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Actualité

Suivez jour après jour le pèlerinage diocésain à Lourdes !

Du 3 au 9 septembre, de nombreux pèlerins costarmoricains inscrits en paroisse ou auprès de l’Hospitalité diocésaine se rendront au Sanctuaire de Lourdes. Cette année, le pèlerinage a pour thème : « Heureux vous les pauvres », avec comme prédicateur le Père Hervé Le Vézouët, vicaire général. Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, sera également présent comme chaque année.

Toutes les photos du pèlerinage

Pèlerinage diocésain à Lourdes 2019

Célébration d'ouverture du pèlerinage

Site de l'Hospitalité diocésaine

Le programme du pèlerinage

  • Dans les cars : Présentation du pèlerinage et prière communautaire
  • Vers 18h/19h : Arrivée des cars au Sanctuaire de Lourdes
  • Matinée : consacrée à la visite de Lourdes et découverte du sanctuaire
  • 15h : Célébration eucharistique d’ouverture à l’église Sainte-Bernadette retransmise en direct de RCF Côtes d’Armor
  • 17h : Passage des malades à la Grotte
  • 20h30 : Chemin de croix en Montagne

Homélie du P. Hervé Le Vézouët, vicaire général [Extraits] :

« Chers amis,

Imaginez un instant la réaction de quelqu’un qui n’aurait jamais entendu parler ni de Jésus, ni de son message et qui se trouverait dans notre assemblée cet après-midi. C’est peut-être le cas. Il entend la lecture de cet évangile : « Jésus gravit la montagne, s’assit et ses disciples s’approchèrent. Ouvrant la bouche, il les enseignait … » Et alors là, il découvre pour la première fois ce discours incroyable de Jésus : « Heureux les pauvres… Heureux ceux qui pleurent… Heureux les doux… Heureux ceux qui sont persécutés… » Quelle serait sa réaction ?

Mais ce Jésus n’a pas les pieds sur terre. C’est un utopiste, un doux rêveur. Qu’il regarde un peu autour de lui. Ceux qui sont heureux, ce sont ceux qui gagnent bien leur vie, les battants, ceux que les foules admirent et envient… Ces béatitudes sont complètement insensées. Comment peut-on déclarer « Heureux les pauvres » dans une société où tout semble ordonné au profit ? […] Il faut être complètement inconscient ou fou pour tenir de tels propos, et sans doute encore plus fou pour vouloir les mettre en pratique.

Pourtant le discours de Jésus commence bien… « Heureux ! ». Il promet le bonheur. C’est bien à cela que nous aspirons tous : être heureux ! On peut parfois se tromper de chemin, mais c’est bien le bonheur que l’on cherche, vers lequel nous sommes tendus. […] N’oublions jamais l’essentiel : tout ce que Dieu donne est gracieux, gratuit, c’est-à-dire que cela ne s’achète pas, ne se négocie pas, ne se marchande pas. Ainsi, le bonheur est toujours un don.

Quand on évoque sainte Bernadette, on ne manque pas de rappeler la pauvreté qui caractérisait bien des aspects de son existence. Elle était pauvre matériellement, intellectuellement et même spirituellement. Ne passons pas à côté de cette occasion qui nous est donnée au cours de cette semaine de pèlerinage de découvrir, de redécouvrir, ce modèle de pauvreté évangélique qu’est sainte Bernadette. « Je veux rester pauvre » dira-t-elle à ceux qui lui proposaient de l’argent pour obtenir l’exclusivité de son témoignage.  Mettons-nous à son école pour nous désencombrer de tout ce qui pourrait nous empêcher d’accueillir le Don de Dieu.

Maintenant, reste à nous interroger, personnellement, en vérité. Qu’est-ce qui, en moi, pourrait faire obstacle à l’accueil du don de Dieu ? […] C’est dans le quotidien de mes journées que se déclinera concrètement mon engagement dans cette voie proposée par Jésus dans les Béatitudes : dans la façon dont j’entrerai dans une attitude authentique d’accueil et de service de ceux que je vais côtoyer.

On ne mérite pas le ciel, on ne gagne pas son ciel, comme on entend dire parfois… on devient ciel en vivant dès aujourd’hui de l’esprit des Béatitudes au quotidien.

[ Lire l’homélie en intégralité ]

Témoignages de pèlerins :

  • Josiane, Solange, Michèle, Marie-Claude, quatre sœurs

Nous étions venues une fois il y a dix ans mais nous n’étions que trois parce que Michèle était toujours en activité professionnelle. On s’était dit pourquoi ne pas le refaire ? On profite donc d’être encore assez en forme pour revenir. Lourdes est un lieu qui nous fait penser à nos parents et à nos enfants qui sont venus avec nous. Les petits-enfants, quant à eux, ont une proposition de pèlerinage à Lourdes lors de leur confirmation. Même si on ne les voit plus beaucoup dans l’Église, ils recevront de toute manière quelque chose ! Le passage à la Grotte est un moment que j’attends particulièrement, cela me touche de voir les malades recueillis. Venir à Lourdes entre sœurs est un moment fort de rassemblement.

  • Père Albert Wanso, curé de Perros-Guirec

Merci de me donner cette possibilité d’exprimer ma joie d’être cette année à Lourdes. C’était important d’être ici car l’année dernière, j’arrivais à Perros-Guirec et j’ai célébré la fête de l’Immaculée Conception le 8 septembre. Cette année, je voulais venir offrir cette mission à la Vierge Marie qui a une grande importance sur notre paroisse à travers Notre Dame de la Clarté ! J’ai connu le Sanctuaire en 2009, quand j’étais vicaire à Lamballe. J’ai accompagné pour la première fois ici un groupe de jeunes. Lourdes avec ses miracles, Lourdes avec ses charmes… C’était une grande découverte de venir dans ce Sanctuaire international, ce sanctuaire de Marie qui nous ouvre au monde à la rencontre multiculturelle et multicolore. La messe internationale dans la basilique Saint Pie-X est un moment important mais quand je me retrouve devant la Grotte, elle me regarde, je la regarde

  • Sandrine, première année à l’Hospitalité diocésaine

La raison pour laquelle je participe cette année à Lourdes est que je suis aumônier à l’hôpital Yves Le Foll et aux Capucins (Saint-Brieuc). Onze résidents partaient pour le pèlerinage et j’avais envie de vivre cela avec eux. J’ai donc décidé de prendre des congés durant cette semaine pour pouvoir les accompagner à Lourdes. Avant l’Hospitalité, j’étais venue plusieurs fois avec ma famille et j’avais désormais envie de vivre ce pèlerinage de l’intérieur. Donc me voici ! La célébration à la Grotte me touche tout particulièrement, mais aussi le chapelet et le chemin de croix que j’ai envie de vivre. Il y a plein de choses qui m’intéressent et qui vont me faire vivre toute la semaine. La présence des jeunes au sein de l’Hospitalité est magnifique. Ils sont joyeux, plein d’entrain et toujours disponibles. C’est une joie de les accueillir.

  • 9h45 : Célébration eucharistique à la Grotte
  • 11h : Passage des malades à la Grotte
  • 14h30 : Réunion pour les jeunes hospitaliers
  • A la même heure : Célébration pénitentielle à l’église Sainte-Bernadette
  • 17h : Procession eucharistique

Homélie du P. Hervé Le Vézouët à la Grotte [Extraits] :

Qui n’a jamais dit ou entendu dire : « Moi, je suis comme Saint Thomas ! Il faut que je voie pour croire ! » ? C’est devenu une expression courante qui révèle nos mentalités marquées par les sciences exactes, par le désir de tout résoudre, tout expliquer, tout prouver…

A l’inverse de cette prétention à vouloir tout comprendre, tout maîtriser, tout expliquer, il y a des attitudes de sagesse comme celle de l’écrivain, Antoine de Saint Exupéry, qui fait dire au petit Prince : « L’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur » . C’est une autre manière de dire ce que Jésus avait dit bien avant « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Oui, l’Évangile nous parle de cet invisible qui est plus important que le visible.

Il est bon, ici à Lourdes, dans cette grotte de Massabielle où tout a commencé pour la jeune Bernadette, de nous laisser instruire par la béatitude prononcée par Jésus à l’intention de l’apôtre Thomas : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».

[ Lire l’homélie en intégralité ]

Homélie du P. Hervé Le Vézouët à l’église Ste-Bernadette [Extraits] :

Chers amis, le temps d’un pèlerinage comme celui que nous vivons ensemble cette semaine ici à Lourdes, est un temps favorable pour faire l’expérience de la miséricorde de Dieu. « Miséricorde », qui signifie « un cœur » (cordis) « qui prends pitié » (misereo), l’amour infini de Dieu qui rejoint la misère qui abime l’homme, qui le défigure, qui le déshumanise à cause de son péché, du mal qu’il commet.

Alors, il y a un cadeau que nous fait l’Église pour célébrer et faire l’expérience concrète de la miséricorde de Dieu. C’est le sacrement du pardon et de la réconciliation qu’il nous est proposé de vivre cette semaine et, en particulier, si nous le désirons cet après-midi. Les conditions sont favorables, aidantes, pour vivre cette expérience saisissante de nous laisser rejoindre, toucher, relever par l’amour infini de Dieu.

Notre Dieu ne se résout pas à nos situations bloquées. A nos refus de pardonner, à nos refus de demander pardon, à tout ce qui stérilise notre vie. Dieu veut plus, veut mieux pour chacun de nous. Il ne veut pas nous laisser nous étouffer par notre suffisance, nos manières de croire que l’on est en règle avec Dieu. C’est bien plus que ça la relation d’amour que Jésus nous révèle parce qu’il n’y a pas de proportion entre le mal que nous pouvons commettre et l’amour dont Dieu veut nous combler.

[ Lire l’homélie en intégralité ]

  • 9h30 : Célébration eucharistique à l’église Sainte-Bernadette
  • 11h : Catéchèse après la célébration par Jean-Claude Lemercier, aumônier de l’Hôspitalité diocésaine
  • A la même heure : Temps de préparation pour ceux qui souhaitent recevoir l’onction des malades à l’église Sainte-Bernadette
  • 15h : Comédie musicale « Bernadette de Lourdes », salle Robert Hossein [Voir la Bande-Annonce]

Homélie du P. Hervé Le Vézouët, vicaire général [Extraits] :

Nous poursuivons notre pèlerinage avec dans le cœur ce désir grandissant de permettre à Dieu de combler notre soif de bonheur, de joie, de paix. Le discours des Béatitudes nous accompagne et nous fait réentendre, avec d’autres passages choisis des enseignements de Jésus dans l’évangile, cette promesse de bonheur qu’il nous fait : « Heureux les pauvres… Heureux ceux qui croient sans avoir vu… Heureux les miséricordieux… » Heureux, heureux, heureux… Aujourd’hui, dans l’évangile, nous entendons Jésus dire à ses disciples : « Heureux le serviteur fidèle ».

Même si parfois, nous sommes découragés, voire désespérés par nos chutes, nos incapacités à pardonner, nos limites à faire le bien, nos difficultés à aimer notre prochain et à nous aimer nous-mêmes, ayons confiance et avançons sur ce chemin que le Seigneur nous propose… Il nous aime, lui, inconditionnellement. Nous ne pouvons empêcher Dieu de nous aimer ! Après, nous restons libres – c’est lui qui l’a voulu ainsi – d’accueillir ou non cet amour qui peut nous transformer et nous faire grandir. N’ayons pas peur de mettre nos pas dans ses pas.

Vous connaissez peut-être cette expression que l’on attribue à St Irénée et qui a   été reprise par plusieurs Pères de l’Eglise, « Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu ». Ces mots puissants résument le sens de l’incarnation : Dieu s’est fait homme, il a choisi de descendre jusqu’aux limites ultimes de notre condition humaine, même jusqu’à la mort, pour ouvrir à toute l’humanité un chemin d’ascension, de croissance, d’accession à la vie divine, qu’on appelle la sainteté, à laquelle nous sommes tous appelés !

[ Lire l’homélie en intégralité ]

Au terme de la célébration eucharistique, dix hospitaliers ont reçu leur lettre d’engagement au sein de l’Hospitalité diocésaine de Saint-Brieuc ; un moment d’intense émotion.

Catéchèse de Jean-Claude Lemercier, diacre et aumônier de l’Hospitalité [Entraits] :

Les pauvres ne sont pas heureux d’être pauvres. La pauvreté dénigre la dignité humaine. En préparant cette catéchèse, j’ai immédiatement pensé à Christophe qui reste toujours dans ma mémoire. Il habitait dans une cité de transit à Rennes avec son frère et sa maman qui vivait allongée. Ce n’était pas un bidonville mais c’était tout aussi ghettoïsant. Christophe a eu un accident de mobylette qui lui a coûté la vie. Sa mère a réussi à se tenir debout, reprenant par la même occasion sa place de maman à la maison auprès de son autre fils.

J’ai pensé aussi à Manon, jeune maman dans un quartier pauvre de Londres alors que j’étais engagé au sein d’ATD Quart Monde. J’y ai croisé des familles entières déchirées par le placement de leurs enfants. Comment faire vivre à Manon sa spiritualité malgré sa très grande pauvreté ? C’est cet accompagnement m’a mis sur le chemin du diaconat. Florence, quant à elle, m’avait dit un jour : « Je suis comme Jésus ». Rappelons-nous les Béatitudes : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. »

Nous devons regarder la fêlure des pauvres si nous voulons voir la lumière du Christ. Les pauvres sont ceux qui savent recevoir et qui reconnaissent leurs fragilités. Mais, trop souvent, on les laisse sans voix. Le Village Saint-Joseph (Plounévez-Quintin) est un lieu d’accueil pour les personnes en galère où on vit la fraternité et l’humilité. La prière est un temps privilégié de rencontre. Je leur ai demandé comment ils définissaient le mot « pauvre » : « C’est celui qui n’a rien, qui n’a pas de quoi pour s’habiller. Ceux sont ceux qui sont dans la souffrance, ceux qui sont rejetés. Les gars de la rue sont inexistants, ils sont pauvres d’être aimés ».

Le pauvre n’apparaît pas seulement comme quelqu’un en manque mais doit aussi apparaître comme quelqu’un à part entière. Le pauvre est quelqu’un qui a tout qui qui lui manque le principal. Le pauvre, dans l’expérience du manque, est ouvert à Dieu. Il n’a rien à perdre et peut tout accueillir. Tant qu’on reçoit, on est heureux. Quand Jésus dit que les pauvres sont heureux, c’est une richesse du cœur. C’est dur ce que Jésus dit là quand on n’a rien, quand on n’a pas de relation avec les autres, quand on n’a pas Dieu dans sa vie. Sans amis, on est pauvre de cœur.

Il y en a qui sont pauvres car ils sont malheureux. Quand on n’a pas beaucoup de ressources, cela ne veut pas dire que nous n’avons rien à apporter à l’autre. Nous pouvons être riches de nos relations. Les disciples ont tout lâché pour suivre le Christ, c’est là qu’ils sont devenus pauvres. Les riches, c’est ceux qui se suffisent à eux-mêmes. Ils n’ont pas besoin des autres pour vivre. Quand on se suffit à soi-même, on ne peut pas être heureux car on est coupé des autres. Les pauvres sont ceux qui ont besoin de la présence et de l’amour des autres. Le pauvre est en attente, il espère.

Lors du pèlerinage Fratello 2016, les pauvres ont rencontré le pape François qui leur a donné une mission, celle de prier pour les riches, et de pardonner à ceux qui les ont mis dans cette situation de pauvreté. On ne détruit pas la misère par des prières mais ma spiritualité s’inscrit dans le côtoiement avec eux, avec les malades. Nous sommes tous invités, avec nos propres histoires, à vivre la fraternité. J’ai la conviction que le plus petit d’entre nous à quelque chose à nous apporter. Ne l’écoutons pas par politesse mais parce qu’il a quelque chose à dire. Les instruits ont tendance à penser pour les pauvres. « Nous serons des Jésus les uns pour les autres », me disait une dame lors de Diaconia 2013.

[ Lire l’intervention en intégralité ]

  • 10h : Célébration eucharistique avec onction des malades à la basilique Saint-Pie X
  • Après-midi : Chemin de l’eau, chemin de croix et passage à la Grotte
  • 17h : Chemin de croix des malades
  • 21h : Procession mariale

Homélie du P. Hervé Le Vézouët, vicaire général [Extraits] :

Qui n’a pas, un jour, crié « Pourquoi ? », plongé dans l’incompréhension et le désarroi d’une situation d’épreuve. Pourquoi le mal ? Pourquoi la maladie ? Pourquoi la souffrance ? Pourquoi la mort ?

Même Jésus, au moment de mourir en croix, sera traversé par cette incompréhension devant l’absurdité de ce qui lui arrive. Souvenons-nous de ce cri qu’il adresse à son Père sur la croix « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est bouleversant de réaliser que Jésus a connu, a éprouvé cette détresse extrême…

Le signe de Jésus guérissant les malades n’est qu’un début de réponse à nos « Pourquoi ? ». La réponse définitive, il la donnera en affrontant la souffrance, la torture, la mort sur la croix, pour nous montrer le chemin, celui de la vie, de la vie en plénitude. Et de même que Jésus a « relevé » la belle-mère de Pierre, Dieu va « relever » le Christ d’entre les morts.

[ Lire l’homélie en intégralité ]

Au terme de la célébration eucharistique, Mgr Denis Moutel a eu un mot pour Isidore Moisan, directeur des pèlerinages qui prendra sa retraite début décembre après une mission de dix années auprès des pèlerins. « Je tiens à vous remercier pour avoir fait vivre les propositions à l’extérieur des Côtes d’Armor et à l’étranger, mais aussi dans notre diocèse comme des pèlerinages d’une journée. Merci pour votre engagement de tous les instants, merci pour votre foi inventive et votre espérance qui tient bon. »

Isidore Moisan, qui laissera sa place début décembre à Jean-Luc Strugarek également présent lors de ce pèlerinage à Lourdes, a également souhaité prendre la parole. « Cette mission auprès de vous [les pèlerins], je l’ai aimée un peu, beaucoup, passionnément… Quand on met dans la balance tout ce qu’on peut vivre et tout ce qu’on a partagé, on arrive très vite à l’équilibre. Chaque regard, chaque sourire donné, chaque parole, tout cela je le garde en positif. Je suis très heureux qu’avec l’Hospitalité diocésaine, nous avons pu vivre un temps en diocèse hier en assister ensemble au spectacle Bernadette de Lourdes. Avec vous [l’Hospitalité], je suis fier d’avoir pu porter haut les valeurs qui me sont chères. »

Témoignages de pèlerins :

  • Marie-Ange, hospitalière pour la première fois avec l’Hospitalité diocésaine

C’est ma première année à l’Hospitalité diocésaine de Saint-Brieuc. Mon oncle étant diacre dans l’Aisne (02), j’avais déjà été hospitalière pour le diocèse de Saint-Quentin. Je viens à Lourdes régulièrement, c’est un lieu où on donne et où on reçoit. Durant ce temps-fort, on prend le temps de bien faire les choses ; là où dans notre quotidien, nous n’avons pas toujours le temps de les faire si facilement. A Lourdes, on donne autant qu’on le peut. Être hospitalière n’est pas une mission de tout repos. Mais l’équipe de bénévoles que nous représentons à l’Hospitalité diocésaine est bienveillante dans les singularités de chacun. Venir à Lourdes en tant qu’hospitalier et non en famille par exemple est une expérience différente, complémentaire.

  • P. Laurent Le Meilleur, curé des paroisses ND de Grande Puissance, de Moncontour et du Pays de Jugon

C’est bien de venir à Lourdes quand on vit une transition dans sa vie, moi par le fait de changer de paroisse en cette nouvelle rentrée pastorale [NDLR : P. Laurent Le Meilleur, ancien curé de Loudéac]. Être hospitalier donne également un sens à ma vie, mais aussi de la gaieté au quotidien. Donner de son temps comme hospitalier et être à l’écoute en tant de prêtre permet de réconforter ceux qui en ont besoin. C’est important d’être là pour ceux qui vivent des temps difficiles. La première fois que je suis venu ici, c’était lors d’un camps d’été à Argelès-Gazost il y a trente ans avec les Frères de Ploërmel. Lourdes est un lieu où la personne la plus fragile est au centre, où l’on se sent réconforté, là où on vit l’Évangile.

  • 9h30 : Messe internationale à la basilique Saint-Pie X
  • 15h : Célébration d’envoi à l’église Sainte-Bernadette

Dans son homélie prononcée lors de la messe internationale, Mgr Pierre Warin, évêque de Namur (Belgique), a souligné le charisme de la Vierge Marie. « Un beau chant dit ceci : ‘La première en chemin, Marie tu nous entraines’.  Je me tourne souvent vers Marie car elle a un cœur d’or, un cœur de mère. Comme une maman, Marie ne rit pas des maladresses de ses enfants. Comme une maman, Marie sent la joie qui nous renouvelle. Chers amis pèlerins, prenons près de nous Marie et elle, qui est la mère du Seigneur, engendrera le Seigneur dans nos vies. Parfois, une petite médaille de Marie suffit pour faire chanter Dieu dans une vie. »

Homélie du P. Hervé Le Vézouët, vicaire général [Extraits] :

Dieu, c’est mon Rocher, celui sur lequel je peux m’appuyer, celui auquel je me raccroche quand je perds pied. D’ailleurs, Pierre, c’est aussi un nom qu’on applique au Christ quand le Nouveau Testament, citant un psaume, parle de Jésus comme « la pierre rejetée par les bâtisseurs qui est devenue pierre d’angle». Donc, Jésus change le nom de Simon, pour lui faire comprendre que sa véritable origine est divine.

Et c’est une vérité que nous pouvons accueillir pour nous-mêmes : nous venons de Dieu. Il est l’origine et la source de toute vie, de chacune de nos vies. Nous venons de Dieu, il nous accompagne tout au long de notre chemin de vie (souvenez-vous de la parabole brésilienne des pas sur le sable) et notre destination, c’est Dieu lui-même, c’est la vie en Dieu, la vie en plénitude (Saint Irénée : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu »… Peu à peu nous devenons ciel !)

Demandons-nous si nous sommes suffisamment à l’écoute de cette petite voix intérieure, qu’il faut savoir accueillir avec discernement, tout en faisant confirmer l’authenticité de la provenance par l’Église. Comme le fit Bernadette.

[ Lire l’homélie en intégralité ]

Quelques mots de conclusion :

  • Père Francis, prêtre : Un pèlerinage n’est jamais identique. C’est toujours une découverte car ce n’est pas les mêmes personnes. Le message est le même mais il est sans cesse renouvelé avec ce qui nous est donné à méditer – cette année autour des homélies du prédicateur sur les Béatitudes et le spectacle sur Bernadette.
  • Gilbert, hospitalier : Vivement l’année prochaine !
  • Jean-Paul, porteur de bannière : On a vécu un excellent pèlerinage cette année dans une très bonne ambiance.
  • Annick, membre de la chorale diocésaine : Ce pèlerinage m’a révélé encore plus fortement que le bonheur passait par le service aux autres avec un cœur pauvre. Dieu ne peut rien faire sans nous, Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres.
  • Georges, pèlerin de Plélo : C’était la première fois que je participais au pèlerinage diocésain à Lourdes. Je me suis reconnu dans le thème de cette année, « Heureux les pauvres », moi qui suis pauvre d’esprit ! J’ai appris la patience.
  • Père Daniel, prêtre : Je retiendrai le nombre de pèlerins qui viennent au Sanctuaire de Lourdes, la diversité des peuples et l’organisation sur place.
  • Jean-Claude, pèlerin de Quintin : Je retiendrai surtout la comédie musicale « Bernadette de Lourdes ». Aujourd’hui, au XXIème siècle, celui qui est malheureux le reste. On lui ferme les portes au nez. Le message de Bernadette reste très actuel. Il faut pouvoir se rassembler pour réussir à trouver ce qu’on ne peut trouver  seul.
  • 7h : Départ des cars vers les Côtes d’Armor. Relecture du pèlerinage.

Quelques mots d'accueil

« A Lourdes, la promesse du bonheur ! »

« Heureux les pauvres » (Luc 6,20). Cette béatitude de Jésus, portée par l’Évangile de Saint Luc peut sembler bien provocante. « Être pauvre, ce n’est pas très intéressant… mais les pauvres possèdent le Royaume de Dieu », nous dit Madeleine Delbrel.

Pauvreté matérielle, pauvreté spirituelle… A Lourdes, personne n’est de trop, chacun peut trouver sa place. Il est étonnant de voir comment la solidarité et l’hospitalité se sont organisées très vite, après les apparitions, pour que chacun puisse s’approcher de la grotte. Dans la rencontre et le partage, dans la prière et la convivialité, nous découvrons à Lourdes que chacun porte une richesse profonde, parfois cachée.

Nous découvrons que le Christ Jésus se donne dans les plus petits de nos frères et sœurs. Nous découvrons que, nous aussi, nous sommes bien pauvres parfois : pauvres en charité, pauvres en espérance.

Cette année, à Lourdes, nous allons vivre un événement exceptionnel. Nous participerons tous ensemble au spectacle musical « Bernadette de Lourdes », qui restitue le récit des apparitions avec une rare intensité dramatique et artistique. Je suis heureux de vivre ce temps de grâce du pèlerinage avec vous et avec l’abbé Hervé Le Vézouët, qui assure la prédication.

Chers amis pèlerins,

Fidèles à une très longue tradition, nous voici de nouveau en route vers le sanctuaire marial de Notre-Dame de Lourdes pour notre pèlerinage diocésain accompagné par notre évêque Mgr Denis Moutel.

Ce pèlerinage, nous allons le vivre avec la diversité habituelle de notre groupe par la présence des personnes malades ou en situation de handicap, les hospitaliers et hospitalières, les membres de nos équipes paroissiales mais aussi la force vive des jeunes qui seront avec nous. C’est toute cette diversité du groupe qui en fait aussi sa richesse.

Le thème de cette année nous invite à un regard un peu interrogateur dans notre monde actuel et ses différents mouvements récents, « Heureux vous les pauvres ». Mais je sais que la prédication du Père Hervé Le Vézouët saura nous éclairer et nous aider à mieux comprendre la richesse de ce message en particulier dans le partage de cette belle semaine à Lourdes auprès des plus pauvres.

Au cours de cette semaine, vous aurez aussi le plaisir de faire connaissance avec Jean-Luc Strugarek, nouveau directeur des pèlerinages. Je vous demande de l’assurer de toute votre confiance.

Pour les hospitaliers de première année, le temps du trajet vers Lourdes est souvent porteur de questionnements, d’interrogations. Cette phase de transition, d’inaction, est particulière car située entre l’agitation des préparatifs et la mise en action à venir. En comparaison, les apôtres répondant à l’appel du Christ, ne savaient guère plus où leur engagement les conduirait.

Ces hospitaliers de première année, je veux les rassurer. Cette inquiétude due à l’inconnue est parfaitement légitime. A ce stade, on peut noter un point important : au milieu des pèlerins malades, des pèlerins souffrant de handicap, des hospitaliers, des jeunes, on ressent déjà le sentiment de faire réellement partie du groupe, d’être déjà intégré en tant qu’hospitalier avec l’envie de servir, servir l’autre, le frère.

On se dirige vers Lourdes, on va vers Marie. Elle nous attend là-bas, et comme pour Bernadette, la rencontre aura lieu à la grotte de Massabielle. Lourdes, c’est avant tout une rencontre.

Pour les hospitaliers venant depuis plusieurs années, Mgr Moutel les invitait lors de notre assemblée générale à vivre cette année « l’expérience de l’étonnement« … en abordant ce pèlerinage avec « l’œil neuf et le cœur ouvert notamment sur le thème retenu : Heureux vous les pauvres ». Je sais personnellement que dans le service, ils savent garder cette capacité d’étonnement et d’émerveillement.

En nous mettant cette semaine « dans les pas de Bernadette », nous rejoignons Marie, elle nous guidera vers le Christ. En confiance, ouvrons notre cœur.

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