Lundi 31 octobre 2016

Mgr Denis Moutel a reçu des mains de Pierre Lambert, préfet des Côtes d’Armor, les insignes de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur

La cérémonie s’est déroulée vendredi dernier, le 28 octobre, dans l’Amphithéâtre du lycée du Sacré-Cœur, à Saint-Brieuc, en présence des élus locaux et de la famille de Mgr Denis Moutel.

© Stéphanie Lecoufflard et Justine Guilbaud

Extrait du discours de Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

« Depuis le 10 octobre 2010, j’ai été envoyé pour servir l’Eglise catholique et tous les habitants dans les Côtes d’Armor. Pour parler de l’Eglise on peut dire également le « peuple de Dieu » ; ce vocabulaire, remis à l’honneur il y a cinquante ans par le grand concile de Vatican II, présente l’avantage d’un trait d’union entre l’Eglise et la société. Il s’agit bien, pour vous tous comme pour moi, d’aimer les gens, de les considérer avec bienveillance et espérance, dans la diversité de nos responsabilités, mais comme faisant partie d’une même famille humaine.

« Maurice Moutel, notre père, au profil de « chrétien social » engagé, et notre mère, que l’on disait « sans profession » sur les formulaires scolaires mais qu’il convient d’appeler plutôt « organisatrice du bonheur », nous ont préparés, je crois, à prendre des responsabilités, à aimer et à servir les autres, mais aussi comme l’on dit « la communauté nationale », c’est à dire notre pays.

« En parcourant le département, notamment au cours de visites pastorales, j’ai rencontré des hommes et des femmes d’une grande générosité, qui conjuguent le verbe « servir » de bien des manières, dans la diversité des engagements et en réponse aux pauvretés réelles ou aux besoins de développement économique de notre région. J’apprécie particulièrement la rencontre avec les élus, non seulement pour les remercier de l’entretien de notre patrimoine si riche d’églises et de chapelles, mais aussi pour connaître, à travers eux, les habitants d’une cité, d’un territoire.

« L’Église rend des services à la société, dans l’éducation, la culture, la solidarité. Elle ne revendique pas de statut particulier, encore moins de position dominante. Mais elle peut prendre sa part dans le dialogue si nécessaire actuellement en notre pays. Les croyants ne font pas la loi et n’ont rien à imposer mais ils peuvent proposer leur contribution, du moins si on ne les prie pas poliment de ranger leurs convictions profondes dans les placards de la sacristie ! La laïcité de l’Etat n’est pas la laïcité de la société, un projet restrictif qui consisterait à « expulser le religieux de la sphère publique vers le seul domaine privé où il devrait rester caché. » Je cite là les évêques de France dans leur récente contribution « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ».

Extrait du discours de Monsieur Pierre Lambert, préfet des Côtes d’Armor

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