
En cette belle fin d’été, nous étions invités à cheminer autour d’un lac pour célébrer le Temps pour la Création dont le thème est cette année, « l’eau vive », d’après Ézéchiel 47, versets 9 et 12, comme une puissante vision biblique d’espérance et de guérison écologique. Dans un contexte d’exil et de perte, l’image de l’eau vive qui coule du sanctuaire de Dieu révèle la guérison divine qui renouvelle la Terre, l’eau, la biodiversité et la responsabilité humaine envers toute la Création.
Après un pique-nique convivial tiré du sac, Dominique Salis – membre de l’équipe diocésaine Laudato Si – introduit brièvement notre rencontre œcuménique et lit la prière du Temps pour la Création 2026. Puis les marcheurs entament leur périple autour d’un lac presque vidé par la sécheresse estivale.

Les étapes de la balade spirituelle œcuménique
Lors de la première étape, Agnès Pascaraut, pasteure de l’Église Protestante Unie, pour les Côtes d’Armor, entame la lecture de la naissance de Moïse, sauvé des eaux du Nil par la fille de Pharaon, l’astuce de sa propre sœur et le lait de sa mère. Moïse nous accompagnera tout au long de notre marche. Agnès invite les participants à échanger leurs réactions à ce récit, deux par deux, en cheminant avec une personne inconnue.
La deuxième pause arrive vite. Le Père Maxime Le Diraison nous explique que le 1er septembre marque le début de l’année liturgique dans la tradition orthodoxe. Puis il lit la prière du Temps pour la Création de l’Église orthodoxe, avant une marche silencieuse.
A la troisième étape, Philippe Bernas lit la traversée de la mer Rouge par les Hébreux fuyant l’Égypte des Pharaons. Le Christ est le nouveau Moïse, baptisé dans le Jourdain. Le Père Bertrand Lunven dit une prière et nous repartons en chantant « Laudato Si’ Dieu de la Vie » avec François-Xavier à la guitare.
Marc Léon, protestant évangélique, évoque encore Moïse : « l’eau de Mara est amère » lors de la quatrième halte. Jésus annonce la venue de l’Esprit-Saint. Prière.
Après le premier pont, Agnès poursuit le récit de l’Exode. Les Juifs cherchent querelle à Moïse car ils manquent d’eau dans le désert.
Après le second pont, Helen Léon, protestante évangélique, récapitule les étapes précédentes et nous invite à une intériorisation silencieuse, une contemplation, puis à un échange en cheminant le long de la rive du lac.
A la septième étape, Philippe lit un appel du pape Léon XIV à la conversion écologique. Père Bertrand prie le Seigneur de la Vie : « Tu nous as donné le don de l’eau ».
Lors de l’ultime étape, Père Maxime cite l’enseignement de saint Grégoire de Nysse qui évoque à plusieurs reprises le rôle d’intercesseur assumé par le prophète Moïse. Prière.
Enfin, nous franchissons le barrage et rejoignons la prairie du départ où les échanges se poursuivent autour du goûter.

Organisateurs et marcheurs se disent enchantés de cette première balade écospirituelle. Vingt-six personnes de quatre confessions chrétiennes ont cheminé ensemble, rassemblés autour d’un même intérêt pour la sauvegarde de la Création. Parmi elles, on peut remarquer deux couples unissant une catholique et un orthodoxe, dont un avec leur bébé de sept mois, particulièrement sage… Un exemple vivant d’œcuménisme au quotidien !
Nous ne manquerons pas de vous signaler de futures actions communes autour de la Création.