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Actualité

A partir du 4 septembre, suivez quotidiennement le pèlerinage à Lourdes !

L’édition 2021 du pèlerinage à Lourdes a pour thème : « Je suis l’Immaculée Conception » et est sous la présidence de Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier. Des photos et un résumé de chaque journée sont à retrouver quotidiennement dans cet article ; l’occasion d’être en communion de prière avec les pèlerins inscrits en paroisse et les malades costarmoricains pris en charge par l’Hospitalité diocésaine.

Photos du pèlerinage 2021

N’hésitez pas à consulter régulièrement cet album-photos qui sera mis à jour quotidiennement ; l’occasion de suivre les temps-forts vécus par les pèlerins costarmoricains.

Pèlerinage à Lourdes 2021

Quelques mots d'accueil

« La beauté de Marie, la beauté de notre vocation »

Chers pèlerins de Lourdes,

Nous voici à Lourdes pour ce beau pèlerinage que nous avons tant attendu, tant espéré. Le thème de tous les pèlerinages, c’est ce nom que la Vierge a révélé à Bernadette à Massabielle, le 25 mars 1858. Écoutons son récit.

« La dame leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit : Que soy era immaculada councepciou ». Bernadette part alors en courant et elle répète sans cesse, sur le chemin, des mots qu’elle ne comprend pas. Ces mots troublent le curé Peyramale. Comment la jeune Bernadette peut-elle connaître cette expression théologique qui désigne la Sainte Vierge, proclamée 4 ans auparavant par le pape Pie IX dans le dogme de l’Immaculée Conception ?

Cette affirmation de foi signifie que la Vierge Marie a été préparée par Dieu dès sa conception pour être la mère très sainte du Sauveur, comme nous le chantons parfois : « en ton cœur, ô Marie, nul obstacle à l’amour infini ».

Nous aussi, nous sommes préparés par Dieu pour accueillir son grand Amour, pour qu’il nous change, pour en témoigner autour de nous. Dans notre baptême nous sommes les enfants bien-aimés du Père, les frères et sœurs de Jésus Christ.

Que la grâce de Lourdes nous fasse entrer davantage dans cette belle vocation. Soyons disponibles à l’action de Dieu, comme Marie.

Bon pèlerinage à tous ! Nous le vivons en portant toutes les intentions de notre diocèse, de nos familles, de ceux qui nous ont dit : « tu prieras pour moi à Lourdes ».

+ Denis MOUTEL
Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Chers amis pèlerins,

Nous voici enfin réunis pour aller à Lourdes ! Nous en avons discuté, nous en avons rêvé, nous l’avons souhaité, nous le voulons, nous y allons ! Après l’interruption liée aux conditions sanitaires, nous sommes heureux de reprendre le rythme des pèlerinages diocésains pour aller confier nos prières, nos joies, nos peines, nos espoirs à Marie, à Marie qui s’est présentée elle-même comme l’Immaculée Conception. « Marie, l’Immaculée, est une femme toute disponible à l’action de Dieu en elle. Conçue sans péché, elle ne manifeste aucun obstacle à la puissance transformatrice de l’Amour. Elle est ainsi notre mère mais aussi notre sœur sur ce chemin d’humanité au goût parfois âpre, notre modèle dans l’écoute de la Parole faite chair. Ainsi l’Immaculée Conception est tout à la fois un nom et une mission : transmettre au monde, sans obstacle, l’amour de Dieu pour chacun. » (Mgr Ribadeau Dumas, recteur du Sanctuaire de Lourdes).

Nous quittons donc nos terres bretonnes pour rejoindre Lourdes, sur les terres pyrénéennes riches de traditions elles aussi. Nous serons à Lourdes autour de notre évêque, Mgr MOUTEL, qui nous accompagnera dans notre trajet spirituel en assurant les homélies et en nous conduisant dans notre approche de ce mystère de la Conception Immaculée de Marie et de ses conséquences dans nos vies quotidiennes.

Ce pèlerinage 2021 sera quelque peu différent des pèlerinages que vous avez connus. Nous commençons à nous habituer au respect des règles sanitaires, au port du masque, au lavage des mains avec du gel hydroalcoolique, au respect des distances. Ces règles continueront à devoir être appliquées tout au long de notre pèlerinage. L’application de ces règles a conduit les chapelains de Lourdes à repenser l’expression des « signes de Lourdes » : le rocher, l’eau, la lumière. […] Il n’est plus possible de toucher le rocher de Massabielle car il n’est plus possible de s’approcher de la grotte. De même, le geste de l’eau a été repensé pour pallier l’impossibilité de se rendre aux piscines. Il sera toutefois possible de mettre en œuvre les demandes de Marie à Bernadette : « aller boire et de se laver ». Enfin, pour la lumière, les flammes des cierges brûleront toujours pour illuminer nos yeux et nos cœurs ainsi que ceux pour qui nous prierons.

Ce pèlerinage 2021 ne permettra pas à tous les pèlerins habituels de venir aux pieds de la Vierge, soyons donc les « porte bannières » de tous ceux qui sont restés dans les Côtes d’Armor et qui comptent sur nos prières, portons leurs demandes à celle qui est notre Mère et notre sœur en humanité.

Bienvenue à chacun !

Jean-Luc STRUGAREK
Directeur des pèlerinages

Chers amis pèlerins,

Depuis un an, nous avions acquis une certitude. Pour nous tous, hospitaliers et hospitalières, si les conditions nous offraient l’opportunité d’accompagner des pèlerins de l’accueil Notre Dame à Lourdes cette année, ce pèlerinage serait obligatoirement différent de ceux que nous avons connus jusqu’alors. Nous le savions, les contraintes sanitaires existent, changeant beaucoup nos façons de faire, et nous obligeant à des précautions permanentes. Fallait-il alors, par prudence, renoncer une nouvelle fois à Lourdes ?

Les échanges entre pèlerins et hospitaliers(-ières), maintenus sous diverses formes au cours de l’année, ont souligné avec force un souhait de partir, une envie de rencontre, un besoin de pèlerinage que Monseigneur MOUTEL qualifiait dans une note « d’appel de la grotte, de désir de Lourdes. » Vous nous avez souvent dit, au-delà des contraintes, votre volonté et votre impatience de participer au pèlerinage cette année, et surtout votre joie, votre envie de renouveler ou de découvrir la rencontre à la grotte de Massabielle.

Il fallait donc se mettre au travail, et le conseil d’administration a envisagé toutes les hypothèses de ce pèlerinage pour nous permettre d’être prêts à vous accompagner, pèlerins de l’accueil Notre Dame, dans les conditions maximales de sécurité en septembre.

Pas question cependant d’oublier le contexte sanitaire et d’exposer quiconque à un risque mal évalué. Notre médecin coordinateur, Michel Brilleaud, nous a rappelé à diverses reprises les obligations à respecter. Nous nous sommes tous engagés à le faire pour le bien-être et la sécurité de chacun. À l’heure où j’écris ces quelques lignes, l’on parle d’une reprise exponentielle du variant Delta… Mais…

Je souhaite de tout cœur qu’au moment où vous me lirez, vous soyez confortablement installés dans un car se dirigeant vers Lourdes, vers la Grotte. La Vierge Marie et Bernadette nous y attendent « Pour un renouvellement de l’alliance entre Dieu et nous » nous dit le Père André CABES.

À chacun de vous je souhaite une belle semaine et un très beau pèlerinage.

Roland DOLOU
Président de l’hospitalité diocésaine

Programme jour après jour

Dans les cars :

  • Animations
  • Présentation
  • Prière communautaire

Arrivée des cars à Lourdes vers 18h – 19h

  • Matinée consacrée à la visite de Lourdes et découverte du sanctuaire

Lors de cette première matinée sur le Sanctuaire de Lourdes, plusieurs pèlerins issus des paroisses de Dinan, Plestin-les-Grèves ou encore de Matignon se sont retrouvés autour de Joël Lemée afin de découvrir – ou redécouvrir – les espaces importants qui constituent le Sanctuaire. « Cela fait plus de vingt ans que je viens à Lourdes. C’est un besoin. Ça nous a manqué de ne pas venir l’année dernière », souligne ce dernier. Pour Marie-France, paroissienne de Saint-Samson, Lourdes représente un lieu de recueillement unique, sans oublier la joie « de se retrouver ensemble », « joie encore plus forte après le COVID ». Marie-France se souvient de son premier pèlerinage à Lourdes, à l’âge de 11 ans. « C’était en 1958, l’année du Centenaire ». En 1858, dans la grotte de Massabielle, la Vierge Marie apparaissait à 18 reprises à Bernadette Soubirous. « C’est bête que cette année, nous ne pouvons pas aller vers les malades », repense-Marie-France. « Mais j’ai hâte de participer aux célébrations afin de les retrouver et vivre avec eux un temps de fraternité. » C’est la première fois que Gilles, de la paroisse de Pleudihen-sur-Rance, vient à Lourdes, une promesse faite à sa mère. « Notre famille a été endeuillée de quatre décès en cinq ans : ma sœur, mon frère et mes parents morts de tristesse », explique-t-il. « Ma mère, qui n’était pas croyante, m’a dit : ‘Toi qui crois en Dieu, tu vas aller à Lourdes pour moi’. Avec le COVID, je n’ai pas pu venir avant. »

Au pied de la Croix des Bretons, le groupe de pèlerins ont entamé un chant avant de prier le Notre Père et le Je vous salue Marie. Ils croisent alors les « Bleus » de l’Hospitalité diocésaine, ces personnes qui s’investissent pour la première fois aux côtes des malades durant le pèlerinage à Lourdes, menés par Paul Plantet, diacre permanent et aumônier. Les Bleus prennent la direction de la Basilique Saint Pie-X, l’occasion de donner quelques explications. « Ici, c’est là qu’on célèbre la messe internationale. Plusieurs diocèses seront avec nous, dont des diocèses étrangers. Nous sommes tous réunis dans la prière eucharistique », montre Paul Plantet. Marie-José, l’une des Bleus, était très impatiente de participer au pèlerinage diocésain. « Je suis venue à Lourdes cet été à titre personnel. Intégrer l’Hospitalité m’intéresse depuis que des paroissiens m’en avaient parlée. Je souhaite donner de mon temps aux malades. » Pour cette dernière, elle ne fait que « ce que le Christ demande : se mettre à disposition des plus petits. Quoi de mieux à Lourdes ! ».

Alors que les « Bleus » remontent vers la Grotte, ils croisent le groupe de pèlerins de Saint-Brieuc, mené par le Père Jean Le Rétif, sur le parvis de la Basilique Notre-Dame du Rosaire. A partir des cierges que les pèlerins achètent afin de les allumer à la ciergerie, ce dernier interpelle les briochins sur la signification de la lumière. « A quel moment reçoit-on le signe de la lumière ? » « Le baptême ! », répondent en cœur des pèlerins. « La lumière n’est pas un signe païen mais bien chrétien car c’est le signe victorieux de la mort à la vie », explique-t-il. Marie-Christine, engagée à Emmaüs, espère venir à Lourdes depuis trois ans. « J’ai besoin de ‘causer’ avec la Vierge Marie, qui est la Mère de toutes et tous. Je ne suis encore jamais allée à la Grotte prier. Vous savez, je n’ai pas de titre de séjour, je travaille dur pour vivre. » Un peu plus loin, on retrouve les « Bleus » aux Piscines, où se vit le signe de l’eau. Jean-Philippe, hospitalier depuis sept ans, décrit sa mission comme « un service pour être au plus près ». Cette année, il guide les huit lycéens hospitaliers. « Revenir à Lourdes, c’est pouvoir se ressourcer et bien démarrer cette nouvelle année scolaire », sourit-il.

  • 15h : Célébration eucharistique d’ouverture à l’église Sainte-Bernadette

[ Extrait de l’homélie de Mgr Denis Moutel ]

« Notre pèlerinage commence avec les mots de Jésus, repris dans toutes les églises, ce dimanche : « ouvre-toi ! ». On lui avait amené un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler. Au début de notre pèlerinage, nous pouvons peut-être accepter d’être ainsi conduit à Jésus, conduit par un mouvement intérieur, un grand désir, car nous attendions ce pèlerinage, conduit par la Vierge Marie, conduit par l’Esprit Saint. C’est pour chacune et chacun de nous qu’il dit « ouvre-toi ». Nous avons eu tellement d’occasions de nous refermer, dans l’épreuve difficile de la crise sanitaire ; l’ouverture nous a tellement manqué !

[…] « Effata ! Ouvre-toi ! », les mots de Jésus sont au commencement du dialogue de la foi, au commencement de la vie chrétienne. Au-delà de nos conduits audififs, c’est le cœur qu’il faut ouvrir. Au début de notre pèlerinage, il y a une décision à prendre, un acte de liberté à poser : veux-tu ouvrir ton cœur ? Nous pouvons répondre : me voici, Seigneur… parle, Seigneur, ton serviteur écoute… « que tout m’advienne selon ta parole ».

[…] Avec Marie, nous aussi nous voulons entendre « sois sans crainte … tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » C’est la deuxième attitude pour bien commencer notre pèlerinage : Dieu a fait grâce et il le fera encore pour chacune et chacun de nous. Ta vie est peut-être compliquée, un peu tordue même parfois ; certains événements du monde et de notre société te semblent illisibles, incompréhensibles. Mais pourtant, ici à Lourdes, ne crains pas, accepte le dialogue que le Seigneur veut recommencer avec toi, avec nous, avec son Église. Enfin, il y a un troisième choix à faire : l’écoute des autres, le regard bienveillant que nous apprenons à poser sur les autres.

  • 16h30 : Geste de l’eau avec les pèlerins malades

Photos à retrouver dans l’album-photos.

  • 10h : Célébration eucharistique à l’église Sainte Bernadette et engagement de deux hospitaliers au sein de l’Hospitalité diocésaine // Retransmission en direct sur RCF Côtes d’Armor

[ Extraits de l’homélie de Mgr Denis Moutel ]

Pour suivrre le Christ à l’école de la Vierge Marie, nous nous rappelons aujourd’hui un de ses titres dans notre diocèse : Notre-Dame de Nazareth. A Nazareth, nous sommes dans le quotidien, dans l’engagement pratique et attentionné et fidèle de chaque jour. Nous avons reçu le témoignage de cet engagement vigilant de Marie et de Joseph dans l’Évangile. C’est vraiment le jour où nous pouvons associer plus particulièrement Saint Joseph en regardant la Sainte Famille, comme nous y invite le pape François tout au long de cette année. Cet appel à aimer dans la vie de tous les jours s’inscrit dans la continuité de l’incarnation : en Jésus, l’enfant de la Vierge Marie, Dieu a habité parmi nous.

Il peut y avoir des empêchements, ou en tous cas des freins, à l’engagement.

  • Le premier, c’est une panne de l’espérance ; c’est quand nous disons : « ce n’est pas la peine ; ma vie est derrière moi, j’en ai fait assez ». […] Chers amis, ne mettez pas un terme à votre vie avant l’heure; ne laissez-pas s’éteindre en vous le désir de donner, de vous donner.
  • Le deuxième empêchement, c’est une panne de la foi ; c’est quand nous disons: « à quoi bon ? Ca ne sert à rien … on a déjà essayé ; personne n’y croit ». Et nous faisons comme si tout dépendait de nous, comme si nous étions tout seul, comme si Dieu n’agissait pas. Est-ce que nous le croyons ? […]
  • Le troisième empêchement, c’est une panne de la charité. C’est quand nous disons : « pourquoi penser aux autres ? j’ai trop de choses à faire ; nous devons sans doute être vigilant sur ces activités, certes bonnes, mais qui peuvent nous replier sur nous-mêmes et nous faire oublier que nous sommes faits pour former la famille de Dieu.

Je confie à Notre-Dame de Nazareth les fraternités que nous pouvons former là où nous vivons. […] Nous en avons l’expérience avec les équipes synodales. Nous allons les réveiller à partir du mios d’octobre pour préparer le synode des évêques qui au lieu à Rome en 2023.

  • 14h30 : Célébration pénitentielle à l’église Sainte Bernadette

[ Extraits de l’homélie de Mgr Denis Moutel ]

Dans notre célébration pénitentielle, nous invoquons la Vierge Marie comme Notre-Dame des Fontaines. Elle qui n’a pas connu le péché n’a pas vraiment besoin d’être lavée, purifiée, pardonnée, mais elle est toute proche des pécheurs, toute proche de nous. […] Les mots ne sont pas « contre » le pécheur pour l’exclure ou le condamner, ils sont « pour ». C’est pour les pécheurs que la dame demande de prier, c’est pour les pécheurs que Bernadette embrasse la terre, se salit elle-même, jusqu’à ce que coule une eau claire, celle que nous pouvons boire aujourd’hui.

Quand nous venons recevoir le pardon du Seigneur, nous laissons renouveler notre baptême, nous plongeons de nouveau avec le Christ dans l’immensité de l’amour du Père. Mais nous avons trop peur de l’eau. Nous redoutons la conversion que le Seigneur nous demande d’envisager de mettre en actes. Et pourtant, en acceptant d’être pauvre, de reconnaître nos torts, nos manques d’amour, nos orgueils ou nos fâcheries, nous allons vers Celui qui se tient les bras ouverts sur le seuil de sa maison. […] Par ce ministère confié aux prêtres. le Seigneur vient nous dire : «tu me croyais loin de toi, mais je n’ai pas cessé d’être avec toi. »

[…] Nous ne sommes pas seuls. Il nous faut témoigner du pardon reçu. L’appel de Jésus est destiné au plus grand nombre à tous et à chacun, quels que soient sa condition, son état de vie, son péché. C’est une indication pour la mission de l’Église : travailler à une église qui aille davantage vers ceux qui sont loin, ceux qui se sentent exclus de la vie chrétienne.

Cette journée de pèlerinage s’est conclue par une procession eucharistique en la Basilique Saint Pie X.

Témoignages de pèlerins costarmoricains

Pour Sylvie, infirmière de profession et hospitalière sur le pèlerinage à Lourdes, c’était important de revenir cette année pour se mettre avant tout « au service des gens ». « Les malades avaient envie de venir, il y avait une forte demande », constate-t-elle, ce que confirme Mariette, médecin hospitalière. « Ce pèlerinage, c’est un rendez-vous année après année. On a plaisir de se retrouver. Le Sanctuaire de Lourdes n’est pas un lieu neutre. » Jacqueline, hospitalière, se souvient que « c’était [son] mari qui l’avait entraînée la première fois à l’Hospitalité ». Puis elle-même a entraîné à son tour ses trois enfants dans l’aventure. Isabelle, médecin au sein de l’Hospitalité diocésaine, est nostalgique des personnes qui sont parties, connues à Lourdes aujourd’hui décédées. « C’est l’occasion d’avoir pour ceux qui nous ont quittés une pensée particulière », l’occasion aussi de déposer au Sanctuaire « ses petits bobos pour repartir plus léger ».

Mireille, victime d’un accident, s’inscrit désormais en tant que malade à Lourdes. « Ça fait des lustres que je viens à Lourdes ! », sourit-elle, l’œil pétillant. « Avant, je venais à la Cité Saint-Pierre avec le Secours Catholique. C’était au temps de Mgr Fruchaud », se rappelle-t-elle. « Ici, à Lourdes, je trouve une certaine forme d’apaisement, ça remonte le moral de venir. On met de côté toutes les difficultés de la vie le temps du pèlerinage. » Mireille vient aussi demander à la Vierge Marie « amour et réconfort ». Malgré les restrictions sanitaires sur place, qui empêchent les pèlerins de s’approcher de la Grotte, Mireille se rassure. « On a de la chance d’être là… Et puis je reste au soleil pour avoir bonne mine. A Saint-Brieuc, on est enfermés. Tout le monde me dit que j’ai le teint pâle », explique-t-elle. Aux côtes de Mireille, il y a Teresa, hospitalière, qui l’accompagne. « A Lourdes, il y a une sérénité et un calme qui apaisent. Ceux qui n’ont pas pu nous accompagner cette année sont en union de prière avec les pèlerins, j’en suis sûre ! ».

Un peu plus loin, nous croisons Roger, un pèlerin de la paroisse de Gouarec. Pour lui, ne pas avoir pu venir à Lourdes l’année dernière fut difficile. « Venir à Lourdes est devenu une habitude depuis une douzaine d’années », explique-t-il. « Vous savez, j’ai un parcours particulier. J’ai fait Saint Jacques de Compostelle une fois à la retraite à raison d’une trentaine de kilomètres par jour pendant deux mois ». Celui-ci se souvient d’un moment qui le marque toujours aujourd’hui. « Je suis rentré dans une église… et il s’est passé quelque chose. J’ai encore du mal à le décrire. » Sur les routes de Compostelle, Roger se fait une promesse : aller à Sainte-Anne d’Auray à pied s’il arrive au bout du chemin jacquaire. « J’en ai parlé au Père Guillaume Caous, curé de Tréguier, et c’est comme ça que nous sommes partis à Sainte-Anne avec un petit groupe de paroissiens », raconte-t-il fièrement. Lorsqu’il évoque sa première venue à Lourdes, il dira seulement « J’ai été pris par l’émotion », le regard tourné vers la basilique Notre-Dame du Rosaire. En forme de conclusion, Roger aura cette tirade : « Fais l’inventaire de tout ce que tu possèdes, élimine tout ce qui n’est pas indispensable et tu verras que le reste tient dans un sac à dos. »

  • 10h : Célébration eucharistique à la grotte retransmise sur TV Lourdes et sur RCF Côtes d’Armor

[Extraits de l’homélie de Mgr Denis Moutel ]

La présence de la Vierge Marie est lumineuse, elle est missionnaire. Dans l’Immaculée, la beauté, comme la lumière, est un rayonnement qui n’a pas besoin de paroles … elle se diffuse, elle est là, regardée pour elle-même

[…] Marie ne dit rien et curieusement, c’est Elisabeth qui dit les choses, les grandes choses … Trois choses : Marie est bénie, son enfant est béni, elle est la mère du Seigneur. Nous avons compris que cette rencontre est lumineuse et qu’elle est joyeuse. La mission d’ailleurs ne peut se vivre sans la joie, la joie de l’Évangile. Nous pouvons nous demander si nous ne sommes pas trop tristes, trop perméables à toutes sortes d’anxiété. L’annonce de l’Évangile naît plutôt du désir de partager cette présence joyeuse qui a illuminé notre vie. Comment pouvons-nous être missionnaires, témoins du Christ ? La visitation nous enseigne.

[…] Nous ne sommes pas à l’origine de la mission. Et puis, être missionnaire, ce n’est pas énoncer une information mais faire l’expérience du rayonnement de la bonté de Dieu, en tout premier lieu dans la vie immaculée de la Vierge Marie qu’il a choisie. Être missionnaire, cela par d’un mouvement intérieur.

[…] Aujourd’hui, je vous propose deux questions que vous pouvez vous poser : Qu’est-ce qui est beau dans ma vie, dans la présence des autres, dans ce que nous vivons à Lourdes ou à la maison ? Qu’est-ce qui m’habite, qui me mobilise ?

  • 15h30 : Proposition de récitation du chapelet à la Grotte avec l’Hospitalité
  • Après-midi : Excursion, geste de l’eau, geste de la lumière, chapelet à la Grotte avec l’Hospitalité
  • 21h : Procession mariale

Témoignages de pèlerins costarmoricains

« On répond toujours présent pour Lourdes ! », s’exclament Dominique et Béatrice, toutes deux hospitalières. « Les pèlerins de l’Accueil Notre Dame étaient impatients de venir. » Pour Dominique, même si les conditions sanitaires compliquent quelque peu l’organisation, « être ici est exceptionnel ». « Et puis comme on est moins nombreux, on a plus de temps pour chacun », constate-t-elle. Même constat pour Béatrice qui s’autorise à s’arrêter quelques instants ici et là. « Cette année, on a du temps pour rejoindre les pèlerins de nos paroisses. On reste discuter à la fin des célébrations. » Le soir, les deux hospitalières prennent le temps d’aller à la Grotte, une fois les malades couchés. « D’habitude, on est beaucoup dans le don de soi. Cette année, nous avons plus de temps pour aller prier nos familles et déposer les intentions qui nous ont été confiées. » A leurs côtes, il y a Carmen qui vient tous les ans grâce à l’Hospitalité diocésaine. « J’ai perdu beaucoup de membres de ma famille, c’était particulièrement important de venir à Lourdes cette année », explique-t-elle. « Et puis, on croise ici les brancardiers, les jeunes. Je suis contente que notre évêque soit là, il a béni ma médaille de la Vierge Marie. »

A la sortie de la célébration eucharistique de ce matin à la Grotte de Massabielle, le Père Jean Le Rétif retient avant tout la joie d’être présent au Sanctuaire de Lourdes. « Quand nous vivons des moments de crise, où l’espérance est mise à mal et où l’avenir apparaît comme obscurcit, il est crucial de pouvoir de revenir à Lourdes, même de manière différente. » Pour ce dernier, « l’avenir est toujours un commencement ou un recommencement ». Le Père Jean Le Rétif se dit « très heureux d’être là » et prend le temps de vivre ce pèlerinage « en tant que pèlerin ». « Je prends du plaisir à accueillir le bonheur des gens, la piété mariale n’y est pas pour rien », sourit-il. Celui-ci ne veut retenir que le meilleur malgré le climat sanitaire encore incertain. « On se met en route ensemble pour retrouver la lumière qu’on a un peu perdu, et afin d’être des témoins de l’espérance pour aujourd’hui. »

  • 9h30 : Messe internationale dans la Basilique Saint Pie X

[ Extraits de l’homélie de Mgr Denis Moutel ]

« Vous avez fait sûrement l’expérience de l’aurore. Ce moment du petit matin où la lumière, d’abord très faible, monte de l’est, de l’orient, en faisant rougeoyer doucement les paysages. Un cantique chante Marie en parlant de « l’aurore du salut ». Dans la tradition chrétienne, on se rappelle volontiers les commencements, les préparatifs. Et dans la solennité de la nativité de la Vierge Marie, nous nous tournons vers ce commencement de la vie de la Vierge : 9 mois après l’immaculée conception, voici sa naissance.

« […] En fêtant la naissance de la Vierge Marie, nous sommes invités à recevoir comme un don merveilleux notre propre vie et celle de tous ceux qui nous ont précédés pour que nous venions au monde. Comme nous, Marie n’est pas tombée du ciel, elle a reçue la vie de ses parents, avec elle et en elle, nous recevons un immense héritage de foi et d’amour. C’est pourquoi elle chante et nous chantons : « Le Seigneur a fait pour moi des merveilles ».

« Oui, notre origine et tout ce que nous recevons comme héritage sont un don essentiel pour comprendre qui nous sommes, pour nous construire et nous tourner vers l’avenir. Il faut bien dire cela au moment où l’on envisage que des enfants viennent au monde sans pouvoir connaître leur véritable origine, leur filiation. C’est important quand, de partout, on prétend fabriquer la vie, la faire naître par la seule technique ou au contraire l’empêcher.

« Dans la fête de sa nativité, nous nous rappelons que la Vierge Marie a été préparée pour le don, en son corps et en son cœur. Et sa présence est toujours promise. La Vierge ne cesse pas de donner soutien, présence, amour, à tous ceux qui lui ont été confiés pour qu’elle soit mère, Mère de l’Église, notre Mère. […] Ne craignons pas de prendre Marie chez nous, ici à Lourdes, dans nos maisons, dans nos engagements, dans l’activité missionnaire de l’Église, dans l’audace qu’il nous faut pour vivre du Christ chaque jour. N’ayons pas peur de choisir l’espérance, d’oser la rencontre avec Marie. »

  • 14h00 – 16h30 : Chemin de croix animé à la Prairie

Le Père Jean Le Rétif a livré une catéchèse aux pèlerins des paroisses, aux hospitaliers et aux malades disposés à le suivre au Chemin de croix de la Prairie. Tout au long des stations, il a évoqué le travail de l’artiste Maria de Faykod à la lumière de la foi. [Extraits]

« Prions pour ceux qui n’arrivent pas à croire en Dieu, ceux qui sont en manque d’espérance, mais aussi pour tous ceux qui donnent leur vie à l’Église, les prêtres, les diacres, les religieuses, les laïcs consacrés. Notre Dame de Pitié, priez pour nous ; Notre Dame de Toute Aide, priez pour nous. J’aime faire ce chemin de croix car l’artiste me fait rentrer dans le mystère de la mort et la Résurrection du Christ. L’artiste nous montre que Jésus a vécu la déchéance absolue. A travers ce don total, il y a une espérance extraordinaire. Dans nos vies, dans les moments les plus sombres, on peut toujours trouver un rayon de soleil. Est-ce que je suis prêt à répandre la Bonne Nouvelle ? Le Christ a franchi la mort, c’est en cela que se fonde notre espérance chrétienne. Le Christ a aimé l’humanité jusqu’au bout. Ce qui est important, ce n’est pas de voir Jésus avec les yeux de chair mais avec les yeux du cœur. »

  • 16h30 : Intervention de Serge Kerrien « Pourquoi prier la Vierge Marie aujourd’hui ? »

Près d’une soixantaine de pèlerins se sont réunis Salle Jean XXIII au sein du Sanctuaire de Lourdes pour écouter l’intervention de Serge Kerrien, diacre permanent.

« Quand on regarde autour de nous, les églises, les chapelles, les bannières, les cantiques… On se rend compte de la grandeur du culte rendu à Marie ! Les conciles ont cependant rappelé qu’il n’y a qu’un seul rédempteur : le Christ. Depuis 2000 ans, les chrétiens ont prié la Vierge Marie. Si je prie Marie, c’est que derrière, le Christ l’illumine. C’est comme le soleil et la lune. Si je vois la lune, c’est parce qu’elle est illuminée par le soleil. C’est Jésus la vraie lumière, tel le soleil astre principal.

« On est parfois poussé par l’activisme : ‘Il faut faire des choses !’ Mais pour quel résultat si mon action n’est pas portée par la prière ? La prière est fondatrice de nos temps en église, certes simples et ordinaires mais à l’exemple de Marie. La prière à Marie s’est développée très lentement dans l’histoire de l’Église. Tout a commencé par des bénédictions qui s’adressaient à elle pour la remercier de nous avoir donné Jésus.

« Il ne faut jamais séparer la prière à Marie de l’adoration au Christ. On n’adore pas Marie mais Dieu seul. Marie, on la vénère parce qu’elle n’est pas de la même nature que le Père. En priant Marie, nous prions le Fils et le Père. Quand je prie Marie, je donne une réponse d’amour au Christ. A Lourdes, nous prions Marie pour nous rapprocher de Jésus. Notre prière à Marie, elle est juste et elle est belle. »

  • 10h : Messe onction des malades dans la Basilique Saint Pie X

[ Extraits de l’homélie de Mgr Denis Moutel ]

Nous invoquons aujourd’hui Notre-Dame de Bon Secours. Voilà le sacrement de la proximité, le sacrement de l’onction des malades alors que dans cette crise sanitaire qui dure nous devons encore nous éloigner. Mais nous demandons que la vie du Christ mort et ressuscité passe en son corps tout entier, en son Église, en chacune et chacun de nous pour le salut du monde et en particulier dans la vie de nos frères et sœurs malades

Frères et sœurs, c’est cette parole que prononceront pour vous les prêtres en l’accompagnant du geste de l’onction. Vivre ce signe est important aussi pour tous ceux qui vous accompagnent. En vivant ce signe avec joie et recueillement nous allons dire plusieurs choses essentielles :

  1. L’Église croit à la présence vivifiante du Christ auprès des personnes malades. Sur la croix, dans ce lieu de ténèbres, il nous aimés jusqu’au bout. Oui Jésus est le bon samaritain penché sur nos blessures, il est le bon Pasteur qui n’abandonne pas la brebis la plus faible, il est l’ami qui écoute la demande des deux aveugles de l’Évangile.
  2. Chers pèlerins malades, votre présence à Lourdes et aussi votre accueil de ce sacrement sont un témoignage pour le monde. Dans un monde qui accorde surtout du crédit à ce qui est fort, ou se croit fort, dans un monde qui méprise parfois la faiblesse et la fragilité, vous nous montrez qu’il y a une vie dans la maladie, qu’il y a des sourires dans la fragilité, qu’il y a une relation dans les communications difficiles, qu’il y a une dignité dans la faiblesse, qu’il y a de l’amour dans une présence même souffrante.
  3. Vous aussi, vous êtes appelés à donner au Seigneur la réponse de votre foi, la force de votre amour et le témoignage de votre espérance. Vous êtes des fidèles du Christ à part entière ; peut-être même ses préférés. Ne dites jamais : c’est fini, je n’ai plus rien à faire, j’ai fait mon temps. Ne donnons pas raison à ceux qui voudraient nous faire croire qu’une vie malade ne vaut pas la peine d’être vécue et qui envisagent la folie de l’abréger, d’y mettre fin.
  4. Et je pense à l’Église, à l’Église en notre diocèse. Comme il est important que nous puissions garder un lien vivant avec nos frères et sœurs âgés ou malades. Un lien vivant, ce n’est pas à sens unique, ce n’est pas moi qui vais donner et l’autre qui va tout recevoir. Une vraie relation, c’est celle qui fait place à la parole de l’autre, quand elle le peut, ou bien à son sourire, ou bien à son silence… c’est une relation où nous accueillons alors le don de Dieu qui est présent en notre frère, en notre sœur.

Voilà ce que fait aussi le sacrement de l’onction des malades : en vous apportant la force Christ, en vous disant que la Vie est devant, il fait de vous des membres vivants du corps du Christ. En vous aimant, nous voulons aimer le Christ, le corps du Christ, nous sommes heureux d’être à vos côtés.

  • 14h30 : Célébration d’envoi à l’église Sainte Bernadette

[ Extraits de l’homélie de Mgr Denis Moutel ]

Parfois, j’entends que le dernier jour d’un pèlerinage c’est triste car nous rentrons. Non, c’est le jour de la mission. Pendant le tout premier confinement particulièrement, nous avons prié par l’intercession de Notre Dame de Toute-Aide pour lui confier l’épreuve que toute l’humanité a traversé. L’avenir de l’humanité prend la forme d’un banquet de noces. Nous repartons de Lourdes avec l’espérance d’un avenir et dans un esprit de communion.

[…] Les dons de la grâce sont variés. Il est donné à tous quelque chose mais pas la même chose. Nous devons éviter de nous comparer à travers ce que nous sommes et ce que nous faisons. Je vous appelle à partager trois trésors : la Parole de Dieu, la fraternité et le service. A Lourdes, vous avez su renouer des liens de fraternité. L’Église n’existe et ne grandit qu’à travers des liens vivants et chaleureux. Je vous invite à réveiller des fraternités, des équipes de mouvement, des équipes synodales en vue notamment de participer au synode de l’Église auquel le Pape souhaite nous convier. Pensez à inviter des personnes qui ne sont pas familières de l’Église.

[…] On a le droit d’être fatigué. La manière de vivre le service est d’interpeller d’autres qui pourraient aussi se mettre au service. Ce n’est pas toujours facile de compter sur les autres. Que veut dire HS ? Halte à la solitude. Brisons la solitude ! Osez la fraternité et inventez le service.

Témoignages de pèlerins

Le Père Antoine Le Meur accompagne des paroissiens qui ont souhaité sa présence à leurs côtés à Lourdes. « Nous avons des équipes de partage, les nouveaux venus y sont très vite intégrés. » Ce dernier perçoit le pèlerinage à Lourdes comme « une retraite spirituelle ». « Cela me permet de prendre le temps de prier, d’écouter, de réfléchir, de lire », explique-t-il. « Pendant l’année, on est trop souvent dans notre rythme. » Le Père Antoine Le Meur est venu à Lourdes avec de nombreuses intentions de prière. « Je viens prier pour ceux qui sont dans la souffrance, ils sont présents d’une certaine façon avec nous à Lourdes. » Quant à Edmond, paroissien de Plancoët dont la Vierge de Nazareth a été mise en avant lors d’une célébration, il est déjà venu à Lourdes plus d’une cinquantaine de fois. « Mes parents ont commencé à m’y emmener quand j’avais huit ans. C’est eux qui m’ont donné l’envie de revenir année après année. » Edmond aime particulièrement croiser les autres pèlerins sur le Sanctuaire de Lourdes. « Je crois aux Apparitions de la Grotte. La pauvre Bernadette, on s’était moqués d’elle au début. »

Jean, paroissien sur Lamballe, vient à Lourdes depuis 1960, année de son service militaire. « Je suis venu la première fois en pèlerinage militaire, ici au Sanctuaire de Lourdes. J’ai vu la Basilique Saint Pie X pleine ! Je suis resté en admiration devant », se souvient-il, encore ému. « Pour moi, c’est important de venir à Lourdes. L’année dernière fut une année dramatique à cause du COVID. » A chaque pèlerinage à Lourdes, Jean participe à la chorale diocésaine, lui qui chante depuis plusieurs années celle de Pléneuf. « Je suis heureux ici à Lourdes, c’est toujours un déchirement de repartir. » Jean a toujours aimé venir au Sanctuaire de Lourdes. « Même à 20 ans, j’y trouvais du plaisir ! » Pour ce dernier, il ne faut jamais rater une occasion d’amener quelqu’un sur le chemin de la foi, « on ne sait pas ce qu’il peut se passer après », assure-t-il. « Chaque jour, je demande à la Vierge Marie que ceux sont éloignés de la foi suivent la voie des pèlerins d’Emmaüs. »

  • Départ vers 7h
  • Animation et relecture du pèlerinage

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Retour sur le pèlerinage à Lourdes 2018

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