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Retour sur la célébration de l'appel décisif 2026 à Paimpol

En début de Carême, a lieu la célébration de l’appel décisif des catéchumènes par l’évêque. Cette célébration marque une étape sur le chemin catéchuménal de ces futurs chrétiens : ils sont désormais admis à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne aux prochaines fêtes de Pâques. Cette année, la célébration a eu lieu le dimanche 22 février en l’église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, à Paimpol.

Photos de l'appel décisif 2026

Célébration de l'appel décisif 2026 à Paimpol

En savoir plus sur l'appel décisif

« Je t’ai appelé par ton nom. » Chaque année, un nombre de plus en plus élevé d’adultes demande le baptême, et on observe le même phénomène chez les jeunes et adolescents, qui sont, eux aussi, appelés au baptême par leurs évêques. Aujourd’hui, l’Esprit est toujours à l’œuvre dans le monde et continue à interpeller des hommes et des femmes qui viennent frapper à la porte de notre Eglise. La célébration de l’appel décisif, marquant la fin du temps du catéchuménat, se veut l’écho de ce mouvement, de ce dialogue où Dieu ne cesse d’appeler tout homme et attend sa réponse libre, pleine et entière.

Lors du premier dimanche de Carême, dans tous les diocèses, l’évêque appelle publiquement par leur nom les catéchumènes et les invite à répondre personnellement à cet appel. Ce temps est aussi pour nous baptisés, un temps où nous pouvons reprendre à notre compte les questions posées dans ce rite de l’appel décisif : sommes-nous, nous aussi fidèles à l’écoute de la parole de Dieu annoncée par l’Eglise ? Vivons-nous dans la présence de Dieu en gardant cette Parole ? Autant de questions qui peuvent nous permettre chaque jour de répondre, chacun à notre manière : « me voici » (Is 6, 8). Nos communautés sont invitées à porter dans la prière ces catéchumènes pendant tout le temps du carême puis tout le temps pascal jusqu’à la Pentecôte, une fois qu’ils seront devenus néophytes par leur baptême.

Homélie de Mgr Denis Moutel (extraits)

« Carême, cela veut dire quarante. Quarante jours, c’est le temps de votre ultime préparation. Dans vos lettres pourtant, vous me dîtes combien ce temps a été bon pour vous. Dieu vous a rejoints quand vous étiez prêt : ‘C’était le bon moment pour unifier mon âme en mille morceaux’. Votre foi, c’est comme une ‘graine enfouie sous la terre, travaillée en silence, jusqu’au jour où elle perçoit la lumière et comprend vers quoi elle doit grandir.’ Un temps assez long. C’est qui convient pour que votre liberté soit respectée. Le Seigneur ne nous fait jamais violence. Cette présence était ‘comme un feu brûlant qui ne se consume pas, comme un amour immense et pur…’ Il vous a tendu la main, il vous a révélé sa bonté, son amour et son réconfort.

« Le désert, c’est la découverte d’une présence aimante quand l’œil n’est plus arrêté par des choses extérieures. Notre écoute n’est plus encombrée de bruits envahissants. Alors nous pouvons voir les choses autrement. Nous pouvons écouter et découvrir la présence de Dieu au plus intime du cœur. Il nous parle et Il nous appelle. Vous faites la découverte qu’il n’est pas impossible de croire en Dieu. On l’avait effacé du paysage et enfermé dans son ciel en fermant la porte à double tour pour qu’il ne vienne pas nous déranger. Dieu vous a parlé et continue à parler, alors que, parfois, nous n’aviez pas entendu parler de Lui. Ceux qui vous ont accompagnés vous ont aidé à reconnaître l’Amour du Père sur le visage de Jésus.

En faisant le signe de la croix, en lisant la Bible, en entrant dans une église, puis en participant à la messe, vous avez compris que les chrétiens se réunissent le dimanche autour de Jésus Christ ressuscité. Dans nos vies parfois éprouvées ou un peu compliquées, il est beau de comprendre que ‘nous pouvons nous approcher de Dieu, même à travers la souffrance’. L’un d’entre vous écrit avec beaucoup de force : ‘ça y est, j’ai enfin accepté le Christ.’ En vous préparant aux sacrements de Pâques vous voulez bien accepter que le Christ vienne vous aimer. Il nous rend capables d’aimer, avec nos faiblesses, nos batailles perdues. Il nous invite toujours à repartir quand nous sommes perdus, en panne d’espérance. Nous l’avons chanté avec les mots du Psaume 50 : ‘Seigneur, rends-moi la joie, rends-moi la joie d’être sauvé !’

Nous avons un ami intérieur, un avocat, un merveilleux messager des choses de Dieu : l’Esprit Saint. C’est un ami qui nous met en mouvement, qui nous fait sortir du sommeil, de la torpeur, du fatalisme. Le carême, c’est quand nous nous laissons faire par l’Esprit. Nous voulons réapprendre à vivre en présence de Dieu qui nous aime. Pour cela, l’Esprit Saint fait des ponts, crée des relations et remet en mouvement ce qui s’était arrêté en nous. Bon temps de carême, bon chemin vers les sacrements de Pâques … laissons-nous pousser par l’Esprit !

Mgr Denis Moutel
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