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Actualité

Épidémie de COVID-19. Informations diocésaines pendant le confinement.

Dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus, veuillez trouver ci-dessous les informations et communications rendues publiques durant le confinement.

Personne ne pensait vivre un tel carême ! Brutalement, avec la pandémie, notre monde a été plongé dans le calme et le silence, mais aussi dans des difficultés sanitaires, économiques, sociales ou familiales, profondes, qu’il faut affronter jour après jour. En certains pays du monde, c’est la misère et la faim qui risquent de s’abattre sur des populations sans secours.

Le Peuple de Dieu est confiné lui aussi, mais uni dans le Christ. Il nous invite à le suivre dans cette Semaine Sainte et singulière, en nous laissant aimer sous les bras de Sa croix.

Il me semble que nous allons suivre autrement le Seigneur, tellement nos regards et nos perceptions sont déplacés.

  • Nous jugions les autres -et nous-mêmes- définitivement individualistes et « confinés » dans la consommation ou le « tout-à-l’égo ». Nous voyons avec surprise que nos voisins s’inquiètent pourtant des autres ou donnent un coup de main dans toutes sortes de services solidaires et civiques. Jésus, le Serviteur, nous invite à le suivre. C’est le Jeudi-Saint.
  • Nous pensions, sans y croire tout à fait, que l’homme pourrait régler beaucoup de choses par lui-même, en oubliant la sagesse, le respect de la création, la vie morale, les relations humaines. Mais ce rêve de toute-puissance vient de se briser : « l’homme augmenté » ne peut plus cacher nos fragilités. Jésus, le Crucifié, vient nous aimer jusqu’au bout dans notre vulnérabilité, dans nos morts, dans nos défaites et nos péchés. C’est le Vendredi-Saint.
  • Nous étions peut-être endormis, parfois médiocres ou « alternatifs », dans notre relation avec Dieu, notre participation à l’assemblée du dimanche, notre ferveur personnelle. Nous découvrons combien la communion eucharistique nous manque, et aussi les autres chrétiens que nous ne pouvons plus rencontrer de la même manière. Mais nous multiplions les initiatives pour nous relier, malgré tout, à l’Église vivante, qui est aussi le Corps du Christ. Jésus, le ressuscité, nous invite à la joie et à la mission. C’est le dimanche de la Résurrection, c’est Pâques.

En cette Semaine Sainte 2020, je serai en profonde communion avec vous. Que le souffle de Dieu, l’Esprit Saint, mobilise notre Espérance pour suivre le Christ et annoncer son Évangile d’une manière renouvelée.

+ Denis MOUTEL
Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

La Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) lancent ensemble un numéro vert d’écoute durant le temps de confinement, après la demande du Président de la République lors de sa rencontre avec les représentants des cultes le 16 mars dernier. 

Dans ce cadre, a été décidé la mise en place d’un numéro vert « par culte », afin de vivre un « service d’écoute » pour des personnes isolées en ce temps de confinement, atteintes du covid-19 pour certaines, parfois en demandes sacramentelles, mais aussi pour l’écoute de soignants, ou de membres de famille en deuil se posant des questions sur l’organisation d’obsèques. 

Ce numéro national est le 0806 700 772 pour les catholiques est gratuit et anonyme. 

Diffusé depuis mardi 31 mars dans les hôpitaux et structures publiques de santé par le ministère de l’Intérieur. Les plages horaires vont de 8h à 22h chaque jour, sept jours sur sept. 

C’est dans cette dynamique que la CEF et la CORREF ont monté ensemble un « réseau d’écoutants ». Ces personnes sont des prêtres, diacres, religieux/ses, laïcs ayant déjà pratiqué l’écoute de personnes en difficulté de vie. Leur premier soin est d’accueillir les personnes au téléphone, de comprendre leur attente et de les orienter si nécessaire vers les structures diocésaines correspondantes à leur besoin. 

Concrètement, s’il s’agit de personnes en hôpital, il leur sera indiqué l’aumônerie catholique dont l’hôpital a les coordonnées. S’il s’agit d’une demande relative à la célébration d’obsèques, que la famille doit prendre contact avec la paroisse d’habitation. 

Les personnes écoutantes ont également la liste des numéros que des diocèses mettent en place actuellement et qui pourront prendre le relais du « premier contact national »

Dans ce contexte de confinement lié à l’épidémie de COVID-19, toutes les équipes RCF et de RCF Côtes d’Armor se mobilisent pour vous faire vivre en direct la semaine Sainte et Pâques. Ainsi, nous proposons à nos auditeurs une programmation autour de 3 axes : donner du sens, prier et accompagner.

Donner du sens

Dans la matinale :

avec les Grands Invités à 8h10

  • Sœur Myriam Fontaine, mère abbesse à l’abbaye de La Coudre (Jeudi Saint)
  • Bruno Marie Duffé, secrétaire du Dicastère pour le service du développement humain intégral du Saint-Siège (Vendredi Saint)
  • Mgr Emmanuel Gobilliard, président du Conseil d’orientation RCF (Samedi Saint)

… avec le Sens des jours Saints à 7h26 et 8h55

Le père Sébastien Antoni, assomptionniste, nous délivrera le sens de chacun des jours saints

Deux émissions spéciales en direct :

  • « Comment vivre le Jeudi Saint dans ce contexte du confinement ? » – Anim par Véronique Alzieu – Jeudi Saint de 9h à 10h

Table ronde en direct avec le père Nicolas de Boccard, Bruno Lachnitt (aumônier régional catholique des prisons Auvergne Rhône Alpes) et Bernadette Méloi (directrice du service national de pastorale liturgique et sacramentelle)

  • « Comment comprendre tant de souffrance dans nos vies ? » – Animée par Thierry Lyonnet – Vendredi Saint de 9h à 10h

Table ronde en direct avec la pasteur Nicole Fabre (aumônier des hôpitaux de Lyon), le père Christian Delorme et Jean-Guilhem Xerri (psychanalyste)

Prier avec les grands offices

Dimanche des Rameaux – 5 avril

18h00 : Célébration des Rameaux

Jeudi Saint – 9 avril

18h00 : Célébration de la Cène présidée par Mgr Denis Moutel à la Maison Saint-Yves, retransmis en direct à la radio sur RCF Côtes d’Armor ainsi qu’en vidéo par un accès disponible sur le site internet diocésain.

Vendredi Saint – 10 avril

18h00 : Office de la Passion présidé par Mgr Denis Moutel à la Maison Saint-Yves, retransmis en direct à la radio sur RCF Côtes d’Armor ainsi qu’en vidéo par un accès disponible sur le site internet diocésain.

Samedi Saint – 11 avril

21h-23h : Vigile Pascale

Dimanche de Pâques – 12 avril

11h00 : Messe de la Résurrection suivi de la bénédiction Urbi et Orbi du Pape François en direct de Rome.

Accompagner

Libre antenne : « Cultivons nos liens »

  • Chaque soir pendant la durée du confinement, RCF vous donne la parole. Véronique Alzieu, Bénédicte Draillard et Anne Kerléo animent une heure de direct pour échanger, partager et témoigner autour de cette épreuve qui nous fragilise et nous rassemble. C’est aussi l’occasion d’évoquer les initiatives positives et de diffuser un message d’espérance.
  • Du lundi au vendredi, de 21h à 22h

Vos intentions de prière

Pendant la Semaine Sainte, les auditeurs peuvent confier leurs intentions de prière à la communauté de Taizé et aux sœurs de l’Abbaye de La Coudre.
Elles seront déposées au pied de leur croix le vendredi saint.

Vos rendez-vous de proximité

A l’occasion de la Semaine Sainte, Mgr Denis Moutel viendra délivrer son message pour les Rameaux le dimanche 5 avril à 9h00. L’évêque donnera son message de Pâques, le dimanche 12 avril à 9h00.

Pendant ce temps de confinement, les journalistes des rédactions des radios RCF de Bretagne restent mobilisés pour vous informer. Vous pouvez suivre nos journaux d’informations régionales, du lundi au vendredi à 7h01, 8h01, midi et 18h10.

Belle Semaine Sainte, chez vous et en communion avec beaucoup d’autres notamment grâce à RCF Côtes d’Armor.

La croix du Christ domine toute la Semaine sainte. Celle-ci se déroule du dimanche des Rameaux et de la Passion à celui de la Résurrection. Passion et Résurrection sont les deux facettes d’un unique mystère de mort et de vie, de l’unique Mystère pascal du Christ.

Cette année, l’épidémie de COVID-19 nous oblige à vivre autrement ces jours saints et l’évolution des conditions sanitaires nous contraindra le plus souvent de les vivre sous une forme réduite à une liturgie domestique. L’absence de rassemblement sera d’autant plus vive que la Semaine sainte est l’occasion de suivre le Christ en communauté ecclésiale.

En effet, nous pouvons choisir malgré tout de célébrer à la maison tout l’itinéraire tracé par les différents jours de la Semaine sainte. Il nous fera suivre le Christ depuis son entrée messianique à Jérusalem jusqu’au jour de sa Résurrection. Par-là, il nous mettra en communion spirituelle avec tous ceux et toutes celles qui la vivront aussi, sans pouvoir se rassembler.

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Comme tout ce que nous vivons en ce moment, la célébration de la Semaine Sainte ne sera pas « comme d’habitude ». Privés de l’Eucharistie pendant plusieurs semaines, nous souffrons de ne pas pouvoir nous assembler ni communier.

Pourtant, nous allons suivre Jésus bien réellement, depuis son entrée à Jérusalem jusqu’à sa Résurrection du matin de Pâques. Et nous allons sans doute mieux nous préparer « plus que d’habitude » pour cette communion spirituelle de chacun des jours saints, : en ouvrant notre cœur au don de Dieu, en écoutant sa Parole, en « lavant les pieds » des plus fragiles, en nous unissant à son offrande pour la gloire de Dieu et le salut du monde, en étant joyeux de sa Résurrection et de la fraternité vers laquelle il nous envoie. Cet acte de foi, nous le poserons au commencement de chacune de nos prières en famille, à domicile, à l’heure où les prêtres célébreront le mystère du Christ à l’église.

En plus de ce lien paroissial qui est très important, ce document rassemble les propositions diocésaines ou nationales qui nous permettront de nous réunir, même à distance, pour former ensemble le Corps du Christ. Bonne route vers Pâques !

+ Mgr Denis MOUTEL
Évêque de Saint-Brieuc

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Le carême est toujours centré sur le retour à Dieu, sur la conversion du cœur. Cette année, en raison de la mise en place du confinement pour limiter la propagation du COVID-19, il ne sera pas possible de rencontrer un prêtre pour vivre le sacrement de la réconciliation. Comment faire la paix avec le Seigneur, comment recevoir la grâce de son pardon ?

La Pape François, lors de son homélie du 20 mars dernier apporte très clairement une réponse à cette question : « si vous ne trouvez pas de prêtre pour vous confesser, parlez à Dieu : Il est votre père ! Et demandez pardon de tout votre cœur, en récitant l’acte de contrition. Promettez-lui : ‘Plus tard, je me confesserai mais pardonnez-moi maintenant’. Et immédiatement, vous ressentirez de nouveau la grâce de Dieu […] Comme nous l’enseigne le catéchisme, vous pouvez vous approcher par vous-même du pardon de Dieu, sans avoir de prêtre à portée de main. Un acte de contrition bien fait et notre âme redevient blanc comme neige. »

Alors que nous sommes empêchés de recevoir l’absolution sacramentelle, l’Église propose, en effet, de vivre un chemin de contrition parfaite et de demande de pardon à Dieu, avec « la ferme résolution de recourir le plus tôt possible à la confession sacramentelle » [1], afin de recevoir effectivement le pardon de ses péchés.

Voici une proposition reçue de mes frères évêques du diocèse de Rennes qui, je crois, pourra nous aider à entrer dans cette démarche spirituelle de contrition du cœur et de demande le pardon.

+ Mgr Denis MOUTEL
Le 30 mars 2020

[1] « Là où les fidèles individuels se trouvent dans l’impossibilité de recevoir l’absolution sacramentelle, il faut rappeler que la contrition parfaite, exprimée par une sincère demande de pardon (ce que le pénitent est actuellement capable d’exprimer) et accompagnée de la ferme résolution de recourir le plus tôt possible à la confession sacramentelle, obtient le pardon des péchés, même graves (cf. CEC, n ° 1452) » (Décret du Pénitencier apostolique sur le sacrement de la réconciliation dans la situation actuelle de pandémie, 20 mars 2020).

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« Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Évangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Évangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Évangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.
La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.
À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”.
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insuffle l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !
« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.
Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu. Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous”.

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Ce vendredi 27 mars, le pape François présidera une veillée de prière depuis le parvis de la basilique Saint-Pierre à 18 heures. Celle-ci sera conclue par la bénédiction Urbi et Orbi. Cette célébration sera retransmise en direct sur KTO ainsi que RCF qui retransmettra cette grande prière unique dans l’histoire avec les commentaires de Radio Vatican en français. À cette occasion,  le Père Sébastien Guiziou, vicaire général du diocèse de Quimper et Léon nous parle du sens de l’indulgence plénière.

Le pape François invite les chrétiens à s’unir à lui – par vidéo – le 27 mars 2020 à 18h : il présidera un temps de prière qu’il conclura par la bénédiction Urbi et Orbi (à la ville et au monde). Un geste exceptionnel en temps de pandémie, puisque cette bénédiction particulière, qui confère l’indulgence plénière, est donnée traditionnellement à Noël et à Pâques, ainsi qu’à l’élection d’un nouveau pape.

« Dieu est amour » (1 Jn 4, 8). Bénéficier d’une indulgence, c’est d’abord reconnaître notre petitesse face à la grandeur de l’amour de Dieu qui veut nous guérir du péché. Dans le sacrement du pardon, nous recevons le pardon de nos péchés mais il reste souvent dans notre vie des conséquences de ce que furent nos péchés (dans nos comportements, nos pensées). L’indulgence de Dieu est si grande qu’elle nous libère de toutes ces traces qui restent dans notre existence. Dans un moment de souffrance, le Seigneur se penche donc vers nous pour nous donner sa grâce et nous aider à grandir dans l’amour en vivant davantage la charité.

À tous ceux qui souffrent d’une manière ou d’une autre, aux personnes en quarantaine, aux soignants, aux familles, à tous ceux qui prient pour ceux qui souffrent, l’indulgence plénière est donnée. Pour en bénéficier, toutes ces personnes peuvent offrir leur prière et leur souffrance en communion avec le Seigneur Jésus qui lui-même a souffert sur la Croix. Cela peut se réaliser de multiples manières, par exemple en disant le Credo, le « Notre Père », le « Je vous salue Marie » ou tout autre prière… Quand l’épreuve que nous vivons actuellement sera passée, chacun s’engage personnellement à se confesser, à communier et à prier aux intentions du pape.

L’indulgence est aussi donnée aux mourants. A la fin de la prière du « Je vous salue Marie », nous disons : « priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ». C’est le sens de l’indulgence plénière donnée dans le cas du danger de mort. En raison des conditions sanitaires strictes, des personnes atteintes par le Covid-19 ne pourront pas recevoir l’onction des malades, le sacrement du pardon ou le viatique. L’Église intercède pour elles. Elle croit aussi qu’en vertu de la communion des saints, les fidèles qui ont prié durant leur vie et qui sont disposés à recevoir l’indulgence plénière, seront pardonnés de tous leurs péchés. Dans ce cas, les trois engagements personnels énoncées plus haut n’ont plus lieu d’être.

Le pape François le réaffirme : « Nous voulons répondre à la pandémie du virus par l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis. Faisons sentir notre proximité aux personnes les plus seules et les plus éprouvées. »

Père Sébastien Guiziou
Vicaire général du diocèse de Quimper et Léon

Un calme étonnant règne dans nos rues. Il a du mal à cacher une angoisse devant des perspectives économiques désastreuses. Il ne masque pas une peur diffuse face à la propagation du Covid-19. Il n’apaise pas l’épreuve des personnes âgées que plus personne ne visite. Il occulte encore moins les morts de ce virus ni la souffrance de leurs familles.

Ce calme est peut-être une paix des familles quand leurs membres, petits et grands, sont réunis au long des jours, les uns faisant leurs études, les autres leur télétravail. Mais il ne tait pas les situations où des familles vivent de vives tensions en raison du confinement.

Ce calme, avec la raréfaction des rencontres, renforce la précarité des personnes dans la rue ou en attente de papiers. Saluons les collectivités et les associations qui, avec ingéniosité, mettent en place un soutien.

Oui, ce calme n’est ni repos ni passivité. Il ne fait pas silence sur les personnes qui travaillent pour nous, en particulier les agriculteurs. Il met le projecteur sur le personnel soignant qui, déjà éprouvé par la surcharge, prend des risques pour nous soigner. Il est juste de lui rendre un hommage appuyé avec notre gratitude.

Toute crise, selon son sens premier, est discernement. Celle-ci nous replace devant une évidence massive : tous, nous sommes vulnérables et interdépendants les uns des autres. Est ainsi mise en lumière la fraternité. Celle-ci est notre force et notre avenir. En raison de notre fragilité, la fraternité est notre vocation fondamentale. Les soignants, en prenant soin des plus affaiblis, en sont le signe.

La fraternité nous convie à faire de notre liberté le libre exercice de notre responsabilité en vue du bien de tous. Elle établit l’égalité de chacun dans la même dignité au sein de notre vulnérabilité. Elle induit une législation et des règles économiques plus ajustées. Elle promeut la « croissance par la sobriété » (pape François). À trop oublier notre fragilité, liberté et égalité deviennent des idées folles.

Avec la fraternité s’ouvre un chemin où est assumée et non niée notre commune fragilité. Non déterminé d’avance, ce chemin sera dessiné par l’effort de chacun, de chaque famille et de chaque collectivité. Il y fleurira solidarité, simplicité, responsabilité personnelle et collective, primauté de l’humain et centralité du prendre-soin.

Comme si la crise nous annonçait ce chemin plein d’espérance ! Pour nous y encourager, les cloches de nos églises sonneront ce 25 mars, en la fête catholique de l’Annonciation faite à une jeune femme de Galilée, du nom de Marie.

Dieu, en s’adressant à une femme, est fidèle à l’humanité. Il y suscite sans cesse des prophètes de la fraternité. Il désire guérir nos cœurs de tout ce qui entrave cette fraternité. Il lui donne sa vraie densité. Il la veut : « Vous êtes tous frères ! », dit l’Évangile. En ce temps de Carême, les chrétiens s’en souviennent.

Provoquée par le confinement, la fraternité émerge déjà entre proches et voisins. Ne revenons pas en arrière ! Sur ce chemin de bienveillance et sans violence, Dieu, le Père de tous, nous accompagne en vue d’une humanité sauvée de ses vieux démons et réconciliée avec la planète. Avec courage, nous nous engagerons tous pour édifier notre fraternité !

Mgr Pierre d’Ornellas,
archevêque de Rennes
Mgr Denis Moutel,
évêque de Saint-Brieuc Mgr
Laurent Dognin,
évêque de Quimper
Mgr Raymond Centène,
évêque de Vannes
Mgr Alexandre Joly,
évêque auxiliaire de Rennes

Chers amis,

La lutte contre la contagion du Covid-19 nous contraint au confinement. Il est heureux de voir se multiplier les initiatives visant à garder le lien entre nous et particulièrement avec ceux qui souffrent le plus de situations d’isolement. Plusieurs paroisses et communautés font preuve d’inventivité pour vivre la communion en Église et la fraternité avec tous. Il s’agit de rester proches les uns des autres par la prière bien sûr, mais aussi par la création de groupes sur les réseaux sociaux, par la mise en ligne de propositions diverses sur les sites paroissiaux, par l’organisation de permanences téléphoniques pour l’écoute et le réconfort, par la participation aux initiatives locales de solidarité…

Ces liens s’entretiennent également au niveau diocésain avec des propositions pour tous :

  • A partir du 25 mars, une messe présidée par Mgr Denis Moutel ou l’abbé Hervé le Vézouët (vicaire général), sera retransmise en direct tous les mercredis à 11h00 depuis la Maison Saint-Yves. RCF adapte ses programmes pour accompagner les auditeurs :

> Lire la lettre <
d’Yvon Gargam, directeur de RCF-Côtes d’Armor

Fréquences de RCF-Côtes d’Armor : Saint-Brieuc 100.6 / Guingamp 98.8 / Lannion 102.1
En direct sur internet :
https://rcf.fr/ecouter/RCF22

  • Le mercredi 25 mars, l’Église catholique célèbre la solennité de l’Annonciation du Seigneur. Découvrez des propositions pour vivre cette journée en communion les uns avec les autres.

> Mercredi 25 mars – Fête de l’Annonciation <

  • Chaque mercredi, les Services diocésains partageront sur le site internet diocésain des propositions de ressourcement spirituel pour tous les âges, à vivre seul ou en famille.

> Propositions de ressourcement spirituel <

  • Le Service diocésain de pastorale sacramentelle et liturgique a recensé dans sa dernière lettre-infos plusieurs suggestions pour soutenir la prière.

> Lire la lettre-infos <

  • Une prière à Notre-Dame de Toute-Aide a été rédigée pour une neuvaine qui s’est déroulée du 15 au 23 mars. Nous sommes invités à poursuivre quotidiennement cette prière jusqu’à la fin de cette période de confinement.

> Prière à Notre-Dame de Toute-Aide <

Les semaines à venir sont empruntes de beaucoup d’incertitudes. Pour les chrétiens, la Semaine Sainte demeure le sommet de l’année liturgique. Elle revêtira cette année une forme exceptionnelle dans ses célébrations qui ne pourront rassembler les communautés chrétiennes. Nous réfléchissons sur la manière dont nous pourrons vivre ces jours dans une authentique proximité et communion spirituelle. Des indications seront données dans les jours à venir.

Dans cette situation inédite, vous êtes peut-être habités de questions d’ordre pratique ou spirituel. N’hésitez pas à contacter votre paroisse ou à nous les adresser contact@diocese22.fr.

Mgr Denis Moutel
Et l’équipe épiscopale
Le 23 mars 2020

Au terme de la prière de l’Angélus de ce dimanche 22 mars 2020, dans le contexte de l’épidémie de coronavirus, le Pape a appelé à une prière commune de tous les chrétiens en la fête de l’Annonciation, ce 25 mars.

« En ces jours d’épreuve, alors que l’humanité tremble devant la menace de la pandémie, je voudrais proposer à tous les chrétiens d’unir leurs voix au Ciel, a expliqué le Pape. J’invite tous les chefs des Églises et les dirigeants de toutes les communautés chrétiennes, ainsi que tous les chrétiens des différentes confessions, à invoquer le Dieu Très Haut et Tout-Puissant, en récitant en même temps la prière que Jésus Notre Seigneur nous a apprise. J’invite donc tout le monde à réciter le Notre Père mercredi prochain, le 25 mars, à midi. Le jour où de nombreux chrétiens se souviennent de l’annonce à la Vierge Marie de l’incarnation du Verbe, que le Seigneur entende la prière unanime de tous ses disciples qui se préparent à célébrer la victoire du Christ ressuscité », a expliqué François.

Bénédiction Urbi et Orbi ce vendredi

Le Pape a également annoncé qu’il présiderait un temps de prière ce vendredi 27 mars à 18h sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. La Place Saint-Pierre sera vide, mais François invite tout le monde à s’y associer grâce aux médias, car cette célébration sera retransmise à la radio, à la télévision et sur internet. « Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, nous adorerons le Saint-Sacrement, avec lequel je donnerai à la fin la bénédiction Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l’indulgence plénière. » Cette initiative est tout à fait exceptionnelle, la bénédiction Urbi et Orbi n’étant normalement prononcée qu’à Noël, à Pâques et lors de l’élection d’un nouveau Souverain pontife.

« À la pandémie du virus nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis. Faisons sentir notre proximité pour les personnes les plus seules et les plus éprouvées. Notre proximité pour les médecins, les opérateurs de santé, les infirmiers et infirmières, les volontaires… Notre proximité pour les autorités qui doivent prendre des mesures difficiles, mais pour notre bien. Notre proximité aux policiers, aux soldats qui cherchent à maintenir l’ordre sur la route, pour que s’accomplissent les choses que le gouvernement demande de faire pour le bien de nous tous. Proximité à tous », a lancé le Pape, sortant de son texte.

(Source : Vatican News)

Les contraintes de la pandémie du COVID-19 obligent la population de notre pays au confinement. Comme citoyens et aussi comme chrétiens, nous sommes appelés à toujours prendre soin des autres.

L’application stricte des consignes que nous recevons est un devoir absolu afin d’enrayer la progression du coronavirus (Covid-19). Gardons ce leitmotiv : « Chacun chez soi pour le bien de tous ».

Nous sommes souvent interrogés sur la question de l’ouverture des églises. Si des églises sont ouvertes (ce qui est pour l’instant autorisé), c’est strictement pour la prière personnelle.

On n’ouvrira pas une église qui ne l’est pas habituellement, hormis pour la célébration des obsèques. Là où une église est ouverte, ce n’est pas pour y organiser un rassemblement de prière, quel qu’il soit, mais comme le signe que l’Église reste présente à tous, dans l’épreuve que nous traversons. Si des personnes y viennent, c’est parce qu’elles se sont déjà déplacées pour des achats alimentaires ou une autre raison prévue par les dérogations.

Nous respecterons les indications suivantes :

  • Garder une bonne distance entre les personnes : plus d’un mètre
  • Ne pas dépasser plus de 10 minutes : il s’agit d’un temps bref
  • Ne déposer aucun document

Je vous redis ma communion dans la prière. Portons vers Dieu la supplication des hommes et soyons signe d’Espérance.

+ Mgr Denis Moutel
Évêque de St-Brieuc et Tréguier

Message des évêques de France aux catholiques et à tous nos concitoyens

Notre pays, avec de nombreux autres, traverse une grande épreuve. Le chef de l’État nous appelle à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité. C’est pourquoi nous avons voulu que ce message destiné en premier lieu aux catholiques s’adresse aussi à tous nos concitoyens sans distinction. 

Nous le faisons dans un esprit d’humilité, mais avec la certitude que la foi chrétienne a une mission spécifique dans ce monde et qu’elle ne doit pas s’y dérober. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui partagent avec nous la foi en dieu et la conviction qu’il accompagne notre vie. Nous pensons enfin à tous ceux et celles qui ne croient pas mais souhaitent que la solidarité et l’esprit de service s’accroissent entre les hommes. 

À tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre. La crise écologique nous le rappelle sans cesse, mais la détermination a fait largement défaut jusqu’ici pour prendre ensemble les décisions qui s’imposent et pour s’y tenir. Osons le dire, l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, le consumérisme outrancier mettent à mal notre solidarité. Nous avons le droit d’espérer que ce que nous vivons en ce moment convaincra le plus grand nombre, qu’il ne faut plus différer les changements qui s’imposent : alors, ce drame porteur d’angoisse n’aura pas été traversé en vain. 

Le mercredi 25 mars, à 19h30 

Un peu partout en France, les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, non pour appeler les fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun. 

Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradition dans la ville de Lyon, est un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres !

Ce qui suit s’adresse maintenant aux catholiques.

Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde: « Car rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37).

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion?

Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.

Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous: «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38) – [1re dizaine].

Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, « le fruit béni de ses entrailles » (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2e dizaine].

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea : « Comment cela va-t-il se faire? » (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse : « Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort », comme l’Église nous l’a appris [3e dizaine].

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus: « Guéris-nous ! » Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine].

[5e dizaine avec intentions particulières].

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid-19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.

C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition !

LES ÉVÊQUES DE FRANCE

Après les interventions du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur, dans la soirée du lundi 16 mars, les dispositions ci-dessous sont prises, jusqu’à nouvel ordre, pour l’ensemble du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier.

Ce communiqué a été préparé avec mes collaborateurs directs et le bureau du Conseil Presbytéral. Il est complété par les indications reçues de la Conférence des évêques de France et de la Préfecture des Côtes d’Armor.

Décisions à mettre en œuvre.

  • Aucune messe publique ne doit être célébrée, ni le dimanche ni en semaine. Les églises peuvent rester ouvertes pour la prière personnelle.
  • La messe pourra être célébrée dans des communautés religieuses bien déterminées, qui ont un prêtre résident. Il sera sage que la communion soit distribuée par une des religieuses. La participation de personnes étrangères à la communauté n’est pas possible, comme c’est déjà le cas pour la résidence des prêtres du Cèdre.
  • Pour le moment, les obsèques peuvent être célébrées, dans les églises dans la plus stricte intimité familiale, en veillant à limiter l’assistance à 20 personnes maximum qui garderont entre elles une juste distance. La chorale n’est pas adaptée en cette circonstance. Dans le respect des consignes sanitaires, seul celui qui guide ou préside fait le geste de la lumière et bénit le corps avec l’eau. Les autres fidèles s’approchent et s’inclinent sans toucher le cercueil en faisant le signe de croix sur eux-mêmes, s’ils le souhaitent. Le geste de paix et les condoléances ne seront pas proposés.
  • Tout rassemblement étant interdit, à l’exception des funérailles, jusqu’au 15 avril au moins, baptêmes, mariages, confirmations, professions de foi, premières communions, sont à reporter sans indication de date, compte tenu de l’évolution incertaine de la situation.
  • Au titre des « déplacements pour l’assistance des personnes vulnérables », les prêtres peuvent se déplacer pour porter les sacrements dans les situations d’urgence. Chacun veillera toujours à respecter les gestes-barrières préconisés pour protéger les autres comme soi-même.
  • La Maison diocésaine Saint-Yves est fermée jusqu’à nouvel ordre. Un accueil téléphonique est assuré. Il en est de même pour toutes les Maisons paroissiales. Aucune réunion ne doit s’y tenir. Aucun bénévole ni aucun salarié ne doit s’y rendre.
  • Enfin, le sanctuaire marial diocésain « Notre-Dame de Toute-Aide » est fermé. Cependant la prière de neuvaine y est récitée tous les jours à 15h00 par les religieuses de la communauté.

Délivre-nous de tout mal, et donne la paix à notre temps !

Devant la menace de cette épidémie, nous comprenons bien que la véritable fraternité consiste à s’éloigner physiquement du prochain. Mais nous ne pouvons en rester là : il s’agit de vivre autrement la rencontre et la communion. Prenons des nouvelles des personnes isolées, proposons une course, un service, une démarche. Prenons des temps de partage en famille, y compris sur le plan spirituel pour écouter la Parole de Dieu, prier ensemble et vivre autrement le dimanche, jour du Seigneur. Gardons le contact en paroisse, en communauté, dans toutes nos associations. Les moyens ne manquent pas : téléphone, internet, réseaux sociaux. Soyons inventifs.

Dans les jours qui viennent, le diocèse comme les paroisses, donneront des éléments pour nourrir notre vie spirituelle et accompagner notre chemin de carême, personnel et familial. Le moment venu, nous partagerons d’autres informations sur la manière de vivre la Semaine Sainte. Je reviendrai moi-même vers vous, chaque semaine, pour que nous gardions la communion diocésaine.

La prière chrétienne de supplication et d’espérance nous tourne vers les personnes malades ou âgées qui sont privées de visite, vers les soignants qui se dépensent sans compter, vers ceux qui vivent une situation de précarité et subiront durement cette crise pendant et après l’épidémie, vers les prisonniers, les sans-logis, les migrants. Ecoutons ce que le Seigneur nous demande de vivre avec eux et pour eux.

Par l’intercession de Notre-Dame de Toute-Aide,  Dieu notre Père, nous te prions :

Relève notre espérance quand nous pourrions vaciller.

Garde-nous dans une charité attentive et qui prend soin.

Renforce notre foi afin que nous grandissions dans la certitude

que tu nous aimes comme un père,

+ Denis MOUTEL
Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Prenant connaissance, ce samedi soir, de l’intervention du Premier Ministre annonçant « la fermeture, à partir de minuit, de tous les lieux recevant du public, non indispensables à la vie du pays… les lieux de cultes resteront ouverts, mais les rassemblements et les cérémonies devront être reportées », Mgr Denis Moutel demande que soient suspendues toutes les célébrations, à partir ce dimanche 15 mars inclus, le dimanche et en semaine, jusqu’à nouvel ordre.

Il invite les prêtres à célébrer la messe en privé à l’intention de toutes les personnes touchées par cette épidémie : malades, familles, soignants, responsables de la vie publique…

Les églises peuvent demeurer ouvertes pour la prière personnelle.

Les obsèques seront célébrées dans la plus stricte intimité familiale.

Il invite les diocésains à se tourner vers Dieu dans la prière en lisant l’évangile du 3ème dimanche de carême – Jn 4, 5-42 « Donne-moi à boire » – et à s’unir à la neuvaine de prière à Notre-Dame de Toute Aide, déjà annoncée. Que, dans ces circonstances, notre soif de Dieu et notre esprit fraternel soient renforcés.

+ Hervé Le Vézouët
Vicaire général

Après l’intervention du Président de la République, le jeudi 12 mars 2020, et les décisions présentées par le Premier Ministre, chacun comprend que nous devons tout faire pour lutter contre la contagion du coronavirus, ou au moins la ralentir ; cela semble être le meilleur moyen pour faciliter le travail des soignants et permettre aux personnes malades de retrouver au plus vite la santé. La communauté catholique marque donc sans hésitation sa solidarité avec tous nos concitoyens dans l’application des indications prescrites par ceux qui ont la responsabilité légitime d’en décider.

Les mesures sanitaires déjà prises sont bien sûres confirmées :

  • Lavage fréquent des mains et tout particulièrement avant de donner la communion et après l’avoir donnée.
  • L’obligation, si l’on communie, de recevoir le corps du Christ dans la main.
  • Ne pas se serrer les mains, ce qui interdit le geste de paix.

D’autres décisions viennent s’ajouter aujourd’hui.

Pour les enfants, jeunes et étudiants, les pèlerinages, rassemblements et même simples rencontres sont suspendus jusqu’à nouvel ordre (pélé-ados, catéchèse, activités des mouvements ou de la pastorale des jeunes…). Les établissements catholiques n’accueilleront pas d’élèves mais ils ne seront pas fermés administrativement : l’accueil des enfants des personnels soignants ainsi que l’enseignement à distance s’organisent sous la conduite de la D.D.E.C.

Le Président de la République a demandé « à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, à celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires, aux personnes en situations de handicaps de rester autant que possible à leur domicile ».

C’est pourquoi ces personnes doivent être dispensées des rencontres liées à leurs engagements habituels.

Pour les fidèles de tous âges, on exercera une vigilance dans la limitation des rencontres. On appliquera les préconisations du gouvernement en matière sociale pour les salariés. Une note explicative leur sera adressée dans les meilleurs délais.

Les rendez-vous réunissant un grand nombre de personnes sont repoussés. On peut déjà citer :

  • La session qui devait réunir 80 prêtres des diocèses de Quimper et de Saint-Brieuc, les 17 et 18 mars à l’Ile-Blanche.
  • L’Assemblée diocésaine du samedi 28 mars.
  • L’assemblée générale de l’Hospitalité diocésaine du dimanche 29 mars.
  • Le pélé ados à Rome, qui était programmé du 15 au 21 avril.
  • Le pélé des jeunes à Taizé du 13 au 19 avril
  • La journée diocésaine des enfants en marche vers le baptême le 21/03
  • Et d’autres rencontres annulées par les différents mouvements et services
  • Les représentations du spectacle « au commencement le vert était dans la pomme »

Je pense à tous les organisateurs de ces événements et je les assure de mon soutien et de ma prière pour accompagner ces difficiles décisions. Nous veillerons à accompagner tous ceux qui attendaient ardemment ces divers événements.

Les églises demeurent ouvertes.

Pour les célébrations dominicales, nous appliquerons, dès ce dimanche 15 mars, la limite de 100 qui est prescrite dans l’ensemble du pays. Cet accueil limité est soumis à quelques conditions : le comptage à l’entrée pour limiter l’accès à 100 personnes, la disposition des fidèles un siège sur deux et un rang sur deux, en tenant compte des distances sanitaires recommandées. Les personnes de plus de 70 ans et les personnes de santé fragile sont dispensées par l’Évêque de l’obligation de la messe dominicale.

Là où c’est possible, on pourra célébrer une messe dominicale supplémentaire. On invitera les fidèles à participer à l’Eucharistie en semaine dans des églises ou chapelles qui permettent les distances sanitaires. On informera largement sur les célébrations télévisées ou radiodiffusées.

Suivant l’évolution de la crise sanitaire, d’autres mesures pourront être envisagées, notamment pour le mois d’avril et la Semaine Sainte.

N’ayez pas peur !

Alors que nous sommes faits pour nous rencontrer, les circonstances imposées nous conduisent à la juste distance. Il nous faut donc chercher d’autres moyens pour vivre ensemble la joie de l’Évangile.

Dans cette crise sanitaire de grande ampleur, beaucoup ont déjà montré leur esprit de responsabilité et d’attention aux autres. Voici que, dans ce temps du carême, nous sommes appelés à plus de vie.

Ne laissons pas notre foi s’affaiblir ! Loin de s’arrêter, notre prière doit s’intensifier, notamment pour les personnes malades et ceux qui les soignent mais aussi pour les acteurs économiques durement impactés. C’est la prière qui porte notre confiance en Dieu créateur et maître de la Vie. Il n’abandonne aucun de ses enfants.

Notre charité doit être inventive également, tout particulièrement pour ceux qui sont encore un peu plus seuls parce qu’il n’est plus possible de leur rendre visite : les moyens sont sans doute divers : un coup de fil quand c’est possible ou une autre marque d’amitié. Dans le voisinage, on peut proposer d’aller faire une course, une petite carte, prendre des nouvelles des personnes isolées. Mettons tout en œuvre pour vivre une présence fraternelle renforcée.

Notre espérance enfin pourra être portée par des nourritures spirituelles partagées, celles que l’on trouve déjà en ligne et celles que le diocèse pourra mettre à notre disposition dans les jours qui viennent. Chaque paroisse pourra renforcer son site web par une proposition de vie spirituelle ou la mise en ligne de l’homélie du dimanche.

Je souhaite que nous puissions nous tourner vers Notre-Dame de Toute-Aide pour que son intersession soutienne notre confiance et notre espérance.

Ce dimanche 15 mars, je me rendrais au sanctuaire marial diocésain de Querrien (La Prénessaye) pour présider l’Eucharistie à 17h00. La communauté religieuse et quelques amis du sanctuaire seront présents. Je vous invite à vous unir à cette prière.

Ce sera le premier jour d’une neuvaine mariale qui se déroulera jusqu’au lundi 23 mars. Chaque jour, vous pourrez vous unir à distance à cette neuvaine (messe célébrée à 11h30 et chapelet à 15h00) et réciter la prière à Notre-Dame de Toute-Aide.

+ Denis MOUTEL
Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Une neuvaine pour la vie du monde au Sanctuaire marial diocésain Notre Dame de Toute-Aide, du 15 au 23 mars 2020.

  • Qu’est-ce qu’une neuvaine ?

La neuvaine (du latin “novem”), telle que proposée par l’Église catholique, consiste à prier durant neuf jours consécutifs, généralement pour confier à Dieu, par l’intercession de Marie ou d’un saint, une intention ou demander une grâce particulière.

  • Pourquoi demander l’intercession d’un saint ?

La foi de l’Église catholique est que les saints “ne cessent d’intercéder pour nous auprès du Père” et qu’ainsi “leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre infirmité” (Lumen gentium 49)

Nous prierons cette neuvaine pour la vie du monde, pour la protection de tous, pour notre solidarité et notre fraternité face à l’épreuve.

  • Comment se déroulera cette neuvaine ?

La célébration de l’eucharistie.

Chaque jour du dimanche 15 mars au lundi 23 mars l’eucharistie sera célébrée à 11h30 (les dimanches 15 et 22 mars messe à 17h).
Mgr Moutel ouvrira cette neuvaine le dimanche 15 mars à 17h,  et la côturera le lundi 23 mars à 11h30 en présidant en personne l’eucharistie.

La récitation du chapelet.

Chaque jour le chapelet sera médité à 15h. On pourra successivement prendre les mystère joyeux, lumineux, douloureux et glorieux.

Dieu toi qui as établi la Mère de ton Fils bien-aimé secours de tout homme,
Accorde-nous de vivre sous ta protection.
A la prière de Marie qui est pour nous tous Notre Dame de Toute-Aide, sois notre paix dans l’inquiétude, notre force dans la fragilité.

Allège nos épreuves.
Protège les plus faibles. Garde nous dans le respect et l’attention à nos prochains.

Soutiens l’effort de tous les soignants.
Inspire les décisions de nos responsables politiques et les efforts des chercheurs.

Relève notre espérance quand nous pourrions vaciller.
Garde-nous dans une charité attentive et qui prend soin.
Renforce notre foi afin que nous grandissions dans la certitude que tu nous aimes comme un père,

Par Jésus Christ le Sauveur des hommes qui vis et règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

AMEN.

Chers frères et sœurs de toute l’Europe,

En tant que présidents des deux organismes représentant les conférences épiscopales des pays européens, nous nous tournons vers vous pour que, en ce moment difficile où nous sommes durement éprouvés par la pandémie de COVID-19, nous élevions ensemble notre prière vers Dieu pour qu’il nous aide, nous réconforte et nous sauve.

Dieu le Père, Créateur du monde, tout-puissant et miséricordieux, qui par amour pour nous a envoyé ton Fils dans le monde comme médecin des âmes et des corps, regarde tes enfants qui, en ces temps difficiles de désarroi et de consternation dans de nombreuses régions d’Europe et du monde, se tournent vers vous pour trouver force, salut et soulagement,

Libère-nous de la maladie et de la peur, guéris nos malades, réconfortes leurs familles, donne la sagesse à nos dirigeants, l’énergie et la reconnaissance aux médecins, aux infirmières et aux bénévoles, ainsi que la vie éternelle aux morts. Ne nous abandonne pas au moment de l’épreuve, mais délivre-nous de tout mal.

Nous te le demandons, à Toi qui, avec le Fils et le Saint Esprit, vis et règne pour les siècles des siècles. Amen.

Sainte Marie, mère de la santé et de l’espoir, priez pour nous !

Que notre bénédiction vous accompagne,

+ Cardinal Jean-Claude Hollerich,
Archevêque de Luxembourg,
Président de la COMECE

+ Cardinal Angelo Bagnaso,
Archevêque de Gênes,
Président du CCEE

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