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Journée inter-églises 2019 organisée par la Mission Universelle

Mercredi 10 juillet, s’est déroulée la journée inter-églises organisée comme chaque année par la Mission Universelle représentée par le Frère Denis Chamaret. Ce temps-fort, en 2019 au Centre Jean XXIII de Quintin, permet d’accueillir les prêtres étrangers en mission d’été ; offrant ainsi quelques jours de repos aux prêtres costarmoricains. Cet été, 38 prêtres d’Afrique et d’Haïti seront présents dans les Côtes d’Armor, de dix nationalités différentes : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Haïti, RCA, RDC, Sénégal et Togo. 20 seront présents lors de la rencontre inter-églises du 10 juillet prochain.

Photos de la journée

Journée inter-églises 2019

Mgr Denis Moutel présent

Son intervention le matin

Après un échange avec les participants, qui se sont présentés selon leur diocèse d’origine, Mgr Denis Moutel – évêque de Saint-Brieuc et Tréguier – est revenu sur ce que signifiait la mission. Alors qu’un mois missionnaire extraordinaire a été décidé par le Pape François en octobre prochain sur le thème « Baptisés et envoyés », Mgr Denis Moutel a souligné que l’on pouvait dire « baptisés et missionnaires ». « En tant que baptisés, nous devons tous être missionnaires déjà là où nous sommes. Certes, il y a des missionnaires qui partent loin porter la Bonne Nouvelle mais je suis sensible à tous les charismes, quels qu’ils sont et où ils sont. »

L’évêque de Saint-Brieuc et Tréguier a rappelé qu’« être missionnaire, c’était d’abord ne pas rester chez soi », en imaginant « des initiatives nouvelles et des formes de présence pour nous faire proche des gens ». Mgr Denis Moutel a appelé à ne pas « être inquiet » ou « en manque d’espérance » face aux réalités actuelles du monde car « il y a des solidarités quand on s’approche un peu plus de l’autre. Nous ne pouvons pas réussir tout seul ! » Celui-ci a questionné l’assemblée sur ce qu’il était possible de faire pour être missionnaire, ouvrant sur un temps de réflexion pour chacun. « Nous devons nous attacher à partager nos actions. Ayons le souci de faire communauté ensemble ! »

Extrait de son homélie l’après-midi

La confiance [en Jésus-Christ] ne repose pas sur la certitude que nous aurions, sur les mérites que nous pourrions avoir. Notre confiance s’appuie sur ce que le Seigneur a fait avec les Douze. Il les a réunis, il les a enseignés, ils les a formés, il s’est retiré avec eux sur la montagne, il les a envoyés. C’est au cœur de l’envoi et de la mission que jailli et naît la confiance. Le Seigneur nous a envoyés, il nous faut avoir confiance. Pourquoi ? Parce qu’Il nous connaît, parce qu’Il veut nous envoyer chacun, pas seulement les prêtres mais tous les fidèles du Christ. Le Seigneur est avec ceux qui l’appellent. Notre confiance naît de l’action du Seigneur. Si nous ne savons pas par où commencer ou si les forces nous manquent, appuyons-nous sur le Christ qui donne sa vie.

Enseignement du Père Gérard Nicole

Le Père Gégard Nicole, recteur du Sanctuaire marial ND de Toute Aide (Querrien, La Prénessaye) a donné un enseignement sur Ecclesiam Suam (1964), encyclique du pape Paul VI sur l’ecclésiologie et les réflexions entreprises sur la nature et la mission de l’Église lors du Concile Vatican II.

Sœur missionnaire au Cameroun

Sœur Geneviève Aubry, sœur de Broons, est une religieuse française en mission au Cameroun depuis 42 ans. « J’y repars dans trois jours », dit-elle d’emblée. « Beaucoup de prêtres africains arrivent pour l’été et moi je repars ! L’échange missionnaire, c’est ça, c’est aller. Depuis toujours, j’ai le besoin de me donner entièrement. Je me suis dis qu’on avait davantage besoin de moi loin. Mais c’est avant tout ma congrégation qui m’a envoyée ! »

Après avoir travaillé dans des hôpitaux publics au Cameroun pendant près de 20 ans, Sr Geneviève est envoyée dans une région reculée du pays. « Il y avait là un petit centre de santé mais les malades n’y étaient pas soignés. Je devais faire 140 km sur pistes pour amener les patients en urgence ambulatoire. Cela prenait quatre ou cinq heures… », raconte-t-elle. « Alors, une nuit que je rentrais seule, il y avait plein d’étoiles dans le ciel, je me suis dit : ‘Ça va changer’. Il faut un hôpital avec un bâtiment d’hospitalisation, un bloc opératoire et un médecin. » L’évêque du lieu hésite, pense au budget que cela demanderait…

« Dieu savait que j’allais foncer »

Des sociétés forestières s’engagent alors à fournir du bois, d’autres donneront des taules, si bien qu’au bout d’un an et demi, une grande fête est organisée. « Les patients venaient tellement nombreux qu’il a fallu construire une pédiatrie et une maternité. Dans un petit bâtiment, nous avons placé les malades de la tuberculose. Aujourd’hui, nous avons 80 lits. Chaque malade a sa chambre et peut recevoir sa famille. » Sr Geneviève en est certaine, sans la foi, tout cela n’aurait pas été possible. « Dieu s’est servi de moi car il aime les pauvres. Il savait que j’allais foncer. »

Dans cette zone reculée du Cameroun, il n’y a non plus d’école catholique. Un établissement voit le jour en 2015. « Il fallait commencer par leur apprendre à lire, les élèves avec de grandes lacunes », se souvient-elle. « Mais cette année, pour la première fois, certains sont allés jusqu’au certificat d’études. »

Konogan, volontaire laïc

Durant cette journée inter-églises tournée vers l’accueil de prêtres missionnaires durant l’été, Frère Denis Chamaret – responsable diocésain de la Mission Universelle, avait invité Konogan, un jeune Costarmoricain parti deux ans au Togo en mission humanitaire avec la DCC, Délégation Catholique pour la Coopération. Avant de projeter un petit film sur son expérience, celui–ci est revenu sur ses motivations qui l’ont poussé à partir.

« Je suis infirmier depuis 2015 et alors que j’exerçais en CDI près de Dol-de-Bretagne, j’ai eu envie de sortir de ma zone de confort. J’ai décidé de partir avec la DCC pour une durée d’un an à l’origine… et plus longtemps si affinité ! », explique-t-il. « J’ai été envoyé à Sokodé, au Togo, dans un centre médical géré par la Communauté du Puits de Jacob« , issue du Renouveau Charismatique De retour en France depuis quelques semaines, Konogan a vécu « un vrai choc culturel » et a dû « réapprendre des codes » qu’il avait perdus. « Revenir m’a demandé une vraie réadaptation ! »

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