Revivre la messe à la Concorde
Extrait de l’homélie du Pape Léon XIV :
« ‘Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive’ » (Jn 7, 37). Frères et sœurs, notre communauté assoiffée s’élance vers le Christ, source d’eau vive. […] Il ne s’agit pas tant d’une soif matérielle que d’une soif de sens, de vérité et d’accomplissement qui habite le cœur de chacun. Jésus répond à ce désir profond de relation, de communion avec Dieu, en qui réside la plénitude de la vie pour toujours. […]
« Lorsque nous croyons enfin notre recherche achevée et nos efforts récompensés, bien souvent le vide intérieur resurgit, plus profond encore. Alors, pour le combler, il se peut que nous recherchions de nouveaux plaisirs, que nous voulions posséder de nouvelles choses, que nous fassions tout pour nous ‘divertir’ afin de ne plus ressentir ce malaise intérieur ! […] La liturgie de la Parole de ce jour nous invite à sonder notre cœur : quelle est notre soif la plus profonde ? Que cherchons-nous vraiment dans la vie ? Nous aspirons tous au bonheur, à l’amour, à l’épanouissement. Mais à quelle source cherchons-nous à étancher notre soif ? Nous contentons-nous de biens matériels, de satisfactions immédiates, de petites idoles si nombreuses qui promettent monts et merveilles mais laissent notre cœur vide ? Baptisés, nous avons reçu l’eau vive dont parle l’Évangile, mais avons-nous vraiment rencontré le Christ personnellement ? »
Images fortes de la messe
Sous la devise « Pour que le monde ait la vie » (Jean 6, 51), le Pape vient lancer un appel à bâtir l’avenir avec confiance. Une visite apostolique n’est pas un déplacement diplomatique ordinaire. Le Pape vient d’abord comme pasteur.
« Les principes d’égalité et de fraternité qui inspirent votre société trouvent ici leur fondement : plus que des prescriptions légales, ce sont les choix radicaux et courageux d’un cœur libre. Faire nôtres ces principes n’est pas seulement un engagement moral : c’est choisir de devenir des hommes et des femmes authentiques, libres de tout compromis. » – PAPE LÉON XIV, STADE DE FRANCE (25 SEPTEMBRE 2026)
« J’ai souhaité vous rencontrer en ce lieu symbolique de l’Église en France. C’est pour moi une joie d’en avoir franchi le seuil, il y a instant, comme le font chaque jour des milliers de frères et de sœurs qui viennent ici du monde entier. Le simple fait d’y entrer nous met en face d’une beauté qui parle à notre cœur inquiet et l’appelle à la paix. […] La pauvreté des moyens n’empêche pas la mission, car c’est la grâce de Dieu qui permet la liberté intérieure et la sobriété de vie, afin de refléter un style évangélique. Dans tout cela, valorisez avec confiance la présence missionnaire des fidèles laïcs qui sont l’avant-poste vivant de l’Église aux carrefours du monde quotidien. […] Aujourd’hui plus que jamais, nous vivons dans une époque qui semble dépourvue de plénitude, de profondeur et de promesses. La noble simplicité du chant, de la parole, du geste liturgique peut représenter pour beaucoup une lueur d’espérance, une oasis de paix dans une société hyperconnectée et bruyante, où l’on peut faire l’expérience de la présence de l’Auteur du plus grand amour. »
« Pour savourer la proximité de Dieu et la fraternité humaine, il faut rejeter cette convoitise qui consume les relations sans rien donner en retour, et qui nous gave de choses sans nous rassasier. C’est là un style de vie qui pousse à tout avoir, mais à n’être personne ; à recevoir quantité de ‘j’aime’, mais à rester seul avec soi-même. Quand nous décidons de ne pas suivre ce style, nous commençons alors à tendre vers ‘la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur’. Il recherche la vertu, c’est-à-dire la force qui le rend bon et vrai. Chers amis, la dynamique qui caractérise l’existence chrétienne porte un nom précis : elle s’appelle chemin de sainteté. […] Pensons, par exemple, au bienheureux Marcel Callo, un jeune Français, scout et ouvrier qui, dans l’obscurité du camp de concentration, n’a pas cessé de tendre vers le bien, en restant libre intérieurement. Au fur et à mesure que nous avançons sur ce chemin de la sainteté, il apparaît clairement qu’il ne suffit pas d’éviter le mal : il faut choisir le bien. »
« Ô Notre-Dame de Lourdes, l’Immaculée Conception, en ce lieu béni où tu as parlé, avec tant de douceur et de tendresse, à sainte Bernadette, humble fille du peuple de France pour délivrer au monde un lumineux message de prière, de conversion et d’espérance, nous accourons vers toi avec confiance. […] Nous te prions, Notre-Dame, pour la France dont tu es la patronne et que tu as durant tant de siècles entourée de ta protection. Obtiens pour son peuple le don de la concorde fraternelle. Qu’il construise une société harmonieuse, bannissant toute violence et toute haine, permettant à chacun de travailler, de fonder sa famille et d’accomplir sa vie jusqu’au bout dans la tranquillité et la sérénité. Que les plus malheureux et les plus pauvres soient toujours soutenus. […] Mère très aimante, nous te présentons nos intentions personnelles les plus pressantes, en particulier celles des personnes malades et souffrantes ainsi que de tous ceux qui les accompagnent, venus puiser la force et la guérison à la source de Massabielle.