Juin 1940, Robert est fait prisonnier à Dunkerque et est envoyé au stalag 6-G en Allemagne. 6 novembre 1942, Henri prend la place d’un camarade, requis pour le Service du Travail obligatoire en Thuringe. 23 mars 1943, Jean monte Gare de l’Est, dans un train du STO pour Cologne. 24 janvier 1944, le père Pierre retourne à Dresde poursuivre sa mission d’aumônier clandestin auprès des travailleurs du STO… Ils sont 50, scouts, jocistes, religieux ou prêtres, requis, prisonniers ou envoyés comme missionnaires du Christ en Allemagne nazie. Ils ignorent qu’ils ne reviendront pas et que leur vie va illuminer les ténèbres les plus profondes. Reconnus bienheureux, ils ont été béatifiés le 13 décembre 2025 à Notre-Dame de Paris : 50 Français morts en haine de leur foi, martyrs de l’apostolat.
Ci-contre, Eugène LEMOINE. Le 17 mars 1943, à l’âge de 23 ans, il monte dans un train et quitte Saint-Brieuc, sa ville natale. Réquisitionné pour le STO, le Service du Travail Obligatoire, il arrive en Allemagne au camp de travail de Wittenberg. Il ignore qu’il ne reviendra pas et que sa vie va illuminer les ténèbres les plus profondes.
Un podcast produit par le diocèse de Paris. Écriture : Maryline Ricaud, à partir des archives du diocèse de Saint-Brieuc.

Le 13 décembre 2025, a eu lieu la messe de béatification de cinquante martyrs de l’apostolat à Notre-Dame de Paris, présidée par le cardinal Jean-Claude Hollerich, en présence de nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles. Au début de la célébration, la lecture de la lettre apostolique du pape Léon XIV a officialisé la proclamation des bienheureux et a a également fixé leur mémoire liturgique au 5 mai. Le Saint-Père a ainsi reconnu officiellement le martyre de ces cinquante témoins de la foi :
« Nous décidons, par Notre Autorité Apostolique, que les Vénérables Serviteurs de Dieu Raymond Cayré, Gérard Martin Cendrier, Roger Vallée, Jean Mestre, et leurs quarante-six compagnons, martyrs, qui ne craignirent pas d’offrir leurs propres vies jusqu’à l’effusion du sang pour apporter le témoignage de la consolation et du réconfort de l’Évangile, soient désormais appelés Bienheureux. »