Samedi 11 avril 2015

Veillée pascale 2015 : baptêmes d’adultes à Guingamp et à Bégard

C’est toujours avec une grande joie que les fidèles de nos paroisses voient des adultes demander le baptême. En effet, dans leur cas, c’est toujours au terme d’une recherche et d’une démarche personnelles, parfois avec de surprenants itinéraires, qu’est entamée la marche vers ce sacrement. Celui-ci est donné au cours de la veillée pascale et les nouveaux baptisés (appelés « néophytes », mot qui signifie à l’origine « nouvelles plantes ») reçoivent au cours de la même cérémonie le sacrement de l’eucharistie et la confirmation : ce sont les trois sacrements de « l’initiation chrétienne ».

Cette joie, liée à la joie pascale du Christ ressuscité, est profondément ressentie par les personnes qui, pendant près de deux ans, ont accompagné chaque catéchumène. Elles ont été témoins de l’action de l’Esprit Saint dans les cœurs qui veulent se donner au Christ pour aller vers le Père.

Le souffle de l’Esprit d’Amour

A Guingamp, les nouveaux baptisés se prénomment Thierry et Amélie ; ceux de Bégard, où la cérémonie était présidée par Monseigneur Moutel en personne, sont Nadia, Davy, Pierre et Vincent. Lors de son entrée en église, ce dernier déclarait : « J’ai fait la démarche de me faire baptiser, afin de pouvoir sentir en moi le souffle, le même souffle que j’avais ressenti en mon cœur, le jour où j’accompagnais une personne aux piscines à Lourdes. Ce souffle était porteur de paix.
Ce jour-là, et à cet endroit précis, j’ai vu au travers des yeux de cet homme, que sa foi était pour lui salvatrice, même s’il ne pouvait pas marcher. Elle était salvatrice, car ne pouvant s’exprimer comme nous nous exprimons, il avait en lui quelque chose, et ce quelque chose lui donnait la force.
Il portait en lui de l’amour, un amour tel, qu’à partir de ce moment précis, j’ai changé ma manière de percevoir les choses de ce monde.
L’amour de Dieu régnait en lui et cet amour de Dieu, il me l’a en quelque sorte transmis. […] Je ne veux pas seulement me sauver moi même, mais pouvoir aider « l’autre », communément appelé dans l’Église, « prochain ». Je veux m’unir à Dieu et ne plus marcher seul, voilà pourquoi je suis là aujourd’hui. »

De plus en plus d’adultes demandent ainsi le baptême : près de 5000 l’ont fait cette année en France. Cela ne doit pas faire oublier que le nombre d’enfants baptisés est en net recul, mais chacun comprend qu’il s’agit, pour les adultes, d’un choix longuement mûri. C’est là pour l’Église un signe d’espérance !