Le diocèse en pèlerinages à Lourdes, du 4 au 10 septembre !

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Actualité

Partez en pèlerinage à Lourdes avec le Diocèse !

Du mardi 4 au lundi 10 septembre se tient le pèlerinage diocésain Lourdes pour les pèlerinage.
Des petits reportages seront régulièrement publiés dans cet article. N’hésitez pas à venir les découvrir tout au long de cette semaine !
Présidence : Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier. Prédication : Serge Kerrien, diacre.

Suivez les pèlerins au quotidiens !

Album-photo – Lourdes 2018

Pèlerinage à Lourdes 2018

1014 pèlerins – dont 360 pèlerins inscrits en paroisse, 183 pèlerins malades hébergés à l’Accueil Notre-Dame et 471 hospitaliers (dont près de 100 jeunes) – sont actuellement à Lourdes pour le pèlerinage diocésain accompagnés de Mgr Denis MOUTEL.

Après un long trajet en car d’une dizaine d’heures, les pèlerins sont arrivés fatigués mais heureux à leurs hébergements. Les hospitaliers, nouveaux et aguerris, se sont mis, dès la sortie du car, au service des malades.

24 cars ont été affrétés par le Service des pèlerinages ; cars qui sont partis des quatre coins du diocèse de Saint-Brieuc. Désormais, l’heure est au recueillement sous le regard bienveillant de la Vierge Marie.

La matinée fut consacrée à la visite de Lourdes et à la découverte du Sanctuaire. L’occasion d’aller à la rencontre de quelques pèlerins recueillir leurs premières impressions sur ce début de pèlerinage.

  • Témoignages

> René, paroisse de Saint-Brieuc

Un pèlerinage est toujours une mise en route. On se prépare à se mettre en chemin avec Marie et Bernadette depuis plusieurs jours mais aussi avec le Christ, bien sûr. C’est la sixième année consécutive que je participe à ce pèlerinage. J’ai eu des problèmes de santé et c’est important pour moi de revenir tous les ans. C’est toujours un renouvellement. Par l’intermédiaire de Marie, on reçoit des grâces. Il faut se laisser transformer, c’est très important. Nous avons fait un circuit à partir de la fontaine en référence à l’eau qui fait vivre et l’eau du baptême. Lourdes est un événement particulier, c’est un grand rassemblement diocésain. Ce sont des moments forts.

> Père Hubert Forget, prêtre du diocèse

Ce début de pèlerinage est tout à fait tranquille. On visite et on se met tout doucement dans l’ambiance du pèlerinage. Je me sens déjà dans cette ambiance ! J’ai l’impression que tout le monde arrive plus ou moins apaisé, attendant des choses mais sans frénésie et l’ambiance générale est assez cool. Je n’ai pas eu encore beaucoup de contact avec les jeunes hospitaliers, je les vois passer par petits groupes mais j’irai très vite les saluer, déjà les scouts que je suis qui sont parmi les hospitaliers. Je crois qu’ils sont un peu comme moi, ils regardent tout. C’est un pèlerinage en douceur.

> Nicolas, hospitalier de 17 ans

C’est la deuxième fois que je viens à Lourdes mais la première en tant qu’hospitalier. Pour l’instant, ça se passe plutôt bien, les rencontres sont belles. Ce matin, on a aidé pour le service en chambre à l’Accueil Notre-Dame. On a surtout observé, j’espère que demain, je serai plus actif. On voit bien que certains pèlerins ont du mal à se mouvoir, il faut les aider dans les gestes du quotidien. Hier soir, on a pu voir une veillée mariale, c’était joli avec les flambeaux qui s’élevaient vers le ciel et les Ave Maria qui retentissaient dans le Sanctuaire. Souvent, certains jeunes demandent si on peut croire à l’apparition de la Vierge Marie dans une grotte. C’est toujours difficile de croire mais c’est aussi ça le christianisme. Moi, je plonge dedans et je ne me pose pas trop de questions sinon je n’arrive plus à dormir !

  • Célébration eucharistique d’ouverture

A15h a eu lieu la célébration eucharistique d’ouverture présidée par Mgr Denis Moutel à l’église Sainte-Bernadette en présence de l’ensemble des pèlerins ; messe retransmise en direct sur RCF Côtes d’Armor. Dans son homélie, Serge Kerrien – diacre permanent – a souligné que « Dieu s’est fait proche des hommes. Cette présence est réelle et concrète dans la vie de tous les jours ». En prenant appui sur l’Évangile autour des Noces de Cana, Serge Kerrien a rappelé que « Jésus ne rejette pas la demande de Marie, il l’invite à la patience et à la foi. Ce premier miracle de Jésus peut apparaître comme anecdotique mais  il n’en est rien. On est face à une révélation fondamentale qui nous concerne tous et qui donne sens à notre pèlerinage. Marie a repéré un manque, elle ne cherche pas à le combler car elle sait que Jésus peut le faire ». Ce dernier a expliqué que « dans nos vies, on manque souvent de vin qui symbolise toutes nos carences – physique, morale, affective -. Dans ces situations, nous sommes démunis. De l’eau fade de nos vies, Dieu peut en faire un vin exceptionnel. Encore aujourd’hui, Dieu entend nos besoins ». Serge Kerrien a conclu par des questions directement posés aux pèlerins. « Sommes-nous prêts à entendre ce que le Christ nous demande de faire et à sortir de nos surdités ? Sommes-nous prêts à déposer nos manques et nos soifs aux pieds de Marie avec la simplicité de Bernadette ? ».

A la suite de la célébration eucharistique d’ouverture, les pèlerins de l’hospitalité diocésaine étaient invités à se rendre à la grotte où les attendait Mgr Denis Moutel. A 21h, devait se tenir le Chemin de croix en Montagne mais la pluie et les orages ont obligé les organisateurs à repousser ce temps-fort quand la météo le permettra.

Cette journée a débuté par une messe eucharistique à la Grotte avec l’ensemble des pèlerins du diocèse de Saint-Brieuc.

  • Extraits de l’homélie de Serge Kerrien, diacre

Marie est heureuse de sa maternité mais il y a un plus grand bonheur encore, un bonheur infiniment plus grand que d’être la mère du Christ. La grandeur de Marie, c’est qu’elle a su accueillir et garder la Parole de Dieu. Regardez le fond de cette grotte. Bernadette y a creusé, elle tombe sur de l’eau boueuse. ‘Allez boire à la source‘, disait la Vierge Marie. Bernadette l’a fait parce qu’elle a la foi et qu’elle a confiance.

Ce matin, nous sommes invités à prendre le chemin du bonheur. Je vois devant moi des jeunes. A l’école, durant vos études, vous allez lire des quantités de textes plus magnifiques les uns que les autres. Mais jamais on ne vous fera lire la Bible. Si vous souhaitez savoir ce qu’est d’être heureux, lisez la Bible. En méditant la Parole de Dieu, nous donnons corps au Christ aujourd’hui avec un visage qui sourit, des yeux qui accueillent, des mains qui prennent soin et un cœur qui écoute.

Comme Marie, nous portons des choses qui nous dépassent. N’ayez pas peur de faire de la Parole de Die votre nourriture de tous les jours, ou au moins tous les dimanches. Chez les Pèlerins d’Emmaüs, le désespoir devient espérance, la nuit devient lumière et la déception devient désir du Christ.

Au terme de la célébration eucharistique, les malades étaient libres de se rendre à la Grotte alors que les jeunes hospitaliers avaient un point information avec leurs encadrants. L’après-midi, les pèlerins se sont rendus à une célébration pénitentielle à l’église Sainte-Bernadette. En introduction à la messe, Mgr Denis s’est exprimé sur le drame de la pédophilie. [Lire sa prise de parole].

  • Extraits de l’homélie de Serge Kerrien, diacre

Aimer comme le Christ, c’est éviter de transgresser les 10 commandements. S’abstenir de transgresser les 10 Commandements est un bon début mais cela n’atteint pas la hauteur de l’amour qui ne peut pas se limiter à des interdits. L’amour commence là où la justice s’arrête.

Quand Dieu donne sa grâce, Il n’attend rien en retour. L’amour que nous propose Jésus ne sont pas que des paroles, des sentiments superficiels. L’amour ne consiste pas seulement en des dons ou des services. Cela n’est pas suffisant.  L’amour consiste à donner à l’autre la place qui est la sienne. Et c’est sur cela que nous serons jugés. ‘Ce que vous avez fait au plus petit, c’est à moi que vous l’avez fait’, disait le Christ. Nous ne serons pas jugés sur nos idées mais sur les actes que nous posons.

Au cours du pèlerinage, le Christ nous incite à aimer les uns les autres comme Il nous a aimés. Nous comprenons que notre amour a besoin d’être vivifié. La mesure de l’amour de Dieu est sans mesure.

Cette journée s’est conclue par une procession eucharistique à la basilique Saint-Pie X présidée par Mgr Denis Moutel.

  • Témoignages

> Paul-Hervé, séminariste et hospitalier

C’est la deuxième fois que je viens en tant qu’hospitalier mais cette fois-ci avec plusieurs casquettes : d’accompagnement d’un groupe de jeunes hospitaliers, de présence aux célébrations, de service en chambres mais aussi d’animation au sein de la Pastorale des Jeunes. C’est une grande joie, mais aussi une toute nouvelle expérience que d’accompagner des malades qui ont chacun un type de handicap différent. Pour de nombreux jeunes, ils viennent en « stage » à Lourdes auprès des malades alors que je pense qu’ils ont quelque chose à vivre dans la relation. Comment l’Église peut apporter un message dans ces rencontres qu’ils vont vivre ?

> Christiane, paroisse Notre-Dame de la Mer

Une fois de plus, c’est un pèlerinage très enrichissant. Cela fait 18 ans que je participe au pèlerinage diocésain à Lourdes. C’est toujours un temps intense qui nous aide à repartir en paroisse. C’est un temps-fort en diocèse et, à Lourdes, nous voyons l’universalité de l’Église avec les différents peuples et les différentes langues. Cela nous prouve que nous ne sommes pas tout seuls. Les malades nous donnent une leçon parce qu’ils sont toujours souriants, remplis d’espérance. Lourdes est un lieu merveilleux que tout paroissien devrait connaître.

> Marie-Thérèse, hospitalière depuis 10 ans

Il y a beaucoup de fraternité sur le pèlerinage, beaucoup de joie sur les visages. Les gens donnent beaucoup d’eux-mêmes mais on est récompensé. J’ai voulu m’engager au sein de l’hospitalité diocésaine pour faire un peu plus pour tout le monde, d’aider les autres et s’oublier soi-même surtout. Ça m’arrive d’avoir des retours de pèlerins malades mais aussi de jeunes hospitaliers. Ils nous remercient de les avoir mis sur un parcours. C’est magique. Lourdes, pour moi, c’est magique. Cela fait chaud au cœur de voir tous ces jeunes. Il faut y encore y croire.

La journée s’est ouverte avec une célébration eucharistique à l’église Sainte-Bernadette, célébration retransmise en direct sur RCF Côtes d’Armor.

Mgr Denis Moutel également en direct sur RCF Côtes d’Armor. Réécoutez l’émission > ici <.

  • Extraits de l’homélie de Serge Kerrien

Quand je regarde l’actualité du monde, je constate qu’on ne vit qu’en dévorant l’autre pour des raisons politiques ou économiques. On se bat pour un bout de terrain ou une branche qui dépasse. Des familles entières se déchirent. Même dans nos paroisses, nous avons la tentation d’imposer nos volontés. Nous voulons avoir, nous voulons commander, nous voulons diriger ; et souvent en consommant la vie des autres, en l’utilisant à notre profit, en nous enrichissant sur leurs misères.

Je n’ai pas envie de vous culpabiliser, ce n’est pas le but. Mais il faut avoir conscience de nos attitudes réelles. Nous devons être conscients de nos attitudes pour regarder avec d’autres yeux le repas du Seigneur et le lavement des pieds. Dans son dernier repas avec ses disciples, Jésus donne sa vie en partage. Il se donne pour que nous devenions pain et vin pour nos frères et pour le monde. Si le Christ donne sa vie pour que nous donnions la nôtre à notre tour, je ne peux plus être ce prédateur qui veux imposer sa volonté partout.

Jusqu’au bout, j’ai à devenir celui qui donnera sa vie. Jésus nous entraîne sur le don de la vie totale. Si Dieu se fait nourriture dans l’eucharistie, c’est pour que nous vivions en serviteurs.  Dieu n’est pas une idole devant qui on se met à genoux comme chez les païens. C’est l’inverse, c’est Dieu qui se met à genoux devant nous en prenant nos misères.

A vous les hospitaliers que j’admire tant, quand vous lacez des chaussures, quand vous faîtes une toilette, quand vous vous penchez sur un malade, vous êtes l’image fidèle de ce Dieu à genoux. Si vous y réfléchissez bien, Dieu vient à nous pour se donner. En servant les autres, les plus petits et les plus pauvres, nous sommes totalement eucharistiques. C’est ça d’être fidèle à ce que dit le Seigneur. A votre tour, donnez votre vie par amour.

Au terme de la célébration eucharistique s’est tenue une catéchèse du père Anne-Guillaume, chapelain au Sanctuaire, salle Saints Côme et Damien.

  • Extraits de la catéchèse du père Anne-Guillaume

Dans l’Évangile de Saint Jean [Noces de Cana], il est dit : « Il n’y avait plus de vin » alors que Marie dit : « Ils n’ont pas de vin ». Elle veut nous parler d’autre chose. Dans un langage imagé, le manque de vin est un manque ancré depuis toujours. Elle parle de la grâce dont elle est comblée. En l’appelant « Femme », Jésus élève sa mère au niveau de la nouvelle Eve. Il faut tout lire au second registre. A la fin des Noces de Cana, la foi est révélée.

A Bernadette, Marie dit : « Ce que j’ai à vous dire, ce n’est pas nécessaire de le mettre par écrit » car tout cela se trouve déjà dans les Écritures. Quand Marie révèle la source en disant : « Allez boire à la fontaine et vous y laver« , c’est l’écho à Jésus : « Faîtes tout ce qu’Il vous dira ».

Marie est la première et la seule à faire tout ce qu’Il dit, à écouter, à accueillir, à recevoir la Parole du Christ. Marie est inimitable mais elle nous invite à être, nous aussi, dociles. Faisons le choix de Marie et soyons des disciples du Christ. Jamais nous n’arriverons à être totalement dociles si nous ne faisons pas le choix de Marie comme mère. Le jour de notre baptême, Jésus nous a fait la promesse que nous étions lavés de nos péchés par la foi. Nous sommes les enfants de Marie et les disciples de Jésus.

En parallèle de cette catéchèse, se déroulait un temps de préparation pour ceux qui souhaitaient recevoir l’onction des malades, qui se déroulera demain dans le cadre d’une célébration eucharistique à la basilique Saint-Pie X.

Ce soir s’est déroulé la procession mariale aux flambeaux à laquelle a participé le diocèse de Saint-Brieuc aux côtés d’autres diocèse français mais aussi étrangers. Le chapelet a été récité en différentes langues.

  • Témoignages

> Père Didier Samné – Curé au Burkina Faso en mission d’été sur la paroisse ND de la Mer

C’est la deuxième fois que je viens à Lourdes mais la première avec le diocèse de Saint-Brieuc. Je suis touché par la foi des pèlerins et le nombre qui passe à la Grotte. J’ai pu visiter Bartrès, c’était merveilleux. Nous avons visité la bergerie tout près de là où Bernadette a grandi. C’était émouvant. Je suis venu à Lourdes parce que la rencontre avec la Vierge Marie est importante pour moi. Chaque fois, c’est comme une première fois à Lourdes. La rencontre est renouvelée. La Vierge Marie nous fait connaître de nouvelles facettes de la foi. A tous les pèlerins qui ne sont pas encore venus à Lourdes, je leur dirai : « Viens et tu verras ». Lourdes, ça ne se rencontre pas, ça se vit.

> Serge Kerrien – Pèlerin, diacre et prédicateur

C’est important pour moi de revenir chaque année à Lourdes. C’est un lieu de ressourcement spirituel et de rencontre avec des personnes du diocèse où se construit une Église diocésaine à visages multiples. Cela fait 25 ans que je viens à Lourdes et ce qui me touche le plus, c’est la piété simple et belle des gens. C’est réellement une piété populaire. C’est une foi simple qui n’est pas dans de grands discours mais les gestes et dans le bonheur d’être croyant. Lourdes, c’est une expérience unique et une chance à la fois humaine et spirituelle.

> Annick, 81 ans – Pèlerine de l’Accueil Notre-Dame

Le pèlerinage à Lourdes se passe très bien, je suis contente d’être là. Ce n’est pas la première fois que je viens ici, ça fait maintenant neuf ans. Cette année, je ne suis pas dans la même chambre mais ce n’est pas grave. Je me fais des amies. Je viens pour essayer d’aller mieux car mes mains et mes jambes sont malades. Je dois me rendre à l’hôpital pour mes veines notamment. Aujourd’hui, je vais aux piscines et demain, nous attendons la catéchèse de Gaëtan [séminariste et diacre]. Il a bien travaillé, il va bientôt devenir prêtre !

La journée a débuté avec une célébration eucharistique à la basilique Saint-Pie X où les pèlerins qui le souhaitaient ont pu vivre l’onction des malades.

  • Extraits de l’homélie de Serge Kerrien

Joseph est un homme juste aux yeux de Dieu. Il a accepté une situation pas simple.  Sa fiancé est enceinte et il n’est pas le père. Dieu lui parle au fond du cœur. Il ne comprend pas tout mais il fait confiance. Joseph est un modèle de foi. Ce qu’il a vécu nous concerne tous, et tout particulièrement nos frères malades. Quand notre corps va mal, quand l’âge et la maladie nous rendent dépendants, quand le handicap nous marginalise, il est facile de faire des reproches à Dieu. Joseph pourrait en faire mais il ne dit rien. Il accueille et il laisse Dieu faire. Il ne formulera pas un mot de reproche et fera totalement confiance. Ce matin, comme tout au long de notre pèlerinage, c’est cette attitude qu’il faut avoir. Accueillir notre corps, notre âge comme il est. Il ne s’agit pas de ressembler à des tops modèles. C’est accepter notre situation et accueillir la grâce que Dieu nous donne, accueillir la grâce sur notre corps et dans notre cœur.

Nous qui allons assister à l’onction des malades, alors que nos frères malades sont marqués dans leur chair, laissons-nous aussi marquer dans notre cœur qui sont aussi un peu malades. Joseph a su, tout le reste de sa vie, regarder le visage de Jésus et y lire la tendresse de Dieu. Vous qui êtes malades, frères pèlerins, sachez lire la tendresse de Dieu et, avec vous, nous serons sauvés. Dieu vous donne la foi pour que votre corps ne chancelle pas. En vous donnant sa grâce, Dieu vous dit « Ne crains pas ». Ayez confiance, ce geste d’onction tracé sur votre corps vous dit que le Christ ressuscité agit en vous. Même assis sur un fauteuil ou couché sur un brancard, vous vivez en ressuscité de l’amour de Dieu. Ce geste vous dit que la Parole de Dieu agit en vous comme elle a agit en Marie et Joseph. Vous êtes indispensable à l’Église. Nous avons besoin de votre témoignage de foi et de votre prière.

J’entends dire des malades qu’ils ne servent à rien. Même si ton corps refuse de marcher, ta foi n’est pas morte et ta prière nous sert à tenir dans la foi.  Le Christ redit que votre foi, que votre témoignage sont riches des fruits de la grâce. Vous êtes notre richesse. Quelque soit vos angoisses et vos souffrances, vous êtes aussi des témoins de la Bonne Nouvelle. Par le Christ, Dieu a montré qu’Il était présent auprès de l’homme, qu’Il était un Père et que son Fils a le visage de la bonté. Prenons-le chez nous comme l’a fait Joseph et Marie. Ouvrons-lui notre porte pour le meilleur. De nos faiblesses, Il en fera une force de foi parce que la volonté de Dieu à un nom : c’est l’amour.

L’après-midi, un chemin de croix était organisé pour les pèlerins malades, suivi du témoignage de Gaëtan Lormel, séminariste et diacre du diocèse de Saint-Brieuc. Plus de 200 pèlerins costarmoricains ont assisté à son témoignage.

  • Extraits du témoignage de Gaëtan Lormel

J’ai 41 ans, je suis natif de Pléven (paroisse de Plancoët) et j’ai été ordonné diacre en vue du ministère de prêtre. Mes parents étaient ouvrier. Mon père était chauffeur et ma mère, couturière. J’ai vécu toute mon enfance avec mes parents et mes grands-parents sous le même toit. J’ai fait un lycée agricole où j’ai obtenu mon Bac, puis j’ai décidé de travailler en tant que salarié agricole dans une exploitation près de chez moi. Je suis parti faire mon service militaire… pas très loin de chez moi, à Dinan pendant dix mois.

Durant mon enfance, ma grand-mère me faisait réciter les prières. J’ai dû suivre le catéchisme et pour ma confirmation, mes grands-parents m’ont offert un pèlerinage à Lourdes. C’était surtout pour leur faire plaisir mais quand je suis revenu, j’étais sûr que j’avais revenir. A l’âge de 18 ans, je me suis engagé en tant qu’hospitalier et depuis, je n’ai jamais arrêté. Peu à peu, j’ai intégré l’EAP de ma paroisse, puis je suis devenu guide funéraille. Je me suis donné pour rendre les gens heureux. J’ai également intégré le conseil municipal pour défendre les travaux de la petite église de Pléven. Mgr Lucien Fruchaud [évêque émérite du diocèse de Saint-Brieuc] avait accepté de venir inaugurer le début du chantier. Il m’avait alors dit : « C’est bien que de vouloir rénover les petites églises mais il faut penser aussi à renouveler l’Église universelle. Gaëtan, as-tu déjà pensé à devenir prêtre ? »

C’était une question que je me posais depuis de nombreuses années. J’ai finalement intégré la Maison Charles de Foucauld à Saint-Pern (35). Cette année propédeutique a été assez difficile pour moi car j’étais coupé de tous mes engagements, de mon travail que j’aimais beaucoup et de mes amis qui comptent beaucoup pour moi. Je n’avais pas de doute sur ma vocation mais j’avais peur de ne pas y arriver au séminaire, de ne pas réussir les devoirs qu’on nous demandait car je ne suis pas scolaire. Par exemple, je ne connaissais pas Aristote et Platon.

Le premier à qui j’ai dit que j’allais devenir prêtre, ce fut à un collègue de travail. Il m’a répondu : « J’ai toujours rêvé d’avoir un ami prêtre et ce sera toi ». Il est alors descendu de son camion, il m’a pris dans ses bras et il s’est mis à pleurer. Je pensais que mes amis allaient être indifférents à ma vocation mais un couple d’amis qui voulait faire baptiser leur bébé a décidé d’attendre que je sois ordonné diacre pour que je puisse le célébrer.

Je n’ai jamais pensé être ordonné prêtre pour un autre diocèse que celui de Saint-Brieuc. Je suis un vieux indéracinable. Pourquoi j’ai voulu devenir prêtre ? L’Hospitalité y est pour beaucoup. A Lourdes, j’y ai appris à aimer à se donner pour les autres. Plus on est heureux et plus on a envie de donner. La figure qui m’a le plus marquée, c’est Sainte Bernadette. Elle disait que Dieu a choisi la plus pauvre de Lourdes, moi je dis que Dieu à choisi le plus pauvre de Pléven. Je suis de la génération Jean-Paul II. Il a eu une vie difficile et il a perdu ses deux parents jeune comme moi.

J’aime beaucoup la parabole du Fils prodigue. Dans notre société, il y a beaucoup de gens qui tombent ou qui trébuchent. Il faut que tout le monde sache que nous sommes aimés de Dieu, pas seulement ceux qui vont à la messe tous les dimanches. Que m’inspire le thème d’année, « Faites tout ce qu’il vous dire » ? Je dirais que je fais du mieux que je peux. Il ne faut jamais dire non aux appels du Seigneur car s’ils nous appellent, c’est que nous sommes capables d’y répondre.

Le jour de mon ordination diaconale [en juin 2018 à Loudéac], c’était le jour de la fête des pères et l’anniversaire de mon frère. Je crois vraiment aux signes de Dieu. Beaucoup de gens sont venus à la célébration, même des personnes que je n’attendais pas. Désormais, j’ai célébré deux baptêmes, deux mariages et l’enterrement de mon oncle. Ces familles font parties maintenant de mes prières quotidiennes.

Dès que je suis à Lourdes, j’ai envie de déplacer des montagne. C’est mon poumon, c’est la source de mes « oui ». Le lieu m’a aidé à surmonter les difficultés. Si je n’avais pas connu l’Hospitalité, je pense que je serai resté éloigné de l’Église.

Au terme de la journée, l’Hospitalité diocésaine a organisé un goûter dans le Sanctuaire, à l’écart. Un moment convivial pour rassembler les pèlerins inscrits en paroisse, mais aussi ceux hébergés à l’Accueil Notre-Dame. Une partie du groupe Avelig présent a interprété quelques chants avant que ne débute des danses bretonnes. Des prêtres, ainsi que Mgr Denis Moutel, se tenaient disponibles pour des confessions individuelles pour les pèlerins et hospitaliers.

  • Témoignages

> Sœur Marie-Claire, paroisse de Saint-Brieuc

Venir à Lourdes, c’est d’abord un service que d’encadrer les 12 pèlerins de la paroisse de Saint-Brieuc, pour que tout se passe bien et dans la paix. Les personnes – souvent âgées – se sentent rassurées. Elles ont souvent besoin d’être guidés au quotidien, comme rappeler les horaires du lendemain ou les temps-forts. Personnellement, cela fait huit ans que je viens à Lourdes. Appartenant à une communauté religieuse mariale, c’est un lieu qui fait écho en moi. Mes parents venaient déjà régulièrement et à mon tour, j’ai eu le désir de découvrir le message de Lourdes. C’est un lieu de prière où se croisent des gens de tous les continents et où l’on peut rencontrer les malades. C’est beau de voir de jeunes hospitaliers au service. Moi qui étais dans l’enseignement, cela me réjouit de voir des étudiants donner de leur temps pour les autres. Lourdes, c’est une famille, une expérience en diocèse, une expérience d’Église !

> Gilles, pèlerin hébergé à l’Accueil Notre-Dame

Cela fait 15 ans que je viens à Lourdes maintenant. J’ai perdu la vue mais c’est important pour moi de continuer à venir en pèlerinage à Lourdes. J’ai le plaisir de rencontrer de nouvelles personnes et de retrouver des amis. Quand je descends du car, certains sont déjà en train de me chercher : « Où est Gilles ? Je ne l’ai pas encore croisé ! » Je suis quelqu’un de convivial, qui aime chanter. Je ne sais pas si cela vient de mon état. J’aime bien être avec les jeunes hospitaliers aussi. Tous les ans, certains reprennent contact avec moi. Lourdes, c’est ma seule sortie de l’année, vous savez. Pour moi, les moments forts de ce pèlerinage sont les célébrations à la basilique Saint-Pie X, et notamment la messe internationale que nous allons vivre demain.

> Jean-Claude, aumônier de l’Hospitalité diocésaine

C’est le seul lieu où bien portants et malades se mélangent. Lourdes, c’est vraiment un lieu où la figure du Christ souffrant est présente dans le cœur des pèlerins qui affluent, surtout chez les malades. Cela fait 20 ans que je viens en pèlerinage à Lourdes. La première fois, j’étais aumônier à l’hôpital de Paimpol. Les personnes âgées n’avaient pas la possibilité de vivre leur foi et de l’exprimer dans ce lieu public. J’en ai accompagnés à Lourdes et elles ont pu vivre librement ce dont en quoi elles croyaient. Elles surfaient sur une vague de joie et d’espérance sans jamais pleurer sur leur vie. J’ai une affection particulière pour la Vierge Marie. Je l’ai découvert à 7 ans. On m’a tellement bien parlé de Marie et de Bernadette que j’ai connu Lourdes avant d’y être allé !

En cette dernière journée de pèlerinage avant le départ en car demain vers les Côtes d’Armor, les pèlerins ont vécu la messe internationale à la basilique Saint-Pie X présidée par Mgr Denis Moutel.

[ Revoir la messe internationale ]

  • Homélie de Mgr Denis Moutel

[ Lire l’homélie en intégralité ]

Cet après-midi fut organisée une célébration d’envoi pour le diocèse de Saint-Brieuc à l’église Sainte-Bernadette. L’occasion d’écouter la dernière homélie de Serge Kerrien, diacre et prédicateur durant toute cette semaine. Avant le début de la messe, Mgr Denis Moutel a pris un temps d’échange avec les paroisses en répondant à des questions qui lui avaient été préalablement remontées.

  • Échanges avec Mgr Denis Moutel

J’ai été étonné par la fraternité et la prière des pèlerins, mais aussi de la joie des malades et de l’implication des jeunes dans ce pèlerinage. Que c’est beau de repartir remploi de joie. Peut-être que chaque jour, là où nous sommes, nous pouvons essayer de faire le journal des bonnes nouvelles. Ici, à Lourdes, nous sommes appelés à la joie de l’Évangile. C’est aussi une très belle lettre du pape François.

Parfois, nous avons le sentiment que l’Église présente le visage de la tristesse, de la déception, de la fatigue et de la lassitude. Faire un pèlerinage comme Lourdes, c’est faire un stage de bonheur. Frères et sœurs, vous avez montré votre entrain à venir aux célébrations. A Lourdes, nous venons faire cet apprentissage communautaire de la joie. Qu’est-ce qu’un pèlerinage ? C’est un temps-fort de notre vie quotidienne ! C’est se mettre en chemin pour écouter la parole de Dieu et se mettre au service des personnes. La Parole de Dieu nous dit que nous valons plus que ce que nous croyons. Le Seigneur nous dit : « Viens, suis moi, vas à la Source ». Nous sommes tous qu’au commencement, qu’au début, qu’à la maternelle de la Vierge Marie, dans les grands apprentissages de la fraternité. Il faut que nous ayons à cœur de la partager.

Dans les questions que vous avez pu me faire remonter, vous m’interrogez sur la prise en charge des célébrations dans nos paroisses. Comment appeler de nouveaux talents ? Comment ne pas s’installer dans un train-train ? Apportez ce que vous savez faire à votre paroisse ! Le Seigneur appelle des talents, même pauvres et petits. J’ai beaucoup de joie à aller présider les grands pardons mais aussi dans des lieux plus modestes où les paroissiens se mettent en quatre pour organiser la louange de Dieu. Donner vie aux célébrations, cela dépend de chacun.

Ne considérez jamais que vous pourriez être dérangés par les jeunes. Oui, ils ne font pas comme nous et tant mieux ! Ils ont 40 ans de moins – voire plus – que nous. Dans la préparation de la messe, on est tellement vissé à notre siège qu’on a peur de se faire prendre la place par un jeune.  Nous devons leur donner la place qui est la leur. Dans le cadre des préparations aux messes, donnons la possibilité aux jeunes de lire une lecture ou d’apporter leur flûte. Peut-être faut-il juste leur demander ce qu’ils pourraient apporter à la célébration. On entend trop souvent dire que l’Église est trop fermée sur elle-même, mais nous aussi ! Nous avons un effort à faire et cheminer vers la réconciliation. Dans sa lettre « Amoris laetitia », le pape François nous invite à toujours ouvrir la porte.

  • Extraits de l’homélie de Serge Kerrien

Nous voici à l’ultime rencontre en ce dernier jour à Lourdes. Que nous dit le Seigneur ? « Allez, faites de toutes les nations des disciples ». Ils ne sont que douze et ce sont de bien curieux collaborateurs. Ils sont loin d’avoir tout compris, il faudra attendre la Pentecôte pour cela. Jésus leur donne une mission risquée mais ils ne sont pas seuls. Vous aussi, n’ayez pas peur d’annoncer l’Évangile ! L’apôtre est celui qui propage la foi et qui en témoigne au monde. Désormais pour nous, il s’agit de passer de disciple à apôtre. Ne nous replions pas sur nous-mêmes. Désormais, c’est par nous que passe la Bonne Nouvelle. C’est par nous qu’Elle est annoncée, ce n’est pas l’affaire que des prêtres et des diacres. C’est l’affaire de tous les baptisés. N’ayons pas peur d’être moqués de notre foi ou tournés en dérision. Il faut tenir, le Seigneur est avec nous. L’évangélisation doit être notre préoccupation.

Pensez à Bernadette qui doit aller dire au curé qu’elle a des apparitions. Elle est pauvre et ignorante. Pourtant, elle va être disciple à l’école de Marie, puis apôtre en témoignant chaque jour de sa foi, malgré toutes les oppositions, avec une assurance tranquille. Bernadette disait : « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire« . C’est l’Esprit Saint qui travaille les cœurs. Si nous ne disons rien, comment voulez-vous que Jésus travaille ? Il a besoin de nous ! Le Christ nous demande d’intégrer les autres, même éloignés de l’Église, dans nos communautés par le baptême. Si vous mettez quelqu’un à la porte, c’est le Christ que vous mettez à la porte. C’est l’accompagnement et la place qu’on leur donne qui évangélise. C’est ce qu’ont fait Marie, Joseph, Bernadette et les apôtres.

Notre foi reste un défi et un risque. Mais si nous écoutons Jésus, si nous faisons ce qu’Il demande, notre vie sera transfigurée. C’est notre transfiguration qui annoncera la bonté de Dieu. Même si vous êtes pêcheurs, risquez-vous à annoncer l’Évangile ! N’oubliez pas de dire ce qu’Il fait encore pour votre vie et pour le monde. Alors, allez !

  • Témoignages

> Marie-Annick, paroisse de Saint-Brieuc

Je viens à Lourdes pour retrouver la voie de la sérénité et de la fraternité. Il se passe quelque chose de spécial ici. Il y a tellement de témoignages positifs alors qu’on est face à la réalité d’un monde de plus en plus individualiste. Nous avons besoin de compassion. De venir ici, ça remet les choses à leurs places. Si tout le monde tendait la main, ça irait beaucoup mieux. La différence de profils des pèlerins, c’est ça qui créé la richesse. Avec mon mari, nous fêtons aujourd’hui nos 50 ans de mariage ! Ça fait longtemps que je viens à Lourde, et c’était de surcroit important pour nos noces d’or. Nous avons un gendre kabyle, donc musulman, et nos échanges nous apportent beaucoup. Il nous questionne sur Lourdes  et je lui explique le chemin de l’eau, les cierges… Et je lui dis qu’on pensera à eux. Pour mon gendre, nous avons tous le même Dieu, oui nous avons des valeurs identiques. Mon petit-fils de huit ans m’a dit : « La Vierge Marie nous protège alors ? ». Un homme, qui était orphelin, m’avait dit un jour : « Prends la vie comme elle vient, les gens comme ils sont et l’argent pour ce qu’il vaut ».

> Anne, paroisse de Ploufragan

A Lourdes, nous sommes dans un autre monde. Ici, on oublie tout. La première fois que je suis venue à Lourdes, c’étaient mes patrons qui m’avaient offert un pèlerinage quand j’avais 20 ans. Puis, j’ai eu envie de revenir par moi-même. Désormais, c’est la quatrième fois que je viens à Lourdes. Cette année, j’avais tout particulièrement envie de revenir car ma fille a été très malade. J’avais promis à la Vierge Marie que si elle guérissait, je reviendrai. Et je suis là. Ma fille m’a dit qu’elle aimerait découvrir Lourdes à son tour donc je sais que je reviendrai l’année prochaine. J’aime bien aller à la Grotte, le silence qui y règne est impressionnant. On est prit entièrement. Il y a quelque chose qui s’y vit. La journée festive d’hier organisée par l’Hospitalité était agréable. Cela m’a permis de rencontre deux malades dont un jeune homme de Lannebert, près de Plouha. Je connaissais bien sa mère qui vient de décéder. Ça m’a touché de le revoir à Lourdes. C’est magnifique de voir les jeunes hospitaliers s’investir comme cela. Et dire que demain, nous reprenons le car du retour… Si je pouvais arrêter le temps, je le ferai tout de suite !

> Rodolphe, animateur de la chorale

Je suis venu à Lourdes car c’était pour moi un devoir. Je suis chrétien mais je n’étais encore pas venu ici de ma vie. C’est la première fois et j’espère pouvoir revenir. J’ai aimé tous les temps-forts qui étaient très différents les uns des autres. Avant chaque messe, à Lourdes ou dans les Côtes d’Armor, je prie avant de chanter. Je confie la messe à Dieu et je récite deux ou trois ‘Je vous salue Marie’, ce qui enlève l’appréhension. Je pense que la louange participe activement à la célébration eucharistique, il y a un réel impact. Saint Augustin disait que « chanter, c’est prier deux fois ». Je chante depuis que je suis tout petit grâce à ma grand-mère et ma mère. Désormais, j’anime la chorale de Dinan tous les dimanches depuis janvier. On reprend les répétitions mercredi et Lourdes m’a permis d’avoir de nouvelles idées et une sacrée expérience que je n’avais pas encore.

Retour en cars dans les Côtes d’Armor des pèlerins bretons !

Reportage de KTO sur le Sanctuaire de Lourdes

Édito de Mgr Denis MOUTEL
Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

C’est un acte de confiance qui vous a conduits à choisir ce pèlerinage : l’expérience heureuse de plusieurs années ou bien la parole de quelqu’un proche : « Tu devrais y aller ! » […]

Lourdes est un lieu unique pour entendre ce que le Seigneur veut nous dire, pour écouter sa Parole et la faire descendre dans nos vies. Un pèlerinage, c’est comme une petite retraite spirituelle, mais c’est aussi un moment fort de rencontre avec d’autres personnes.

Et pour moi, votre évêque, c’est aussi la grâce de nombreuses rencontres avec vous, parce que nous avons un peu plus de temps, parce que nous sommes un peu plus proches, parce que nous sommes en diocèse, appelés à annoncer l’Évangile.

Mot de bienvenue d'Isidore MOISAN
Directeur des pèlerinages

Fidèles à une très longue tradition, nous voici de nouveau en route vers le sanctuaire marial de Notre-Dame de Lourdes pour notre pèlerinage diocésain accompagné par notre évêque, Mgr Denis Moutel.

Cette année, Lourdes fête le 160ème anniversaire des apparitions à Bernadette et c’est dans cette longue tradition que nous accueillons son message d’actualité « Venez boire à la source et vous y laver… ».

Ce pèlerinage, nous allons le vivre avec la diversité habituelle de notre groupe par la présence des personnes malades ou en situation de handicap, les hospitaliers et hospitalières, les membres de nos équipes paroissiales mais aussi la force vive des jeunes qui seront avec nous. C’est toute cette diversité du groupe qui en fait aussi sa richesse. […]

Mot d'accueil de Roland DOLOU
Président de l'hospitalité diocésaine

« Avancer dans l’espérance et la confiance », nous écrit le Père Jean Chilair Boncoeur. Nous avançons sur cette route en disant notre espérance, bien ancrée au plus profond de nous. Nous disons et chantons ensemble notre confiance en Marie que nous prions, qui nous accompagne et nous protège.

« Fraternité à vivre entre les baptisés », nous y sommes et vivons ensemble un des critères proposés par notre évêque dans la conclusion des actes du synode : une fraternité vécue, visible. […] Alors soyons prêts à nous engager dans une semaine à vivre ensemble en rayonnant de la joie de l’évangile.

Que ce soit pour la première fois ou la xième, préparons-nous à la rencontre qui nous attend devant la grotte, préparons-nous à un échange prégnant avec Marie, en vérité. Sachons tous ouvrir notre cœur devant Marie, et je vous fais la promesse d’une transformation au cours de ce pèlerinage. L’on ne va pas à Lourdes par hasard, et l’on ne revient pas de Lourdes inchangé […].

Programme 2018

  • Mardi 4 septembre

Dans les cars : Animations – Présentation – Prière communautaire
Vers 18h/19h : Arrivée des cars à Lourdes

  • Mercredi 5 septembre

Matin : Consacré à la visite de Lourdes et découverte du sanctuaire
15h : Célébration eucharistique d’ouverture à l’église Sainte-Bernadette
17h : Passage des malades à la grotte
21h : Chemin de croix en Montagne

  • Jeudi 6 septembre

9h45 : Célébration eucharistique à la Grotte
11h : Chemin de croix des malades / Passage libre des malades à la Grotte
14h : Célébration pénitentielle à l’église Sainte-Bernadette
14h30 : Réunion pour les jeunes hospitaliers
17h : Procession eucharistique

  • Vendredi 7 septembre

9h30 : Célébration eucharistique à l’église Sainte-Bernadette
11h : Catéchèse salle Saints Côme et Damien. Intervention du Père Anne-Guillaume sur le thème d’année.
Temps de préparation pour ceux qui souhaitent recevoir l’onction des malades
Après-midi : Détente
21h : Procession mariale

  • Samedi 8 septembre

10h : Célébration eucharistique avec onction des malades à la Basilique Pie X
14h : Chemin de croix des malades
15h : Catéchèse salle Jean XXIII avec Gaëtan Lormel, diacre en vue du sacerdoce
16h30 : Goûter festif organisé par l’hospitalité dans la prairie

  • Dimanche 9 septembre

9h30 : Messe internationale à la Basilique Saint-Pie X
15h : Célébration d’envoi à l’église Sainte-Bernadette

  • Lundi 10 septembre

7h : Départ en cars vers les Côtes d’Armor. Animations et relecture du pèlerinage

Projets pèlerinages 2019

Organisés par la Pastorale des jeunes :

  • Lourdes Ados – Du 8 au 13 avril
  • Taizé Jeunes – Du 9 au 16 avril

Organisés par le Services des pèlerinages :

  • Journée diocésaine – Mai
  • Circuit des chapelles – Juin
  • Sur les pas d’Arcabas – Fin mai
  • Russie (en lien avec le diocèe de Laval) – Du 17 au 25 mai
  • Crète – Juin
  • Liban – Date à préciser
  • Lourdes diocésain – Du 3 au 9 septembre
  • Saint-Jacques de Compostelle – Fin septembre (partie espagnole)
  • Jordanie – Terre Sainte – 2ème quinzaine d’octobre

Programme complet en cours de validation

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