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L'Avent, une période pour se préparer intérieurement à célébrer Noël

L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché. Du latin « adventus », « venue, avènement », l’Avent s’ouvre le 4e dimanche précédant Noël.

Dans le diocèse

Fêtez l’entrée en Avent dans le diocèse de Saint-Brieuc en recherchant un horaire de célébration sur le site Messes Info.

L'Avent : qu'attendons-nous ?

Quelques questions

Pendant les messes de l’Avent, les lectures rappellent d’abord la longue attente par les Hébreux du Sauveur annoncé par Dieu : « Un rameau sortira de la souche de Jessé (père de David), un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d’après les apparences, il ne tranchera pas d’après ce qu’il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays… » Livre d’Isaïe (11, 1-10)

Les lectures de l’Avent rappellent également comment fut conçu et attendu l’enfant Jésus : l’ange Gabriel apparaît à Marie et lui annonce qu’elle va « concevoir et enfanter un fils » (Évangile selon saint Luc). Jean-Baptiste, fils d’Elizabeth et cousin de Jésus, appelait ses prochains à la conversion et annonçait la venue imminente du Fils de Dieu en ces termes : « Moi, je vous baptise dans l’eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. » (Évangiles selon saint-Marc et saint Jean)

  • La réponse de Sr Bénédicte Marie de la Croix, Petite Sœur des Pauvres

Lorsque tombe l’hiver et que les jours se font courts, le temps de l’Avent apporte cette sereine et discrète lumière qui déjà annonce la joie de Noël. La coutume de dresser une « couronne de l’Avent » – quatre cierges sur un cercle de rameaux verts – est une belle évocation de ce mystère de l’Avent.

  • Premier dimanche : La bougie symbolise le pardon à Adam et Eve.
  • Deuxième dimanche : La bougie symbolise la foi des Patriarches, en la Terre Promise.
  • Troisième dimanche : La bougie symbolise la joie de David, célébrant l’Alliance avec Dieu.
  • Quatrième dimanche : La bougie symbolise l’enseignement des Prophètes, annonçant un règne de paix et de justice.

Cette tradition populaire préchrétienne devint, au XVIe siècle, en Germanie, un symbole chrétien de l’Avent qui se répandit ensuite dans de nombreux pays. Dans certaines familles, allumer une bougie de cette couronne, chaque dimanche de l’Avent, est l’occasion d’un temps de prière. La couronne de l’Avent peut en effet nous dire quelque chose de ce temps précédant Noël.

La flamme des bougies représente la lumière des prophéties qui, au long de l’histoire, illuminèrent la nuit du peuple de Dieu dans l’attente de la « Lumière véritable » (Jean 1, 9). C’est aussi un signe de l’espérance du chrétien et de sa vigilance dans l’attente de la venue du Christ.

Des petites fenêtres sur un calendrier de carton, des petites chaussettes numérotées suspendues, des lumignons à allumer… Le calendrier de l’Avent peut se présenter sous des formes multiples ! Il réjouit petits et grands et aide à avancer vers la fête de Noël.

La tradition du calendrier de Noël ou calendrier de l’Avent prend sa source en Allemagne au 19e siècle. Certaines familles protestantes avaient coutume de mettre, chaque matin, une image pieuse au mur, et cela du premier dimanche de l’Avent au jour de Noël. Créé par un père de famille pour faire patienter ses enfants, le premier calendrier de l’Avent avec ses petites portes ou fenêtres à ouvrir qui cachent une image ou un objet est apparu au début du 20e siècle.

Au travers des propositions faites dans chaque fenêtre les grands symboles de Noël sont présents : cadeaux, lumière, paix, donner, recevoir… La phrase ou le petit texte proposé facilite la prière en famille et fait entrer petits et grands dans la joie de Noël.

  • La réponse d’Anne Mayol, coordinatrice de la Pastorale des familles du diocèse de Paris

Noël est devenue au fil du temps une fête incontournable, que l’on soit croyant ou non. Nous pouvons nous désoler de la surenchère commerciale qu’elle suscite, mais aussi  nous réjouir de ce que chacun met en œuvre pour manifester ce jour là, la tendresse, la présence ou simplement la fidélité à ceux qui nous sont proches.

Certains vous diront qu’ils fêtent l’anniversaire de Jésus. Quelle belle expression, car fêter l’anniversaire d’une personne, c’est lui donner toute la place et rendre grâce pour ce qu’elle est devenue aujourd’hui, pour sa croissance et la joie de ce qu’elle est. Aménageons alors la maison et la crèche comme est aménagé l’espace pour recevoir quelqu’un, qui vient nous visiter et que nous sommes heureux d’accueillir.

n famille, prenons le temps, en regardant notre année passée, de rendre grâce pour cette croissance individuelle, familiale et collective : les pardons possibles, les réconciliations accueillies, les peurs dépassées, les joies familiales, amicales… et tous les projets à venir ! Le Christ vient sans cesse  au milieu de nous ! Noël n’est pas une fête individuelle, c’est toute l’Eglise qui à travers le monde accueille le Christ d’une même foi.

Nous ne pouvons accueillir le Christ, sans porter en nous le souci des autres hommes. Pour cela chacun pourra trouver la façon de rendre présents les absents : des petits lumignons, des noms écrits autour de la crèche, des photos de ceux qui nous ont quittés, une carte du monde pour confier au Seigneur ceux qui ne le connaissent pas encore ou qui sont persécutés en son nom.

Pour un Avent écologique

Le temps de l’Avent est la période liturgique qui nous prépare à célébrer la Nativité du Christ. C’est le début d’une nouvelle année liturgique ; l’occasion de débuter quelque chose de nouveau, de différent. La pédagogie de la liturgie est une invitation à ne pas « recommencer » mais à « progresser » sur le chemin à la suite du Seigneur.

Si le chrétien n’est pas coupé du monde et de la société dans laquelle il vit, il reste attentif à annoncer avec bienveillance et assurance le vrai sens de Noël. Il peut aussi, dans la période qui est la nôtre, à veiller à une attention toute particulière aux excès liés à l’ambiance lumineuse et commerciale et susciter des attitudes plus écologiques et respectueuses de la planète et des hommes : ne pas gaspiller la nourriture, à éteindre des lumières, couper les appareils qui consomment inutilement de l’énergie, soutenir les personnes dans le besoin…

Aller plus loin avec…

« Pour un Avent écologique : une rencontre catéchétique autour de la Création », une proposition d’animation par le service de catéchèse et de catéchuménat en France à vivre en famille, en paroisse, à l’école, au sein d’un mouvement…

Dans l'attente de Noël

Pour les chrétiens, la fête de Noël (du latin natalis, « naissance », « nativité ») célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur annoncé par les prophètes. Comme le racontent les évangélistes Luc et Mathieu, Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire ». Dans les environs, se trouvaient des bergers. L’Ange du Seigneur s’approcha et leur dit : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».

« Rien de merveilleux, rien d’extraordinaire, rien d’éclatant n’est donné comme signe aux bergers, commentait récemment le pape Benoit XVI. Ils verront seulement un enfant entouré de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels ; un enfant qui est né dans une étable et qui, de ce fait, est couché non pas dans un berceau, mais dans une mangeoire. Le signe de Dieu est l’enfant, avec son besoin d’aide et sa pauvreté ».

Rester éveillés et prier: voilà comment vivre ce temps à partir d’aujourd’hui jusqu’à Noël. Etre éveillés et prier. Le sommeil intérieur vient du fait de toujours tourner autour de nous-mêmes et de rester bloqués, enfermés dans sa propre vie avec ses problèmes, ses joies et ses douleurs, mais toujours tourner autour de nous-mêmes. Et cela fatigue, cela ennuie, cela ferme à l’espérance. Voilà la racine de la torpeur et de la paresse dont parle l’Evangile. L’Avent nous invite à un engagement de vigilance, à regarder en dehors de nous-mêmes, à élargir notre esprit et notre cœur pour nous ouvrir aux besoins des gens, de nos frères et au désir d’un monde nouveau. C’est le désir de tant de peuples martyrisés par la faim, l’injustice et la guerre; c’est le désir des pauvres, des faibles, des abandonnés. C’est un temps opportun pour ouvrir notre cœur, pour nous poser des questions concrètes sur comment et pour qui nous dépensons notre vie.
Photo du pape François
Pape François
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