrêté au château de Kerfanefas, il fut condamné, par le Tribunal criminel du Finistère à la déportation à l’île de Ré où il arrive le 17 novembre 1799. Il meurt à l’hôpital de l’île le 29 janvier 1800 (Manceau, II,274).

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Le Pennec (Nicolas-Maurice)

Né à Tréguier (par. de la Rive), le 15 janvier 1747, de Louis et Marguerite Langlois. Chanoine de la collégiale de Tonquédec. Signe la pétition Le Mintier. Insermenté. Présente son passeport à Tréguier le 19 juillet 1791 et déclare élire son domicile dans cette ville (E Dépôt Tréguier). Incarcéré à Lannion et Saint-Brieuc en fin 1791. [Il existe aux Arch. nat. un dossier sur deux Le Pennec (F 7, 7777 (9173)]. Se présente le 27 germinal an III devant la municipalité de Tréguier pour profiter de l’autorisation faite aux ministres du culte de reparaître. En Floréal an VIII, reçoit à Tréguier l’autorisation d’exercer librement le culte catholique. Il habitait alors Mantallot (93 L 3). Il est prêtre à Pleumeur-Bodou en 1801-1802. Nommé à cette paroisse en 1803. Mort le 7 décembre 1823.

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Penven (Guillaume)

Né en 1746. Curé d’office de Pleubian. Pourvu de la paroisse de Plougras, Loguivy, Lohuec, en mai 1786. Mort le 25 juin 1789 . Voir ses sermons en breton, Arch. 22, I. 2 ]

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Perennes (Jean)

Né à Saint-Gilles-le-Vicomte le 21 octobre 1750. Quitta Ploubezre pour Saint-Gilles dont il est curé en 1790-92. Prêtre d’abord sermentaire, puis desservant à Landebaëron, Saint-Laurent et Saint-Clet où l’on prétend qu’il s’est rétracté. « [il] réside sur la commune de Saint-Gilles, et n’exerce aucune fonction publique de son ministère. On m’a même assuré que depuis plusieurs mois il n’exerce nulle part. Mais j’ai appris qu’il a parfois été à la Messe de GUEZOU à Brélidy lorsque celui-ci s’était mis aussi à la mode d’officier auprès de son feu pour le plus grand bien de l’Eglise. Ce premier est chez ses parents et est actuellement assez tranquille » (Le Commissaire du Directoire exécutif près le Canton de Saint-Gilles-le-Vicomte, le 17 novembre 1797, cité par Le Masson, II,61). Avait cependant été incarcéré à Guingamp comme assermenté non abdicataire. Il s’y trouvait en décembre 1794-janvier 1795 (Lm5, 80). Domicilié à Trévérec en 1801-1802. « Insermenté, non déporté. Intolérant. Tracassier, peu instruit…A éloigner du canton pour la tranquillité publique » (Boullé II). Au Concordat il est recteur de Saint-Gilles-les-Bois. Il meurt à ce poste le 5 août 1820.

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Perennes (Guillaume)

Né le 4 février 1754 à Saint-Gilles-Pligeaux (Évêché de Quimper) de Jean Pérennès et Françoise Lamouroux. Ordonné en 1780. Curé d’office de Guerlesquin avant d’être nommé recteur de Guerlesquin en mars 1786, à la suite de son oncle Ollivier-Yves Pérennes, qui résigna cette paroisse en sa faveur. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. En 1791, après avoir quitté ses fonctions à Guerlesquin, officie clandestinement à Plougras (Lm5, 18). En l’an V, fut signalé comme résidant chez Mme Vve Duparc-Kerret à Guerlesquin, et y exerçant le culte ostensiblement. Compris dans un arrêté de déportation du 17 décembre 1797, il ne semble pas avoir été arrêté. Curé d’office de Saint-Gilles-Pligeaux de 1795 à 1802. Il meurt Quintin le 5 août 1802 et est inhumé à Saint-Gilles-Pligeaux.

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Perennes (P)

Prêtre desservant. Signe les registres de Magoar (trève de Coadout) en 1792. Avait prêté serment. Quitte Magoar vers la fin décembre 1792.

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Periou (François)

Né le 4 février 1738 à Ploujean. Ordonné le 10 avril 1762. Vicaire de Plougasnou. Signe la pétition Le Mintier le 8 novembre 1790 (Lm5, 10). Refuse le serment. Se tint caché à Guerlesquin. Arrêté à Morlaix le 5 septembre 1799, il est détenu à Quimper. Libéré en juin 1800. Il meurt à Plougasnou le 15 janvier 1816.

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Péron (Henri)

Né à Lohuec vers 1761 de Henri Péron et Françoise Creff. Ordonné le 20 décembre 1783 (G.195). Prend possession d’un canonicat à Tonquédec en 1786, et de la chapellenie Sainte-Anne (Plestin) en mai 1789. Il était alors curé à Lannion. À Lanrodec comme curé/vicaire d’octobre 1789 à mai 1792. Dernière signature aux registres le 4 mai 1792. Refuse le serment. Le 9 juin 1802 fait sa déclaration selon la loi (Le Masson, Manuel, II, 183). « N’exerce plus maintenant…Ce prêtre est accusé d’avoir suivi les bandes de chouans ; d’avoir commandé l’assassinat de Domalain, officier municipal de Lanrodec, et d’avoir trempé dans l’assassinat de Le Bivic de Pont-Melvez » (Boullé II).

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Perret (Charles-Anne)

Né à Plestin, le 16 avril 1762, de Louis et Anne Henry. Neveu de Rolland-Yves Le Biez, sieur du Tertre, demeurant au château de Lesmaes (Plestin) qui garantit ses provisions ecclésiastiques (G.261). Ordonné le 24 mars 1787. Curé du Faouët en 1789-90 (première signature le 27 octobre 1789). Prête serment (E). Curé constitutionnel de Langourla (Investiture du 9 juillet 1791). Abdique et rend ses lettres de prêtrise devant le district de Broon, le 9 Floréal 1794 (Voir sa lettre acquiesçant à l’arrêté Le Carpentier, Lm5, 65 et Lemasson, 300). Retourne sans doute à Plestin où il est domicilié en 1795. En 1798 séjourne à Plufur. Depuis 1800 est à Plestin. Nommé curé d’office dans cette paroisse, il est suspendu de toute fonction en l’an XI (cohabitation difficile avec les abbés Thomas et Adam (Voir le dossier V.601). Il est toujours prêtre à Plestin quand il meurt le 22 décembre 1827.

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Perrin (Maurice)

Recteur de Squiffiec et Kermoroch en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment © puis le prête le 24 août 1792 (Lm5, 31).

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Perro (Gabriel)

Prêtre de et à Lanrodec en 1789 et jusque fin 1792. Le 16 août 1792, après le départ du curé Péron, il déclare à l’occasion de la célébration d’un mariage, « être commis à ce par le sieur curé de céans ». Pour ses derniers actes, il prend le titre de « vicaire de Lanrodec ». Il signe pour la dernière fois le 8 décembre 1792. Il est mort avant le 6 mars 1811.

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Perrot

Selon le Cel Pérez, un prêtre de ce nom fut nommé à la cure de Trémel, le 13 mars 1795, par la municipalité de Plestin.

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Perrot (François)

Né à Goudelin, Vicaire de Ploubezre en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Part pour Jersey où il meurt le 19 octobre 1794 (L’Est) (le 1er octobre 1794 selon J. Darsel, Lanvollon de la Révolution à nos jours, p.21)

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Person

Prêtre de Plouagat, suspect de correspondance avec le brigand Le Mée, dit le Russe, à cette époque réfugié à Jersey (V.601). Malgré tout, Caffarelli demande son retour dans le diocèse en l’an XII ( Id.).

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Person (Jean-Marie, dit le Père Symphorien)

Né à Rospez, le 15 juin 1753, de Guillaume et Marguerite Dannic. Capucin de Lannion en 1790. Signe le mandement Le Mintier. Refuse le serment. En exil à Jersey (Gofv.), puis en Espagne (J). Réfugié chez les Capucins à San-Sévérino (Etat Pontifical) (Lemasson, 184). « Le P. Symphorien de Lannion… J’ai un dossier sur sa rentrée en France avec Furic (Ignace de Quimperlé) et Houérou (Paul de Tréguier) rentrant en France en 1801 après avoir pérégriné en Allemagne, en Italie et enfin à Lisbonne, et qui tombent entre les mains des douaniers à Paimpol » (Lettre du 24 janvier 1733, doc. adressé de Lorient à Lemasson par le Père Armel, 23 J 1). À Lannion en 1802. Nommé recteur de Buhulien le 25 nivose an 12. Fut aussi recteur de Ploulech.

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Philippe (Claude)

Né vers 1730 à Senven-Lehart. Vicaire de Senven-Lehart en 1790-92. Refuse le serment (B). Détenu depuis le 5 novembre 1792 à Saint-Brieuc (Lemasson, 189). Le 19 avril 1793, après visite médicale, il est déclaré valide et déporté hors du territoire. Mais on ne trouve aucune trace de cette déportation.

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Picart (Jean-Marie)

Né à Plouénan le 28 mai 1733 (Minois). Ordonné en 1759. Recteur du Ponthou depuis 1766. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Détenu au château de Brest, puis à l’hoîtal de la Marine d’où il est déporté en Espagne le 12 août 1792. À son retour est nommé recteur du Ponthou en 1806. Meurt à Plougasnou le 16 décembre 1808.

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Pichouron (Alain)

Né le 24 mars 1753. Récollet de Saint-Servan. Domicilié à Plouaret vers 1798. Se maria à Plouaret en 1803.

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Pierre (Julien)

Né à Pommerit-Le-Vicomte, le 13 mars 1760, de Jean et Jacquette Flouriot. Ordonné le 12 mars 1785. Vicaire à Pleumeur-Bodou en 1789-90. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Ordre de l’arrêter du 19 juillet 1792 (G). Se réfugie à Pommerit le Vicomte. On l’y trouve après Fructidor an V. Figure sur une liste de déportés rentrés (Lm5, 112), mais on ne trouve nulle trace de sa déportation. Il a droit à deux notices dans la liste Boullé II, la première sous le nom de Julien (Pierre), la seconde sous celui de Pierre (Julien) : « Julien (Pierre), 42 ans, né à Pommerit-les-Bois. Autrefois vicaire à Pleumeur-Bodou, y vit depuis 11 ans [Boulle écrit en 1802-1803]. Caractère doux quoique exalté. Il a longtemps exercé dans un grenier et un souterrain. On croit qu’il se comporte bien aujourd’hui. À placer ailleurs à cause de son passé » - « Pierre (Julien), 42 ans, né à Pommerit-le-Bois. Ancien vicaire de Pleumeur-Bodou ; revenu depuis 11 ans dans sa paroisse natale. Insermenté, non déporté. A longtemps exercé dans les souterrains et les greniers. A joué un rôle célèbre. À placer ailleurs que dans sa paroisse ». Une note du préfet en 23 J 3 complète ce portrait vu par les autorités : « M. Pierre, prêtre insermenté, n’est connu à Pommerit-les-Bois dont il est originaire que par les divisions qu’il y a excitées pendant plusieurs années » [La commune de Pommerit-les-Bois dit au contraire, en 1810, qu’il s’est depuis toujours bien comporté (V 570)]. En 1803 fut pourtant nommé dans sa paroisse natale malgré l’opposition préfectorale. Il meurt recteur de Pommerit-Le Vicomte le 30 avril 1819. A-t-il été vicaire à Quemperven ? ou est-ce par exemple Etienne Pierre ?

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Pierre (François)

Prêtre de l’évêché de Tréguier. Prête serment. Il est curé de Locquirec lorsqu’il meurt en septembre 1793 (J-L. Floch, art. cit.).

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Piriou

Prêtre de et à Kermaria-Sulard. Signe les registres de cette trève de mai à décembre 1789.

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Piriou (ollivier)

Recteur de Gommenech de 1784 à avril 1794. Prête serment (E). Abdique le 28 avril 1794.

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Piriou (Pierre)

Né le 23 décembre 1731 à Ploujean. Ordonné prêtre en 1759. Recteur de Tréduder depuis 1779 jusqu’en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Installé curé constitutionnel de Loguivy-Plougras le 26 juin 1791 (Investiture du 20 juin). Sans doute emprisonné puisque ses biens furent saisis. Abdicataire. « Réside depuis 1795 à Tréduder. S’est bien conduit pendant la Révolution » (Boullé II). Nommé desservant de Tréduder en l’an XII, puis de Lohuec le 29 septembre 1805. Mort à Lohuec le 24 août 1817. Ses biens meubles saisis en 1793 estimés 2152 L (1 Q 512).

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Piton) (Jacques)

Né le 20 juin 1752 à Plougonver. Ordonné en 1776. Vicaire de Plourin-lès-Morlaix en 1790-91. Signa la pétition Le Mintier. Prête serment. Elu curé constitutionnel de Guerlesquin le 27 mars 1791, puis de Plourin le 7 août 1791. Au Concordat, il est maintenu resteur de Plourin. Transféré ensuite à Sainte-Sève (1806) où il est interdit [J-L. Floch, art. cit.]. Il meurt à Morlaix le 31 janvier 1832.

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Pitot du Helles (Jean-Marie)

Né en 1739 à Saint-Mathieu-Morlaix. Ordonné en 1764 (Minois). Chanoine du Mur. Recteur de Saint-Mathieu depuis 1780. A l’occasion de sa nomination, l’abbé Borie écrit de lui : « C’est un excellent ecclésiastique et d’une des meilleures familles bourgeoises de Morlaix. Je ne sais s’il a beaucoup de lumières et de fermeté » (G 443) Insermenté. Détenu aux Carmes. En fut libéré le 27 septembre 1791. S’embarque pour Jersey, puis pour l’Angleterre. Revenu à Morlaix en 1805, il y meurt le 31 octobre 1814.

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Pittot (Joseph-Louis)

Pourvu, le 27 avril 1787, d’un canonicat dans la collégiale de N.D. du Mur à Morlaix, alors qu’il n’était encore que clerc. Ne paraît pas avoir définitivement embrassé la carrière ecclésiastique. En 1791, sur l’autorisation de son évêque, il étudiait la médecine (Daniel Bernard).

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Le Pivaing (Pierre-Marie)

Né à Kerbors, le 27 janvier 1766, de Julien et Marguerite Adam. Il fut ordonné par l’évêque Jacob. Vicaire constitutionnel à Penvénan (le 2 juin 1793) puis à Kerbors (1794). Le 29 avril 1794, déclare devant la municipalité renoncer à toute fonction en qualité de prêtre. Pourtant il est incarcéré le 11 septembre 1794 à Tréguier comme prêtre assermenté non abdicataire. Le 30 novembre 1795 Prête un nouveau serment de soumission et d’obéissance aux lois de la République en compagnie de ses confrères Le Béau, Le Bastard et F.Berthou. En 1798, réside à Pleudaniel. Mgr Caffarelli le conserva au vicariat de Kerborz où il meurt le 16 mai 1809.

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Plusquellec (Joseph-Marie)

Né à Saint-Vincent-Tréguier, le 7 juin 1761, de Yves et Yolande Renot. Ordonné le 10 juin 1786. En 1789, il est prêtre à Pouldouran, puis, en 1791, vicaire de ND. du Mur (Morlaix) Prête serment à Plouézoch. Le 22 mai 1791, arrive à Lanmeur comme curé constitutionnel, mais quelques jours après, le curé Le Gall lui demande « de sortir incessamment » et sur son refus charge le maire de requérir une force suffisante pour l’y obliger. Est alors élu vicaire constitutionnel à Lohuec (Inst. can. du 14 juin 1792), paroisse dont il signait les registres le 19 janvier 1791. Semble avoir été aussi vicaire de Saint-Michel-en-Grève en juin 1792. Abdicataire le 12 Floréal II (Lm5, 62). Elit domicile à Calanhel. Fut menacé de mort en Vendémiaire an 7 se rendant en la commune de Calanhel (Lm5, 126). « Sans conduite, sans capacité, sans confiance » (Boullé II). Il était prêtre à Plusquellec(ou à Calanhel ?) quand il meurt le 21 avril 1805.

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Le Poncin (Jean)

Né en 1753. Curé de la Trinité-Guingamp en 1789-91. Le 23 janvier 1791, lit au prône la loi relative au serment à prêter par les ecclésiastiques et en reçoit attestation (Lm5, 6) (B) prétend qu’il ne s’assermenta pas. Pourtant une liste des ecclésiastiques non-assermentés (Arch. munic. de Guingamp) dit : « Le Pouenc (sic), recteur de la Trinité s’est rétracté. Devenu malade, il est à peine convalescent. On attend de connaître sa conduite future » (Registre de Délibération,février 1792). En Lm5, 16, on dit, en juillet 1791, : « Le Sr Ponsin qui s’est rétracté depuis dirigeait les hospitalières de Guingamp ». Sans doute s’exila-t-il puisque selon L’Estourbeillon et (J) il est mort à Saint-Hélier à Jersey le 26 janvier 1793.

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Poullouin (Jacques)

Né le 12 février 1756, à Goudelin, de Jean et Françoise Illien. Ordonné le 12 mars 1785 (G.195). Chapelain à Goudelin en 1789. Vicaire du « recteur blanc » Dumay en 1790. Prête serment (E). [Selon J-L. Floch, art. cit., il fut vicaire de Saint-Pol de Léon en 1791]. Vicaire assermenté de Goudelin depuis l’an II. Emprisonné à Guingamp comme assermenté non abdicataire en décembre 1795 et janvier 1796 (Lm5, 80). Domicilié à Plouagat vers 1798. Desservant de Saint-Fiacre en 1806. Vicaire à Goudelin en 1807, desservant provisoire de Tressignaux en 1817 où il meurt le 4 novembre 1818.

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Prat (J.M.)

Vicaire de Trégrom en 1790. Signe la pétition Le Mintier. (Sans doute est-ce le même que le suivant).

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Prat (Gilles-Marie)

Né à Saint-Quay-Perros le 14 décembre 1759, au convenant roturier de Queo-an-Arhant, de Yves et Yvonne Le Galery. Il était le benjamin d’au moins huit enfants. Ordonné le 8 mars 1788 (G.196). Fit ses études au collège de Tréguier dont il est élève de 3e en 1781 et de philosophie en 1784. Vicaire de Plouzélambre en 1789-1791. Refuse le serment. Il officie cependant à Lanvellec et signe au registre les 14, 18 et 22 septembre 1792, après le départ du recteur G. Guillou. On prétend qu’il se cacha chez ses parents au Quenquis en Plestin, en un réduit appelé depuis Toul ar beleg. Se retire à Plounérin où il est arrêté le 24 juillet 1793, chez son frère, au village de Pen-ar-wern, sur dénonciation de Jean-Marie Didau, huissier à Lannion. Conduit à Lannion puis à Saint-Brieuc (Lm5, 47), il est condamné par le tribunal criminel à la déportation le 27 août 1793. Le 8 mars 1794, alors qu’il est détenu à Guingamp, il est décrété de déportation vers Rochefort. Meurt le 28 juillet 1794 sur les pontons de Rochefort. Bibl. 58 volumes et quelques sermons. Biens meubles saisis en 1793 estimés 27 L. Possédait aussi le moulin de Plessix en Plestin estimé 1020 L en capital et à 51 L de rente annuelle (1 Q 513). (sur ce personnage, consulter J.L.Kerroux, Un Martyr de la Révolution, Dom Gilles-Marie Prat, in Les Cahiers du Trégor, n°24, 1988, pp.14-17)

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Prigent (François)

Né à Loguivy-Plougras le 1er juillet 1736 de Guillaume et Marie Le Coz. Recteur de Mantallot en 1789-92. Prête serment le 13 mars 1791, mais se rétracta sans doute. Dernière signature comme « recteur » le 23 août 1792. Le 13 septembre suivant, il signe une ultime fois « curé de Mantallot ». Il s’exile à Jersey où il est signalé de 1795 à 1799 (N,I,J), puis sans doute en Angleterre d’où il revient le 22 Floréal an IX (voir Le Tinevez Claude). Retourne à Mantallot dont il redevient recteur en nivose an 12. Meurt dans sa paroisse le 22 juillet 1805. Biens meubles saisis en 1793 vendus 949 L (1 Q 513).

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Prigent (François-Marie)

Né le 9 avril 1763 à Plounevez-Moédec. Ordonné le 22 septembre 1787 (G.195). Curé/vicaire de Louannec en 1789-1791 (dernière signature le 20 mars 1791). Signe la pétition Le Mintier. Prête serment le 20 mars 1791 (E). Curé constitutionnel de Ploumilliau du 12 juin 1791 (Inst. can. du 16 juin 1791). Il signe les registres jusqu’au 25 novembre 1792. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. « Instruit, doux, affable » (Boullé II). Il redevient curé de Ploumilliau en 1802. En l’an XI devient curé de Plouaret où il décède le 13 octobre 1825. Biens meubles saisis estimés 1032 L.Q 513).

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Le Provost (François-Balthazar)

Né à Pleubian, le 23 juillet 1731, de Benjamin-Vincent et Marie Le Du. Ordonné le 20 septembre 1755. Recteur « noir » de Goudelin depuis le 3 juillet 1766. Il l’était encore en décembre 1790 quand s’élève entre lui et son confrère « blanc » Dumay une querelle (Lm5, 5). Prête serment le 6 février 1791 (E). Abdicataire en 1794 Lorsqu’il rend ses lettres de prêtrise, la municipalité de Goudelin tient à préciser que "c’est avec la plus vive douleur que nous nous voyons séparé de […] notre curé qui depuis le premier moment de la Révolution jusqu’à ce jour (4 Floréal an II), nous a constamment exhorté (en nous expliquant les décrets) à la plus grande soumission aux lois […] Nous l’avons cru et nous avons marché sur ses traces » (4 L 128). Il déclare alors se retirer « soit à Guingamp soit à Pontrieux ». Domicilié à Goudelin en 1798. Nommé recteur de Goudelin en Nivose an XII. Mort le 19 août 1806.

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Q

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Le Quaër (Jean)

Dominicain, natif de Prat, embarqué à Saint-Malo pour Jersey le 16 septembre 1792 (J).

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Quelen (Mathieu-Joseph)

Curé (vicaire) de Belle-Ile-en-Terre en 1789-92. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Il meurt à Belle-Isle-en-Terre, le 4 février 1792, âgé de 64 ans.

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(Le) Quellec (François)

Né à Lézardrieux, le 10 novembre 1736, de Yves et Marie Kerham. Ordonné en 1762. Recteur de Plouguiel depuis 1782 jusqu’en juin 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Prend passeport à Plouguiel pour Jersey le 18 septembre 1792 (93 L 1). Signalé à Jersey par (Gofv) et (J), et à Guernezey en juillet 1796 par (M). La tradition locale prétend qu’il fut aussi à Londres. Retourne à Tréguier en 1797. Un Etat des prêtres réfractaires du 31 nov. 1797 dit de lui : « Homme dangereux, propre à séduire le peuple, a disparu » (Lm5, 114). « Infirme. Fanatique durant la Révolution » (Boullé II). Il est recteur de Plouguiel quand il meurt le 28 juin 1827. Biens meubles saisis et vendus 1019 L (1 Q 505).

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Le Quellec (Jean)

Né à Kerbors le 13 février 1764 de Jean et Anne Collen, ménagers. Vicaire à Plouguiel en 1790. C’est le neveu (ou le frère) de François Le Quellec qui était aussi son recteur. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Se déporte à Jersey où il se trouve en aout 1793 (PRO, Treasury, T 93/26 et J). Prête serment de fidélité à la Constitution le 15 Thermidor an 9, à Loguivy-lès-Lannion. Dessert depuis 1800 Loguivy-lès-Lannion. Nommé desservant de Tonquédec en l’an XI. Il meurt à ce poste le 10 mai 1817. [Un J. Le Quellec est curé de la trève de Locquémeau depuis novembre 1788, et signe les registres jusque octobre 1789. Il est remplacé en sa charge par F. Julien.]

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Le Quellec (Joseph)

Né le 5 décembre 1758, à Trédarzec, de Pierre, cultivateur, et Marguerite Le Gratiet. « Joseph Le Quellec a laissé une relation manuscrite de sa vie où il dit être né à Trédarzec. Il avait sept mois quand ses parents vinrent habiter Pleubihan » (Lucas, op. cit, p.35). Ordonné le 8 mars 1788 (G.195). Curé-vicaire de Loguivy-Plougras en 1789 et jusqu’en juillet 1791. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment mais se rétracte. Le 2 août 1791 quitte sa paroisse et est autorisé à résider chez ses parents. Le 3 septembre 1792, il s’embarque pour Jersey (signalé par Gofv et J). Le 11 novembre suivant, il part pour l’Espagne où il reste neuf ans. Au Concordat il est nommé recteur de Lohuec en 1802 puis de Loguivy-Plougras en 1803. Il meurt le 2 avril 1842 .

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Queré (alias Querez) (Morice)

Né à Plounevez-Quintin le 31 décembre 1759, de autre Morice et de Marie Bertelot de Langlanet. Signalé par plusieurs auteurs comme prêtre de Louargat qui subit la déportation à l’île de Ré. (V. Pierre, La Déportation ecclésiastique sous le Directoire, p.98), reproduit un arrêté de déportation pris contre Quéré, « prêtre réfractaire de Louargat », le 18 décembre 1797. (en effet, cf. Arch. nat. F7, 4371, mais cet arrêté semble être resté sans effet. On lit cependant dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI : « Quarré, prêtre de Louargat, retiré à Guerlesquin, déporté ».). Ce même auteur en parle ailleurs (La Terreur sous le Directoire, p.440) et le dit « recteur de Louargat, canton de Guerlesquin (!) » ayant subi la déportation à l’île de Ré, ce qui fait beaucoup d’erreurs en peu de mots. Tresvaux dit qu’il résidait à Neuillac (Morbihan) et qu’il arriva à l’île de Ré le 28 février 1799 avant d’être libéré le 1er mars 1800.

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Quérou (Yves)

Né le 3 septembre 1760, de Louis et Françoise Marie Prigent, marchands et ménagers. Avait reçu le diaconat des mains de Le Mintier le 18 décembre 1790 (G.195-196). « Diacre, habitué de la commune de Plounevez-Moédec, 30 ans, a continuellement résidé sur le territoire de la République » écrit-on de lui le 25 Frimaire an V (Lm5, 108). Nommé recteur de Gommenech le 26 février 1808. Il meurt le 20 septembre 1810.

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Quérou (Pierre-François)

Né le 9 août 1724 à Plounévez-Moédec, de Jean et Anne Quelen. Recteur de Plésidy depuis 1769. « Messire Pierre-François Quérou (1769-1810) était recteur de Plésidy lorsqu’éclata la Révolution. Il fut nommé président de l’Assemblée primaire chargée d’élire la municipalité (8 février 1790). François-Efflam Bourel, son vicaire, fut désigné comme officier municipal. En octobre 1789, un décret imposa la contribution patriotique, décorée du nom de don patriotique, qui ne semble pas avoir suscité beaucoup d’enthousiasme, malgré la promesse de faire imprimer la liste des donateurs patriotes et le montant de leurs dons. Mr Quérou s’engagea devant le corps municipal à verser à ce titre le produit de son bénéfice, 312 L 12 s, le 1er août 1790 » (Cahier de paroisse de Plésidy). Refuse de prêter serment (B). S’éloigne de Plésidy dans le courant de 1791. « Suivant la tradition conservée dans la famille Guezennec, il se cacha chez les ancêtres de l’ancien maire, François Guezennec, au village de Tividou, en Bourbriac, d’où il pouvait, la nuit, se rendre partout où l’appelaient les besoins de son ministère. On garde dans la même famille le souvenir d’une arrière-grand-mère qui reçut le Saint Baptême dans une grange — encore existante — au village de Kerdanet » (Id.). Détenu aux Carmélites de Guingamp, il en fut libéré le 2 avril 1795, et déclare alors se retirer à Plésidy (Lm5, 70). Ce fut pour peu de temps puisqu’il est à nouveau arrêté et detenu à la prison de Saint-Brieuc où il entre le 3 juin 1796 (Lemasson, Manuel, II,24). Le 8 mai 1797, la municipalité et les citoyens de Plésidy pétitionnent pour qu’il redevienne leur pasteur. Je ne sais si l’administration départementale leur donna satisfaction. Depuis 1798, il dessert Saint-Pévert puis, en 1810, Plésidy. Il est mort à Plésidy le 1er mai 1811. Biens meubles saisis en 1793 vendus 863 L. Il possédait aussi Restargaulen, en Pévert-la-Lande (Saint-Pévert), affermée 300 L (1 Q 514).

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Le Querrec (Guillaume)

Né à Plouaret vers 1741. Vicaire à Plouaret en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Ordre de l’arrêter le 15 juin 1792. Ne fut pas arrêté. On prétend parfois qu’il a été déporté mais on ne trouve pas trace de cette déportation. Réside à Plouaret en 1802. « Prédications intolérantes » (Boullé II). Il est prêtre à Plouaret quand il meurt le 1er avril 1816. Biens meubles saisis vendus 707 L (1 Q 514).

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R

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Rannou (René)

Né à Bourbriac le 31 mars 1756, de Marc Rannou et Jacquette Tugdual. Ordonné le 27 mars 1784 (G.195). Curé de Plouëc de 1786 à juin 1791 (?). Il est curé de Hengoat en 1790 (il signe encore aux registres en 1791). Refuse de prêter serment ©. Le 9 décembre 1792, prend passeport à Saint-Fiacre où il avait été vicaire « pendant quatorze mois ». Part pour l’exil. On le retrouve en 1796-97 à Amesbury dans le Willshire (PRO, T.93/45, Pt III, p.219). À Runan depuis l’an IX.

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Raoul (Jacques)

Né le 4 mars 1739. Chantre, domicilié à Plestin-les-Grèves en 1798 (Le Masson, Manuel, II, 111).

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Raoul (Pierre)

Vicaire à Louargat en 1789-90, puis à Ploumagoar en novembre 1790. et jusque mars 1791. Le 9 janvier, il signe « P. Raoul, curé de Ploumagoër ». Mais après sa signature, une autre main, sans doute celle de Dedienne, a ajouté : « Maintenant le Recteur signe curé et les curés vicaires, et cela suivant l’esprit des décrets de l’assemblée nationale ». Aucune ambiguïté cependant, cat le 12 janvier suivant, Dedienne signe « curé de Ploumagoar » ; et P. Raoul signe « curé de Ploumagoar » le 20 février suivant. Prête serment (E). Elu curé constitutionnel de Pabu en avril 1791 et le demeure jusqu’en septembre 1791. [Sans doute est-ce le même que Pierre Raoult]

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Raoult

Prêtre de Plougras, à Jersey signalé par (Lef et Gofv.) (sans doute confusion avec le suivant)

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Raoult (François)

Né le 6 février 1761 à Plouagat de Célestin Raoult et Marie Nicolas. Il se prépare à recevoir le sous-diaconat, en janvier 1788, au moment de la constitution de son titre clérical. Ordonné sans doute en juin 1789 (Les registres portent, sans doute par erreur, le nom de François Rouault) ; on le retrouve vicaire de Coatascorn en 1790 et jusque mai 1791. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Devient vicaire constitutionnel de Plouagat (1791-92). Incarcéré à Guingamp le 27 avril 1794 comme assermenté non abdicataire (Lm5, 80). Détenu à Pontrieux proteste contre les conditions mises à sa libération (Lettre en Lm5, 65). Réside depuis l’an IV à Saint-Jean-Kerdaniel. Il est prêtre à Plouagat quand il meurt le 15 septembre 1809.

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Raoult (Pierre)

Né à Quemper-Guézénnec le 23 juillet 1758. Ordonné le 21 mai 1785 (G.195). Prête serment. Vicaire constitutionnel à Plouëc de 1791 à février 1793. Figure sur la liste des prêtres non abdicataires détenus à Pontrieux en Messidor an II (Juillet-Août 1794). Il est simple prêtre à Quemper-Guezennec lorsqu’il meurt le 17 septembre 1834. [voir Raoul Pierre]. Il a été interdit.

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du Réchou de Penanrun (Jean-Marie)

Né le 26 septembre 1758 de Pierre du Réchou et Marie Raison, à Pontanézen en Pleubian. Petite noblesse. Ordonné le 19 septembre 1767 (G.191). Prêtre à Pleubian en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Prend passeport auprès de la municipalité de Pleubian, le 16 septembre 1792, pour se rendre au port de Trélévern, où il est arrêté, le 26 février 1793 chez son frère (Lm5, 38). Signalé à Jersey en 1793 (J). Comparaît devant le tribunal criminel des Côtes du Nord comme « présumé émigré rentré sur le territoire de la République ou prêtre rentré après déportation » qui le condamne à 10 ans de détention ( L.162, f°142, et 1 Q 499). Condamné à être interné dans la maison de détention de Guingamp le 25 novembre 1793 (Lm5, 47).

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Revel de L’Étang (François)

Né vers 1744. Recteur-Prévost de la collégiale de Tonquédec en 1790 et jusqu’en avril 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment. Arrêté le 19 juillet 1791, il est emprisonné à Lannion puis à Saint-Brieuc. Relâché, il part pour Paris le 4 octobre 1791. À son retour à Rennes, on l’arrête à nouveau, il est conduit à Saint-Brieuc. Muni d’un passeport du 9 novembre 1792, on l’embarque d’office au Légué pour être déporté à Jersey. Il passe ensuite à Winchester en juillet 1796, où il reçoit une aide financière (PRO, T 93/46, t. III, p.573). Il est toujours en Angleterre en 1800-1802 (PRO, T 93/23).[sur son exil en Angleterre, cf. Arch. nat. F7, 7998 (3928)].

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Rey de Kervisic (Yves-Jean)

Né à Paimpol, le 6 avril 1761, de « noble Jean-Marie Rey, avocat en Parlement et juge de plusieurs jurisdictions, et de dame Marie-Joseph Rolland, sieur et dame de Kervisic, demeurant en cette ville [de Paimpol] ». Son parrain est écuyer Pierre-Joseph-Marie Rolland, sieur de Cheffontaine. La signature de ce dernier, bien qu’assurée, étant scolairement appliquée, il est probable qu’il s’agit du futur recteur de Saint-Sauveur (Guingamp) et de Plouégat-Guérand, alors âgé de 10 ans, à la famille duquel les Rey de Kervisic était liée [Je remercie Gildas Savidan de m’avoir mis sur cette piste] ; « Neveu de M. Kerenrun ». Bachelier en théologie, puis prêtre attaché à la paroisse de Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris, en qualité d’administrateur des sacrements (Tresvaux, I, p.397). Arrêté et exécuté à Paris le 3 septembre 1792.

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Rigourdel

« Bas-chœur (sic) de la cathédrale de Tréguier ». Présente le 25 juillet 1791 son passeport à la municipalité de Tréguier et déclare élire son domicile dans cette ville (E. Dépôt, Tréguier).

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Riou (Charles)

Né à Pouldouran (ou Hengoat ?) le 15 mai 1747. Chanoine de la collégiale de Tonquédec. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment. Il signe « G. Riou, cy devant chanoine de Tonquédec » le registre de Lanmérin, le 18 mars 1791. Boullé II le dit déporté « Amnistié pour fait d’émigration. Paisible », dit aussi de lui une note en série I, non classé. Le 28 mars 1795, il se présente devant les autorités de Tréguier pour bénéficier de l’autorisation faite aux ecclésiastiques cachés de reparaître avec assurance. En Floréal an VIII, il reçoit, toujours à Tréguier, l’autorisation d’exercer librement le culte (93 L.3). Fut nommé en 1803 curé de Tréguier, il le demeura jusque 1830. Chanoine de Saint-Brieuc et vicaire général, il meurt le 2 mai 1830.

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Riou (Joseph)

Natif de Pleumeur-Bodou. Recteur de Coadout de 1778 à 1792 (dernière signature le 19 août), mais y demeure encore quelques mois. Refuse de prêter serment (B). Il est signalé à Jersey dès la fin 1792 (Gofv.) et en 1797 (L). Selon le cahier de paroisse de Coadout, il mourut en Angleterre.

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Riou (J)

Selon le Cahier de paroisse de Coadout, il y aurait eu dans la paroisse, de 1778 à 1792, un autre J. Riou, vicaire de Coadout et Magoar, différent du Joseph Riou, recteur. S’agirait-il du « Riou, de la paroisse. de Buhulien » qui se trouve à Jersey en décembre 1792 (K) ?

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Rivet (d’Esclabissac)

Chanoine retiré à Guingamp, au faubourg Saint-Michel en 1591. Le 20 janvier 1791, il signe aux registres de Notre-Dame « L’abbé Desclabissac ». En exil à Jersey (P). Bibl. 18 vol. Biens meubles saisis estimés 1130 L et vendus 2 201 L le 13 janvier 1793 (1 Q 516).

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Robin (Jean-Pierre-Julien)

Prêtre de Bocquého, Prête le serment prescrit par la loi le 30 Prairial X (Lemasson, Manuel, II, 185).

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Robin (Yves)

Né vers 1737. Vicaire de Squiffiec et chapelain de Kermaria en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment ©. Arrêté par ordre du 19 août 1792 (F) et emprisonné à Dinan. Déporté à Jersey le 20 septembre 1792 (Gofv et K). Mort en exil en 1795 (voir le Nécrologe du « Laity’s Directory », notes du chanoine Le Masson, 23 J.1).

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Robin (Yves)

Né à Plougonver le 21 mars 1755. Ordonné le 24 avril 1783. Vicaire à Plouaret en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier (Lm5, 10). Refuse de prêter serment. Ordre de l’arrêter le 15 juin 1792 (G). Réussit à se cacher à Plougonver et Gurunhuel. A desservi quelques temps la chapelle Saint-Germain (Lm5, 104). Encore recherché vainement en avril 1796 (Lm5, 104. Les procès-verbaux du Directoire exécutif, 28 Frimaire an VI, le disent « retiré à Plougonver, déporté »). Le 20 aout 1801, il prête serment de fidélité à la Constitution devant le sous-Préfêt de Guingamp. Nommé Recteur de Gurunhuel en nivose an 12. Il meurt à ce poste le 1er janvier 1824. « Connu pour avoir pris une part active à la chouannerie. Accusé d’avoir commandé l’assassinat du citoyen Le Bivic, curé assermenté de Pont-Melvez qui fut saisi en célébrant la grand-messe entouré d’un peuple immense » (Boullé II). Son nom fut aussi prononcé à propos de l’affaire de Plouaret (3 et 4 Frimaire an 7) : « ce dernier (Y. Robin) était presque toujours chez Kergariou avec quatre autres chouans, des meilleurs » (Lm5, 125). Il fut ansuite nommé recteur de Gurunhuel. Biens séquestrés : le lieu de Kerrellec, en Plougonver, qui rapportait 50 L de fermage (1 Q 516).

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de Rocquancourt (François-Marie)

Né à Graces-Guingamp vers 1745 de Julien-Guillaume et Marguerite-Hyacinthe Chargues. Ancien Chanoine de Quimper. Insermenté. En exil en Angleterre. Réside à Guingamp depuis Prairial an IX. Y Prête serment le 9 Prairial an IX. Il est « attaché à l’église de Guingamp » quand il meurt en le 20 juin 1811.

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Roger (François)

Né à Prat le 11 mai 1744. Ordonné le 28 mai 1768 (G.191). Recteur de Trégrom de 1770 à août 1791. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment. Le 21 novembre 1791, il est toujours à Trégrom. Il empêche son ancien vicaire (assermenté) de dire une messe dans l’église. Un procès s’en suivit (Lm5, 21). Se déporte à Jersey où il est signalé par (Gofv), puis à Jersey en juin-juillet 1796 (M), enfin en Angleterre où il se trouve dès septembre 1796, à Amesbury (PRO, T 93, n°45). Il est de retour à Trégrom en 1800. Devient curé de La Roche-Derrien de 1803 à sa mort le 8 mai 1817. Biens meubles confisqués vendus 142 L (1 Q 516).

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Le Rolland (Joseph-Jean-Louis)

Sans doute de Botsorhel. Ordonné le 17 décembre 1785 (G.195). Prêtre à Plougras en 1789-1790. « A déserté ses fonctions depuis le vendredi 9 décembre 1791 » (Lm5,22). Est-ce lui le Joseph-Victor Rolland, de Plounérin, qui se trouve en Angleterre (ou à Jersey) en janvier 1795 ? (PRO T 93/26).

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Rolland de Kerheloury (Joseph-Marie-Madeleine)

Né à Plouguiel, le 2 janvier 1761, de Louis-Joseph et Marie-Renée-Yvonne Nouel. Il est donc frère des deux suivants. Chanoine Théologal de Tréguier de 1788 à 1790. Il quitte la Bretagne, après le décret de déportation, et se rend à Jersey où il est signalé en août 1793 (PRO, T 93/26). Il y est aussi signalé par (Gofv). Il rejoint probablement l’Angleterre et la colonie desroyalistes français exilés avant de participer à la malheureuse expédition de Quiberon, en juillet 1595, en compagnie de Mgr Hercé. « Cependant, dit l’abbé Guillon (Les Martyrs de la foi pendant la Révolution française…, vol 3, 1821, p. 384), il ne fut pas arrêté avec le prélat ; et peut-être aurait-il échappé à la mort, si sa généreuse charité ne l’eût retenu auprès du jeune vicomte de La Houssaye, sous-lieutenant au régiment du Dresnay, qui avait été mortellement blessé dans le combat du 16 […] pour l’assister en ce moment critique ». Les récits qui soutiennent que « les soldats de la Convention vinrent fusiller sur sa couche le jeune La Houssaye » et « massacrer à ses côtés le respectable Kerloury » sont fort douteux, car l’abbé de Kerheloury fut arrêté avant d’être interrogé. Son interrogatoire est ainsi rédigé : « A comparu Joseph-Marie-Magdelin Rolland, àgé de 33 ans, né à Plouguiel, district de Lannion, prêtre et n’ayant jamais eu aucune charge ecclésiastique. Interrogé depuis quand il a quitté la France. A répondu : lors du décrêt pour la déportation des prêtres non-sermentés, et s’est rendu à Jersey ». Participe au débarquement de Quiberon où il est fait prisonnier, jugé et fusillé le 30 juillet 1795.

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Rolland de Cheffontaine (Pierre-Joseph-Marie)

Né à Plouguiel le 16 décembre 1751, de Louis Joseph Rolland. Il est frère de Claude-Marie Rolland et de Joseph-Marie Rolland de Cheffontaine. Ordonné en 1775. Nommé en 1777 recteur de Saint-Sauveur-Guingamp puis de Plouegat-Guerand où il se trouve en poste au moment de la Révolution. Signe la pétition Le Mintier le 7 novembre 1790 (Lm5, 10). Refuse de prêter serment. Le 25 août 1791, présente son passeport devant la municipalité de Tréguier et déclare élire domicile dans cette ville. Le 15 novembre 1792, la municipalité de Ploumilliau lui délivre un passeport pour l’exil (1 Q 517). Il est à Jersey le 9 décembre suivant, puis à Guernesey en juin-juillet 1796 (M). [Voir des lettres de lui en 102 L 89]. Au Concordat il est nommé recteur de Locquirec. Il meurt à Plouigneau en 1819.

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Rolland de Cheffontaine (Claude-Marie-Joseph)

Né à Plouguiel le 15 février 1755. Frère de Pierre-Joseph-Marie. Chanoine de Tréguier en 1789. Part pour Jersey où il est signalé par Gofv., puis pour Guernesey où il se trouve en juin-juillet 1796 (M). Porté sur la liste des émigrés, et considéré comme tel par son père Louis-Joseph Rolland (1 Q 517). En mai 1800, il reçoit à Tréguier l’autorisation d’exercer librement le culte (93 L 3). Curé d’office de Tréguier en l’an X. En 1804, il est nommé recteur de Minihy. Il meurt le 6 septembre 1808.

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Rouat (Guillaume)

Né le 11 mars 1746. Recteur de Plestin-les-Grèves depuis 1780. Le 8 août 1790, fut élu premier officier municipal de Plestin. Démissionna le 11 novembre 1790. Prête serment en l’église de Plestin le 6 février 1791 (E). Il signe « curé constitutionnel » dès le 24 septembre 1791. Abdiqua le 3 mai 1794. Emprisonné à Lannion par le représentant du Peuple comme membre du Conseil général du district, traduit devant le Tribunal révolutionnaire de Brest, acquité le 22 Messidor an II et relâché le 3 Thermidor an II, 21 juillet 1794 (35 J 27). Après la Terreur, reprit son état de prêtrise le 13 mars 1795, et la municipalité de Plestin le renomma dans la fonction de curé. Sombra dans un état de démence.

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Roussel (alias Rouxel) (François)

Né à Pleubian le 28 septembre 1766 de Joseph et Marie Merrien. Ordonné le 20 mars 1790 (G.195-196). Vicaire de Ploujean. Le 8 novembre 1790 signe la pétition Le Mintier (Lm5,10). Refuse de prêter serment. Le 25 août, un dénommé Yves Rouxel fils, de Tréguier, est arrêté près de l’Hermitage de Saint-Bruno, au fond des bois, portant sur lui une « timbale et des jetons aux armes de la ci-devant Bretagne qu’il avait l’intention de remettre à son frère, prêtre insermenté » (Lm5, 31). Il part pour Jersey (P). Séjourne à Guernezey en 1796 (M). Depuis 1801 à Tréguier. « Est resté neutre. Bonne moralité. Paisible. Etait autrefois curé » (Boullé II).

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Le Roux

Prêtre de Plouezoc’h. Signe la pétition Le Mintier le 8 novembre 1790 (Lm5, 10).

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Le Roux

Était vicaire assermenté de Pleudaniel, y ayant demeuré pendant cinq ans comme curé d’office, quand F. Simon, maire de Trévou-Tréguignec voulut le proposer à l’évêque Jacob, le 18 mars 1792, pour remplacer le curé de cette dernière paroisse, insermenté et jugé indésirable (Lm5,25).

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Le Roux ©

Prêtre de Lohuec. Il signe au registre de Loguivy-Plougras le 21 novembre 1589, et à celui de Lohuec en 1790.

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Le Roux (François)

Né à Trégrom le 2 novembre 1762 de Jacques et Marguerite Le (…). Curé de Lannéven en 1790 (son vicaire était H.J. Le Roux, un parent ?), puis de Pluzunet en 1790-91. Refuse le serment le 13 février 1791 (Lm5, 9). S’est retiré à Chatelaudren depuis le 12 juillet 1791. Les autorités lui refusent de s’établir à Loc-Envel (sans doute son pays natal) - à trois lieues seulement de Pluzunet- malgré un certificat favorable des municipalités de Pluzunet et Chatelaudren, le 28 juillet 1792 (Lm5, 17). En exil à Jersey en 1795 (N), 1796 (H), 1797 (I et L) et 1799 (J). Rentré le 22 Floréal an IX d’exil (voir Le Tinevez Claude), c’est à Lannéven qu’il Prête serment de fidélité à la Constitution, le 23 Thermidor an IX. Devient desservant de Cavan le 25 nivose an 12. Nommé recteur de Brélidy en 1804. Curé de Belle-Isle-en-Terre de 1813 à 1841. Mort le 26 décembre 1841 (ou 1842 ?).

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Le Roux (Henry-Joseph)

Sans doute né à Pluzunet. Fils de Jean Le Roux et Marie Nicolas. En mars 1788, alors qu’il était au séminaire, sa mère, veuve, lui accorde à titre clérical une rente de 60 L annuelles. Il ne figure pas sur les listes des ordinations du diocèse. Vicaire de Lannéven en mars 1792. Prend passeport à Lanneven pour Jersey où il est signalé par (Gofvr) et (J).

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Le Roux (Isaac)

Né à Berc’het le 5 septembre 1760 de Allain et Jeanne Allanet. Ordonné le 18 septembre 1784 (G.195). Refuse le serment. Était précepteur dans une famille noble de la région de Lannion. Il émigra en Amérique avec elle. Réside à Prat comme desservant en 1801-1802. Nommé desservant de Pleubian en 1808. Meurt dans cette paroisse le 30 avril 1822.

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Le Roux (Jean-Baptiste)

Vicaire à Penvenan en 1789-90. Prête serment. Vicaire constitutionnel de Perros-Guirec à partir de juin 1791. Un certain J.B. Le Roux est vicaire provisoire de Morlaix (ND du Mûr) en 1792. Un Le Roux Jean est aussi signalé comme prêtre constitutionnel à Lannéven.

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Le Roux (Jean-Corentin)

Né le 10 mars 1744 à Lannion. Ordonné le 23 septembre 1769. Chapelain à Louargat en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Vicaire d’office à Botlezan en novembre 1791- mars 1792. Un J-C. Le Roux, vicaire de Saint-Quay, signe aux registres de Louannec le 13 mai 1792. Vicaire constitutionnel de Trégastel (décembre 1793). Y remplit fort mal son office à cause de son intempérance ; ce qui ne l’empêche pas d’être nommé président de l’Assemblée communale (10 janvier 1794) puis président du Comité de surveillance. Arrêté et emprisonné à Lannion, il déclare le 28 juin 1794 vouloir contracter mariage (35 J 26). Il livre en effet ses lettres de prêtrise et semble s’être marié. Son mariage fut même validé par le cardinal Caprara le 6 février 1803 (Arch. nat. A.F. IV, 1898). Mais ce mariage s’il fut effectif fut de nul effet, car le 19 décembre 1810, Jean-Corentin Le Roux est « interdit pour cause d’inconduite » par l’évêque de St-Brieuc. Arrêté à Brest où il tenait école, il avait grièvement maltraité un élève de cinq ans et demi. On le dit alors ex-prêtre employé dans le diocèse de Tréguier (cf. Série V, article Le Roux).

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Le Roux (Joseph)

Prêtre de et à Moustéru en 1789.

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Le Roux (Richard)

Né à Loc-Envel vers 1722 (oncle du vicaire de Pluzunet Le Roux). Recteur de Locquenvel de 1770 à 1791(dernière signature le 24 avril 1792 : il ne s’était donc pas encore déporté. Voir infra). Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment (B) et quitte Loc-Envel. Le 3 février 1792, il présente son passeport devant la municipalité de Tréguier et déclare élire son domicile en cette ville (E Dépôt Tréguier). Prend passeport à Coatreven pour se retirer aux îles anglaises et s’embarque à Trélévern où la régie nationale des douanes enregistre son départ (1 Q 506). Signalé à Jersey de 1796 à 1799 (H, I, J). Revient d’exil le 26 Floréal an IX (voir Le Tinevez Claude). Réside à Locquenvel depuis cette date. Nommé desservant de Loc-Envel en l’an IX. Bien meubles saisis en 1793 vendus 1009 L (1 Q 506).

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Le Roux (Yves-Marie, dit Rouz Bras)

Né à Lanmodez le 17 avril 1740, de Jean et Catherine Rigado. En octobre 1791, il signe les registres de Ploubezre et Brélévenez, et se dit « Ex-curé de Sévignac » (Il signe en effet deux (!) fois les registres de cette paroisse les 2 et 3 août 1791. Vincent Le Roux, curé d’office, lui succède. Sont-ils parents ?). Abdiqua le 7 mai 1794 et simula un mariage avec « une personne de quatre-vingts ans, imbécile, aveugle, cherchant l’aumône de tout temps, et sacramentée pour la mort, puisqu’elle mourut quelques jours après » (Arch. nat. AF IV, 1898). Fut cependant curé constitutionnel de Gommenech. Décédé à Pleudaniel en Vendémiaire an XII.

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Rouxel-Desnoës (Jean-Baptiste)

Voir Desnoës.

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Rouzaut (François

Né à Rospez le 14 mars 1757. Ordonné le 5 juin 1784 ? (G.195). Curé de Ploujean. Signe la pétition Le Mintier le 8 novembre 1790 (Lm5, 10). Refuse de prêter serment. Signalé en exil à Jersey (Gofv). En Angleterre à partir de 1800 (PRO T 93 n°27/3). Reçoit à Londres les secours du gouvernement anglais le 1er avril 1803 (PRO, T.93/26). Desservant de Saint-Adrien quand il meurt le 4 août 1818.

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Rouzault (F.)

Un « F. Rouzault » signe les registres de Caouennec du 30 juillet 1791 au 7 septembre suivant, comme prêtre ; puis, à partir de cette date, comme « vicaire », jusqu’en juillet 1792 au moins.

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Rouzault (Jean-Yves)

Né sans doute à Ploubezre. Fils de Yves Rouzault et Marie-Yvonne Broudic. Ordonné le 20 mars 1790. En 1790 est prêtre à Ploubezre. Vicaire de la Trinité (Guingamp) depuis octobre 1791 jusqu’à février 1792. Refuse de prêter serment. À Jersey (Asse), notamment en aout 1793 (PRO, T 93/26, puis en Angleterre à partir de 1800 où il meurt le 20 juin 1805 (O).

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Rouzault) (François)

Fils d’Yves et Renée Le Corre. Prêtre de Saint-Adrien. Vicaire à Bourbriac en 1789-90. Y signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment et est déporté (en Espagne ?). « Depuis l’an X à Saint-Adrien. Vicaire autrefois et aujourd’hui » (Boullé II). Nommé recteur de Senven-Lehart en 1804. Roverch (Charles)
Né à Pleubian le 15 novembre 1729, fils de Yves Roverch et Anne Berthou. Recteur de Trédrez depuis 1772 au moins. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment (le 13 février 1791) (Lm5, 9). Obtient passeport à Trédrez le 16 septembre 1792 pour se rendre aux Iles anglaises. Est signalé à Jersey en 1796 (H), puis en Angleterre en 1800-1802 (PRO T93 n°27/3 et n°2. Nommé recteur de Coatascorn en 1804. Meurt à Pleubian le 4 septembre 1806. Bibl. 203 vol. Biens meubles saisis et vendus 2 646 L (1 Q 517).

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S

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Le Sage (Julien-Hervé)

Né à Saint-Nicolas d’Uzel le 27 avril 1757. Entre à 20 ans à l’abbaye de Beauport. Ordonné en 1779. Nommé « prieur-curé » de Bocqueho en 1783. Est élu maire de sa paroisse. Refuse le serment en février 1791. Le 12 juin 1791, met en chaire ses paroissiens en garde contre l’intrus qui le remplacera. Il est décrété de prise de corps (Lm5, 12). Part pour l’exil à Jersey le 24 juillet 1791 et passe en Allemagne. Rentre en France en 1802. Mort à Paris le 5 septembre 1832. Ses Mémoires ont été publiées par Xavier-Lavagne d’Ortigue (De la Bretagne à la Silésie, Beauchêne, Paris, 1983). Biens meubles saisis vendus 330 L (1 Q 506).

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Le Saint (Sébastien)

Né à Pontrieux le 26 nov. 1754. Curé/vicaire à Coatreven en 1789-90. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment. Dernière signature à Coatreven le 19 juin 1791. Curé/vicaire de Troguéry à partir d’octobre 1791 puis élu curé constitutionnel de Pommerit-Jaudy le 26 avril 1792. Abdique en prison. C’est peut-être lui le Sébastien Le Saint, curé, domicilié à Yvias vers 1798 (mais on le dit né le 26 novembre 1753). Le 4 février 1800, il prête serment de fidélité à la Constitution de l’an VIII. Il était alors, à nouveau, ministre du culte à Pommerit-Jaudy (82 L 1). Nommé recteur de Camlez le 25 nivose an 12. puis de Ploumagoar le 23 septembre 1809. Il meurt à ce dernier poste en juin 1827. Bibl. 30 vol.

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Le Saint (Vincent-Jacques)

Né à Pleudaniel le 13 février 1764 de Jacques et Louise Le Guen, ménagers. Curé/vicaire à Ploumagoar en 1789-1791. Prête serment (E). Reçoit l’investiture canonique de Jacob le 8 juin 1791 pour Bourbriac (signe les registres dès le 18 juin, deux jours après la dernière mention de son prédécesseur). Membre du comité de surveillance de la commune (14 février 1794) (100 L.8). Incarcéré à Guingamp le 27 avril 1794 comme assermenté non abdicataire (Lm5, 80). Puis détenu à Pontrieux, il proteste contre les conditions mises à sa déportation (Lettre en Lm5,65). En résidence à Pleudaniel. Curé de Plouézec au moment du Concordat. Mort le 23 Prairial an XI (Le Masson, Manuel, II, 109). « Ancien professeur à Tréguier, ancien vicaire de Ploumagoar, ancien curé de Bourbriac, depuis trois ans curé de Plouézec. Assermenté, non déporté. Prêtre de mérite ; beaucoup de talent pour la prédication, mais se laisse aller à la boisson » (Boullé II).

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Salaün (François)

Né le 10 mai 1756 à Ploumagoar de Jacques et Anne Le Moigne. Ancien capucin. Prête serment. En mai et juin 1791, il signe comme « vicaire » les registres de Ploumagoar. En 1792 est vicaire de Saint-Adrien (trève de Bourbriac). Aux BMS de Bourbriac, il signe indifféremment « vicaire de St-Adrien » et « vicaire de Bourbriac », avant que cette dernière signature s’impose. Le fut aussi de Pontrieux. Incarcéré le 27 avril 1794 à Guingamp comme assermenté non abdicataire. S’y trouve encore en décembre 1794 (Lm5, 80). Détenu à Pontrieux, proteste contre les conditions mises à sa libération (Lettre, Lm5, 65). « Depuis l’an VII est curé assermenté de sa paroisse natale » (Boullé II). Il est prêtre à Ploumagoar quand il meurt le 14 mai 1806.

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Le Saulnier (Jean)

Né à Trégommeur. Prêtre (1789) puis curé (1790) de Bocquého. Il signe comme vicaire les registres de Plouagat de 1786 à 1791. Prend passeport à Trégomeur pour se déporter en septembre 1792. Signalé à Jersey (Gofv.)

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Saunier (Louis-Guillaume)

Né à Morlaix le 9 novembre 1764. Prêtre à Gurunhuel en 1788-90 (signe une fois seulement les registres). Habitué de Saint-Melaine-Morlaix en 1791. Refuse de s’assermenter. Détenu aux Carmes jusqu’au 20 juillet 1791. Il est relâché puis arrêté une seconde fois à Morlaix le 2 août 1796. Détenu au château de Brest jusqu’au 23 septembre 1796. Il est arrêté une troisième fois à Morlaix, le 7 mai 1798, et déporté à l’île de Ré où il arrive le 29 juin 1798. Il meurt à l’hôpital de l’île le 10 avril 1800 (Manceau, II, 280).

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Le Saux (Jean)

Né vers 1720-29. Chapelain à Louargat. Prête serment (E). Elu vicaire constitutionnel de Louargat. Il se dit « vicaire doyen de Louargat » et signe les registres de Botlezan, en août-décembre 1592, comme « commis ad hoc paroisse par M. l’Evêque des Côtes-du-Nord ». Incarcéré le 27 avril 1794 à Guingamp comme assermenté non abdicataire. S’y trouvait encore en décembre suivant (Lm5,8). Détenu à Pontrieux, proteste contre les conditions mises à sa libération (Lettre, Lm5,65).

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Savidan (Yves)

Né à Lannéven le 3 juillet 1760, fils de Pierre et Catherine Le Roux. Ordonné le 18 septembre 1784 (G.195). Principal du collège de Tréguier « depuis la St-Michel 1789 jusqu’à la fin de l’année scolaire 1791 ». Signe la pétition Le Mintier. Refuse de prêter serment. Un ordre d’arrestation est lancé contre lui le 30 mars 1792 (G). Il était, disait-on, « retiré chez son père, juge de paix à Lanneven ». Mais il s’était enfui avant l’arrivée de la garde nationale (Lm5, 26). S’exile à Jersey (S.R). Séjourne à Morlaix pendant plusieurs années avant d’être rappelé par Mgr Caffarelli. Recteur de Pleumeur-Gautier de l’an XII à 1829. Mort le 24 juillet 1829.

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Scolan (François)

Né le 10 février 1725, à Plougrescant. Recteur de Coatreven de 1760 à 1791. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment. Dernière signature à Coatreven le 13 juin 1791. Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. Séjourne à Penvenan en Messidor an VI (AD 22, 4 L 129). Prêtre à Plougrescant en l’an XI. Mort le 5 novembre 1806 étant prêtre à Ploubazlannec.

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Scolan (Rolland-Jacques)

Moine de Beauport, curé de Perros-Hamon. Prête serment. Élu en juin 1791 curé constitutionnel de Pleudaniel (Instit. can. du 11 juin 1791). Prêtre à Plougrescant en l’an XII.[Note du 13/03/2011 : je dois à Yves Ballini des précisions sur ce personnage : Rolland Jacques SCOLAN : né à Plougrescant le 23 mars 1745, chanoine de Beauport (profès avant 1773), prieur-recteur de Perros-Hamon et Lannévez (aujourd’hui dans Ploubazlanec) de 1773 à 1791. Premier maire de Lannévez en 1790. Curé constitutionnel de Pleudaniel de juin 1791 jusqu’à son décès le 19 mai 1792 (cf. vue 492 / 502 BMS 1776-1792 Pleudaniel). Il ne peut donc pas être prêtre à Plougrescant en l’an XII.]

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Scolic (Gabriel)

Ex-Recollet. A Caouennec depuis le 17 Thermidor an 6. Le 1er Pluviose an 6, prête serment de haine à la royauté et d’attachement à la République (21 L 105).

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Sermensan (François-Marie)

Né à Morlaix le 10 octobre 1755. Chanoine de ND. du Mur. Refuse de s’assermenter. Se déporte en Allemagne. Rentre à Lesnéven en fin mars 1801. Au Concordat, il est prêtre à Lesneven où il meurt le 31 juillet 1825.

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Simonet (François)

Né vers 1739. Vicaire à Pontrieux (ND. des Fontaines) depuis 1786. En août 1792, il adresse au District une requête, dans laquelle, il se déclare « victime de la politique de ses anciens supérieurs ecclésiastiques, comme de la cupidité du curé de Quemper-Guézénnec [J-M. de Kermel ] qui, comme gros décimateur était dans l’obligation de stipendier le vicaire des Fontaines et qui s’est, contre le droit et l’usage, refusé au paiement de ce dernier » (Arch. 22, 8 L 34) . Le 21 janvier 1791, il signe sous quo usque une lettre de Le Mintier présentant le Bref du Pape, mais se rétracte trois jours plus tard (Lm5, 7). Prête serment (E).

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Siochan (Louis-François)

Né à Morlaix vers 1713. Chanoine de Tréguier. « Il était de notoriété publique que ledit Siochan était à la merci des citoyens de Tréguier depuis longtemps, et qu’il vivait de charité, incapable qu’il était de pourvoir à sa subsistance étant plus qu’octogénaire » (1 Q 518). On lui ordonne le 24 mai 1794 de se retirer à la maison de réclusion de Guingamp où il entre le 5 mai suivant. Il mourut à l’hôpital de cette ville le 20 janvier 1795.

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Souf(f)ray (Alexis)

Né vers 1723. Ex-prêtre à Guingamp. Abdicataire depuis le 9 avril 1794.

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Soulas (Etienne-Jean)

Né vers 1743 à Tours. « Cy devant conventuel de Saint-François d’Assise » (Capucin). Il reçoit le sous-diaconat en 1767, de l’évêque de Nantes, l’année suivante le diaconat de l’évêque de Vannes, avant d’être ordonné prêtre par l’évêque de Dol, en 1770. Prête serment. Devient curé constitutionnel de Bocquého. Mais le 9 septembre 1792, il quitte cette paroisse « vu les maltraitements qu’il y a reçus », et trouve un asile à Saint-Jean-Kerdaniel comme desservant (Lm5, 32). « Considérant que ses services ne sont plus utiles au bonheur de la République », il remet ses lettres de prêtrise le 8 Floréal an II (26 avril 1794).(4 L 128). La terreur passée, il devient vicaire assermenté de Bringolo (Boullé II).

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Souvestre (René)

Né à Guingamp le 18 février 1749 de Jean et Marguerite Labat. Curé à Moustéru en 1788. Curé/vicaire à Tonquédec en 1790, puis à Gomenech à partir de novembre 1790. Vicaire à Servel. Prête serment (E). Elu curé constitutionnel de Bothoa (Inst. can. du 16 octobre 1791), puis de Gommenech. Abdicataire, il demande, le 7 juillet 1794, à être mis en liberté pour « partager son sort avec une épouse » (voir sa lettre, Lm5, 65). Il est toujours domicilié à Gommenech vers 1798. Réside à Guingamp depuis l’an X. « Tête faible aimant à boire » (Boullé II). [Voir au sujet de sa réhabilitation, Arch. nat. AF IV,1898]. Il est prêtre à Guingamp quand il meurt le 31 mai 1814. [Un certain R. Souvestre est prêtre à Saint-Melaine de Morlaix en 1790. S’agit-il du même ?]

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Stephany (alias Steffany ou Teffany) (François)

Né vers 1762, à Pontrieux, de François et Jeanne Hélary, marchande de Pontrieux, par. de Quimper-Guezennec. Vicaire à Prat en 1789 et jusqu’en juin 1790. Prêtre à Pédernec en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Devint curé constitutionnel de Pontrieux en 1791. Mais dût se rétracter. Fit l’objet d’une condamnation par le Tribunal criminel des Côtes-du-Nord le 25 novembre 1793, et fut interné dans la maison de Détention de Guingamp le 30 Brumaire an IV (novembre 1795) pour 4 mois et un jour » (4 L 135). « François Steffany, 34 ans, de Pédernec, est détenu à Guingamp depuis le 13 août 1796 (Lemasson, Manuel, II, 25). Un mandat d’arrêt fut lancé contre lui le 19 juillet 1792. Il est arrêté sur la route de Pontrieux à Lanvollon le 27 avril 1793.Le 13 août 1793, il est condamné par le tribunal du district à dix ans de détention pour être « sans doute resté caché dans les campagnes » et « n’avoir pas obéi aux premières dispositions de la loi du 26 août 1792 » (1 L 838-839). Il semble cependant s’être exilé quelque temps à Jersey où la liste Asse le signale. Boullé II dit de lui : « Vicaire assermenté de Pontrieux où il habite depuis 3 ans. Aujourd’hui simple prêtre rétracté ». Desservant de Plouëc en l’an XIV. Il meurt le 15 décembre 1805.

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T

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Le Tallec (Jean)

Né le 23 février 1768 (à Plésidy ou Senven-Lehart ?), de Pierre et Marie Souder, ménagers, demeurant à Senven-Lehart. Prêtre de Plésidy. A Jersey en décembre 1792 (K). Il est réfugié avec Charles Boga et d’autres prêtres trégorois en 1796-97 à Amesbury dans le Willshire (PRO, T 93/45, Pt II, 219). C’est aussi en compagnie de Charles Boga qu’il fait, à son retour, la déclaration requise par la loi le 3 juin 1802. On le dit alors prêtre de Quemperven. Prêtre à Senven-Lehart en l’an X. Nommé recteur de Magoar en Nivose an 12, il est nommé ensuite à la cure de Lanrodec le 13 janvier 1807. Il meurt à ce poste le 12 janvier 1826.

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Tanguy (Jean-Baptiste)

« Depuis cinq ans, écrit la municipalité de Lanrodec le 12 Prairial an X, nous avons pour vicaire de notre succursale J.B. Tanguy », ardemment réclamé comme résidant par ses paroissiens (V.613).

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Tassel (Alain)

Né le 2 avril 1763, à Plouaret, de Allain Tassel et Marie Le Glinec. Ordonné le 20 mars 1790 (G.195-196). Vicaire à Moustéru en 1790-91. Prête serment le 20 février 1791 (Lm5, 9). Elu curé constitutionnel de Plouaret (Investiture canonique du 21 juin 1794). Incarcéré à Tréguier le 11 septembre 1794 comme assermenté non abdicataire. On le surnomma Loull ar Bouc’h. Il courut sur lui une complainte populaire (Voir Jef Philippe, « La chanson bretonne témoin de la Révolution », La Révolution dans le Trégor, p. 388-390) Echappa par miracle à la mort lors du coup de main chouan sur Plouaret 23/24 novembre 1798.

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Le Tensorer (Pierre)

Prêtre à Lannion. Insermenté. S’est caché du mois de mai au mois de septembre 1792 chez Joseph Perrot, tailleur d’habits à Tréguier. S’est sans doute embarqué (ou réambarqué) clandestinement dans la nuit du 23 au 24 Frimaire II dans la petite baie de Saint-François à Tréguier (Lm5, 54).

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Le Tensorer (Yves)

Curé de Kéraudy, trève de Ploumilliau, en 1787. Il administrait toujours cette trève en 1790. Signe la pétition Le Mintier (Lm5, 10). Mort à Kéraudy en 1792.

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du Tertre (Charles-François)

Né à Plouguiel, le 11 juillet 1749 (mais ondoyé avant d’être baptisé le …28 juin 1757), de écuyer Charles du Tertre et Julienne Josse, sieur et dame du Coetton. Le 20 septembre 1796, il demeurait à Tréguier lorsqu’il est arrêté. On le dit alors « abbé ». Une double accusation pèse sur lui : le meurtre d’un prêtre jureur et celui de Le Roux Chef du Bois dont il se serait accusé publiquement. Le Tribunal Criminel ne retiendra contre lui aucune charge et l’acquittera le 5 décembre 1796 avant de le libérer (102 L 303).

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Le Tertre (Jean-Charles)

Né le 29 mars 1752, à Plougonver, de Jacques et Marguerite Caradec. Il est curé d’office à Plouisy en avril 1789. Prêtre à Plougonver en 1790. Signe la pétition Le Mintier. S’assermente et devient curé de Plougasnou de 1791 à 1795. Il repasse alors dans les Côtes-du-Nord. Domicilié à Plouisy vers 1798.

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Testard Dubut (Bertrand)

Né en 1724. Chanoine de Tréguier. Le 15 Pluviose an VI recevait une pension ecclésiastique (93 L 1). Mort à l’hôpital de Tréguier le 9 Pluviose an IX.

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Le Teurnier (Jean-Efflam-Marie)

Ordonné le 27 mars 1784 (G 195). Curé de Ploulec’h en 1789-1790. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. En exil à Jersey puis en Espagne (Oviédo).

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Le Texier (ou Le Techier) (Louis-Marie)

Né le 28 avril 1767(ou 1771 ?). Assermenté. Fut autorisé le 21 juin 1795 à exercer le culte à Plounevez-Moedec. Est-ce lui le « Leticier, ci-devant curé de Plougras » contre lequel fut pris un décret de déportation (sans exécution) le 18 décembre 1797 ? (A.N. F7 4371. On lit dans les Procès-Verbaux du Directoire (A.N.), t. III, 28 frimaire an VI : « Le Ticier, curé de Plougras, retiré à Guerlesquin, et déporté ».). Elu et institué par Jacob curé de Servel le 28 avril 1798 (Le Masson, Manuel, II, 105, n.1, qui l’appelle Le Zéchier). Il l’était encore en 1803 (Le Masson, Id., 306). Il meurt recteur de Servel le 31 octobre 1817.

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Thépault (Jean)

Prêtre arrêté à Tréguier le 12 décembre 1793.

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Thomas (François)

Né à Guimaëc, le 29 juillet 1776, de Efflam et Marguerite Mahé. Il fut ensuite prêtre à Ploëzal. Il est mort le 14 octobre 1811 (confusion avec autre Thomas ?)

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Thomas (Yves)

Né à Plestin vers 1737. Prêtre à Plestin-les-Grèves depuis 1774. Personnalité très marquée, il indisposa Mgr de Lubersac, sans doute influencé par le syndic Mr de Lezormel et le seigneur du Lézard, au point que le prélat, avant de quitter un diocèse où il avait si peu séjourné, le fit emprisonner. Le Vicaire général Borie fait de l’abbé Thomas un portrait particulièrement contrasté : « Le sr Thomas est irréprochable dans ses mœurs et dans son ministère. C’est du clergé de Plestin le plus instruit et le plus régulier. Il n’en est pas moins vrai qu’il est turbulent et tracassier, litigieux et entreprenant, utile et nuisible, ayant fait du bien et du mal dans les affaires qu’il a entreprises, plein de feu et d’ardeur pour les causes qu’il embrasse. Indocile à la voix de ses évêques et de ses supérieurs… fait des affaires d’autrui ses propres affaires » (lettre du 28 juin 1780). Le 4 septembre suivant, le Vicaire général écrit à nouveau à Mgr. Le Mintier : « Mr. Thomas est de retour à Plestin il y a quinze jours. Le recteur surpris et embarrassé m’envoya un expres pour savoir quelle conduite tenir à son égard. Je lui recommandai de ne pas s’opposer à ce qu’il rentrât dans la distribution de Plestin, mais qu’il pouvait se dispenser de l’employer dans les fonctions curiales qu’il partage entre ses prêtres. Je crois qu’il est tranquille ». Cela dura peu. Le naturel reprenant le dessus Quinze jours plus tard, une autre lettre de Borie nous apprend que « M. Thomas commence à y tracasser [à Plestin]. Il exige sa part aux casuels et aux fondations durant sa détention ». Il avait passé trente ans dans l’administration du temporel de la fabrique de Plestin et Trémel. C’est tout naturellement qu’il fut chargé de rédiger les cahiers de Doléances de la paroisse. Pour ce faire il consulta Baudoin de Maison-Blanche, à Lannion (voir H. Le Goff, « Le Clergé séculier trégorois », in La Révolution dans le Trégor, p.51, n.4). Au début de la Révolution, il remplissait les fonctions de procureur de la commune de Plestin. Il fut élu le 8 août 1790 avant de démissionner le 11 novembre suivant. Refuse de s’assermenter. Détenu au château du Taureau depuis le 3 septembre 1792. Déporté à Brême en Allemagne le 17 avril 1793 en compagnie de vingt-sept autres prêtres sur le bâtiment L’Expédition, capitaine Gerd Awirgorse (V 613). Un passeport lui est délivré par le Maire de Coutance le 23 Vendémiaire an X et rentre à Plestin où il prête le serment de fidélité à la Constitution le 16 brumaire an 10. « Le Cen Thomas, prêtre instruit et versé dans la connaissance des matières civiles, lutta souvent contre les nobles et les puissants de l’ancien Régime et en eut beaucoup à souffrir sous le gouvernement arbitraire, mais il a aussi un caractère ardent et une imagination exaltée et quand il pense n’être que sévère, il devient haineux à l’excès » (Le Grontec, Sous-Préfêt de Lannion, 26 Prairial an XI). Mort premier vicaire à Plestin le 12 février 1819, âgé de 84 ans, après avoir par testament, enregistré le 5 juin 1816 (3 E 36/74), légué à la fabrique de Plestin une chapelle située en la dite commune dédiée à Saint-Garand, avec son cimetière, fontaine, meubles et toutes ses dépendances, ainsi que des calices et des ornements, le tout évalué à 834 francs.

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Thomas

Vicaire à Plougonver en 1791. Prête le serment.

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Thomas (François)

Né à Ploézal, le 16 septembre 1730, de Jacques et Jeanne Le Serhent. Ordonné le 18 septembre 1756 (G.189). Prêtre assermenté à Ploézal en Floréal IV (Lm5, 104). « Y réside depuis 1792. Autrefois vicaire, aujourd’hui desservant. Assermenté. Vieillard infirme » (Boullé II). Il est vicaire de Ploézal quand il meurt le 14 octobre 1811.

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Thomas

Signe vicaire constitutionnel de Pluzunet à partir de mars 1792. Se cacha dans le pays sous le nom de Fanchonne. Il s’agit sans doute de François THOMAS, prêtre de Trégrom, dont les biens sont saisis (1 Q 519). Bibl. 54 vol. Biens meubles estimés 108 L.

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Thomas (F)

Chapelain à Saint-Fiacre en 1789-90. Prête serment (E). [Sans doute est-ce le même que le précédant]

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Le Tinevez (Claude-Marie)

Né à Berhet, le 28 avril 1772, de Yves et Anne Le Guen. En 1789-90 était séminariste. Refuse le serment. Sort de France le 21 septembre 1792 : « J’avais alors fait ma quatrième. Le collège s’étant trouvé alors désert par la disparition des prêtres qui s’y trouvaient et qui y professaient, je pris le parti de les suivre en Angleterre pour y poursuivre mes études, et c’est depuis, en Angleterre, que j’ai été fait prêtre conformément à ce que je m’étais toujours proposé. » (V. 589). Est à Jersey en 1796 (H). « À l’époque du 22 Floréal an IX, je fus mis à terre la nuit un peu en deçà du Leguer par le canot d’une corvette anglaise. Le nombre des passagers français qui furent débarqués était de 17. Il y en avait 7 du ci-devant diocèse de Tréguier, savoir Le Roux, vicaire de Pluzunet, Le Roux, oncle, curé de Locquenvel, Le Goas, curé de Landebaëron, Liziart, ex-recollet, Le Guen ex-vicaire de Ploubezre, François Prigent, curé de Mantallot, et moi » (V 589). « S’est volontairement déporté. Intolérant. A refusé les sacrements à quiconque a suivi les assermentés » (Boullé II). Prêtre à Berhet en l’an IX. Vicaire à Plésidy en l’an XI. Nommé recteur de cette dernière paroisse en 1811 (binant avec Magoar en 1816). Mort le 18 octobre 1819.

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Le Tinevez (François)

Né à Hengoat, le 2 avril 1728, de Yves et Julienne Le Page. Vicaire de Pouldouran en 1790-91. Prête serment (E). Le 26 avril 1791 est maire de Pouldouran (Lm5, 11). Élu curé constitutionnel de La Roche-Derrien (Institution canonique du 14 juin 1791). Mort le 18 janvier 1792, à La Roche-Derrien, à l’âge de 64 ans.

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Touboulic (Joseph)

Né à Guingamp le 2 juin 1748. Prémontré de Beauport. Prète serment. Il devient alors curé de Plouénan. [Note du 13/03/2011 : Je dois à Yves Ballini les précisions suivantes sur ce personnage : Joseph Vincent TOUBOULIC : né à Guingamp le 2 juin 1748, chanoine de Beauport (profès le 8 septembre 1771). En 1782-83, il est au cœur d’une sombre affaire ; nous ignorons ce qui s’est passé, mais le père Touboulic est envoyé en pénitence à l’abbaye de La Honce près de Bayonne et le conseil de l’ordre dans sa séance du 9 février 1783 doit édicter un règlement de discipline pour Beauport. Touboulic reste plus de 7 ans à La Honce. Joseph Vincent Touboulic n’a pas participé à la première consultation des chanoines de Beauport en mai 1790, car il était encore à l’abbaye de La Honce. Il revient à Beauport en août 1790 ; ce retour ne s’effectue pas sans difficultés : le prieur de La Honce ayant refusé de lui régler son voyage, notre chanoine se rend sur le port de Bayonne où il emprunte une somme de 300 livres à un capitaine de Saint-Malo. À Beauport, il présente « l’addition » à Delacourt qui refuse alors d’honorer la dette. Touboulic demande de l’aide au district. En octobre il déclare vouloir sortir des ordres et rentrer dans sa famille à Guingamp. Il quitte l’abbaye après cette date, non sans avoir réclamé deux années de pension et de vestiaire qui lui sont dues. Curé constitutionnel dans le Finistère de 1791 à 1802. La base Geneabank du Finistère nous indique qu’il est décédé à Sizun le 25 ventôse an 10 (16 mars 1802).]

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Le Toullec

Né vers 1765. Prêtre de Plouisy. Mort en déportation le 2 février 1793.

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Toullic (Jacques)

Né le 23 février 1747. Recteur de Ploubezre en 1789-91. Signe la pétition Le Mintier. Refuse le serment. Ordre est donné de l’arrêter le 19 juillet 1792 (G). Après s’être réfugié à Quemper-Guezennec, en fin 1792 il embarque pour Jersey (Lef), Guernesey où il est signalé en 1796 (M), et en Angleterre (SR). Biens meubles confisqués vendus 1559 L le 8 mars 1793 (1 Q 519). Desservant provisoire de Ploubezre en l’an XI. Dénoncé pour n’avoir pas voulu faire célébrer un service anniversaire pour François Le Goff décédé curé constitutionnel de Ploubezre (V 614). Nommé desservant de Ploézal en 1806. Meurt le 19 mars 1823.

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Toupin (François)

Né le 15 novembre 1755, à Troguéry, de Pierre et Marie Biliou. Ordonné le 27 mars 1784 (G.195). Vicaire de Penvenan en 1790-91. Signe la pétition Le Mintier. Refuse de s’assermenter le 11 février 1791. Signalé à Jersey en 1796 (H). puis en Angleterre en 1800-1802 où il reçoit des secours (PRO, T 93, n°93/3). Nommé recteur de Troguéry et Pouldouran en 1804, puis de Trédarzec en 1807. Il est mort dans ce dernier poste le 27 mai 1826.

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Tredern (Bertrand-Céleste)

« Ex-chanoine, ex-commis aux devoirs puis maître d’école et maintenant fainéant et mandiant, ex-noble qui n’a rempli aucun devoir civique et fait dans la campagne des coups très suspects ». Arrêté le 21 septembre 1794 (5 e jour sans culottides II), emprisonné à la maison d’arrêt de Lannion et relâché le 19 ventose an II (35 J 27).

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Tredern-Giron (Joseph-Marie)

Né le 19 septembre 1748. Ex-cordelier de Grâces-Guingamp. Souhaitait continuer la vie commune. Prête serment. Signe en octobre 1792 et en 1793 les registres de Trégrom, sans doute comme curé constitutionnel. Etait vicaire de Louargat quand il fut incarcéré à Guingamp, le 27 avril 1794, comme assermenté non abdicataire. Il était encore incarcéré en décembre 1794 (Lm5, 80). Détenu à Pontrieux, proteste contre les conditions mises à sa libération (lettre, Lm5, 65).

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Tréruban

Prêtre desservant de l’Ile-Grande de 1783 à 1792 selon E. Le Barzic, L’Ile-Grande, p.47.(ne serait-ce pas Turban ?)

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Le Troadec (Charles)

Né le 27 mai 1764, à Pleudaniel. Fils de Guillaume Le Troadec et Marie Le Vaillant. Ordonné le 20 mars 1790 (G 195-196). Vicaire de Lézardrieux à partir de mai 1790 jusqu’à décembre 1792. Prête serment (E). Desservant puis institué curé constitutionnel de Pleudaniel le 28 Floréal an VI. Mort le 9 Brumaire an XI à Pleudaniel.

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de Trogoff de Kerlessy (Charles-Marie)

Né le 8 juin 1755 à Lanmeur. Tonsuré le 6 août 1771. Diacre le 19 février 1780. Ordonné le 23 septembre 1780. Bachelier en droit canon et en droit civil le 28 avril 1784. vicaire général de l’évêché de Dol le 4 août 1785, recteur de Lanmeur le 27 février 1789. Procureur de la Commune de Lanmeur le 17 février 1789. Refus le serment le 13 février 1791. Dernière signature donnée par lui sur le registre de Lanmeur le 5 avril 1791. Réfractaire, officie clandestinement à Kernitron avec son vicaire Y.M.Le Gall Desgarennes. Le 28 août 1792, il est à Jersey, de là il passe en Angleterre en 1797. Il s’y trouve encore en 1800-1802 (P.R.O., T93, n°27/3). Débarque à Cherbourg le 20 mai 1802. Au Concordat, il est recteur de Lanmeur (arrêté de l’évêque de Quimper du 22 germinal an XI. Meurt à Lanmeur le 3 janvier 1821. Est l’auteur d’une généalogie manuscrite des Trogoff de Kerlessy. Son frère Sébastien avait acheté la chapelle de Kernitron vendue comme bien national.

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Turban (Guillaume)

Né vers 1736. Ordonné le 4 septembre 1764. Chapelain à Goudelin en 1789-90. Prête serment (E), mais se rétracte selon Le Masson (Manuel, II,25). La chose est surprenante car jusqu’à décembre 1792, il est vicaire à Goudelin, et la municipalité de Goudelin dit de lui le 4 Floréal an II : « A fait tous les serments prescrits par la loi », le jour même où il abdique et rend ses lettres de prêtrise (4 L 128). Figure dans la liste des ecclésiastiques incarcérés à Saint-Brieuc le 23 juin 1796 (Le Masson, Manuel II, 24).

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U

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Urvoy (René-Joseph)

Né le 25 novembre 1766 à Saint-Michel-Guingamp. Après avoir fait ses études au collège de Tréguier, il fut envoyé à Paris pour les poursuivre. Il était devenu Docteur de Sorbonne et venait de recevoir la prêtrise quand il fut arrêté et guillotiné à Paris le 3 septembre 1792.

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V

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Le Vaillant (de Kerangal) (Jean-Marie)

Né le 17 juillet 1749, à Pleudaniel, de Charles Le Vaillant et Gabrielle Tanguy. Ordonné le 28 mai 1774. Curé d’office de Hengoat en 1789, puis de Moustéru (décembre 1789-1790). Nommé curé d’office à Troguéry en 1791. Refuse le serment. Le 7 mars 1791, il présente son passeport devant la municipalité de Tréguier et déclare élire domicile dans cette ville. Par ordre du 19 août 1792, fut emprisonné à Dinan (F). Déporté à Jersey le 20 septembre 1792. Il s’y trouve en décembre 1792 (K) et en 1796 (H et J). Mort à Londres le 3 avril 1802 (PRO, T 93/23 ; et O). Bibl. : 226 volumes (1 Q 507). Biens meubles saisis en 1793 estimés 178 L (vendus 128 L) (Id.).

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Le Vey (Jean-Maurice)

Né à Minihy-Tréguier, le 30 août 1754, de Ollivier et Geneviéve Le Bastard. En 1790-91 est aumônier de l’Hôpital Saint-Fiacre (Le Cloitre). Prête serment. Elu curé constitutionnel de St-Mathieu-Morlaix (première signature le 11 août 1791) jusqu’en mai 1792 au moins. Fut aussi vicaire constitutionnel de Plouezoc’h et de Plounérin. Au Concordat, il est nommé recteur de Ste-Sève. Il est interdit en 1806 et « recyclé » (sic J-L. Floch, art. cit.) à Elliant. Recteur de Tourch, en 1806, puis d’Esquibien (1807), où il meurt le 12 mai 1809.

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Le Veyer (Jacques)

Né le 3 août 1756, à Pleubian, de René et Margueritte Poncin. Est curé de Plouégat-Guérand quand il prend possession du rectorat de Lanmérin le 17 octobre 1787. Signe la pétition Le Mintier. Insermenté. [Le 19 juillet 1790, signe au registre de Lanmérin « Le Veyer, curé de Pleyber-Christ », sans doute un de ses parents.] Dernière signature à Lanmérin le 9 septembre 1792. Signalé à Jersey par (Gofv.) et (J). Puis en juin-juillet 1796 à Guernesey (M). « A Lanmérin depuis 11 mois. Ancien recteur, aujourd’hui desservant » (Boullé II). Exerce le culte à Lanmérin en l’an IX.

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Vincent (Charles)

Né le 27 septembre 1764 à Goudelin, de Jean et Marguerite Le Moing. Ordonné le 7 mai 1788 (G.196). Prêtre à Loguivy-Plougras en 1788-1789. Vicaire de Plougras en 1790. Signe la pétition Le Mintier. Prête serment (E). Signe en 1791 « curé de Prat ». Etait vicaire à Botlezan (il signe « vicaire desservant de Botlezan » de juillet à septembre 1791) quand il est nommé à Pédernec comme curé constitutionnel (Investiture canonique du 5 octobre 1791). Incarcéré à Guingamp le 27 avril 1794 comme assermenté non abdicataire. Etait toujours incarcéré en décembre 1794 (Lm5, 80). Détenu à Pontrieux et proteste contre les conditions mises à sa libération (Lm5, 65). Sa signature porte nettement les … maçonniques. « Ecclésiastique instruit, régulier, zèlé, aimé dans sa commune » (Boullé). Nommé recteur de Pédernec en Nivose an 12. Il meurt dans sa paroisse le 15 février 1810.

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Vincent (Jean)

Né à Goudelin le 14 mars 1754. Ordonné le 21 septembre 1782. Prêtre à Goudelin jusqu’en septembre 1792 au moins. Lorsqu’il abdique et dépose ses lettres de prêtrise devant la municipalité de Goudelin, le 4 Floréal an II, on précise qu’il demeurait dans cette paroisse depuis 1791 « sans exercer aucune fonction presbytérale que seulement dire la messe » (4 L 128). Boullé II dit qu’il était assermenté rétracté. Nommé recteur de Bringolo, le 25 nivose an 12, puis du Merzer, le 27 décembre 1806. Mort au Merzer le 14 septembre 1814.

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Vistorte (Joseph-François)

Né à Lannion, le 2 février 1763, de Anthoine-Marie et Marie-Yvonne de La Garde. Emprisonné à Brest, opta pour la déportation. Il semble avoir exercé en Léon ou en Cornouaille. Un certain Messire Joseph Vistorte, prêtre de Bannalec, participe à la rédaction du cahier de doléances de cette paroisse, le 29 mars 1789.

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Le Voyer (Jean-François)

Vicaire d’office à Trévé. Prête serment. Elu curé constitutionnel à Plésidy (Institution canonique de Jacob du 3 octobre 1791).

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[1La Révolution dans le Trégor, 1988, p. 49-114.

Vos témoignages

  • Mentions d’Hervé Le Vot tirées de registres de Plouaret 21 décembre 2013 07:15, par GIRON Philippe

    Hervé Le Vot, nous apporte ces précisions sur le clergé de Plouaret pendant la Révolution. Il les a tirées de deux registres de délibérations (1800-1826) sortis de l’ombre récemment et conservés à la mairie de Plouaret. Ils mentionnent la sortie des prêtres non assermentés de la clandestinité :
    « Le 1er vendémiaire an IX ( 23/09/1800) Jean Baptiste Le Jean, prêtre non assermenté s’est présenté au bureau municipal a déclaré fixer sa résidence dans la commune de Plouaret, et à signer à vu Nous Maire de la commune de Plouaret le dit jour » - Signatures : JB Le Jean, prêtre non assermenté, Aimable Le Roy maire.
    Le 22 vendémiaire an IX : (14/10/1800) se sont présentés au bureau de la mairie de la commune de Plouaret (registre 1800-1826 p.6-7) Yves Fercoq, Guillaume Le Querrec. Pierre Louis Briand.

    Par ailleurs,
    Le 23 prairial An IX (12/06/1801), les prêtres René-Yves Fercoq, jean-Baptiste Le Jean, Guillaume Le Querrec se sont présentés à la mairie sur convocation pour prêter le serment de fidélité à la Constitution. Ce qu’il refuse individuellement. - Le Querrec signe curé de Plouaret.
    Enfin :
    Le 19 fructidor an IX (06/09/1801) René-Yves Fercoq se présente à la mairie et prête serment de fidélité à la constitution. Jean-François Jégou, a fait la même déclaration au bureau de la sous-préfecture le 25 ventôse an IX.

  • Alain Jacob, curé doyen de La Roche Derrien 3 décembre 2011 22:32, par Christian Jacob

    Sur Alain Jacob (1755-1803), prêtre, vicaire de Paimpol, recteur de Plounez et curé doyen de La Roche-Derrien

    Alain Jacob est né le 10 décembre 1755 à Plounez. Il était le 3e fils de Noble Homme Jean-Baptiste Jacob, sieur de Closmeur, et de demoiselle Marguerite Gérard.

    Issu d’une famille de notables qui comptait des propriétaires campagnards, des avocats et des juges seigneuriaux, tels son grand-père, Jean-Marie Jacob, sieur de Closmeur (1675-1755), avocat à la cour ou son beau-frère, Olivier Maignou (1739-1805), avocat en parlement et maire de Plounez, Alain Jacob est aussi le frère de Mgr Jean-Marie Jacob (1741-1801), évêque constitutionnel des Côtes-du-Nord. Il reçut la même formation ecclésiastique. Il devient vicaire à Paimpol avant 1789.

    Comme son frère, il crut aux espérances suscitées par la convocation des Etats-généraux et accepta la constitution civile du clergé. Il pris même une part active à la vie politique puisqu’il est membre du Comité national créé à Paimpol en août 1789 puis membre de la 4e municipalité élue le 9 décembre 1792. Il en démissionne le 25 septembre 1793.

    Il devient alors vicaire desservant de Plounez où le maire, Joseph Jacob, le décrit le 21 floréal an X (12 mai 1802) en ces termes : « Jacob Alain, né à Plounez, 46 ans, vicaire desservant de Paimpol avant la révolution, actuellement desservant de Plounez, assermenté, soumissionnaire, non déporté, réside sur la commune depuis le 1er vendémiaire an II (22 septembre 1793), excepté le temps de son arrestation, exerçant le culte, valide, homme à caractère dans son état et qui s’en occupe. Le voeux de la commune est qu’il y demeure ». Finalement, le voeux de la commune ne sera pas exhaussé. En effet, Alain Jacob est promu curé doyen de La Roche Derrien à compter du 18 germinal an XI (8 avril 1803), fonction qu’il n’occupera que très brièvement car il y décède le 28 messidor an XI (17 juillet 1803).

    L’histoire aura séparé les chemins de bien des parents et compatriotes ! Alain et Jean-Marie Jacob étaient en effet cousin issu de germain du père du bienheureux Yves Jean Pierre REY de Kervizic (1761-1792), prêtre attaché à la paroisse de Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris, victime des massacres de septembre.

    Sur Mgr Jean-Marie Jacob, je vous invite à lire le très bel article du chanoine Jean Raison du Cleuziou dans la Vie diocésaine du 21 juillet 1989.

    • Alain Jacob, curé doyen de La Roche Derrien 4 décembre 2011 18:59, par Le Goff, Hervé

      Cher Monsieur,

      j’ai pris bonne note des informations que vous avez transmises via le site du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. En particulier concernant le recteur de la Roche-Derrien et Mgr Jacob. Pour ce qui est de ce dernier, qui mériterait en effet une notice particulière, il ne pouvait être évoqué dans une prosopographie de prêtres exerçant leur ministère dans le cadre du diocèse de Tréguier, puisque originaire lui-même de l’évêché de Saint-Brieuc où il a reçu la prêtrise, il n’a jamais exercé dans le Trégor et est ordonné au moment où précisément disparaissait l’évêché de Tréguier comme entité épiscopale territoriale. Vous trouverez cependant sur lui, et sur ce même site de l’évêché de Saint-Brieuc et Tréguier, une longue mention dans mon second article sur « Les prêtres du Trégor dans la tourmente revolutionnaire » (Le clergé constitutionnel), publié pour la première fois en 1988. Elle est également, et par seul constat objectif d’historien, tout à fait élogieuse à son égard.

      Mes sentiments les plus cordiaux.

      Hervé LE GOFF

  • Yves Ballini 28 avril 2011 13:30

    Charles Ollivier DU GARZSPERN ex recteur de Plougonver est décédé agé de 83 ans au manoir de Groesquer le 16 mars 1794 (26 ventôse an 2) NB - prénommé par erreur Claude Ollivier au lieu de Charles Ollivier à son décès cf. vue 9 / 294 des décès 1793-1815 de Moustéru (site ADCA)

  • arques-delpeuch 29 avril 2009 15:36

    Bonjour

    A la lettre D, je ne trouve pas mention du Chanoine René Marie Delpeuch décédé le 6 septembre 1792. L’acte de décès est rédigé d’une manière bizarre. Dans ma famille, il existe la légende qu’il a été assassiné dans la chapelle de la ville Oger. Le curé qui a signé l’acte de décès s’appelle Berthelot. Vous le citez à la lettre B

    Merci de me répondre Philippe arques-delpeuch

    • Les prêtres du diocèse de Tréguier pendant la Révolution 30 avril 2009 12:04, par Le Goff, Hervé

      Cher Monsieur,

      Je viens de recevoir votre courrier via le site du diocèse. J’avoue ne pas avoir rencontré dans mon enquête le chanoine René-Marie Delpeuch, aussi n’ai-je nulle raison de l’introduire dans ma liste de prêtres trégorois. Il ne me semble pas avoir appartenu au chapitre cathédral de Tréguier. Mais lorsqu’il s’agit de chanoines, il faut rester prudent : d’abord parce que c’est une population souvent « non originaire » et peu enracinée, parfois même leur nomination reste (ou est restée à cause des troubles) virtuelle ; d’autre part le personnel de certaines collégiales, comme Tonquédec, n’est pas toujours très bien connu . Mais qu’il soit décédé à la Ville-Ogier laisse à penser qu’il pourrait plutôt dépendre du diocèse de Saint-Brieuc. Quant à Berthelot, je l’ai cité pour mémoire, car il n’a sans doute jamais exercé en l’évêché de Tréguier. Il faisait peut-être partie de ces clercs itinérants, ordonnés in situ, mais qui cherchaient en d’autres diocèses des places que ne pouvait leur offrir parfois leur diocèse d’origine.A moins qu’il ne soit jeune et fasse partie des derniers ordonnés qui, en raison des événements, se sont retrouvés immédiatement inclus dans le « mouvement » du personnel ecclésiastique, cette fois-ci départemental.

      Je suis navré de ne pas pouvoir vous donner de plus amples informations. Mais j’ai pris bonne note de la curieuse tradition familiale que vous évoquez à propos du chanoine Delpeuch.

      Bien à vous

    • Les prêtres du diocèse de Tréguier pendant la Révolution 16 mars 2011 12:30, par Hervé Guillou

      Yves André Guillou de Keranrun n est pas né à Langoat mais à Lezardrieux le 8 mars 1748. on trouve des informations dans les archives de l’Oise quant à son refus de preter serment. Cf La généalogie de cette Famille Hervé Guillou

      • Les prêtres du diocèse de Tréguier pendant la Révolution 18 mars 2011 18:49, par Le Goff, Hervé

        Cher Monsieur,

        Merci pour toutes ces précisions qui vont être rajoutées à la notice.., et plus particulièrement pour les références aux motivations de l’abbé Guillou de ne pas prêter le servent civique. Cela peut se révéler intéressant surtout s’il s’agit d’une lettre adressée à l’administration d’alors, comme on en connaît beaucoup d’exemples. Mais auriez vous la cote précise de ce doc des archives de l’Oise où seraient mentionnées ses raisons ?

        Cordialement,

        Hervé LE GOFF

        • Les prêtres du diocèse de Tréguier pendant la Révolution 20 mars 2011 13:43, par Hervé Guillou

          désolé mais je crois avoir vu ca sur geneanet ou google il me semble que c est sur geneanet.cela dit j essairai de retrouver l info si je la retrouve. les archives de paris possedent une correspondance relatif aux locations de terre dudit chancelier de l ecole de navarre avec sa signature (je dois avoir des photocopies)mais rien il me semble sur son refus de se soumettre à l asermentation . le registre d’ecrou du musee de la police du 5e non plus. cela dit c est assez loin pour moi et je ne m en souviens plus exactement.. ah j avais trouvé qu il etait chancelier de la sorbonne outre sainte genevieve et le college de Navarre. le dossier est resté chez mon pere en bretagne. si je trouve qqchose je vous en ferai part. l un des derniers descendants de cet homme est l abbé guillou de mezillis il doit etre tres agé ou mort il vivait a erquy dans la maison de retraite. un de ses parents qui vivait avec lui M de mezillis (mais qui n est pas guillou) etait antiquaire. l abbé a marié mon parrain le vicomte jean vasserot à lenaik cueff à pont aven une famille de barde breton dont les parents s’etait connu chez le fameux theodore botrel. le deuxieme à vendu des meubles a la soeur de lenaik.je n ai pas pu obtenir d informations concretes de la part des descendants et je ne suis pas sur qu ils connaissaient plus d infos que deja ecrites. il semblerait que ce soit une famille noble mais j en doute un peu plutot en voie d’anoblissement. il y aurait un blason avec des oiseaux ou canettes cette info m avait ete donné par mr de mezillis l’antiquaire.mais il ne semblait pas savoir le decrire. l armoriste contemporain Lionel Sandoz l a trouvé mais il fallait payer pour le voir. il y a beaucoup de blasons guillou donc difficile de regrouper ses familles surtout que ces blasons apparaissent avec l armorial de 1696 d hozier qui est tres controversé. et pas assez ancien. Voila tout ce que je sais ce n est pas grand chose mais peut etre cela vous permettra d’avancer un peu. amicalement. Hervé Guillou

      • Les prêtres du diocèse de Tréguier pendant la Révolution 20 mars 2011 14:08, par Hervé Guillou

        Vincent Guillou de Penanquer recteur de Pleudaniel et avant Saint Melaine de Morlaix est le grand oncle d’ Yves andré Guillou de Keranrun cf généalogie de cette famille sur geneanet.org. Orthographe du nom Guillou/Guillon/Le Guillou/Guilloux ; Il n’ y pas « x » dans le patronyme de cette famille Voir actes registres paroissiaux quant à l’article« Le » il apparait plus précisement après l Empire et surtout pour la region ouest du Tregor Beaucoup moins ou quasiment nul sur Pleudaniel et Lezardrieux. Hervé Guillou

  • Le Goff, Hervé 31 mars 2009 11:53

    Je suis redevable à Gildas Savidan de nombreuses précisions et retouches apportées à ces notices biographiques.Qu’il en soit remercié. Cette prosopographie, encore amendable, est désormais un outil tout à fait opératoire pour des analyses plus précises, statistiques et sociologiques notamment,sur le comportement des clercs trégorois durant la Révolution.

    H. LE GOFF

  • Le Goff, Hervé 22 mars 2009 18:42

    Je remercie Gildas Savidan pour les précisions apportées sur l’abbé Montfort de Kersenan. H. LE GOFF

  • Alain Le BECHEC 14 mars 2009 12:26

    concernant Joseph Le bechec,pretre. Ne àStPever( St Fiacre) le 13 02 1758,fils dePierre et Peronelle Domalain.

  • ML.Le Jort Le Meur 22 janvier 2009 08:00

    liste du Web :Le Moine Jean Louis de Log. PL. (le moine Pierre Capitaine Claudine ). Frère de mon AAGP enfant de papetier(moulin à papier) ses neveux sont partis comme papetiers à plourin et Pleyber Christ. Trouvé dans les Archiv du Diocèse de Quimper et archFinist décédé à l’hopital de Garlan en 1813 après avoir légué ses biens à la fabrique. Il est inscrit aux archiv de plourin dans les décès