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Actualité

Sortie du rapport statistique 2018 du Secours Catholique

Comme chaque année, le Secours Catholique – Caritas France vient de publier son rapport statistique qui rend compte de l’état de la pauvreté en France. En écoutant et en portant la parole des personnes en difficulté, l’association contribue à la compréhension des causes de pauvreté et fait émerger des propositions.

Décryptage en vidéo

Pauvreté en France : 4 minutes pour comprendre les chiffres-clés du rapport statistique 2018 du Secours Catholique – Caritas France.

Édito de Véronique Fayet [Extraits]

« Au Secours Catholique, nous rencontrons de plus en pus de personnes sans ressources (près d’un ménage sur cinq rencontrés), trop souvent dans un logement non fixe et non durable  (un ménage sur trois rencontrés). Faute de ‘rentrer dans les cases’, des hommes et des femmes des familles vivent dans des conditions indignes.

« Nous avons donc aujourd’hui besoin d’un nouveau contrat social qui n’exclut personne. Pour ce nouveau contrat social, nous avons besoin d’un engagement de tous. Cela passe aussi par la reconnaissance des contributions à la société française des plus fragiles, qui prennent soin de leurs proches, au risque de l’épuisement.

« Nous avons besoin aussi d’agir dans la confiance et de se faire confiance, pour faciliter les relations avec une administration complexe, mais dont les agents sont désireux d’être au service du bien commun. Enfin, une protection sociale pour le XXIème siècle est un engagement à n’exclure personne.

« L’heure de l’engagement et des choix a sonné. L’heure d’éradiquer la grande pauvreté comme l’a annoncé le président de la République ; l’heure de s’attaquer aux causes des inégalités comme le propose le Secours Catholique, en remettant la finance au service de l’intérêt général. »

Véronique Fayet,
Présidente nationale du Secours Catholique

La presse en parle

Chiffres au niveau national

En 2017, les femmes représentent 56,1% des adultes rencontrés. Cette part, en augmentation lente mais régulière depuis les années 2000, marque une baisse inédite en 2017. Le profil des femmes de nationalité française est différent de celui des femmes étrangères accueillies : 40% d’entre elles sont des mères isolées et 30% des mères seules, en moyenne plus âgées, pour qui le soutien du Secours Catholique devient nécessaire en raison de leurs maigres ressources ou pension de retraite.

En 2017, les 20 à 45 ans représentent près des deux tiers des personnes soutenues. Chez les femmes, la part des moins de 40 ans atteint presque les trois quarts. Il s’agit des mères de famille pour 4 sur 5 d’entre elles. Chez les hommes, ce sont les jeunes adultes de moins de 25 ans  qui paraissent les plus fragiles. 60% d’entre eux sont des hommes seuls, en majorité des étrangers, notamment en situation irrégulière ou en attente de régularisation.

La proportion d’étrangers soutenus par l’association continue d’augmenter en 2017. 42% des personnes de référence des ménages rencontrés sont de nationalité étrangère, soit une croissance de trois points par rapport à 2016, et de douze points depuis 2010. Les étrangers représentent désormais près d’un homme sur deux et plus de deux femmes sur cinq rencontrées. Par ailleurs, 46% des enfants concernés par les activités du Secours Catholique au travers de leur famille vivent au sein de ménages dont la personne de référence est étrangère, et sans statut légal stable pour la moitié d’entre eux.

Analyse au niveau régional

La Bretagne est aujourd’hui un territoire où vit un Français sur vingt. En 2017, la région a connu une croissance du nombre d’emplois salariés plus importante (+1,3%) que celle de l’ensemble de la France (+0,8%). La Bretagne continue d’avoir un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale (7,4% contre 8,6% au 4ème trimestre 2017). Néanmoins, le nombre d’inscrits à Pôle emploi continue d’augmenter (+0,8%, chiffre toutefois inférieur au chiffre national à +1,5%). Parmi eux, on observe une augmentation du nombre de personnes ayant 50 ans ou plus.

En 2017, 29.100 ménages ont été accueillis par les équipes du Secours Catholique, dont 69% avaient été orientés par les services sociaux. Les demandes les plus souvent exprimées sont l’écoute, le conseil et l’accueil, l’aide alimentaire et l’aide vestimentaire, pour respectivement 78%, 66% et 14% des personnes. Concernant l’âge des personnes de référence accueillies, on observe en 2017 que les moins de 25 ans sont un peu plus nombreux qu’au plan national (11% contre 9%).

En Bretagne, malgré une diminution de la part de personnes accueillies de nationalité française (de 76% en 2012 à 64% en 2017), celle-ci reste supérieure au niveau national (58%). Parmi les 36% d’étrangers, plus d’un tiers est originaire d’un pays d’Europe de l’Est, 40% sont issus d’un pays d’Afrique subsaharienne, et 9% d’un pays du Maghreb. Parmi les personnes étrangères originaires d’un pays hors Union européenne, 25 % ont un statut accordé, provisoire ou définitif, contre 38% au niveau national. La part de personnes déboutées ou sans papiers est passée de 9 à 13% entre 2012 et 2017.

Des propositions du Secours Catholique

Le Secours Catholique demande la modification du règlement Dublin qui laisse des personnes dans l’attente fragilisante de savoir dans quel pays leur demande sera étudié,  le droit au travail et à la formation aux demandeurs d’asile dès le dépôt de leur demande, et l’intégration de l’aide médicale de l’Etat (AME) dans la protection universelle maladie (PUMA), quel que soit le statut de la personne.

Selon le Secours Catholique, la politique du « logement d’abord » a fait ses preuves dans plusieurs pays d’Europe. L’association soutient sa mise en œuvre sur tout le territoire, et de permettre le maintien dans le logement pour les personnes en situation de précarité. Face à l’aggravation du non-accès à l’hébergement  d’urgence (en septembre 2017, seul un tiers des personnes appelant le 115 obtenaient une solution d’hébergement), le Secours Catholique rappelle le principe de droit à l’hébergement pour tous.

Le Secours Catholique rappelle que l’accès à l’alimentation est avant tout un droit humain, ainsi défini par le Rapporteur spécial des Nations Unies : « Le droit à l’alimentation est le droit d’avoir un accès régulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d’achats monétaires, à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, et qui assure une vie psychique et physique, satisfaisante et saine ».

Antenne des Côtes d'Armor

Secours catholique
Délégation des Côtes-d’Armor
 
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