
« Voyez comme ils s’aiment – Histoire contée et chantée des Epoux La Garaye », tel est le le titre du CD du groupe diocésain AVELIG. (15 euros).
A écouter :
- Madame La Contesse
- Un coeur ouvert
- Deux faces, un chemin
- Le goût des larmes
- Voyez comme ils s’aiment
- Devant toi
- Je répondrai
- Tu feras le bien
OÙ SE PROCURER LE CD ?
Maison Saint-Yves, 81 rue Mathurin Méheut, 22000 Saint-Brieuc

« Pour le bien des pauvres – Vie de Claude et Marguerite de la Garaye » (24,90€) – Jean-Marie Gueullette. Avril 2026. Editions du Cerf.
Quatrième de couverture :
Le souvenir demeure vif, en Bretagne, du dévouement hors-norme d’un couple exceptionnel : près de trois siècles après leur disparition, bien des familles gardent mémoire des « époux charitables ». Unis par un amour d’une rare sincérité au XVIIIe siècle, Claude et Marguerite de La Garaye ont profondément marqué les esprits par leur engagement au service des malades et des pauvres.
Il a 35 ans ; elle 29. Leur fortune, leurs talents, leur vie : tout sera désormais consacré aux plus démunis. Ensemble, ils soignent, innovent et servent. Éclatante démonstration de ce que la sainteté peut être vécue au cœur du monde, dans le mariage. Voici la biographie, scientifique et exemplaire, de ce couple dont la cause de béatification est aujourd’hui ouverte.
Dominicain, théologien et historien, le frère Jean-Marie Gueullette est président de la commission historique de l’enquête diocésaine en vue de la béatification des La Garaye.
En savoir plus sur Claude et Marguerite de la Garaye
Claude-Toussaint Marot de la Garaye est né le 27 octobre 1675 à Rennes et a été baptisé le 30 octobre suivant à l’église Saint-Germain. Il est issu d’une famille ennoblie par Henri IV. Marie-Marguerite de la Motte Picquet est née le 24 décembre 1681 à Vannes. Elle a été baptisée le même jour à l’église Saint-Pierre. Son père est un riche greffier en chef du Parlement de Bretagne.
De 1703 à 1710, le Comte de la Garaye et son épouse vont franchir les étapes d’une conversion profonde qui va les amener à changer radicalement de vie. C’est durant ces années qu’une question le préoccupe, que rapportent plusieurs témoins : « Suis-je donc sur la terre pour prendre des cerfs, pour tuer des loups et des sangliers ? À quoi me servira de passer ainsi ma vie dans des divertissements qui absorbent tous mes revenus et qui me font perdre un temps précieux dont il me faudra rendre compte à Dieu ? »
A la suite de leur conversion, les époux La Garaye décident d’accueillir les pauvres au château, dans un premier temps pour les nourrir, puis pour les héberger en cas de besoin. Malgré leur générosité, et leur engagement personnel dans l’accueil des pauvres, ils prennent vite conscience du fait que le soin des malades nécessite des compétences qu’ils n’ont pas. Ils prendront la route de Paris en 1714 pour acquérir les compétences nécessaires, Claude-Toussaint s’orientant principalement vers la chirurgie, quant à Marie-Marguerite vers l’ophtalmologie.
Qu’est-ce qu’une béatification ?
La béatification est l’acte juridique par lequel le pape autorise le culte public d’un chrétien décédé dont ont été reconnus les vertus héroïques, la réputation de sainteté et un miracle attribué à son intercession. Cette autorisation concerne l’église locale. A côté de cette dimension, essentielle, de culte public, il y a aussi la dimension d’exemplarité. Par la béatification et la canonisation, l’Église montre en exemple une vie chrétienne qui peut servir de modèle aux chrétiens d’aujourd’hui.
La béatification est une réponse du pape à une demande venant du peuple chrétien. Ce n’est jamais une initiative de la curie romaine. Cette première enquête, ouverte publiquement et solennellement par l’évêque, porte sur les vertus et le renom de sainteté. Lorsqu’elle est validée, cette Positio est examinée à Rome par une commission d’historiens, puis une commission de théologiens et enfin une commission de cardinaux. Au bout de ce processus, marqué par des votes à chaque étape qui conditionnent l’étape suivante, si le pape reconnait l’héroïcité des vertus, le serviteur de Dieu devient « vénérable ».